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Conseil Municipal

  • 2008-2014, le bilan d'une majorité. Ouvrons le débat.

    Rouen-Motivee.jpgA moins d’une semaine des élections municipales, au moment où chacun défend sa vision de la ville pour les 6 ans à venir et des propositions qui seront soumises aux Rouennais en vue de faire de cette vision une réalité concrète, le groupe Rouen Perspectives, groupe des élus Centre, Démocrates, Indépendants et UMP au Conseil Municipal,  souhaite participer au débat et donner aux habitants de Rouen des éléments de réflexion susceptibles de participer à la détermination de leur choix pour les prochaines échéances électorales.

     

    Comme nous avons toujours eu coutume de le faire, notre groupe souhaite apporter au débat des éléments tangibles, concrets, fondés et relevés sur la réalité des faits, au plus proche de la réalité vécue par les Rouennais. En effet la période pré-électorale est hélas trop souvent un moment propice à la démagogie, à des envolées lyriques sans suite, à des propositions irréalistes ou en décalage avec les besoins réels des électeurs, à de petites formules inutiles à destination des médias et des réseaux sociaux, et tout cela au détriment du fond.

     

    Nous n’avons pas la prétention de chercher à redonner ses lettres de noblesse à la politique mais, néanmoins, à l’heure d’une défiance grandissante des électeurs à l’égard de leurs élus, il nous semble pertinent de participer à ce débat pour qu’il se recentre sur les besoins réels du quotidien des Rouennais et par là réaffirmer que le choix d’un Maire, c’est d’abord l’émanation de la volonté de ses électeurs, que les capacités ainsi conférées par le vote ne sont pas un gain ou un accroissement de pouvoir, destiné à une ambition personnelle ou à l’affirmation de la supériorité d’un parti politique, mais une charge, un devoir et avant tout, une responsabilité dans la gestion et le futur de la ville.

     

    Certains argueront, parce que challengers de l'équipe municipale sortante pour les prochaines échéances, que nous sommes dans la polémique et dans le parti pris. Dès lors, comme nous avons déjà eu l’occasion de le faire en 2012, parce que l’exercice des responsabilités municipales c’est aussi, à notre sens, un suivi réel et continu des dossiers, nous proposons aux Rouennais de dresser le bilan de la majorité sortante et d’alimenter leur réflexion sur celui-ci par des éléments concrets, aisément vérifiables, au plus proche de l’objectivité sur le mandat 2008-2014.

     

    Nous n’avons ni la prétention, ni même l’ambition d’influencer un choix, mais seulement d’apporter un éclairage différent sur un bilan, un éclairage d’élus qui ont siégé au Conseil municipal pendant 6 ans et qui, en conformité avec le mandat qui leur a été confié par les électeurs, ont essayé d’être au plus proche de leurs préoccupations en œuvrant, autant qu’ils leur était possible, par une participation active et constructive au quotidien, même dans la critique, et bien loin de l’effervescence pré-électorale actuelle.

     

    Ainsi, en accord avec cette démarche et cet esprit, une nouvelle fois nous souhaitons mettre en avant les réussites et succès de la majorité mais aussi la confronter à ses échecs. Cette volonté d’objectivité se révèle par un premier constat : par rapport à notre premier bilan de mi-mandat, le taux d’échec (exprimé en pourcentage) de la majorité sortante dans la réalisation de ses promesses électorales faites en 2008, autrement dit les promesses non tenues, s’est réduit, certes légèrement mais tout de même de 3 points depuis octobre 2012. En effet il apparaît que le taux d’échec, à savoir les promesses totalement non tenues, s’élève à la hauteur de 50% (rouge) de l’ensemble des promesses de 2008; le taux des engagements réalisés partiellement et/ou de manière insatisfaisante à 21% (orange) et le taux de réussite à 29% (vert).

     

    En résumé, et de manière cumulée, 71% des promesses électorales de 2008 de la majorité sortante ont donc été totalement ou partiellement  non tenues.

     

    Si ce constat, rapporté au chiffre de 75% à mi-mandat, révèle le travail accompli par la majorité sortante depuis 2012, il n’en demeure pas moins, de toute évidence, des plus alarmants, et il invite à prendre du recul et à faire preuve d’interrogations sur des promesses en vue de la mandature 2014-2020.

     

    En effet, comme nous le disions déjà à notre présentation du bilan de la majorité à mi-mandat, ce solde était hélas prévisible dès l’année 2008 où nous avions déjà mis en garde contre des projets trop ambitieux et trop couteux. Il nous apparaissait alors impératif d’être honnête envers les Rouennais, en leur indiquant que ces « 100 projets » de la liste Rouen Motivée, ajoutés à ceux laissés en instance d’achèvement par l’équipe précédente, aboutiraient à un défi insurmontable parce que non finançable en l’état des finances municipales et de la conjoncture, et non réalisable en fin de compte, pour la majorité.

     

    Ces ambitions démesurées, qui ne tenaient compte ni de l’acquis précédent, ni de l’état réel de l’économie et des finances de la ville, ont abouti nécessairement à l’abandon de projets déjà lancés en 2008 comme celui de la médiathèque, à d’autres mis en avant par l’équipe Rouen Motivée dans son programme comme le jardin en lieu et place de l’ancien Palais des Congrès ou les aménagements de l’Île Lacroix, et à des réalisations insatisfaisantes pour d’autres qui auront malgré tout été menés. Evidement il n’y a pas eu de miracle sur le temps écoulé depuis, et le retard considérable pris sur l’état d’avancement de la réalisation des promesses électorales de 2008 n’a naturellement pu être comblé en si peu de temps.

     

    Ceci dit, toujours dans un souci d’objectivité et de rigueur, nous reconnaissons que des engagements ont été menés à terme sur cette période et, surtout, que certains projets abandonnés l’ont été du fait d’événements difficilement prévisibles survenus depuis, ou aussi, probablement, par une prise de conscience par l’actuelle majorité, de leur caractère irréalisable et de leur manque total d’intérêt. Il est à souhaiter que dans le futur, une telle prise de conscience ne se fasse pas, comme lors de ce mandat, de façon tardive, a posteriori et même souvent après la réalisation de premiers engagements financiers préalables, comme pour le hangar 9 par exemple, au mépris du coût pour le contribuable.

     

    Pour autant, nous l’avons signalé, l’action municipale vit et doit s’adapter aux événements. Il est manifeste que pris au cas par cas, certains projets ne correspondaient plus à la réalité et se devaient d’être abandonnés totalement ou partiellement. On ne peut que se réjouir qu’une majorité et un exécutif local soient à même de s’adapter et ne se sclérosent pas, de façon jusqu’au boutiste, dans des projets déjà irréalistes lors de leur formulation dans la présentation du programme.

     

    Ainsi le drame du pont Mathilde du 29 octobre 2012, comme ses conséquences que les Rouennais subissent encore, ont profondément changé la donne et nécessité une adaptation qui, par voie de conséquence, aura nui aux projets élaborés en 2008. Mais à ce titre, il nous apparaît que la majorité sortante n’a pas su faire preuve de cette flexibilité et de cette force d’adaptation que les électeurs sont en mesure d’exiger lors d’une crise d’importance, comme celle de ce terrible incendie sur un axe majeur de la Ville.

     

    En effet, la gestion ne fut pas à la hauteur de la crise. Outre ce manque de réaction efficace, des projets et propositions de 2008, pourtant devenus obsolètes et même contre-productifs à la survenue de cet événement dramatique, ont été maintenus dans leur réalisation : le changement des sens de circulation, la fermeture d’axes majeurs pour en faire des voies protégées, … ont révélé bien plus qu’une incapacité à s’adapter pour minimiser les effets d’une crise affectant tout le territoire de la commune et de l’agglomération, par un manque de prise de conscience patent de la réalité et une torpeur nuisible, quand des gels temporaires de certains projets ou le compromis auraient très simplement pu aider à réduire les effets d’un vrai cas de force majeure et nécessitaient des action rapides et efficaces.

     

    Nous ne nions pas que des mesures aient été prises mais elles ont été insuffisantes, tardives et menées de façon contradictoire avec la poursuite de certains projets du programme de Rouen Motivée.

     

    Dès lors, nous ne pouvons que mener le double constat qu’un bilan des plus mitigé quant à la réalisation de promesses électorales, lié à celui d’une insuffisance d’adaptation rapide, effective et efficace aux événements, ne peut qu’inciter à proposer un projet différent pour éviter la réitération des erreurs commises et du caractère insatisfaisant d’une gestion qui a vite révélé ses limites ; Nous devons doter la ville de Rouen d’une réelle capacité d’action, d’une équipe compétente qui puisse bénéficier d’un recul nécessaire ; le tout fondé sur un projet clair, réaliste, cohérent, honnête et dynamique, et malheureusement contraint dans le cadre des finances publiques.

     

    C’est notre souhait, et nous ne doutons pas, qu’il soit probablement partagé par bon nombre de nos concitoyens.

     

    D’ici quelques jours, les prochaines élections municipales permettront d’interroger les Rouennais sur  leur perception du degré de réalisation des promesses de Rouen Motivée dans tous les domaines déclinés dans le programme de 2008 et de dire s'ils ont foi dans le projet de l'équipe sortante pour la prochaine mandature 2014-2020.

     

    Ils auront alors toute latitude pour exprimer leur propre sentiment car au final, c’est à eux de juger l’action menée à Rouen sur ces 6 dernières années.

     

     

    Nicolas ZUILI

    Laurence de KERGAL

     

     Co-présidents du groupe Rouen Perspectives

    Groupe des élus Centre, Démocrates, Indépendants et UMP au Conseil municipal de Rouen

  • Les Municipales les 23 et 30 mars. Et la procuration vous y avez pensé ?

  • Budget 2014.

    hp-ad-budget-2014.jpgVote du budget, vendredi 24 janvier au soir au Conseil Municipal. Un moment important de la vie de la cité, puisque s'écrit là la feuille de route d'une année de vie municipale, en terme de financement et de fonctionnement, la possibilité aussi pour les différents groupes d’élus de s’exprimer en fin de mandat sur des sujets d’intérêt municipal en lien avec la politique qui aura été mise en œuvre par la majorité dans le cadre de son action depuis 2008. Un budget d'autant plus important, qu'il est voté par une majorité sortante, et qu'il s'imposera à la prochaine équipe dès avril prochain, en attendant de probables décisions modificatives.

     

    Un budget 2014, que nous n'avons pas voté en désaccord avec les orientations prises qui pénalise encore un peu plus les rouennais dans une période difficile, et qui nie toujours à Rouen la place de locomotive au coeur de l'agglomération.

     

    Si certains des choix municipaux en termes de dépenses se font dans un contexte financier difficile pour les collectivités, force et de constater que, comme nous l’avions signalé régulièrement ces dernières années, le mélange des genres entre les réalisations de la CREA, du Département et de la Région, et les trop peu nombreuses de la Ville sont légion.

     

    Comme on pouvait s'en douter en période d'élections, c’est qu’après l'augmentation des impôts de 8 % en 2010, on ne touchera pas encore aux taux cette année. On rappellera que ce sont tout de même 6 millions d’euros par an, soit près de 30 millions sur le mandat, qui auront été pris dans les poches des Rouennais.

     

    Normal, même si l'on ne s'y habitue toujours pas, les socialistes et leurs alliés ayant toujours eu un problème avec l’impôt, oubliant qu’il s’agisse de prélèvement local ou national,  n’y a pas deux sortes de contribuables : celui qui pait ses impôts à l’Etat est aussi celui là même qui paie ses impôts à la Ville et aux autres collectivités.

     

    Pour ceux qui le souhaitent, notre intervention portée par notre collègue Bruno Devaux est également en ligne.

  • Conseil Municipal.

    mairie_salleconseil.jpgLe prochain conseil municipal se tiendra à l'Hôtel de Ville le vendredi 24 janvier prochain à 17H30.

    La séance est publique.

    Pour ceux qui le souhaitent, les délibérations dont nous aurons à débattre sont consultables ici.

  • Une motion pour Rouen.

    2014011852d9f3829a264-0-641340.jpgVendredi prochain, le groupe Centre, Démocrates, Indépendants et UMP proposera une motion au Conseil Municipal pour permettre que Rouen, ville centre de l'agglomération figure au prochain nom de baptème de notre future métropole.

     

    Si cette motion ne remplace pas un nécessaire débat que les futurs conseillers municipaux issus du prochain scrutin auront à avoir, voir figurer Rouen comme localisation géographique nous semble être un élément de dénomination incontournable, dès lors que l'on entend compter dans la compétition internationale.

     


    Ces dernières semaines, la presse locale s’est en effet fait successivement l’écho des tentations qu'aurait l'actuel Président de l'Agglomération à vouloir voir perdurer l'actuelle dénomination Créa, officiellement pour des motifs d'économies, sous couvert de ne pas avoir à régler la note de nécessaires modifications de supports de communication.

     

     

    Alors que depuis le début de ce mandat, à l'instar de nos prédécesseurs, nous avons tous essayé d'oeuvrer au service de Rouen et des Rouennais, faire que Rouen soit la voix de notre future métropole est pour nous une évidence que nous espérons voir unanimement partagée.

     

  • Avoir le sens de l'histoire.

    Unknown-1.jpegLe Président de la Crea a t'il le sens de l'histoire ?

     

    Répondant enfin aux interrogations de la presse sur son opinion quant au futur nom de notre prochaine métropole, Fredéric Sanchez persiste et signe, et pourquoi pas Créa Métropole ? Avec pour principal argument, le coût qu'engendrerait un changement de nom, soit à ses dires "des dizaines, voire des centaines de milliers d'euro... induits en frais de communication !

     

    La phrase prête à sourire et on imagine déjà les visuels de l'actuel Créa amendés avec le seul nom "Métropole" ajoutés au marqueur ou au tampon, tout cela au nom de l'économie pour une collectivité pourtant connue pour ses dépenses de communication. Tant qu'à vouloir faire des économies, on rappellera au Président de la Créa qu'il aurait été judicieux et plutôt sage de limiter le nombre de ses vices-présidents qui pointent aujourd'hui encore au nombre de 45, aux indemnités de 1800 euro brut, ce qui représente là aussi convenons en, "des dizaines, voire des centaines de milliers d'euro".

     

    Avoir le sens de l'histoire, c'est aussi s'en servir pour construire l'avenir. Fredéric Sanchez, ancien professeur de philosophie, ne peut  méconnaître les écrits d'Hegel.

     

    L'avenir de notre future métropole passe donc par Rouen, sans qu'il n'y ait de notre part, aucune idée d'OPA sur les autres communes de l'agglomération, qui participent à son histoire en y amenant la leur. C'est ce que pour notre part nous défendrons au prochain conseil municipal, en demandant au travers d'une motion, notre dernière pour cette mandature, à ce que l'appellation de la future métropole prenne en compte le nom de la ville centre dans son futur nom de baptême.

     

    A souhaiter que tous ceux qui depuis ce mandat, voire de précédents, n'ont eu de cesse à se mettre au service de la Ville, y souscrivent, pour que collectivement nos 55 noms signent notre attachement à Rouen.

  • Nelson Mandela ou le long chemin vers la liberté.

    nelson-mandela-avait-95-ans-afp.jpgNelson Mandela est mort. L’homme est devenu une icône, un symbole unanimement célébré à travers le monde, alors que pendant de nombreuses années, alors qu'il était emprisonné, il fut considéré comme terroriste car n'ayant pas renoncé à la violence pour se faire entendre.

     

    Leader du combat des Noirs contre l'apartheid des blancs, il aura passé 27 ans de sa vie en détention. Libéré en 1990, le plus célèbre prisonnier politique du monde devint quatre ans plus tard le premier président noir démocratiquement élu de son pays (1994-1999) se retirant dès la fin de son mandat, pour se consacrer à la protection de l’enfance et à la lutte contre le sida, fléau de l’Afrique du Sud.

     

    Le «long chemin vers la liberté» (titre d’une autobiographie parue en 1994) de Nelson Rolihlahla Mandela commencera le 18 juillet 1918 dans le hameau de Mvezo, dans le bantoustan du Transkeï (aujourd’hui province de l’Eastern Cape, sud-est) où il naît au clan royal des Thembu, de l’ethnie xhosa.

    «J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire», dira t'il pour résumer son long combat pour la liberté: «Mon idéal le plus cher a été celui d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie avec des chances égales. J’espère vivre assez longtemps pour l’atteindre. Mais si cela est nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir».

    Du bagne de Robben Island, au large du Cap, où il passera 18 ans, des prisons de Pollsmoor et de Victor Verster, Mandela inspire la révolte des townships (1976). C’est également en prison qu’il recevra les approches secrètes du gouvernement blanc, prémices à des négociations avec l’ANC.

    Libéré le 11 février 1990, le détenu 46664 (numéro qui symbolisera sa grande campagne contre le sida) réapparaîtra face aux caméras du monde au côté de sa deuxième épouse Winnie, dont il se séparera deux ans plus tard.

    Triomphalement élu à l’issue des élections du 27 avril 1994, il affichera dès son discours d’investiture la mission qui allait guider sa présidence. Convaincu que la société sud-africaine continuerait d’oeuvrer à faire du pays un «miracle», il promettra: «Lorsque j’entrerai dans l’éternité, j’aurai le sourire aux lèvres». Il retrouve aujourd'hui Rosa Parks et Martin Luther King au panthéon de ceux qui se sont levés contre la ségrégation raciale.

     

    Aujourd'hui le Maire de Rouen lui rend hommage, et nous y souscrivons, comme nous partageons son souhait de voir un lieu porter son nom pour ne pas oublier un homme d'exception qui aura marqué les consciences.

     

    Un lieu, symbolique et fort, et pourquoi pas une oeuvre pour lui rendre hommage, tout en ayant la décence ne pas rentrer dans une logique de partenariat quelque peu déplacée, comme il en fut le cas pour Aimé Cesaire, père fondateur de la négritude, et en entretenant le lieu de façon respectueuse de celui que l'on entend ainsi honorer.

     

    Au delà de l'hommage, c'est aussi là une question de respect dans la durée.