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01/06/2012

Rencontre avec Ferrero.

ps-kindarena-AA042012-pf.jpgEchange de points de vue aujourd'hui à l'initiative de Ferrero, suite à une invitation à venir les rencontrer :  l'occasion d'écouter nos arguments réciproques, quand à maintes reprises, nous avons pointé du doigt son implication dans les affaires municipales de ces derniers mois : contrat de naming sur le Palais des Sports, colis des anciens, financement du Gyro en hommage à Aimé Cesaire, repas de fin d'année pour les plus démunis, pub tic tac, extension du contrat de naming privatisant le parking et le pôle d'échange Téor...

Des interrogations, et des réponses, et quelques pistes de réflexion qui amèneront nous l'espérons, d'autres rencontres.

Si pour nous il n'a pas été question de renier ce que nous avons dit depuis ces derniers mois, nous avons aussi entendu certaines réponses de Ferrero.

Nous avons tout à fait conscience de l'importance de cette entreprise sur notre territoire, en terme d'image et d'emploi. Pour autant nous continuons à penser qu'entreprise et collectivités peuvent signer des partenariats raisonnables gagnant-gagnant.

Gagnant pour les élus, en faisant participer des entreprises au travers de partenariat ou de mécénat à des manifestations ou des équipements que seule la collectivité ne pourrait mettre en oeuvre en terme de financements, en gardant aussi une liberté de parole : dans le cas de Ferrero, parler de certaines valeurs non négociables, comme la lutte contre l'obésité, la déforestation, l'engagement d'un développement durable..que nous avons prôné lors de la reprise en gestion directe de nos cantines.

Gagnant pour l'entreprise, en participant à la vie de la collectivité, en faisant mieux connaître son engagement, en n'étant pas uniquement qu'un payeur. A cet effet, si nous entendons que Ferrero pourra être un plus sur un Palais des Sports déjà trop petit, en aidant à des manifestations phares que seuls un club de basket de Pro B ou une équipe de volley locale ne pourront fournir, il est aussi anormal que sur d'autres financements, comme celui du Gyro en hommage à Aimé Cesaire pour lequel l'entreprise aura donné 60.000 €, soit laissé quelques mois après son inauguration, dans un tel état de délabrement par l'équipe municipale.

Dans cette histoire, élus et entreprise auront péché par naivété, ou par manque de réflexion et d'anticipation :

le Président de la Créa et le Maire de Rouen, en ayant uniquement vu l'aspect financier de l'opération, sans s'interroger sur la perception que pourrait avoir l'opinion publique sur l'appropriation par une entreprise d'un équipement public payé par le contribuable, mais aussi de tout le mobilier urbain alentours. Un sentiment rendu encore plus palpable, dès lors que l'on continue à pratiquer le culte du secret, et que l'on ne partage pas avec d'autres élus en amont la prise de décision.

Ferrero, par un manque de communication sur certains pans de son activité, notamment sur ses approvisionnements, et ce qu'elle compte mettre en oeuvre pour répondre aux attentes du consommateur en terme de santé publique, d'impact carbone, de respect de la biodiversité et des espaces naturels, quand d'autres, comme Mac Donald, on su prendre le train en marche et se recréer une image positive.

A l'heure où se profile l'inauguration du Palais des Sports, il devient urgent qu'une solution de compromis et de sagesse soit trouvée si l'on souhaite que s'apaise le débat. Il en va de l'intérêt de tous.

photo extraite du blog du Major.

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