27/11/2011

12 jours pour sauver les lémuriens roux de Mayotte.

LEMUR.jpgEulemur fulvus mayottensis est en danger.

Plus communément appelé lémurien roux de Mayotte, l'espèce est classée en Annexe 1A de la CITES, c'est à dire protégé.

Fortement touché par le braconnage, l'espèce a été ré-introduite il y a une dizaine d'année sur l'ilôt M'Bouzi (situé entre Grande Terre et Petite Terre, les deux îles principales de Mayotte) par Brigitte Gandon et son association Terre d'Asile. Seulement voilà, de quelques dizaines de spécimens initialement, le cheptel est aujourd'hui passé à 850 individus, sachant que les animaux n'ont fait l'objet d'aucun contrôle de la reproduction et d'une nutrition surabondante pendant de nombreuses années.

L'ilôt M'Bouzi, devenue Réserve Naturelle Nationale depuis 2007, héberge une biodiversité fragile et rare, spécifique de cette région du monde, et souffre bien évidemment de cette surpopulation. Comme il s'agit d'un ilôt de foret sèche, les lémuriens n'y vivaient pas naturellement avant qu'il n'y soient introduits.

Ces animaux sont protégés sur Mayotte par un arrêté préfectoral, mais les lémuriens de M'Bouzi ne sont pas assimilables, compte tenu des conditions de leur entretien, aux spécimens sauvages de Grande Terre.

Le dossier sera très prochainement examiné au CNPN (commission faune et commission aires protégées).
Les lémuriens de M'Bouzi devront quitter l'ilôt définitivement et les animaux qui n'auront pas de solution d'accueil devront être euthanasiés, en dernière extrémité.

A Rouen, et plus particulièrement au Parc de Clères, l'accueil pourrait être possible pour quelques spécimens. Le parc n'en possède pas de repésentants, et il a vocation à aider à la préservation des espèces.

Nous appelons solennellement, le Président du Conseil Général de Seine Maritime, le Maire de Rouen ainsi que le Directeur du Parc à réflechir à un possible rapatriement de quelques spécimens, dans la lignée du défi initié par Jean Delacourt voici 92 ans. Les animaux seraient offerts à établissement en contrepartie de la prise en charge des frais de capture, de transport et de suivi sanitaire.

La démarche n'est pas nouvelle, de nombreuses espèces menacées ont déjà été accueillies durablement ici, comme la chouette lapone il y a de cela quelques années.

L'occasion pragmatique de montrer que Rouen est véritablement engagée dans une démarche de développement durable, et à la pointe en matière de sauvegarde des espèces.

Mais il faut faire vite, il ne reste que 12 jours.

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