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coup de gueule.

  • A Rouen rue de la République c'est re-plantations !

    IMG_2136.jpgA l'approche de Noel (et on n'ose dire à l'approche de mars prochain) c'est branle bas de combat à tous les étages de l'Hôtel de Ville, pour donner l'idée qu'à Rouen tout va bien, et que ces six dernières années ont réellement changé la Ville et la perception que l'on doit en avoir.

     

    Dernier lifting en date, les re-plantations rue de la république dans les mini bacs situés sur la droite en montant en fin de semaine dernière. Certains se souviendront peut-être que nous en avions déjà fait un deux articles en mars dernier, pointant du doigt des plantations inadaptées à l'espace public, et surtout au delà d'un manque d'entretien, des incivilités à répétition.

     

    Une intervention qu'il faudra certainement refaire d'ici quelques semaines (et on n'ose dire quelques jours) par un choix insensé d'un mobilier urbain de la part des services de la CREA ou de certains urbanistes, que notre service des espaces verts paie au prix fort au vu du travail fourni à les remettre perpétuellement en état, en temps et en moyens humains. Si les plantations de magnolias de l'autre côté de la rue ne subissent aucun dommage, les mini bambous font eux les frais d'incivilités nocturnes dans une rue passante, à la croisée d'établissements de nuit, ou certains quelques peu imbibés, s'amusent à promener le bambou (certes, ailleurs, d'autres auront préféré le lama).

     

    Le même constat sur la réfection de la place de l'Hôtel de Ville montrera que les plantations de mini-buis sur pouzzolane certes très japonisantes et esthétiques, subissent elles-aussi les mêmes affres, et pas seulement la nuit, puisque nous y avons aussi surpris de jeunes enfants jouant au jardinier, avec des parents les laissant faire le temps de l'attente du passage d'un bus. Petits cailloux et bébés plantes, à croire que les jardinières en l'occasion, seraient spécialement fait pour.

     

    A l'heure où la CREA prend de plus en plus la main sur la ville, il apparait urgent que le Maire de Rouen, à défaut d'en être le Président, par renoncement ou incapacité du fait d'une minorité politique, lui rappelle certains principes quand nos services municipaux doivent assurer le service après vente et qu'on ne peut pas mettre derrière chaque espace une caméra de vidéosurveillance. Au delà de l'embellissement d'une rue, d'une place..., et la pose de nouveaux mobiliers urbains et d'accompagnements végétalisés, il faut aussi penser gestion, longévité et surtout un entretien facilité.

     

    Tel n'est pas le cas aujourd'hui.

     

  • A Rouen, on sait accueillir les futurs électeurs !

    Sans titre.jpg

    La réception d'accueil des nouveaux habitants est une tradition dans de nombreuses communes. Elle permet de présenter la ville aux nouveaux arrivants, d'établir le contact avec les élus et de se voir remettre des informations.

     


    Conçue comme un moment de rencontre et de découverte, la cérémonie d'accueil donne généralement l'occasion de découvrir les points forts du territoire ainsi que les grands axes de l'action municipale dans ce qu'elle a de plus concret: l'environnement urbain, les équipements municipaux, les services... L'occasion aussi de partager l'histoire de la ville, ses traditions, ses projets, mais aussi sa vie sportive, associative, économique, culturelle...

     

    Le maire reçoit les nouveaux venus à l'hôtel de ville en salle du conseil, puis leur présente la ville et l'action municipale. Dans un deuxième temps, les élus et les habitants engagent le dialogue sur des sujets plus précis. La conclusion se fait autour du verre de l'amitié.

     

    Vendredi dernier, ce sont environ 150 nouveaux Rouennais qui ont été invités à l’hôtel de ville. Une tradition d'accueil certes, mais qui en cette période préélective pose interrogation sur son déroulé.

     

    Sur le jour et l'horaire de l'invitation notamment, quand d'habitude, celle ci a lieu le samedi matin et est suivie d'une visite du centre historique. Là non, l'accueil a lieu le soir, autour d'un cocktail, et surtout en carré VIP, puisqu'à aucun moment, l'opposition municipale n'y aura été conviée au nom du respect de la pluralité et de la représentativité des élus.

     

    A se demander donc si vendredi soir dernier, c'était le Maire de Rouen qui invitait, ou le candidat aux prochaines échéances municipales de mars prochain.

  • Sale temps pour le handicap à Rouen !

    SUPA-2010_Slideshow250.jpgA l'heure où les Rouennais ont montré leur générosité pour les enfants atteints de myopathies au travers du Téléthon, le Conseil Général de Seine Maritime a décidé lui de ne plus financer le transport en taxi des enfants handicapés vers les crèches spécialisées.

     

    L’accueil des tout-petits dans une structure adaptée est important pour que les parents puissent exercer sereinement leur activités professionnelles. Cependant, peu de crèches acceptent les enfants handicapés, ce qui force le plus souvent l’un des parents à quitter son travail pour s’occuper de cet enfant. Un lieu qui doit répondre à trois besoins récurrents : souplesse, proximité et accessibilité financière du mode de garde. Un lieu d’accueil où le personnel s’adapte aux goûts et au handicap de l’enfant pour lui proposer des activités, dans une mixité volontaire qui permet non seulement le développement social harmonieux de tous les enfants en leur apprenant à accepter la différence, mais aussi en brisant l’isolement des parents d’enfants handicapés, notamment en les faisant participer à des animations en compagnie d’autres parents. Et pour ces jeunes enfants atteints de handicap, il est prouvé médicalement qu'une place en crèche au milieu d’autres enfants est d'abord une source d’éveil certaine. Mais comme sur la Seine Maritime tous les établissements ne sont pas adaptés à ce type d'accueil, les familles doivent inscrire leurs enfants dans des structures parfois éloignées de plusieurs dizaines de kilomètres de leur domicile, obligeant parfois certains à utiliser les services d'un taxi.

     

    A Rouen, la crèche Graffiti's et ses 19 salariés sur la rive gauche accueillent 61 enfants et 12 en situation de handicap. A Rouen, ce sont 5 familles qui se trouvent directement touchées par la décision prise par la vice-présidente en charge de l'action sociale au Département... également adjointe au Maire de Rouen et présidente de la MDPH 76

     

    Une décision au couperet qui rappelle étrangement celle prise il y a déjà 3 ans concernant le service d’Hébergement et d’Accompagnement à la Vie Autonome pour Adultes Handicapés (HAVAH) à la résidence Saint Filleul.

     

    Des décisions arbitraires dues au manque d’empathie et de connaissance des difficultés des personnes en situation de handicap qui aspirent à une vie sociale la plus normale possible. A Rouen comme au Département on ne pas fait le choix de baisser ses dépenses de communication et de réceptions mais plutôt de s’attaquer aux plus faibles.

     

    Parce que nous pensons que le temps où les personnes handicapées étaient contraintes de rester chez elles à l’abri des regards et sans espoir d’insertion est révolu, leur accompagnement sera pour nous une priorité que pour notre part nous ne laisserons pas de côté  et que nous comptons bien mettre en oeuvre dès avril prochain si notre projet devait être choisi par les Rouennais.

  • Selon que vous serez puissant ou misérable...

    Constat du 26 11 13 007.jpgPermettre un bon fonctionnement du parking de surface de l'Hôtel de Ville nécessite d’en limiter dès à présent les accès à des véhicules dûment habilités selon les autorisations délivrées par la Direction de la Tranquillité Publique et d’en interdire par voie de conséquence l’accès public. Pour leurs démarches administratives, les administrés seront invités à utiliser les modes de déplacement doux, les transports en commun ou à défaut à se reporter vers le parking public souterrain de l’Hôtel de Ville. Accessible aux seuls véhicules dûment autorisés, le maintien du parking de surface dans le domaine public routier ne se justifie plus.

    (...)

    L’existence d’une poche de stationnement gratuit en centre-ville constituerait par ailleurs une incohérence avec la nouvelle politique du stationnement dans le centre de ROUEN, approuvée par délibération du Conseil Municipal du 6 juillet 2012, dont l’un des objectifs consiste précisément à éliminer les poches de stationnement gratuit en centre-ville et favoriser l’usage des transports en commun.

    (...)


    Enfin, il est important de rappeler que le P.D.E., qui relève de l’exemplarité des services et de leur capacité d’entraînement, s’inscrit dans la démarche d’Agenda 21 « Ma ville, c’est ma planète ».


    Tel était le sens d'une délibération votée le 25 janvier 2013 en conseil municipal.


    Pour autant, l'oeil averti de certains personnels de l'Hôtel de Ville nous signalera la présence d'une petite voiture bleue, Peugeot de son état, garée depuis des mois, mais qui ces dernières semaines aura due être déplacée, gênant la livraison de la papeterie municipale. Hélas, le véhicule n'ayant pas bougé depuis longtemps, et la batterie étant à plat, c'est donc à la force de l'épaule et du poignet que le personnel municipal aura dû intervenir et la pousser sur une place restée libre.

     

    Il s'avère que le véhicule appartiendrait à l'un des membre de la famille d'une des adjointes au Maire, pourtant bien placée pour faire respecter le stationnement. Deux poids, deux mesures, quand Paris Normandie nous apprend que le fruit des PV de stationnement aura été particulièrement élevé cette année. A priori pas pour tout le monde, car à aucun moment le véhicule, ventouse pour le coup, n'aura été verbalisé ni même emmené à la fourrière. Un fait du prince que pour notre part, comme bon nombre du personnel, nous trouvons particulièrement déplacé, quand on écrit au travers d'une délibération, "qu'il est important de rappeler que le PDE relève de l'exemplarité des services", et qu'en tant qu'adjoint, on est sensé montrer l'exemple.

     

    Les services sûrement, certains élus à priori moins.

     

    A l'heure où le politique est un peu trop facilement montré du doigt, ce "petit" type de comportement individuel ne peut que porter préjudice à tous. Nous appelons le Maire de Rouen à y mettre bon ordre, et à l'adjointe en charge, à défaut de payer ce que lui aurait couté un stationnement en bonne et due forme dans un des parkings de la ville, ainsi que des PV et un enlèvement pour le coup virtuels, à déjà appeler une dépanneuse, et à faire un don à cette approche de Noël, à une oeuvre caritative d'au moins du montant dû.

     

    Certes, cela fait une somme, mais pour autant, à cultiver plusieurs mandats, cela ne devrait pas être un trop grand frein ni un trop gros problème.

     

    "Selon que vous serez puissant ou misérable,
    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

     

    La fable de Jean de la Fontaine reste hélas encore à ce jour bien vérifiée.

  • 144 !

    201206114fd53c588756c-0-400923.jpgCent quarante quatre !

     

    Comme le nombre de contraventions dressées par la "brigade propreté" mise en place par l'actuelle municipalité entre octobre 2012 et octobre 2013.... soit 3 contraventions par agent (ils seraient 4 d'après Christine Rambaud interrogée par Paris Normandie hier, quand au 23 janvier 2012 on nous affirmait qu'ils étaient 6, puis 9 au 11 juin 2012 et qu'on nous en annonçait 8 lors d'une délibération de septembre 2011) et par mois, et si on voulait en rire, 0,1 contravention par jour à l'échelle d'un unique agent !

     

    Sauf à imaginer que la ville serait propre, et qu'il n'y aurait rien à constater, c'est à se demander vraiment si l'adjointe en charge vit vraiment à Rouen et sort quelquefois de son bureau, ou arrive à ouvrir les yeux malgré sa surcharge de travail liée à ses 29 mandats et délégations. Alors que l'équipe municipale mettait la propreté et la gestion de l'espace public au coeur de son programme Rouen Motivée en 2008, la faillite est là, et quoi qu'en dise la première adjointe, le nombre de verbalisations affiché au compteur tranche singulièrement avec l'état des rues que tous les Rouennais eux ne peuvent que constater jour après jour.

     

    Alors que cette majorité a complètement abandonné l'une des missions de la ville qui doit être la proximité d'un service public, joue contre l'image positive que l'on se doit de donner à une ville dont on a la charge, et pousse des cris d'orfrais en rejetant la faute sur ses petits camarades de la Crea, il est temps de faire entendre une autre voix :

     


    • Par le nettoyage systématique et rapide des espaces publics en permettant d’éviter l’effet tâche d’huile.


    • En réglementant, identifiant et poursuivant effectivement les auteurs des dégradations en leur réclamant entre autres, les frais de nettoyage.

    En montrant l'exemple et ne pas lorsqu'on est élu et membre d'un parti politique s'affranchir de certaines règles en pratiquant l'affichage sauvage.


    • En sensibiliser la population locale et l’impliquant dans la lutte contre le vandalisme et ces incivilités qui pourrissent la vie de tous et non sanctionnées à ce jour au nom de la liberté individuelle.


    • En développant des espaces de pratique légale de graffitis pour les jeunes voire leur confier des projets artistiques en ce qui concerne les tags.


    • En prenant en compte, dans les projets de réaménagement ou création d’espaces publics, des revêtements du mobilier urbain facile d'entretien.

     

    Quand une fois encore la municipalité socialiste-communiste-EELV se met la tête dans le sable en sacrifiant le respect de l'espace public en ne prenant pas des mesures qu'ils continuent à considérer comme liberticides quand chacun y verrait simplement des règles de bien vivre ensemble, il devient urgent de débattre et de tester aussi chez nous certaines pistes.
     

     

    Telles seront en tout cas les propositions que nous ferons d'ici quelques mois dans le cadre de campagne que nous menons pour les prochaines échéances municipales.

  • De l'hommage que l'on doit aux morts.

    statue+ange+angel+cemetery+cimetiere.jpgLe 1er novembre c'est le jour de la Toussaint, mais on y célèbre aussi par une certaine habitude, le jour des morts et celui du souvenir et du respect qu'on leur doit, même si la "date attitrée" au calendrier catholique pour cet hommage ne se situe elle que le lendemain.

     

    Comme tous les ans, l'Association Rouennaise pour l'Adieu aux Morts Isolés (ARAMI) et la Ville de Rouen ont fleuri les tombes au cimetière de l'Ouest, au carré des indigents, et se sont recueillies en souvenir de toutes les personnes mortes seules, chez elles ou à l'hôpital, dans un foyer ou dans la rue, au cours de cette année 2013.

     

    Une initiative commencée sous le mandat de Pierre Albertini et continuée par Valérie Fourneyron et aujourd'hui Yvon Robert qui chaque année y ont fait le déplacement. Le soucis d'une attention, au travers du Maire, portée aux disparus, dans un recueillement qu'il est bon de saluer, surtout quand il est loin de toute notion de comm ou de récupération.

     

    Dommage que certains ce vendredi ne l'aient pas compris et y affichent une certaine indécence en s'y faisant prendre en photo. Savoir ne pas tweeter ou communiquer pour dire qu'on était là aussi c'est d'abord ça le respect que l'on doit aux morts et donc le sens de cette cérémonie.  Pire, c'est que se disant qu'on ne le sait peut-être pas assez, on recommence avant de lancer une heure plus tard un autre tweet en provenance d'une foire à tout et ainsi montrer que l'on est bien en campagne. Alors peut-être serait-il bon de leur dire que ceux qui gisent ici ne votent pas. C'est ce que nous tenterons de faire.

     

    Les vivants eux jugeront peut-être...

     

    Nicolas ZUILI

     

  • Léonarda, Lampedusa...mais à quoi joue le Parti Socialiste ?

    2908823-le-bilan-de-sarkozy-la-politique-d-integration-enterree.jpgLampédusa, Léonarda, deux noms qui ont fait l'actualité de ces dernières semaines.

     

    Le premier d'abord, pour lequel on ne peut que s'émouvoir, puisque derrière des migrants qui voient l'Europe comme un Eldorado, il y a des morts, des adultes et des enfants. Une situation intolérable, pour laquelle on a peine à trouver une solution pour empêcher de tels drames, si ce n'est à aider les pays d'où viennent les migrants, à développer leurs économies et leurs sociétés pour freiner la tentation du départ, nos pays ne pouvant accueillir toute la misère du monde.

     

    Le deuxième lui pose question : si effectivement interpeller un sans papier dans le cadre de l'école n'est pas acceptable, tout comme dans un centre d'hébergement ou même l'hôpital, l'expulsion validée par le préfet du Doubs au titre du respect de la loi se transforme en saga politique, qui rappelle le pire des émissions de téléréalité, avec un mélange d'émotion bon marché, de renversements de situation, de confessions devant les caméras, d'indignations publiques, et même de mise en scène dramatique, jusqu'au plus haut sommet de l'Etat. Le rapport demandé à l'Inspection Générale de l'Administration est revenu avec précision sur les raisons qui ont poussé le préfet à refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour de la famille Dibrani alors que dans le même temps deux familles sans-papier y ont eu droit. La préfecture y met en avant le manque d'une «réelle volonté» d'intégration de la famille.

     

    Mais quelle lisibilité pour nos concitoyens, quelle image de l'Etat et surtout quelle message adressé à tous ceux qui voient encore la France comme une terre de promesses quand d'une part on brandit l'application stricte de la loi, et que de l'autre on envisage un retour en séparant les familles, ou quand le premier secrétaire du Parti Socialiste Harlem Désir retrouve les réflexes de quand il était à la tête de SOS Racisme, jouant plus le militantisme que la responsabilité politique ?

     

    Certes, la complexité du droit d’asile français, avec en particulier l’engorgement des instances décisionnaires– en l’occurrence près de 4 ans de recours – créent des situations terribles. Il convient d’urgence de réformer notre dispositif et c'est au législateur de le faire. Pour autant, la position qu’a prise le Président de la République, incompréhensible tant en terme du respect de la loi que du respect de l’unité d’une famille, et la cacophonie qui en découle, apparaissent comme extrêmement dangereuses pour les Français ainsi que pour ceux qui à l’extérieur observent les décisions de notre pays.

     

    En esquivant prudemment un débat de fond sur la politique d'immigration tenu à distance par les socialistes depuis des années, cette décision, à quelques mois des élections municipales, dans un contexte politique tendu dominé par la radicalisation des oppositions de gauche et de droite risque d'amplifier l’absence de confiance des citoyens à l’endroit de nos institutions et de la République, mais surtout une énorme bouffée d'oxygène à certaines extrèmes qui ne manqueront pas de surfer sur la vague du mécontentement.

     

    Et de cette responsabilité le Parti Socialiste ne pourra certainement pas s'en exempter le 30 mars prochain au soir.