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Laurence de Kergal - Page 5

  • Front National : quand le naturel revient au galop.

    1606_immigration_marine_le_pen_front_national_inside.jpgChassez le naturel, il revient au galop.

     

    Le discours officiel se veut policé. Le Front National, depuis la présidence de Marine Le Pen, n'a de cesse à nous dire qu'il n'a plus rien à voir avec celui que dirigeait son prédécesseur, celle-ci apparaissant bien plus modérée que son père. Et pourtant.

     

    il y aura eu les propos d'Anne-Sophie Leclere contre la Ministre de la Justice. Puis les références à l'occupation du très jeune (20 ans) candidat d'extrême-droite aux municipales à Rixheim, dans le Haut-Rhin, qui sur son compte Twitter, montrera du doigt les étrangers, demandeurs d'asile, sans-papiers se rendant en préfecture pour régulariser leur séjour, pour obtenir des "ausweise". Puis encore le cas de François Chatelin, 28 ans, candidat FN à Neuville-en-Ferrain, dans le Nord qui sur sa page Facebook, avait posté une photo d'un drapeau israélien en flammes, accompagné de ce commentaire : "ici, c'est la France". Certes, trois candidats exclus, mais associé aux départs de personnes qui avaient franchi le pas d'une adhésion au Rassemblement bleu marine, pour cause de trop grande radicalité, l'image de la normalité et du policé dans le paysage politique s'en trouve un peu écornée.

     

    A Rouen, sous des propos certes moins virulents, le candidat du Front National nous aura accusé la semaine dernière au travers d'un communiqué de presse, d'avoir voté une motion d'urgence déposée par nos collègues EELV au dernier conseil municipal sur l’hébergement d’urgence. Pour Guillaume Pennelle, "l'hébergement d’urgence est devenu une véritable pompe aspirante de l’immigration illégale.
    Le Front national rappelle que les clandestins sont arrivés en France en toute illégalité et qu’ils ont vocation à être expulsé du territoire. Les places d’urgence et l’aide sociale doivent être attribuées  prioritairement aux Français SDF ! La liste Rouen Bleu Marine est la seule à vouloir supprimer toutes les  formes d’aides aux immigrés clandestins."

     

    Et revoilà les vieux démons ressortis du placard. Mais à part remettre sur le tapis la sempiternelle peur de l'étranger qui viendrait abuser du système français, le candidat à la Mairie de Rouen connait-il seulement le sujet. Vraisemblablement pas.

     

    A Rouen, l'hébergement d'urgence, c'est environ 99 lits au foyer de l'Abbé Bazire, et 20 lits dédiés aux femmes et aux enfants au foyer féminin de l'OHN. Des structures qui n'existent malheureusement que sur la seule ville centre quand il en faudrait sur l'ensemble du territoire de l'agglomération, et qui se révèlent nettement insuffisantes du fait de l'augmentation de la précarité. Le gymnase Graindor est mis à disposition pour accueillir la nuit, les personnes sans solution d'hébergement, lorsque le plan grand froid est enclenché par la Préfecture. Des bénévoles de la Croix Rouge et des salariés des centres d'hébergement assurent l'encadrement.

     

    Nous invitons Monsieur Pennelle à déjà lire le contenu de cette motion, à un peu plus sortir de sa salle de cours, et d'aller à la rencontre de ces établissements, comme des éducateurs, des équipes du 115 et surtout des personnes actuellement dans la rue, et qui ne pourront accéder à l'hébergement d'urgence qu'une nuit sur quatre, par manque de lits. Nous lui rappellerons également que l'accueil d'urgence est réglementé par la loi, et que donc lui potentiellement maire, sera tenu de le faire appliquer sans distinction, sa formation politique n'étant pas en mesure à ce jour de modifier cette loi.

     

    Et au delà de la loi, du SDF français ou étranger qu'il ne quantifie pas, une question au professeur d'histoire et de géographie de l'enseignement catholique qui sur d'autres sujets place l'enfant et la famille au centre de son programme : devenu Maire, Monsieur Pennelle irait-il refuser un hébergement d'urgence à une famille étrangère et donc à des enfants en les laissant à la rue ?

     

    Par le vote unanime de cette motion au dernier conseil municipal, les élus que nous sommes ont clairement affiché leur réponse. Nous attendons qu'au delà de slogans populistes, il exprime clairement la sienne.

  • Ce week-end à Rouen, on pense Téléthon !

    Affiche_Telethon_2013_CC.jpgToute une vie suspendue aux progrès de la recherche et à la découverte de médicaments. Depuis 1987, le Téléthon c'est d'abord des victoires scientifiques, qui permettent de mettre un nom sur des maladies et des essais thérapeutiques innovants conduits avec succès, et surtout des victoires médicales qui ont permis de gagner quinze ans sur l'espérance de vie des malades.

     

    C'est beaucoup et si peu à la fois quand on parle d'enfants.

     

    D'autres victoires encore sont à gagner. L'AFM-Téléthon finance 300 programmes de recherche fondamentale, et 34 essais chez l'homme pour 26 maladies différentes pour des maladies rares. Mais pas que. À partir des maladies rares, on développe des thérapeutiques pour des maladies plus fréquentes. C'est l'exemple de la progeria, une maladie rarissime qui sert pour l'étude du vieillissement et des maladies induites par le vieillissement. C'est aussi celui de l'amaurose de Leber, une maladie de la vision qui sert de modèle à la DMLA, grace à la mise en place du Généthon, une usine à gènes qui pour le coup est devenue l'un des bras armés de l'AFM-Téléthon.


    Sans le Téléthon, tout cela n'aurait pas été possible, et sans Téléthon aussi, tout cela s'arrête.

    A Rouen, le 27ème Téléthon démarre ce soir à 18h30 à l'Espace du Palais. Toujours porté à bout de bras par Georges Salinas et son équipe, auxquels nous tenons à rendre hommage, le Village téléthon s'installe à l'Espace du Palais pendant deux jours avec les étudiants en médecine, pharmacie, kinésitherapie, sages-femmes, orthophonie, les 3 grandes écoles du campus St Marc, des étudiants de Néoma Business school ainsi que d'autres partenaires et associations.... L'occasion d'aller à la rencontre des bénévoles sans qui rien ne seraient possible. Rendez-vous donc ce soir. Pour notre part, nous y serons. Et on vous y attend très nombreux !

     

    Pour effectuer un don, plusieurs moyens s'offrent à nous. Le classique numéro d'appel 36 37 sera mis en service durant les deux jours de la manifestation. Après avoir téléphoné à la plate-forme, une promesse de don sera envoyée. Cependant, elle n'engage à rien : on peut toujours se rétracter et ne pas donner suite à son premier engagement. Si notre position n'a cependant pas changé, il  suffira de retourner ce formulaire accompagné d'un chèque du montant choisi à l'AFM.

    Donner sur Internet est également possible : pour cela, rendez-vous sur le site www.telethon.fr en se munissant de sa carte bancaire, ou même grâce à son smartphone. Autres options de paiement : l'envoi direct d'un chèque à l'ordre de l'AMF ou encore le don sur une des animations qui se dérouleront dans toute la France le 6 et 7 décembre 2013. Tout don donne droit à une réduction d'impôt de 66% du montant versé à l'association.

  • Rythmes de l'enfant : De l'horloge biologique aux rythmes scolaires.

    capture-d_ecc81cran-2013-11-22-acc80-07-17-07.pngA en croire Vincent Peillon, la refonte de la semaine des écoliers se déroulerait « sans difficulté » dans 93,5% des communes qui ont choisi de l’appliquer dès cette année. Et pourtant, les médias ne relaient que la grogne des enseignants, l’inquiétude des parents et la jubilation de la droite qui aurait trouvé sa matière à tracts pour les municipales. C'est du moins le message officiel du Ministère de la rue de Grenelle

     

    Il y aurait donc des municipalités de gauche, qui avancent à reculons, celles de droite, qui freinent en conspuant, et Rouen où tout serait formidable à en croire l'actuelle équipe municipale.

     

    Que l'on l'on soit pour ou contre, ces changements ont nécessairement un impact sur l'horloge biologique de nos enfants. Alors doit-on choisir le samedi comme journée supplémentaire, comme le recommandent les enseignants dans l'intérêt du rythme des enfants, ou pérenniser le mercredi, comme l'encouragent les parents d'élèves et électeurs à trois mois des élections municipales ? Pourquoi ne pas avoir mené la réforme jusqu'à son terme en raccourcissant les longues vacances d'été ? Comment convaincre les mêmes enseignants de participer aux temps d'encadrement périscolaire ? Comment recruter du personnel qualifié, comment financer durablement cette réforme... ?

     

    Les rythmes physiologiques de l’enfant comme de l’adulte sont soumis à une horloge interne sensible aux variations écologiques et sociologiques de l’environnement.Toute désynchronisation de cette horloge peut avoir une incidence néfaste sur la santé.

     

    A cette question des rythmes biologiques se rattache une question d’actualité et d’importance, celle de l’aménagement du temps scolaire. A la lumière des études effectuées en psychophysiologie, que peut-on dire de l’influence des différentes formes d’aménagement des emplois du temps sur les performances des enfants ?

     

    C’est pour tenter de répondre à ces questions, que dans le cadre de la campagne municipale menée par Rouen c'est Vous, nous vous invitons à venir rencontrer le Professeur Yvan Touitou, chronobiologiste à la Faculté de médecine de la Pitié Salpétrière, ancien Président de l'Académie Nationale de Pharmacie et membre de l'Académie Nationale de Médecine, le jeudi 5 décembre prochain, à 18H30 à la Halle aux Toiles.

     

    L'occasion de poser ensemble le débat et la réflexion au niveau médical de l'impact sur nos enfants de la réforme des rythmes scolaires.

     

    Nous vous y attendons nombreux.

  • Une motion pour soutenir le Pôle Image à Rouen.

    431pm.jpgLe 8 octobre dernier, nous apprenions la démission du Président du Pôle régional de l’image Philippe Hedouin, structure de promotion des arts de l’image localisée boulevard de l’Europe et disposant d’une galerie d’exposition photographique bien connue des Rouennais, rue de la Chaîne.

     

    La raison de ce départ était une « reprise en main autoritaire » de cette structure par le président de la Région. Dans sa lettre de démission l'ex président du Pôle Régional de l'Image indiquait : «  J'ai appelé la Région, aussi souvent que possible, à exprimer au sein de ce conseil sa vision politique à ce sujet et donc à montrer sa détermination mais aussi ses préférences d'orientation en la matière. Force est de constater que je n'ai pas obtenu satisfaction. ».

     

    Un déficit budgétaire de l’ordre de 28 000 euros était relevé par les financeurs (Etat et collectivités locales, plus le CNC pour la production). Le licenciement de deux personnes, chargées des archives et de la sensibilisation auprès des jeunes publics est d'ailleurs annoncé dans Liberté Dimanche en date du 24 novembre, ainsi que la fermeture programmée de la galerie de la rue de la Chaîne.

     

    Alors que depuis quelques jours nous célébrons Charles Fréger et la photographie, véritable figure de proue des arts visuels, et qu'on ne peut que constater l'engouement des Rouennais sur cette exposition, la reddition pure et simple de l'actuelle municipalité sur le sujet d'une vraisemblable fermeture rappelle amèrement des fermetures plus anciennes comme celle de l'ancien centre d'Art Contemporain place du Général de Gaulle, ou du muséum d'Histoire Naturelle, ou du déménagement programmé de l'Ecole des Beaux Arts.

     

    Parce que nous pensons sincèrement que Rouen a tout à gagner à valoriser les Arts Visuels sur son territoire, comme on a su le faire pour la musique, le chant ou la peinture, nous ne nous résignons pas à voir disparaître un outil de proximité au développement de cette discipline.

     

    C'est pour tout cela que nous défendrons vendredi soir prochain une motion pour éviter la fermeture du Pôle Image et qu'enfin soit engagée une vraie politique sur les Arts Visuels à Rouen.

     

    30 novembre : Cette motion aura été rejetée au Conseil Municipal de vendredi, n'ayant été votée que par nous mêmes, le groupe UMP Réussir ensemble et nos collègues communistes. EELV s'est abstenu (nous n'avons d'ailleurs eu aucune explication sur le pourquoi). Le PS a lui voté contre, détenant la majorité à lui seul. Difficile en effet de renier en assemblée son abandon sur le sujet.

  • Ensemble, pour une liste d'union à Rouen.

    communique-de-presse.jpgA quelques mois des élections municipales de 2014, Laurence de Kergal et Nicolas Zuili ont choisi de rejoindre la liste d’union menée par Jean-François Bures.

     

    Depuis plusieurs années, dans le cadre de Rouen Ensemble, nous avons su mener un dialogue constructif avec les membres de l’opposition municipale à la Ville de Rouen et avec d'autres acteurs ne se reconnaissant pas dans la gestion de l'actuelle municipalité. Régulièrement nous nous sommes réunis et avons travaillé à évaluer les améliorations à apporter à la vie des rouennais, et à faire des propositions constructives et pragmatiques en ce sens.

     

    Ces propositions  représentent le fondement d’un projet global et commun visant à offrir aux Rouennais l'alternative à celui qui sera proposé par l'actuelle municipalité aux prochaines élections municipales de mars 2014.

     

    Mais, à quelques mois de cette échéance cruciale pour  notre ville, le consensus autour d’un candidat et d’une liste commune tarde à s’établir, risquant ainsi de réduire  à néant les réelles chances de victoire de l’opposition municipale et le travail mené sur le terrain depuis de nombreuses années. Les Rouennais et les militants, sans qui rien ne serait possible, sont dans l'attente que nous soyons unis

     

    Face à l’absence de cohésion autour de la liste de rassemblement  proposée par Pierre Albertini, nous avons choisi de nous positionner en faveur de la liste menée par Jean-François Bures, liste qui donnera toute sa place aux valeurs du Centre et qui sera ouverte sur la société. Au sein de cette liste, le dynamisme et les compétences  des différentes composantes de la droite et du centre pourront être mis en commun dans l’intérêt des Rouennais.

     

    Il est aujourd’hui temps de mettre fin au flou entretenu depuis plusieurs semaines et d’engager activement le combat pour la reconquête de Rouen. Nous appelons tous ceux qui au Centre ou dans la société civile pensent aussi que c'est à nous et non aux appareils parisiens de prendre notre destin en main, à venir nous rejoindre et s'engager pleinement au service des Rouennais.

     

     

     

    Laurence de Kergal

    Nicolas Zuili

    co-présidents du groupe Rouen Perspectives, groupe des élus Centre, Démocrates et Indépendants au Conseil Municipal de Rouen.

     

     

     

  • Pas de semaine bleue pour nos aînés à Rouen.

    135_art_ov_1322564475.jpgLa Semaine Nationale des Retraités et Personnes Âgées, appelée Semaine Bleue, est un moment privilégié de la vie associative.

     

    Cet événement vise à informer et sensibiliser l'opinion publique sur la contribution des retraités à la vie économique, sociale et culturelle, sur les préoccupations et difficultés rencontrées par les personnes âgées, sur les réalisations et projets des associations.

     

    Les actions de la Semaine bleue se situent du 21 au 27 octobre 2013, sous le thème "Vieillir et Agir Ensemble dans la Communauté" sous le marrainage de Paulette Guichard, ancienne Ministre et Présidente de la Fédération nationale de Gérontologie.

     

    Michèle Delaunay, ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie, que l'on a vu il y a peu chez nous pour inaugurer la Résidence Lamauve, s'est associée au Comité national pour organiser une « Marche Bleue », partout en France, en ouverture de la Semaine Bleue qui a commencé le 20 octobre 2013. Elle dit avoir écrit à toutes les mairies, sous-préfectures et préfectures pour les inciter à promouvoir et à participer à cet événement.

     

    A priori pas à la Mairie de Rouen, ni lors de sa visite le 3 octobre dernier, puisque cette semaine, initiée lors du mandat précédent par notre collègue Laurence de Kergal, supprimée par l'actuel élu en charge Jean François Olivier Mouret, n'a tout bonnement pas été rétablie chez nous.

     

    A croire qu'à part venir faire la promotion de l'actuelle équipe municipale, Michèle Delaunay n'aura pas réussi à faire passer le message du bien vieillir au coeur de la cité. Il faut dire que son colloque avait lieu à Canteleu. ceci explique peut-être cela.

  • Visite de Quartier.

    photo.JPGHier jeudi, nous étions une fois encore sur le terrain, pour aller à la rencontre des habitants du quartier de la gare. La visite était annoncée, et fraichement attendue par les commerçants et les riverains.

     

    L'objet du mécontentement, une fois encore l'espace public avec l'ombre omniprésente d'un chantier de taille, le chantier Bouygues en lieu et place de l'Institution Rey. Et à se rendre sur place, on comprend nettement mieux le ras le bol des riverains.

     

    Bientôt 11 mois que le chantier de construction de l'immeuble a fragilisé de manière certaine l’aqueduc souterrain de la source Gaalor, pourtant bien identifié et localisé qui se retrouve avoir été bétonné sur presque une centaine de mètres. Résultat, une source qui se retrouve déviée sans que l'on sache vraiment comment l'eau s'écoule en sous sol, tandis qu'en surface, les riverains constatent jour après jour l'étendue de dégâts que l'on a encore peine à mesurer : fissures plus ou moins profondes, affaissement des chaussées et des trottoirs, qui ont conduit à la fermeture de la rue verte, et à l'étayage d'un hôtel bien connu de la place. A y ajouter des ruptures répétées de canalisations de gaz ou d'eau, un bruit incessant de toupies et marteaux piqueurs et le tableau est dressé.
     

    Le problème, c'est qu'avec cette fermeture, c'est toute une rue qui se vide de ses chalands, et des commerces qui se retrouvent en cessation de paiement avec l'obligation de licencier. Peur de voir l'hôtel de Dieppe s'affaisser, rares sont les passants à s'aventurer sous le passage couvert, places de parking squattées par les ouvriers du chantier, et c'est le désert qui s'installe, et au delà de l'inquiétude, la colère et l'incompréhension à ne pas voir la municipalité être à leur côté.

     

    En cause ? La politique du chiffre, à vouloir ne compter qu'en nombre d'habitants quand à côté de cela, on laisse la gestion de l'agglomération à une ville de 22.000 habitants quand nous en pesons 110.000. A vouloir construire la ville sur la ville et que pour cela on laisse les coudées franches aux promoteurs, c'est nécessairement l'espace public et les riverains qui en souffrent dès lors que l'on est incapable de faire respecter certaines règles par son absence sur le terrain.

     

    Pourtant, par sa gestion des permis de construire, la Ville a un moyen de levier important face aux promoteurs : Qui sait ce que pourrait répondre la société Bouygues dès lors qu'elle pourrait être là aussi "fortement sollicitée" par la Ville de Rouen et par l'Agglomération ? L'a t'elle d'ailleurs déjà été ?

     

    On sait que le débouchage de l'acqueduc couterait 530.000 €. Comme on pouvait s'y attendre, la société Bouygues pinaille et reporte la faute sur ses sous-traitants. Face à sa cohorte d'avocats bien rodés à de longues procédures, la chose pourrait durer longtemps dès lors que les riverains isolés, n'ont pas nécessairement les mêmes armes. Il apparaît donc aujourd'hui urgent que la Créa et la Ville agissent de concert pour débloquer la situation, soit en avançant les fonds pour la reprise de l'acqueduc, soit en incitant fortement le promoteur à faire face à ses responsabilité. Doit-on attendre d'avoir plus de désordres pour agir ? On rappellera au passage le cas de la rue de Lemery, barricadée maintenant depuis plusieurs années, et un litige toujours pas réglé. Où seraient les responsabilités et quelles seraient les conséquences si cela devait arriver à un quartier fortement marchand qui jouxte la gare ?

     

    A ceux qui se réfugieraient derrière une certaine prudence, certes légitime, on rappellera au passage que ce sont d'abord les citoyens qui élisent le maire et dans une moindre mesure le Président de la Crea... et pas les entreprises de BTP.

     

    Pour notre part, comme nous nous y sommes engagés hier auprès des habitants, nous demanderons au travers d'une motion lors du prochain conseil municipal au Maire de Rouen de mettre tout en oeuvre pour y trouver une solution.