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  • Rouen Motivée m'a tuer .

    photo.JPGEffet du hasard lié à un week-end de Pâques prolongé, ou volonté délibérée de ne pas assister à ce qui pourrait ressembler à une mise à mort de la nouvelle version des 24 Heures Motonautiques de Rouen, aucun élu de la majorité municipale n'était présent au départ de la course. Les verts on comprend, mais pour les autres d'ordinaire si présents on s'interroge.

    La faute à une invitation envoyée à la hâte par internet et refusée par les services de contrôle des entrées au village officiel, ou tente de la Ville pas trouvée car partagée par le Rouen Yacht club et ayant délégué la gestion de la réception à une société extérieure ? Nul le sait. Pas de tente du Conseil Général non plus, mais heureusement comme à l'accoutumée dans les moments difficiles, la présence de celle de la Matmut qui elle continue à assurer.

    Pour autant, force est de constater une moindre fréquentation sur les quais, et l'absence de moyens de retransmission sur écran géant comme les années précédentes. C'est donc service minimum à la Ville de Rouen, où sont déposés pêle mêle quelques fascicules qui doivent être là pour rappeler que l'on est tout de même dans la tente officielle de la Ville.

    Côté course, ça n'est pas le beau fixe non plus car à peine lancée, la course doit s'arrêter pour laisser passer, une , puis deux, puis trois, puis....péniches. Au bas mot, au moins trois quarts d'heure d'arrêt de course, à moins qu'au final, sans qu'on s'en aperçoive, les 24 heures motonautiques de Rouen ne soit devenues les 24 H pénichomatiques, une sensation déjà ressentie la veille lors des entraînements avec des interruptions toutes les demi-heures.

    Il est vrai que de mémoire de Rouennais, des péniches, on n'en n'a jamais vu autant un samedi ce qui pousse certains parmi l'assistance à penser que cela n'est peut-être pas innocent. A chaque passage, des sifflements de la foule, ce qui fera bondir le Maire de Rouen soudain présent, et s'attaquer à notre collègue Anne -Sophie Deschamps présente sur le site, en lui disant que c'est honteux d'avoir amené des supporters et de les pousser à siffler alors qu'il y a eu mort d'homme.

    Oui, l'année dernière, un gendarme est mort, et ceux qui pensent que la course aurait dû continuer sur le même mode que les années précédentes, sont dans l'erreur. Pour notre part, nous maintenons qu'il est de la responsabilité des organisateurs d'assurer la sécurité du public, des pilotes et personnes circulant en Seine dès lors que l'on entend maintenir la manifestation. On ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé. C'est une question de responsabilité et de respect de la mémoire de la victime et de sa famille.

    C'est donc une année de transition pour les 24 Heures, et il aurait été logique qu'au delà d'un soutien financier, la Ville aide l'épreuve à traverser cette saison de transition, dès lors que l'on souhaîte associer le nom de Rouen à une épreuve reconnue jusqu'ici internationalement. Mais avec ce que chacun a pu constater aujourd'hui, et le peu d'investissement de la municipalité, la question d'une prochaine édition se doit d'être posée.

    Au final on trouvera peut-être la réponse aux questions soulevées dans une phrase lachée en apparté par le Maire de Rouen lors de sa conférence de presse : "il est temps d'en finir avec cette gestion amateur".

    A chacun d'apprécier. Une phrase en tout cas que l'on retiendra surement au sujet de l'action de l'actuelle majorité municipale.

  • Les chambres régionales de commerce de Haute et Basse Normandie fusionnent.

    normandie__080327800_1734_27042009.jpgAprès des années de tergiversations, c'est officiel, les Chambres régionales de commerce et d'Industrie (CRCI) de Basse et de Haute-Normandie vont fusionner.

    L'acte officiel de naissance devrait intervenir avant le 1er juillet de cette année. La localisation de cette nouvelle entité et ses responsables devraient être rapidement connus.

    Un mariage de raison qui fera passer la future Chambre normande à la 5ème place, derrière les Pays de la Loire mais devant la Bretagne.

    Un véritable bond en avant car jusqu'alors, la CRCI de Basse- Normandie figurait à la 18ème place (juste devant les DOM) et la Haute-Normandie à la 13ème place.

    Plus localement les CCI pourraient emboiter le pas des CRCI : celle du Pays d'Auge pourrait ainsi fusionner avec la CCI du Havre et de Bolbec-Fécamp et d'autres regroupements pourraient faire passer le nombre des CCI territoriales de 12 à 6.

    Alors pourquoi ne pourrions nous pas suivre l'initiative des acteurs économiques et demain, imaginer la Haute et la Basse Normandie fusionner et constituer la 6ème région française en terme de population ? Le 23 mai prochain à Rouen aura lieu la deuxième étape du colloque "Seine d'avenir" : l'occasion d'afficher politiquement des ambitions d'efficacité et de coopération dans le développement de notre territoire.

  • Rouen Perspectives n°16.

    Rouen Perspectives, outre le blog, c'est aussi un quatre pages d'information mensuelle aux rouennais, rédigée de façon collégiale, que nous distribuons sur les quartiers, et plus spécialement sur les marchés de Rouen. Cette lettre ne traîte exclusivement que de sujets locaux, et a pour vocation de sensibiliser les rouennais sur ce qui se passe à Rouen, sur les projets à venir, et de les informer sur nos positions et nos propositions pour le quotidien de notre Ville, mais aussi imaginer ensemble le Rouen de demain. (Pour voir la lettre complète, cliquez sur son image.)

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  • Restitution de la tête Maorie : l'épilogue d'une démarche exemplaire de la Ville de Rouen.

    tetemaori.jpgC'est le 9 mai prochain que la tête maorie du Muséum d’Histoire Naturelle sera définitivement remise à la Nouvelle Zélande, lors d’une cérémonie traditionnelle.

    Première tête maorie à quitter le territoire français pour regagner la terre de ses ancêtres, et y être dignement inhumée selon les rites coutumiers, Rouen voit là la conclusion d'un combat mené depuis 2007 par son Maire Pierre Albertini, après plus de cinq années de débats éthiques, scientifiques, politiques et juridiques. Les restitutions de toutes les têtes maories détenues par les musées français, se succéderont début 2012, selon les termes de la loi votée en mai 2010 par l’Assemblée Nationale et initiée par notre collègue catherine Morin-Desailly.

    Le 9 mai 2011 à 10h30, Rouen accueillera les autorités néo-zélandaises et l’ambassadeur de Nouvelle-Zélande à Paris, pour une cérémonie de restitution d'un reste humain détenu au muséum depuis 1875. Pendant deux heures, selon des rites orchestrés par les représentants maoris eux-mêmes, se succéderont chants, incantations et hommages solennels rendus au guerrier défunt qui retrouvera sa terre natale pour y être inhumé. Première des quinze têtes dispersées dans des musées français - à Paris, Marseille, Lille, Nantes, La Rochelle et Lyon - a être restituée, elle sera au préalable déposée au Musée national Te Papa Tongarewa de Wellington, la capitale de la Nouvelle-Zélande, avant d'être ensuite rendue aux tribus concernées pour être inhumée selon les coutumes maories.

    Une cérémonie qui sera l'épilogue d'une longue polémique et d’une procédure qui aura duré presque quatre ans, et qui place Rouen à la tête d'un combat pour le respect dû aux restes humains, l'éthique, le respect des peuples et des cultures.

    En effet, c'est depuis les années 1980, que la Nouvelle-Zélande travaille activement au rapatriement des têtes maories. A partir de 1992 de nombreux pays répondent favorablement à cet appel et restituent celles en leur possession : la Suisse, la Grande-Bretagne, le Danemark, les Pays-Bas, l'Allemagne, mais aussi l'Argentine et l'Australie. La France elle, reste silencieuse.

    Pour autant, en 2002, le Parlement français votera à l'unanimité une proposition de loi du sénateur centriste Nicolas About qui permettra au Musée de l'Homme de Paris de restituer à l'Afrique du Sud la dépouille de Saartjie Baartman, la "Vénus Hottentote". Décédée à Paris en décembre 1815, plusieurs parties de son corps avait été en effet placées dans des bocaux de formol tandis que des moulages de son corps et de son squelette furent exposés jusqu'en 1974 au musée de l'Homme.

    En février 2006, le nouveau Directeur du Muséum de Rouen, Sébastien Minchin qu'il convient ici de saluer aussi dans l'initiative de ce combat, aura à coeur de prolonger la démarche, en faisant adhérer à ce projet Pierre Albertini, Catherine Morin-Desailly qui le porteront devant la représentation nationale, et l'ensemble du Conseil Municipal de Rouen qui votera une délibération et restitution le 23 octobre 2007.

    Pour autant, la Ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel, donnera un avis défavorable au transfert en invoquant le caractère inaliénable des œuvres, et ce, juste avant que ne démarre la cérémonie en présence des officiels des deux pays. Derrière ce refus, la peur de voir partir les collections du Quai Branly, tout nouvellement inauguré par l'ancien Président de la République Jacques Chirac, et la question plus large, des collections françaises, au risque de voir s'ouvrir la boite de Pandore.

    Une longue procédure s'engage alors, du Tribunal administratif en Conseil municipal, jusqu’à la décision le 27 décembre 2007 du Tribunal administratif de Douai qui annule la délibération du Conseil municipal de Rouen au motif que le déclassement des biens d'un Muséum d'Histoire Naturelle ne peut pas être fait sans avis conforme de la commission scientifique nationale des collections des musées de France. Pour autant le combat continue pour l'éthique, et s'organise à travers un comité de soutien.

    Initiée par notre collègue Catherine Morin-Desailly, la loi de restitution sera voté à l'unanimité le 29 juin 2009 au Palais du Luxembourg, avec le soutien du nouveau Ministre de la Culture, Frédéric Mitterand. L'Assemblée Nationale lui emboitera le pas le 4 mai 2010.

    Selon le texte définitivement adopté, "les têtes maories conservées par des musées de France cessent de faire partie de leurs collections pour être remises à la Nouvelle-Zélande. »

    Le 9 mai prochain, Valérie Fourneyron transformera ainsi l'essai de ce combat initié par son prédecesseur.

     

  • Des distributeurs automatiques de billets pour 2012...

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    Paris Normandie s'en est fait encore aujourd'hui l'écho, certains quartiers n'ont toujours pas de distributeurs de billets.

    Un handicap pour le commerce de proximité, un service qui se fait attendre depuis trop longtemps pour de nombreux quartiers rouennais.

    La croix de Pierre et le quartier des Sapins sont de ceux là, et le réclament justement haut et fort aujourd'hui dans notre quotidien régional. Un bon timing, puisque la mode étant à l'inauguration en période électorale, on peut donc légitimement penser qu'ils verront arriver les machines tant attendues en 2012, année faste en élections !

  • Quel avenir pour Jeanne d'Arc et son musée ?

    Jeanne_d'_Arc_(Eugene_Thirion).jpgL'affaire n'est pas nouvelle, l'avenir du musée Jeanne d'Arc de la place du Vieux Marché est toujours en suspend.

    Alain Préaux n'a semble t'il toujours pas trouvé de repreneur pour ce lieu de 300m² mais surtout, pour la collection qu'il abrite et qui retrace l'histoire de la bergère de Domrémy. Créé par Roger Parment en 1953, le musée a vieilli, et la somme demandée par son actuel propriétaire peut en dissuader plus d'un.

    Pour autant il se murmure que le Président de l'Agglomération que l'on croise souvent ces derniers temps autour de la cathédrale, et plus particulièrement au chevet de la Cour d'Albane, penserait déjà à annoncer la "CREAtion" par la collectivité qu'il préside, du Musée de l'Oeuvre regroupant les trésors de la Cathédrale mais aussi, une portion consacrée à la Sainte brûlée à Rouen.

    Un projet maintes fois repoussé, voir abandonné, par manque de financements. Pour autant, l'agglomération ne manque pas d'argent et Laurent fabius, grand amateur d'art, a montré qu'il pouvait parfois s'investir positivement localement, comme lors de Normandie Impressionniste.

    Et comme le dit Guy Pessiot, adjoint en charge du tourisme, "sur 400000 visiteurs qui viennent chaque année, plus de 100000 font référence à Jeanne d'Arc. C'est de loin la Rouennaise la plus connue».

    Reste donc au Président de l'Agglo à confirmer l'info, et là encore à prendre le pas sur le Maire de Rouen.

    A l'occasion de la prochaine inauguration du Jardin de la Cour d'Albane qui sait ?

  • A quoi pourrait ressembler la ville de demain ?

    Alors qu'à Rouen, la semaine de l'architecture s'achève, que la ville s'apprête à bouger à l'ouest dans les futurs quartiers Luciline ou Flaubert, que l'on parle du Grand Paris, on peut se demander ce que sera la ville de demain au dela du projet urbanistique : rêvée, ou cauchemardée, ville verte, durable, productrice d'énergie, entièrement automatisée, à la pointe de la technologie, des cités aquatiques pour réfugiés climatiques posées au milieu de l'océan, ...et à quoi elles pourraient ressembler.

     

     

     

     
    Parce qu'aujourd'hui se construit la Ville de demain, tour d'horizon des concepts les plus audacieux, les plus fous, voire parfois un tantinet mégalos, à l'occasion de l'exposition «La ville fertile» de la cité de l'architecture, jusqu'au 23 juillet 2011.