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  • La sécurité, une priorité pour nos concitoyens.

    police.jpgLe Ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a souhaité cette semaine que les élus locaux de toutes tendances politiques « se rassemblent » dans la lutte contre la délinquance. Clôturant la 13e Conférence des villes qui se tenait à l’Hôtel de ville de Paris, Manuel Valls a dit vouloir assurer « la sécurité des Français en partenariat avec les maires ». Selon le ministre, « les politiques publiques se ressemblent » chez les maires de droite et de gauche, qui mènent « les mêmes politiques de prévention et de répression ».

     

    « La lutte contre l'insécurité est une priorité des élus mais aussi des habitants », a-t-il déclaré en s'appuyant sur un sondage TNS Sofres publié le même jour. Selon ce sondage, ce sont les habitants des grandes villes (+ 100 000 habitants) qui placent la sécurité en tête des sujets prioritaires dont, selon eux, leur maire devrait s’occuper.

     

    « Les maires prennent toute leur part dans la lutte contre la délinquance, ils savent que c''est un effort commun entre l'Etat et les maires. La sécurité doit nous rassembler car sans ordre républicain, il n'y a pas de projet de ville qui soit viable », a ajouté Manuel Valls.

     

    La semaine dernière, le ministre avait aussi plaidé en faveur d'une « meilleure complémentarité » entre les polices nationale et municipales. Intervenant lors des troisièmes rencontres nationales des polices territoriales organisées le 19 septembre à Evry, Manuel Valls avait enjoint à « renforcer la coopération » dans le domaine « du partage d'informations », de la « vidéoprotection ou de la communication opérationnelle » via notamment les conventions de coordination signées entre les polices municipales et les forces de sécurité nationales. Le ministre entend d’ailleurs promouvoir ces conventions de coordination et étudie la « possibilité de les rendre obligatoires ».

     

    Pour notre part, nous partageons pleinement les propos du Ministre de l'Intérieur. Alors que notre quotidien est régulièrement émaillé sur l'ensemble du territoire communal de faits divers allant de la simple incivilité à l'atteinte aux personnes ou aux biens, à Rouen on se demande bien quelle sera l'attitude des élus socialistes dont on sait qu'ils n'ont jamais trop goûté Manuel Valls en un temps de primaires, mais surtout parce que cela est un point de rupture entre le Parti Socialiste, les communistes et les verts, ces derniers ne voulant absolument pas en entendre parler quand les premiers l'avaient dans leur programme initial.

     

    Bref, au nom de petits arrangements partisans, c'est la sécurité des Rouennais qui passera donc au second plan. Prendre la mairie en 2008 et la garder en 2014 valent bien quelques sacrifices. Les Rouennais comprendront.


     

  • PLF 2014 : comme toutes les communes de France, Rouen sera pénalisée.

    plf-2014-ir.jpgLe gouvernement a confirmé cette semaine que le bloc communal serait le plus touché par la baisse des dotations, dans un communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres, au cours duquel le ministre des Finances Pierre Moscovici et le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve ont présenté le projet de loi de finances pour 2014.

     

    Rappelons que celui-ci prévoit une baisse des dotations de l’enveloppe normée d’1,5 milliard d’euros. Le bloc communal en supporte la majeure partie puisqu’il verra ses dotations baisser de 840 millions d’euros. « Le PLF 2014 met en œuvre le pacte de confiance et de responsabilité conclu avec les collectivités locales et procède ainsi à la diminution de 1,5 milliard d'euros des concours de l'Etat aux collectivités, en concentrant l'effort sur le bloc communal qui dispose de plus de marges, comme la Cour des comptes l'a récemment souligné », déclare le gouvernement dans son communiqué.

     

    Avec les baisses des dotations, et un total d’économies de 15 milliards d’euros, le gouvernement a confirmé que si la dépense publique doit refluer en 2014, à 56,7% du produit intérieur brut, contre 57,1% cette année, la dette, elle, augmentera à un taux record de 95,1% du PIB.

     

    Et Rouen dans tout cela ? Alors que la Gauche détient chez nous tous les pouvoirs, nous paierons tous en 2013 beaucoup plus d'impôts, et la ville aura cette année encore beaucoup moins de subventions, que ce soit de l'Etat, mais aussi du Département noyé dans une mer de dettes, de l'Agglomération ou de la Région.

     

    Cette année encore, abandonné le leitmotiv socialiste du désengagement de l’Etat parce qu’il est maintenant socialiste lui aussi, quand avant on criait haro sur ceux qui l'avaient précédé. L'Etat faisait des économies « disproportionnées » et d’autant plus disproportionnées que les collectivités « ne concourent qu’à hauteur de 0,1 % du déficit public et de 10 % à la dette publique globale » ou encore « ces mesures d’austérité imposées aux collectivités locales » disait on alors. Avec l’actuel gouvernement la diminution des dotation de l’Etat sera passé de - 250 000 € en 2012 à - 600 000 € pour 2013 soit une baisse majorée de 250 %, et on attend de connaître la sentence pour 2014, mais on imagine déjà qu'elle sera encore plus sévère.

     

    Cette année encore, on ne parlera plus « d’austérité imposée » mais de « participation collective à l’effort de redressement    des    finances    publiques »,    « d’objectif    responsable »,    «    de    démarche courageuse, fixée par le Président de la République, avec une mobilisation forte de l’ensemble des acteurs publics et privés au service du redressement de notre pays ».

     

    Question de sémantique encore une fois, et au final les mêmes qui trinquent : les Rouennais.

     

  • Chaise musicale.

    les-liaisons-dangereuses-opera-rouen.jpg

    Nous nous en étions déjà fait l'écho, et avions interpellé plus d'une fois la municipalité à ce sujet. Sans en faire aucun chou gras, comme le laisserait supposer Paris Normandie dans son édition d'hier, nous nous étions simplement interrogés sur une méthode et non pas sur le fond d'un litige opposant l'ancien directeur du Hangar 23 à son employeur, en l'occurrence la Mairie de Rouen.

     

    Des faits précis ont été reprochés à Ahmed Merghoub, il ne nous appartient pas ici de juger d'une affaire tranchée par le la deuxième chambre de la Cour Administrative d’Appel de Douai qui a rendu son jugement le 3 juillet 2012 : La Ville a perdu en appel, la décision du Tribunal Administratif de Rouen du 15-03-11 est confirmée(à savoir l’annulation du licenciement) Le licenciement d’Ahmed Merghoub est annulé, et la ville de Rouen a été condamnée à lui verser des indemnités au titre de l’article L.761-1 du Code de Justice Administrative.
     

    Pour autant, le harcèlement dont semblait faire part la Ville dans le suivi de cette affaire nous est apparu trouble et dangereux, et cela ne pouvait continuer plus avant, sauf à laisser planer l'odeur d'un règlement de comptes.

     

    Pression oblige, ou la nécessité de calmer les nombreux soutiens d'Ahmed Merghoub qui sont aussi des électeurs, Paris Normandie nous apprend donc dans son édition d'hier, que l'ancien directeur placardisé au Centre Pélissier depuis plus d'un an à travailler sur une vague mission de coopération décentralisée avec la ville portuaire de Bejaia... en Algérie, glisserait donc de la rive gauche à la rive droite... comme conseiller artistique à l'Opéra de Rouen..

     

    Une mission d'ailleurs pas très claire, puisque le directeur de l'Opéra lui même nous dit : "Nous n’avons pas concrétisé vraiment, ... mais, je compte lui confier une mission de conseiller artistique, portant en particulier sur certains aspects de la programmation danse et sur une partie de la programmation de l’auditorium Corneille ». On sent dans cette histoire Frédéric Roels un peu pris de court. Un peu comme si on lui refilait via la Région une patate chaude qu'on ne sait plus gérer, et pour laquelle on ne voudrait pas essuyer les plâtres lors d'élections pas si lointaines.

     

    Au delà d'un "coup", la ville qui continuera malgré tout à payer le salaire de son ancien directeur, rentre dans le rang et s'honore à lui trouver enfin une fonction dans ses cordes. Pour autant il aura fallu du temps, et on s'interroge à savoir comment elle compte expliquer cela aux salariés du Hangar derrière lesquels elle s'était réfugiée jusqu'ici pour justifier cette mise à l'écart et sa non réponse à nos interrogations. Pourtant tout aurait été tellement plus simple si on avait su accompagner le départ de l'ancien directeur vers d'autres cieux sans vouloir s'acharner...

     

    Oui les élections ont leurs raisons, mais pas sûr qu'ils s'en contentent.

  • Un bon point pour Normandie Impressionniste.

    Normandie-Impressionniste-3.jpgD'ici quelques jours se clôturera l'édition 2013 de Normandie Impressionniste. Seule manifestation culturelle d'envergure à l'échelle normande, celle-ci aura vu sa fréquentation augmenter en Basse Normandie, dans l'Eure et au Havre, quant à Rouen, les chiffres murmurés laissent entendre que 175.000 visiteurs auront franchi les portes de notre Musée des Beaux Arts.

     

    175.000 visiteurs qui amènent ici et là quelques critiques soulignant une baisse de fréquentation : le Président de la Créa, les Présidents du Conseil Régional et du Conseil Général, le Maire de Rouen, surfant sur la vague d'un optimiste démesuré annonçant 300 000 à 400 000 visiteurs (Paris Normandie du 27.03.2013) en portent un peu la responsabilité, car à mettre la barre trop haut, il est sûr qu'au final le non respect d'objectifs interpelle et porte à interrogation. A y ajouter peut-être une météo estivale que tous nous attendions après tant de jours de grisaille et de pluie, et qui n'aura peut-être pas donné envie d'aller au Musée, et surement de mauvaises décisions, comme annoncer à mi-exposition que pour un ticket acheté, on offrait un ticket gratuit, entretenant l'idée que l'exposition ne fonctionnerait peut-être pas si bien que cela...

     

    Alors ratée l'édition 2013 ? Pas pour nous.

     

    Si l’édition de 2010 « une ville pour l’impressionnisme » était plus centrée sur la ville de Rouen, l'exposition présentait surtout 11 cathédrales de Monet, rassemblement exceptionnel de ces cathédrales mythiques à coté de plus de 130 œuvres majeures de l’impressionnisme. Une première édition portée par Laurent Salomé qui explique en partie le succès de cette exposition avec 238 000 visiteurs et auquel on ajoutera le dynamisme, l’implication et la compétence de Jacques Sylvain Klein qui auront contribué incontestablement à ce succès. Des cathédrales d'ailleurs déjà présentes en 1994 et qui avaient permis pour la première fois au Musée des Beaux Arts de franchir la barre symbolique des 100.000 visiteurs.

     

    Alors 175 000 visiteurs ? c’est tout de même 70% de plus sur cette période seule que la fréquentation du Musée des Beaux-arts qui accueille environ 95 000 visiteurs par an. 70 000 visiteurs donc de plus que la seule fréquentation annuelle du musée. Et 70.000 visiteurs, ce n'est pas rien. La presse nationale et internationale a salué unanimement la très grande qualité de cette exposition, tant sur le choix des œuvres que sur leur présentation. C’est donc un succès qu'on ne peut nier et qui appelle à la poursuite de ce type de grandes manifestations à l'échelle d'une seule et même Normandie et qui offrent à notre Musée des Beaux Arts et donc à Rouen la possibilité d'être en tête d'affiche.

     

    Et de cela, au delà des considérations partisanes, on ne peut que s'en réjouir.

  • Emplois francs.

    emploi-franc.jpgDernière arme du gouvernement pour lutter contre le chômage, les emplois francs seront aussi expérimentés dans l'agglomération de Rouen et on ne peut que s'en féliciter.

     

    Ce CDI à temps plein s'adresse aux jeunes de moins de 30 ans qui vivent dans un quartier réputé difficile, les zones urbaines sensibles (ZUS), depuis au moins six mois. Le bénéficiaire d'un emploi franc doit en outre faire état d'une durée de douze mois minimum de recherche d'emploi sur les dix-huit derniers mois. Aucune condition de diplôme n'est exigée. En contrepartie, l'entreprise qui signe ce contrat bénéficie d'une aide de l'État de 5000 euros versée en deux fois. Pour autant, les emplois francs dans les ZUS ne s’assortissent d’aucune formation et deviennent ainsi un dispositif supplémentaire dans le maquis des contrats aidés, et ça, on ne peut que le regretter.

     

    Alors, de façon plus pragmatique, ne serait-il pas plus simple d’avoir un seul contrat aidé disponible pour tous les jeunes jusqu’à 26 ans quelque soit son statut ou sa zone géographique et assorti d’une validation des compétences ? Face à des dispositifs qui changent à chaque fois que l'on change de gouvernement, les entreprises comme les jeunes en attente d'un emploi s'y perdent, quand les accompagnateurs que sont les agents de Pôle Emploi y dépensent beaucoup d'énergie.

     

    Alors si on arrêtait de supprimer des dispositifs pour en remettre d’autres qui ne portent pas le même nom mais qui ont la même finalité ?


    La politique des sparadraps ne peut continuer dans une France où nous devons donner de vrais emplois et surtout de vrais formations à nos jeunes. C’est un combat qui devrait être prioritaire et dépasser les querelles partisanes non ?

  • Attention à ne pas tomber dans le panneau !

    DSC05600.JPGA Rouen on n'a (presque) plus d'argent pour refaire la voirie, mais on a des idées !

     

    Dernière en date, l'installation de panneaux "attention, trous en formation", dont on ne sait pas s'il s'agit là plus des finances de la ville ou de ceux que l'on peine à combler sur nos 250 kilomètres de voirie.

     

    Des panneaux qui viendront donc s'additionner aux trop nombreux déjà existant sur le territoire communal, quand Les normes et la réglementation en la matière, c'est 6 panneaux maximum. A Rouen, on ne compte pas. On peut aller jusqu'à 8 ou 9 panneaux.

     

    A l'heure où l'on parle de pollution visuelle et que les déboulonneurs s'attaquent aux panneaux publicitaires, il serait peut-être temps aussi de s'interroger sur leur intégration en ville.

     

  • Amarrez votre bateau au coeur de la Normandie ?

    bandeau_port_plaisance2.jpg

     

    Situé en zone maritime, à une heure et demie de Paris et à proximité du centre ville de Rouen, le port de plaisance et d’hivernage de la CREA offre tout le confort nécessaire aux plaisanciers.

     

    Oui, l'agglomération a un port et elle le fait savoir. C'est vrai que l'idée est porteuse, et les besoins nécessaires en matière d'hivernage. La demande est là, et idéalement situés, nous avons collectivement port et collectivités, une carte à jouer.

     

    Pour autant, le port de plaisance de Rouen, géré par la CREA présente aux plaisanciers qui accèdent à Rouen une image lamentable. Le port de plaisance de Rouen, c'est port "cr(e)asseux comme en atteste les images que nous avons pu y prendre. A l'heure où les citoyens se mobilisent pour nettoyer nos berges, il serait peut-être temps que la CREA fasse aussi passer son service des poubelles et son service de nettoyage, et  que la Ville de Rouen redresse un peu la tête et se fasse entendre en prenant un peu plus soin  de sa notoriété et de son indispensable attractivité. Au delà de la propreté et de l'image que l'on entend donner à l'extérieur, la sécurité doit elle aussi être de mise : alors que penser de l'état des lisses de sécurité qui sont déboulonnées sur plusieurs dizaines de mètres. il ne reste plus qu'à tirer dessus pour s'en emparer ?
     
     

    Alors oui, c'est bien beau d'avoir un plan d’eau de 34 310 m² proposant 100 anneaux, des terre-pleins portuaires de 11 350m², aménagés et permettant le remisage de 50 bateaux, mais les abords du port ne sont ni dignes d'un port de plaisance, ni de la ville de Rouen, ni de son port.

     

    Alors oui, on a peut avoir envie d'amarrer son bateau au coeur de la Normandie, mais certainement pas au milieu de détritus ou d'immondices !