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La salle du Conseil Municipal occupée par le DAL

Vendredi soir, alors que se terminait l'hommage à Michel Beregovoy, les militants et soutiens de l'association "Droit Au Logement" se sont invités dans le débat municipal.

Autorisé à prendre la parole dans le cadre d'une interruption de séance, Bernard Lecouvreur, représentant du DAL, rappellera que son mouvement occupe, depuis une dizaine de jours, un immeuble vide, propriété des affaires maritimes et situé sur le Mont-Riboudet. Un lieu dans lequel ont été installées six familles sans logement. Pour le DAL, la ville doit faire jouer son droit de réquisition des logements vides à Rouen, « comme l'ont fait d'autres communes ». Et de sommer le Maire d'annoncer quelles mesures elle entendait prendre pour les mal-logés.

Après avoir rappelé les actions entreprises par la Ville depuis le début de son mandat, les structures existant sur le territoire de la commune, le Maire de Rouen dans un discours de politique générale, se drappe alors de la responsabilité de l'Etat pour vouloir clore le débat et reprendre le cours du Conseil.

C'était sans compter sur la mobilisation des militants du DAL qui se lancent alors dans une partie de bras de fer pour faire plier un Maire droit dans ses bottes qui quitte alors le Conseil Municipal, face à leur refus de quitter la salle, laissant ça et là quelques adjoints et conseillers municipaux de la majorité attérés.

Le bras de fer durera presque deux heures. On apprendra qu'un début de discussion est amorcé dans le bureau du Maire, qui finalement reviendra dans la salle du Conseil pour annoncer qu'un rendez-vous est pris lundi matin pour étudier le cas de chacune de ces six familles.

On ne pourra que s'en féliciter, car des solutions existent ne serait-ce que par la persistance de nombreux logements sociaux restant vacants à Rouen Habitat, ou dans des structures d'accueil car on ne peut pas laisser à la rue des familles avec enfants. Pour autant, l'image est amère et laissera des traces : le décalage entre une candidate en campagne  qui n'hésite pas à faire de longues litanies de politique générale pour sensibiliser les foules sur la dureté de la vie des plus démunis dans sa ville, mais qui en tant que Maire oppose une fin de non recevoir pour revenir deux heures plus tard sur sa position.

L'image d'un Maire qui dit non, comme pour les horaires de marché, le maintien de la foire sur les quais, le malaise des personnels municipaux...pour finalement faire marche arrière toute dès que la pression se fait trop forte.

S'il n'y aurait aucune honte à changer d'avis, la méthode devient ici ordinaire : l'autoritarisme et l'entêtement d'abord puis pour finir, la débandade.

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