21.10.2009

Pour le respect de la démocratie au sein du Conseil Municipal.

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Samedi 17 Octobre se tenait un conseil municipal à Rouen. L'ensemble des élus de l'opposition a été amené à devoir  quitter le conseil devant le refus du maire de Rouen d'accepter un débat sur le Projet de l'espace Monet  Cathédrale. Une manifestation à priori pas comprise par le Maire qui n'y voit là qu'une réponse à son refus d'accorder la parole à Edgar Menguy, conseiller municipal du groupe UMP-Réussir ensemble, comme il en ressort de la lecture du compte-rendu de la séance.

Nous avons tenu à faire connaître officiellement notre position par rapport à de graves dérives qui s'installent depuis quelques mois au sein du Conseil municipal qui tendent à priver les élus d'un débat nécessaire à toute vie démocratique.

Un courrier en ce sens à été transmis au Maire de Rouen, avec copie à l'ensemble des groupes représentés au sein du Conseil :

"Madame le Maire,

Samedi matin, s'est tenu le conseil municipal de Rouen pour lequel le nouveau règlement intérieur s'appliquait.

C'est dans un état d'esprit constructif, vous en conviendrez, que notre groupe avait participé à sa rédaction.

Nous en connaissons donc chacun la teneur et considérons que c'est un élément de référence pour l'exercice de la démocratie au sein de notre assemblée municipale.

Aussi tenons-nous à vous redire très officiellement notre incompréhension et notre indignation quant à la manière dont vous avez géré le débat portant sur la motion déposée par notre groupe.

Après que chaque groupe se fut exprimé, alors que le règlement intérieur, dans son article 8, ne donne aucun caractère restrictif au nombre d'interventions des orateurs, vous avez refusé de redonner la parole à ceux qui la demandaient, mettant ainsi un terme de manière unilatérale et autoritaire à la discussion.

Plus grave encore, s'agissant de l'amendement que proposait le groupe des Verts à notre texte, vous avez sciemment coupé court au débat et empêché que notre groupe puisse reprendre la parole pour nous déterminer sur l'acceptation ou non de celui-ci.

Vous n'êtes pas sans savoir, en tant que parlementaire, la manière dont se gère la question des amendements et sous amendements, dans toute assemblée : c'est bien à l'auteur du texte ou de la proposition qu'il revient de donner son avis.  Aussi,  considérons-nous comme un déni de démocratie l'incident survenu lors de la séance du Conseil Municipal du 17 octobre 2009 et vous demandons instamment de veiller, lors des prochaines séances, au respect des procédures.

Nous vous prions de croire, Madame le Maire, à l'assurance de notre sincère considération."

 

18.10.2009

Agglomération de rouen : un projet au rabais.

77403081.jpgLaurent Fabius ayant échoué à créer la communauté urbaine tant annoncée, propose aujourd'hui aux quatre intercommunalités de Rouen, Elbeuf, Seine Austreberthe, Le trait-Yainville, de fusionner au 1er janvier 2010.

Soit. Mais la question demeurre : pour quoi faire, et dans l'intérêt de qui ?

Et là, on n'en sait rien, hormis sur ce qui se fait déjà : collecte des ordures ménagères, transports, gestion de l'eau. Pour le reste, cette fusion n'est porteuse d'aucun projet nouveau, ni d'économies comme on le fait miroiter.

Et pour cause, plutôt que d'associer Rouen et son Agglo à d'autres communes telles que Barentin ou Louvier-Val de Reuil, porteuses de développement autour de l'axe Seine, on intègre des communes rurales qui ne le souhaitent pas. Dans l'intérêt de qui ? Pas des habitants en tout cas qui ne seront jamais consultés par voie référendaire. Dans l'intérêt des élus en revanche qui se paient la part du lion, car on apprend que le Président pressenti, Laurent Fabius, compterait s'entourer de 46 vice-présidents indemnisés 2500€ chacun. Un exécutif qui prend des allures d'armée mexicaine.

A l'heure où, à travers la réforme des collectivités territoriales, le gouvernement travaille à une simplification des couches administratives du pays, coûteuse en frais de fonctionnement, on est ici à contre courant.

Ce samedi, l'ordre du jour unique de notre Conseil Municipal devait être de débattre de la place de Rouen à l'intérieur de cet ensemble communautaire, et de l'intérêt que nous aurions à y adhérer. Si nous souscrivons pleinement "à vouloir nous donner les moyens de nos ambitions, le choix d'un territoire plus solidaire", nous souhaitons toutefois le meilleur pour ses habitants : c'est pourquoi nous refusons un projet bricolé pour masquer en définitive l'échec de qui aurait pu être une grande Communauté Urbaine.

C'est la raison pour laquelle l'ensemble du groupe Centre, Démocrates et Indépendants se positionne contre un projet au rabais.

Une position que nous n'aurons pas pu défendre, mais qui est consultable ici, le Maire de Rouen ayant au début de notre Conseil refusé un débat digne à la motion que nous avions déposée nous obligeant faute de pouvoir nous exprimer, à quitter l'Assemblée Municipale. Le résultat au final était connu d'avance, personne au sein de la majorité n'osant contredire ce qui avait été décidé par le Président de l'Agglomération.

Pour une fois, notre conseil municipal aura pris des airs de Conseil d'Agglo : des délibérations envoyées à la va vite, sans discussion ni contestation. Ça tombait bien, car pour le Maire et ses adjoints, à 11Heures précises, c'était inauguration de la Fête du Ventre.

 

 

 

13:15 Ecrit par Rouen Perspectives dans Conseil Municipal, Rouen | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

17.10.2009

Retour sur un référendum à géométrie variable.

RM2.jpg"L'environnement de la Cathédrale de Rouen mérite un traitement particulier tant celle-ci symbolise l'histoire et la beauté dans le coeur des Rouennais. La place qui l'entoure ne peut pas être laissée au seul appétit des promoteurs immobiliers. Il est urgent de raser l'ancien palais des congrès, de laisser respirer la place, de mettre en valeur la façade de l'hôtel Romé, les jardins de la Cour d'Albane, la liaison entre les rues Saint-Romain et du Gros-Horloge et de lancer sur ces bases un concours international.

Sur un tel sujet, le débat est indispensable et nous organiserons un référendum pour associer tous les Rouennais."

Rouen Motivée - Mars 2008 - Les 100 projets

Ce samedi matin, le groupe Centre, Démocrates et Indépendants a donc demandé par une motion en Conseil Municipal, que pour être fidèle à ce qui avait été promis aux rouennais, une nouvelle consultation puisse être organisée par rapport au nouveau projet proposé. Une façon, comme le soulignait justement Jean Michel Berégovoy dans les colonnes de Paris Normandie, "de boucler la boucle".

Reconnue d'intérêt local lors de la Conférence des Présidents de groupe, celle-ci a donc pu être lue lors du Conseil Municipal. Chaque groupe a pu s'exprimer, et le groupe des Verts, par la voix du même Jean Michel Bérégovoy, a demandé, pour que son groupe puisse y être favorable et la voter, que celle-ci puisse être amendée. Pourquoi pas.

Et c'est là que les choses se gâtent : peur de voir se mettre en place un axe Verts-Opposition propre à mettre en évidence "le manque de débat et de transparence dans l'exécutif municipal", le Maire de Rouen n'autorise pas notre groupe à donner son avis sur l'amendement, ni même à en discuter, réservant son acceptation ou son refus au vote du Conseil Municipal. Un refus que seuls les élus socialistes, majoritaires, votent  laissant les autres groupes de la majorité dans l'hésitation de ce qu'il convient de faire.

Une première rouennaise dont on peut légitimement supposer que la députée de Rouen ne se serait pas privée de fustiger si elle avait été tenue à l'Assemblée Nationale.

Au delà de la sortie de l'ensemble de l'Opposition Municipale face à un débat tronqué et qu'on voudrait museler au titre de la pensée unique, on aura tout de même entendu de la bouche de l'ex candidate à la Mairie de Rouen qu'un référendum local n'était pas légal au titre de l'article 72-1 de la constitution. Un "point de détail" que tous ceux qui ont participé à la consultation citoyenne menée à grand coup de communication en 2008, ou qui ont crû que cette promesse de Rouen Motivée était du domaine du possible, apprécieront au final.

16.10.2009

Il faut soutenir le Melville.

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Dans une lettre ouverte aux spectateurs du Melville , Cinéma Art et Essai Recherche de la Ville et de l'Agglomération , son directeur, Jean Michel Mongredien alerte a juste titre sur le risque que comporte la reprise du Gaumont République par un opérateur qui ne s'appuierait pas sur les opérateurs historiques dans ce domaine . Interrogé par Paris-Normandie le 24 septembre 2009, Michel Malacarnet, créateur du réseau de cinémas indépendants Utopia, premières salles Art et Essai de France, déclare ne pas être candidat, en raison du surdimensionnement des salles mais aussi parce-que "Vous avez déjà un cinéma d'Art et d'Essai de qualité. Venir à Rouen, c'est un peu marcher sur le corps de son propriétaire". Agir de la sorte serait non seulement injuste par rapport a ceux qui comme l'équipe du Melville ont su faire vivre a Rouen un cinéma diffèrent en complémentarité d'une offre plus commerciale, mais aussi contre productif. Attachés a ce cinéma , regroupés au sein de l'association "le 2eme souffle", les quelques milliers d'habitués ne pourraient comprendre.

Lors du dernier conseil municipal notre groupe s'est exprimé clairement sur le sujet et a demandé à ce que les candidats à la reprise du cinéma Republique puissent être retenus en fonction d'un projet qui s'appuierait sur l' expérience du Melville et formuleraient une proposition tenant compte de son existence sur le territoire . Espérons que nous serons entendus ....

photo : http://www.le-major.com/article-32394960.html

09.10.2009

Une consultation citoyenne ? Chiche !

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L'Espace Monet Cathédrale, mais surtout la méthodologie employée continuent à interpeller, et aujourd'hui, ce sont les Verts qui s'expriment dans une interview à Paris Normandie :

L'avenir de la place de la Cathédrale mérite-t-il un second référendum, une consultation citoyenne bis ?
« La question a du sens, reconnaît Jean-Michel Bérégovoy, avant d'y répondre par l'affirmative : « Oui, ça devrait se faire, ce serait boucler la boucle. » Des propos qui détonnent. Car, pour rappel, Jean-Michel Bérégovoy n'est pas membre de l'opposition municipale. Non, l'élu Vert est adjoint, qui plus est, en charge de la démocratie participative.
Et son discours tranche avec la discrétion du maire et de son adjoint à l'urbanisme, les gardiens du dossier Espace Monet-Cathédrale qui, sur la question, refusent de s'exprimer. Pour eux, désormais, le dossier est clos : la dernière version de l'immeuble imaginée par l'architecte Jean-Paul Viguier troque le verre pour de la pierre, et c'est très bien comme ça. « Les Rouennais ont été entendus », ne cesse d'ailleurs de répéter le maire Valérie Fourneyron, faisant ici référence à la consultation citoyenne lancée par la mairie en mai 2008 (80 % des 8 000 votants se sont prononcés contre la précédente version du projet).
Les Rouennais entendus ? Pas les Verts en tout cas qui, dans un communiqué de presse daté du 6 octobre évoquent un enthousiasme « très modéré ». Et les écolos de tirer à boulets rouges sur leurs partenaires socialistes : « Nous pensons que le débat et la transparence qui sont au cœur de l'écologie politique, doivent l'être aussi quand il s'agit de l'action municipale. » En clair, les Verts ne digèrent pas d'avoir été écartés du dossier. « A part deux images présentées au printemps dernier, le projet, on l'a découvert en même temps que les Rouennais, en lisant la presse ! », tacle Jean-Michel Bérégovoy.
Son collègue Guillaume Grima, Vert et adjoint comme lui, s'étonne pour sa part d'avoir pris connaissance du dossier sur le site internet du PS local. « Est-ce un projet de la ville ou un projet socialiste ? », ironise-t-il. Dans leur communiqué, les Verts de Rouen renchérissent : « Une seule force politique ne peut décider ou communiquer seule […] Espérons que cela ne se reproduise plus à l'avenir. Il en va de la cohérence à la fois de notre projet commun, mais aussi de l'ensemble de l'équipe municipale. »
Certes, mais les Verts n'ont-ils pas trop attendu pour le faire remarquer ? Ces quinze derniers mois, alors que la nouvelle version de l'Espace Monet-Cathédrale s'élaborait en secret, on ne les a pas plus entendus que leurs amis socialistes. Et aujourd'hui, contraint de se rendre à l'évidence, Jean-Michel Bérégovoy conclut par une question qui n'attend pas de réponse : « Ça me paraît bouclé, non ? »
Axel Leclercq et Gilles Triolier - Paris Normandie

Des propos, qui outre le fait de montrer des tiraillements que l'on cache de moins en moins au sein de la majorité, confirment sans équivoque ce que nous ne cessons de dénoncer depuis le début du mandat : le mélange des genres et la confiscation de l'action municipale au seul profit du PS rouennais. Alors si certains avaient des doutes ....

 

Mais pour en revenir au sujet du projet Monet Cathédrale, un second referendum, une votation citoyenne bis ? Chiche ! Mais en vrai cette fois-ci.

29.09.2009

Pour un cinéma de centre ville.

Engagé par l'équipe municipale de Pierre Albertini, la Ville a finalisé vendredi soir dernier lors du dernier conseil municipal, le rachat du Cinéma Gaumont République pour une somme de deux millions et demi d'euros. Un vote unanime pour que ce complexe cinématographique de 3500 m2 en centre ville, qui compte actuellement 7 salles pour une capacité d'accueil de 1350 spectateurs puisse être pérénisé et être labellisé Art et Essai.

Interrogation toutefois sur la non reprise de la zone confiserie, source potentielle de revenus pour le délégataire et donc pour la ville et qui reste dans le giron d'europalace, l'actuel propriétaire.

L'explication sur France 3 Normandie de Catherine Morin-Desailly, initiatrice du projet dans l'équipe de Pierre Albertini.



 

 

 

00:52 Ecrit par Rouen Perspectives dans Conseil Municipal, Culture, Film, Rouen | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

28.09.2009

Et si nous assurions un cadre de vie décent à nos ainés ?

189103094.jpgDepuis des semaines, des mois, les espaces verts des logements-foyers gérés par le CCAS ne sont plus entretenus. Herbes folles, arbustes moribonds... autant d'espaces que les résidents s'étaient appropriés du temps de leur splendeur... Tout est bien fini !

Depuis que l'agent chargé de l'entretien des ces jardins a été « capté » par la Ville, les personnes âgées doivent se contenter d'une jungle où ils n'ont aucun plaisir à rester. Il n'y a qu'à se rendre sur place pour mesurer l'étendue des dégâts !

Que dire aussi du jardin de la Maison des Aînés, imaginée par l'équipe municipale précédente autour d'un petit jardin convivial, fleuri ... Maison des Aînés, vitrine de la Ville : puits remarquable et remarqué par l'architecte des Bâtiments de France, envahi par les herbes folles, une pelouse laissée à l'abandon, un lieu où plus personne n'a envie de s'attarder !

Laurence de Kergal, toujours autant attentive au cadre de vie de nos ainés, a donc interpellé le Maire par un voeu en conseil municipal pour l'alerter en lui demandant de s'engager à préserver le cadre de vie de nos résidents, pour que ceux-ci puissent, comme c'était le cas avant, profiter pleinement de leurs jardins.

L'équipe de Rouen Motivée n'affichait-elle pas dans son programme l'ambition de répondre aux petits besoins du quotidien des personnes âgées ? Alors il serait peut-être temps d'honorer ses promesses. A moins que là encore....

 

26.09.2009

Je t'aime moi non plus.

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L'opposition compterait elle au final un groupe supplémentaire ?

C'est la question que l'on serait en droit de se poser aux vues des échanges entendus hier au soir au Conseil Municipal, dans la bouche des élus verts à l'encontre de leurs collègues socialistes.

Ça commence par une motion déposée par le groupe des Verts sur la limitation d'émission des antennes de téléphonie mobile alors que le Maire, en collaboration avec Yvon Robert et Guillaume Grima semble être intervenue de manière différente au mois de juillet, sans que les élus portant la motion en aient eu semble t'il connaissance. Un problème de communication entre les groupes de la majorité municipale, d'autant plus étrange que Guillaume Grima, à priori toujours membre des verts, n'ait pas senti l'utilité d'en parler à Jean Michel Bérégovoy et aux membres de son groupe, et leur éviter ainsi cette motion.

Et ça continuera par des propos à peine voilés et un non vote sur l'aménagement de la Place des Chartreux que ces mêmes élus  semblent découvrir et des charges caustiques sur des délibérations qu'ils refusent là encore de voter, le summum de l'échange verbal étant un certain "pot de vin" tout droit sorti de la bouche de Cyril Moreau, alors qu'on ne parlait ici que de subventions pour le pédibus des enfants ou de l'opération de Noël Rouen Givrée.

Une guerre des mots qui semble donc lancée, la crise d'indépendance des verts se faisant de plus en plus sentir alors que se rapprochent les échéances régionales et dont on ne sait si elle ira jusqu'au bout de sa logique.

On pourrait s'en réjouir, mais une question tout de même :  Et les rouennais dans tout cela alors que nous n'en sommes même pas encore à 2 ans de mandat ?

17:17 Ecrit par Rouen Perspectives dans Conseil Municipal, Rouen | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

12.07.2009

Une cantine bio. Logique...

70681951.jpgAutre sujet d'importance présenté au menu des élus, la reprise en gestion directe des cantines rouennaises que l'on veut mettre au bio.

Un sujet où bien sûr dès que l'on aborde le thème du mieux manger pour une meilleure santé de nos enfants, on ne peut qu'être d'accord, mais qui ne doit pas pour autant laisser place à la doctrine, mais répondre à un certain pragmatisme. Alors le Bio, oui, mais pas à n'importe quelle sauce, car passer, dès demain, tout l'approvisionnement des cantines de Rouen en bio, ce n'est pas si facile que cela.

Et c'est bien là le problème, le bio français est en faillite total, et c'est moins de 2% des surfaces agricoles de notre région qui sont consacrées de façon artisanale à ce type de culture. La carotte et la pomme de terre viennent maintenant d'Italie, la framboise de Pologne... seul le brocolis pourrait être fourni en quantité suffisante. Alors quand on parle d'approvisionnement en cycle court, on le voit bien, si l'on doit faire parcourir 2000 kms en camion à nos chers légumes, le bénéfice environnemental de l'opération paraît pour le moins amoindri.

Et enfin, la question qui fache : sous quelle forme et pour quel coût ? Entre gestion directe ou délégation de service public, le document remis aux élus nous laissent sur notre faim et ne nous permet pas en élus responsables de pouvoir trancher. N’ayant pas été conviés à des réunions qui se voulaient ouvertes à tous les acteurs citoyens, malgré une inscription connue des élus en charge, force est de constater qu’il nous est impossible avec ce qui nous est fourni de confirmer ou d’infirmer que le modèle de gestion directe trouve ici sa justification, si ce n’est au principe d’une idéologie, ou d’un effet secondaire d’élections européennes qui n’ont pas répondues aux attentes.
Alors que la municipalité actuelle se veut le chantre d’une gestion rigoureuse et n'a de cesse de dénoncer celle supposée de la municipalité précédente, on voit bien ici que les choix retenus – bio et régie directe- et que l’on présente comme indissociables, s’apparentent en fait plus aux fruits de la doctrine et d’un gage d’apaisement au lendemain d’élections européennes entre deux groupes de la majorité municipale pour sauver, pour le moment, les apparences.

Améliorer l'alimentation de nos enfants et aller vers plus de bio, nous ne pouvons que nous réjouir de ces objectifs. Toutefois, cette mesure, qui s'apparente clairement à un cadeau fait au Verts -on se souvient de la prudence et des déclarations mesurées de la majorité sur ce sujet- devra s'appliquer dans des cadres de gestion calculés et réfléchis.

Une intervention défendue par Nicolas ZUILI et que vous pouvez retrouver ici.

18:42 Ecrit par Rouen Perspectives dans Conseil Municipal | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Un PPI qui enterre 100 projets.

1349474416.jpgConseil Municipal vendredi avec enfin, la présentation du Plan Pluriannuel d'Investissement de la nouvelle équipe municipale conduite par Valérie Fourneyron aux conseillers municipaux, après que la presse en ait été la première destinataire il y a de cela trois semaines, et que celui-ci ait été mis en ligne sur le site de Rouen Socialiste aux dépends de celui de la Ville.

Alors que les 100 projets proposés par l'équipe Rouen Motivée avait séduit les rouennais, pas sûr que la présentation de la feuille de route pour les années à venir attire autant de suffrages.

Le PPI est un acte très important, car il engage les investissements de la ville sur de nombreuses années et doit, en principe, tracer ses orientations et ses perspectives, mais aussi ses évolutions. Bien entendu, un PPI est constituée de grandes masses qui permettent de l’ajuster au fur et à mesure des années, en fonction, notamment, des contingences extérieures. C’est en tout cas un guide pour l’action, et un instrument de référence.

Non soumis au vote, la présentation de ce PPI nous a donné toutefois la possibilité de nous exprimer par la voix de Catherine Morin-Desailly, et de faire part de certaines de nos réserves.

17:30 Ecrit par Rouen Perspectives dans Conseil Municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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