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Culture

  • La Matmut ? Elle a choisi !

    P1000417.JPGLa Matmut, dans le prolongement de ses 50 ans affirme son ancrage à Rouen dans une campagne de présentation de son triangle magique, l'assurance, la culture et les sports.

     

    La Compagnie d'assurance Rouennaise qui avoisine les 3 millions de sociétaires affiche sa bonne santé et ses convictions rouennaises dans les panneaux Decaux. Pour elle, sans hésitation ni atermoiement c'est Rouen Métropole !

     

    Au delà d'un signe pour ses sociétaires, c'est d'abord la conviction d'une entreprise de premier plan de promouvoir Rouen, son berceau et c'est surtout une leçon pour les institutionnels et les décideurs, président de la Créa et socialistes locaux en tête : il faut aller de l'avant et clairement afficher la donne.

     

    La Matmut donne le signe et le tempo, nous nous en réjouissons pour Rouen.

  • Quand l'express fait son palmarès des maires.

    ger_370612.jpgPour la première fois, aidé par un jury d'experts, L'Express a classé les maires des 34 plus grandes villes de France, selon leurs résultats en matière d'économie, de solidarité, d'urbanisme... Vainqueur toutes catégories, très largement, Alain Juppé, le maire de Bordeaux, l'emportant dans quatre des neuf domaines clés où l'action des édiles était jugée: l'urbanisme, la fiscalité, les transports urbains et le rayonnement

     

    Derrière lui, Gérard Collomb et Martine Aubry complètent le podium et devancent six autres élus PS. Le maire de Lyon ne s'impose dans aucun classement thématique, mais termine six fois parmi les cinq premiers, tandis que son homologue lilloise gagne la culture et le développement économique (à égalité avec le Grenoblois Michel Destot).

     

    A Rouen, le maire sortant se classe bon avant dernier, soit 33ème au classement général, 13ème au classement culturel, 24ème au titre de la solidarité, mais dernier ex-aequo en matière de développement durable, de développement économique, de fiscalité,de rayonnement (c'est à dire en capacité à défendre ses dossiers à Paris), de sécurité, de transports et d'urbanisme.

     

    L'enquète complête et le classement fait par l'express sont à consulter ici

  • Agenda de campagne...chez les socialistes. Deuxième !

    Th_atre_des_arts_Rouen.jpgDéplacement aujourd'hui du candidat socialiste aux prochaines élections municipales à Rouen et de son 11ème colistier, accessoirement (enfin surtout) Président de Région, à Paris cette fois-ci.

     

    Pendant que la deuxième colistière est à Sotchi en Russie, les deux candidats seront au British Council pour une conférence de presse de présentation de Léo Hussain, le nouveau chef d'orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie, en présence de Frédéric Roels, directeur artistique et général de l’Opéra.

     

    Qui dit conférence de presse, dit journalistes, et notamment rouennais, et à l'heure où le mélange des genres lié au cumul des mandats fait partie intégrante de la génétique socialiste rouennaise, on ne manquera pas de s'interroger sur ce voyage organisé en pleine campagne électorale, et surtout sur le lieu de la conférence de presse, quand il aurait été peut-être plus judicieux de présenter le futur maestro à son nouveau lieu d'exercice. Le Théâtre des Arts n'a certainement pas la classe du British Council, mais il a le mérite d'être à Rouen !

     

    Alors faut-il y voir un éloignement pour mieux éviter de parler d'un budget de 12M€ qui apparait insuffisant aujourd'hui pour une "maison" de création lyrique. Combien manque-t-il et qui sera disposé entre la ville de Rouen, la CREA, le Département, la Région Haute-Normandie et l'Etat à financer un déficit en accroissement chronique ?

     

    Une augmentation linéaire de 3% par an portera le budget en 2020 à plus de 14M€.  Alors pourquoi se cramponner à une seule programmation lyrique de l"'Opéra de Haute-Normandie" et ne pas choisir une programmation plus diversifiée du "Théâtre des Arts" tant réclamée par les spectateurs? Peut-être parce que pas suffisamment élitiste pour les édiles socialistes...

  • Une motion pour soutenir le Pôle Image à Rouen.

    431pm.jpgLe 8 octobre dernier, nous apprenions la démission du Président du Pôle régional de l’image Philippe Hedouin, structure de promotion des arts de l’image localisée boulevard de l’Europe et disposant d’une galerie d’exposition photographique bien connue des Rouennais, rue de la Chaîne.

     

    La raison de ce départ était une « reprise en main autoritaire » de cette structure par le président de la Région. Dans sa lettre de démission l'ex président du Pôle Régional de l'Image indiquait : «  J'ai appelé la Région, aussi souvent que possible, à exprimer au sein de ce conseil sa vision politique à ce sujet et donc à montrer sa détermination mais aussi ses préférences d'orientation en la matière. Force est de constater que je n'ai pas obtenu satisfaction. ».

     

    Un déficit budgétaire de l’ordre de 28 000 euros était relevé par les financeurs (Etat et collectivités locales, plus le CNC pour la production). Le licenciement de deux personnes, chargées des archives et de la sensibilisation auprès des jeunes publics est d'ailleurs annoncé dans Liberté Dimanche en date du 24 novembre, ainsi que la fermeture programmée de la galerie de la rue de la Chaîne.

     

    Alors que depuis quelques jours nous célébrons Charles Fréger et la photographie, véritable figure de proue des arts visuels, et qu'on ne peut que constater l'engouement des Rouennais sur cette exposition, la reddition pure et simple de l'actuelle municipalité sur le sujet d'une vraisemblable fermeture rappelle amèrement des fermetures plus anciennes comme celle de l'ancien centre d'Art Contemporain place du Général de Gaulle, ou du muséum d'Histoire Naturelle, ou du déménagement programmé de l'Ecole des Beaux Arts.

     

    Parce que nous pensons sincèrement que Rouen a tout à gagner à valoriser les Arts Visuels sur son territoire, comme on a su le faire pour la musique, le chant ou la peinture, nous ne nous résignons pas à voir disparaître un outil de proximité au développement de cette discipline.

     

    C'est pour tout cela que nous défendrons vendredi soir prochain une motion pour éviter la fermeture du Pôle Image et qu'enfin soit engagée une vraie politique sur les Arts Visuels à Rouen.

     

    30 novembre : Cette motion aura été rejetée au Conseil Municipal de vendredi, n'ayant été votée que par nous mêmes, le groupe UMP Réussir ensemble et nos collègues communistes. EELV s'est abstenu (nous n'avons d'ailleurs eu aucune explication sur le pourquoi). Le PS a lui voté contre, détenant la majorité à lui seul. Difficile en effet de renier en assemblée son abandon sur le sujet.

  • Et si l'on faisait connaître un peu plus nos artistes rouennais ?

    tumblr_inline_mqdq15pbiA1qz4rgp.jpgBeau vernissage ce soir de l'exposition Charles Freger au Pôle Image rue de la Chaine, mais surtout à l'Abbatiale Saint Ouen où l'on présente wilder Mann ou la figure du sauvage qu'on ne saurait trop vous encourager à aller admirer.

     

    Si Charles Fréger est né en 1975 à Bourges, on retient de lui qu'il est aussi issu de l'École des Beaux-Arts de Rouen, dont il fut diplômé en 2000. Fondateur du réseau Piece of Cake et de la maison d’édition POC, qui réunissent des artistes européens et américains, Charles Fréger est connu pour ses séries de portraits : des soldats en uniformes, des majorettes du Pas-de-Calais, des balayeurs parisiens, des patineuses finlandaises, des Bretonnes avec leurs coiffes, des ouvriers des usines Arcelor, des jeunes athlètes de sumo.... Des portraits, réalisés dans des conditions similaires, mettant ainsi en évidence les personnalités de ses sujets ainsi que leurs uniformes, leurs fonctions, leurs activités. L’originalité de ses photographies tient en partie à l’étendue de ses recherches, ne confondant pas son travail avec celui d’un ethnologue mais en choisissant d'abord ce qu’il photographie.

    Ses derniers portraits Wilder Mann ou la figure du sauvage nous font découvrir les formes primitives des religions, les rituels païens actualisés, les transformations de l’homme en bête sauvage. On y trouve là le résultat d'une vaste enquête sur les carnavals, les fêtes d’hiver, les rituels de fertilisation, les fêtes de Saint-Nicolas du Nouvel An. L'exposition au sein de l'Abbatiale Saint Ouen se trouve mise en valeur comme dans un écrin, et on se plait à imaginer des expositions similaires pour d'autres artistes locaux, connus ou pas, afin de valoriser et mettre sous le feu des projecteurs leur travail et montrer le "made in Rouen".

     

    Si l'on ne peut que saluer l'opération d'ouverture des ateliers d'artistes montée par la CREA, nous nous devons aussi d'imaginer la possibilité d'expositions régulières ou même d'un festival d'Art Contemporain qui n'irait pas chercher des artistes à l'autre bout de la planète, disséminés ci et là sur la ville, et qui ne verrait pas finir au pilon des oeuvres parfois payées très cher, quand sur notre territoire nous avons la chance d'avoir une réelle source de créativité de par la présence de l'ESADHAR. Plusieurs lieux existent, privés certes au travers de galeries, mais aussi publics, et ce soir, l'Abbatiale Saint Ouen s'y est clairement distinguée : alors tant qu'à Imaginer Rouen, ou être impressionné, pourquoi ne pas mettre en place un espace de découverte et un outil de promotion public pour les artistes locaux afin de présenter leur travail au plus grand nombre, dans un espace de liberté et de convivialité avec un certain nombre d'objectifs ?

     

    •    Permettre aux Rouennais d’accéder à la connaissance de l’art contemporain en important sur place les œuvres d’artistes locaux et de ceux venus d’ailleurs, en invitant par exemple, chaque année, des artistes d'un pays différent à cotoyer nos talents locaux

     

    •    Mettre sous le feu des projecteurs la production artistique de notre territoire dans le but de faire connaître et de promouvoir auprès des touristes venant à Rouen le travail des artistes locaux.

     

    •    Conférer aux artistes invités, interlocuteurs privilégiés de la promotion de Rouen, un rôle de médiateur et d’ambassadeur de notre région et, par là-même, du travail de leurs homologues.

     

    Recevoir les artistes sur place, en leur réservant un accueil de qualité, afin de favoriser les échanges, d’instaurer une certaine convivialité, tout cela est évidemment à notre portée et pourrait générer de réelles retombées économiques en constituant un outil de promotion et de commercialisation de leurs créations tout en portant l'image de la ville.

     

    Alors si ensemble, on s'en donnait vraiment les moyens et que nous faisions preuve d'un peu plus d'imagination ?

  • Le tourisme : une vraie force pour Rouen.

    54529851_p.jpgCombien de décennies faudra-t-il pour que « La CREA » soit connue à Séoul, à Tokyo, à Buenos Aires, à New-York... mais aussi sur le territoire français ?… alors que le nom de Rouen est un nom qui a une notoriété, ne serait-ce qu’en raison de celle de Jeanne d’Arc….

     

    Personne ou presque ne sait donc où placer la CREA sur une carte, et encore moins ce que ces quelques lettres veulent dire. Preuve en est la visite au moment de l'Armada d'un ami italien qui contemplant le son et lumière sur la cathédrale se trouve obligé de demander : "mais dis moi, la CREA c'est quoi ?"
     

    A l'heure où l'agglomération, au travers de l'Office de Tourisme, mais aussi par des investissements conséquents, comme pour le futur Historial Jeanne d'Arc, le Panorama XXL ou les projections sur la cathédrale pose le principe d'un tourisme comme choix stratégique, il convient alors de faire des choix, et le choix d'une lisibilité en terme d'appellation est un préalable non négociable. On vient voir la cathédrale de Rouen, on ignore où est celle de la CREA;

     

    Oui Rouen est riche d'un patrimoine conséquent et chargé d'histoire. Et la rénovation de l'église Saint Maclou que nous avons célébrée il y quelques semaines n'en n'est qu'une des facettes. La France est la première destination touristique du monde avec 83 millions de touristes étrangers.

     

    83 millions de touristes !

     

    Le solde de la balance touristique progresse nettement à près de 13 milliards en 2012, alors qu’il était de 7,5 milliards en 2011. Il y a 60 millions de touristes qui passent à Paris. Il suffirait donc de leur faire faire un détour et de les intéresser à notre territoire qui outre sa richesse sait être créatif et imaginatif comme il l'a prouvé dernièrement en obtenant le 1er prix, toutes catégories confondues, de la meilleure application numérique mondiale, attribué au Département de Seine-Maritime pour Jumièges 3D par le World Summit Award (WSA), à l’occasion du Congrès Mondial de la Société de l’Information organisé par l’ONU à Colombo, au Sri Lanka.

     

    Patrimoine+imagination+innovation sont les prémices d'une équation à portée de notre main.

     

    Si seulement 2 % de ces touristes faisaient un détour par Rouen, on imagine le potentiel que cela représenterait et surtout le nombre d’emplois que cela induirait. Sur l'Historial Jeanne d'Arc par exemple, ce sont au total environ 80 emplois sur un an et demi, dont entre 5 et 10% d’entre eux en insertion professionnelle. Et rien que sur la conception. On imagine sans peine les dérivés en terme de restauration, de nuitées ou de produits dérivés quand on attend 150.000 visiteurs rien que sur le lieu. En même temps, on rappellera la définition large de ce qu'est un touriste : « Toute personne qui est en dehors de son lieu de résidence, qu’elle soit venue pour des raisons d’affaires, pour des congrès, pour visiter ou qu’elle soit en vacances ».

     

    Si on espère tous une amélioration de la notoriété de la ville comme élément favorable au développement d’une stratégie touristique, cela suppose aussi un investissement concret en la matière, un investissement qui passe aussi par de très nombreux contacts avec les tour opérateurs et une vraie politique marketing. Un exemple, avec une fréquentation de près de 5 000 personnes, le Congrès des notaires de France fait partie des grands congrès de France (3 500 congressistes dont 2 000 notaires et 1 000 accompagnants - 80 journalistes). Ces officiers ministériels ne peuvent tenir de congrès qu’en France. Dès lors, ils tournent sans arrêt, parce qu’il n’y a que sept ou huit villes qui sont susceptibles d’accueillir un congrès de cette importance. Et pourquoi pas chez nous, en alliant les forces de notre agglomération qui outre la richesse patrimoniale de la ville centre, conjugue la présence d'un parc des expositions reconnu, un zénith capable d'accueillir de grandes manifestations en l'absence d'un Palais des Congrès digne de ce nom en plein centre ville ? Tout est après une question de moyens, mais surtout de volonté.


    Le tourisme est une chance pour Rouen et notre agglomération. Alors ensemble, donnons nous vraiment les moyens.

  • Chaise musicale.

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    Nous nous en étions déjà fait l'écho, et avions interpellé plus d'une fois la municipalité à ce sujet. Sans en faire aucun chou gras, comme le laisserait supposer Paris Normandie dans son édition d'hier, nous nous étions simplement interrogés sur une méthode et non pas sur le fond d'un litige opposant l'ancien directeur du Hangar 23 à son employeur, en l'occurrence la Mairie de Rouen.

     

    Des faits précis ont été reprochés à Ahmed Merghoub, il ne nous appartient pas ici de juger d'une affaire tranchée par le la deuxième chambre de la Cour Administrative d’Appel de Douai qui a rendu son jugement le 3 juillet 2012 : La Ville a perdu en appel, la décision du Tribunal Administratif de Rouen du 15-03-11 est confirmée(à savoir l’annulation du licenciement) Le licenciement d’Ahmed Merghoub est annulé, et la ville de Rouen a été condamnée à lui verser des indemnités au titre de l’article L.761-1 du Code de Justice Administrative.
     

    Pour autant, le harcèlement dont semblait faire part la Ville dans le suivi de cette affaire nous est apparu trouble et dangereux, et cela ne pouvait continuer plus avant, sauf à laisser planer l'odeur d'un règlement de comptes.

     

    Pression oblige, ou la nécessité de calmer les nombreux soutiens d'Ahmed Merghoub qui sont aussi des électeurs, Paris Normandie nous apprend donc dans son édition d'hier, que l'ancien directeur placardisé au Centre Pélissier depuis plus d'un an à travailler sur une vague mission de coopération décentralisée avec la ville portuaire de Bejaia... en Algérie, glisserait donc de la rive gauche à la rive droite... comme conseiller artistique à l'Opéra de Rouen..

     

    Une mission d'ailleurs pas très claire, puisque le directeur de l'Opéra lui même nous dit : "Nous n’avons pas concrétisé vraiment, ... mais, je compte lui confier une mission de conseiller artistique, portant en particulier sur certains aspects de la programmation danse et sur une partie de la programmation de l’auditorium Corneille ». On sent dans cette histoire Frédéric Roels un peu pris de court. Un peu comme si on lui refilait via la Région une patate chaude qu'on ne sait plus gérer, et pour laquelle on ne voudrait pas essuyer les plâtres lors d'élections pas si lointaines.

     

    Au delà d'un "coup", la ville qui continuera malgré tout à payer le salaire de son ancien directeur, rentre dans le rang et s'honore à lui trouver enfin une fonction dans ses cordes. Pour autant il aura fallu du temps, et on s'interroge à savoir comment elle compte expliquer cela aux salariés du Hangar derrière lesquels elle s'était réfugiée jusqu'ici pour justifier cette mise à l'écart et sa non réponse à nos interrogations. Pourtant tout aurait été tellement plus simple si on avait su accompagner le départ de l'ancien directeur vers d'autres cieux sans vouloir s'acharner...

     

    Oui les élections ont leurs raisons, mais pas sûr qu'ils s'en contentent.