27/11/2012

A la Maison des Ainés, on recherche un défibrillateur désespérément.

photo.JPGL'image est étonnante, et prêterait même à rire : un caisson tout neuf, vitre étincelante, sensé accueillir un équipement qui peut sauver des vies, et que l'équipe "Rouen Motivée" s'était engagé "à placer dans tous les lieux publics et dans toutes les enceintes sportives de la Ville".

 

Partout peut-être, mais pas à la Maison des Ainés où pourtant le risque, sans aucun cynisme, est peut-être un peu plus élevé qu'ailleurs. Le caisson est bien là, posé depuis de nombreux mois, mais le défibrillateur lui se fait toujours attendre.

 

Un désengagement de la Matmut financeur habituel de la Ville ? Non, il se murmure que c'est l'adjoint en charge des personnes âgées qui serait à l'origine de cette non présence, non pas par vandalisme, mais tout simplement sur une date à trouver pour en faire...l'inauguration.

 

En France, 5 000 morts subites surviennent chaque année sur la voie publique. Une situation dramatique qui pourrait parfois être évitée par des interventions immédiates. Dans tout malaise, une minute de perdue c’est 10 % de chance de survie en moins !

 

Et bien à la Maison des Ainés, c'est au moins 172.800 minutes qui se sont écoulées depuis l'installation du précieux caisson, et fort heureusement, sans aucun accident !

 

15:52 Publié dans coup de gueule., nicolas zuili, Rouen, santé, Social | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |

Commentaires

c 'est hélas comme pour le pont Mathilde les personnalités atteintes d’immobilisme chronique attendent l'accident pour agir!

L'anticipation, c'est pour elles quelque chose de totalement inconnue.

Écrit par : mirage | 28/11/2012

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