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Education

  • Sale temps pour le handicap à Rouen !

    SUPA-2010_Slideshow250.jpgA l'heure où les Rouennais ont montré leur générosité pour les enfants atteints de myopathies au travers du Téléthon, le Conseil Général de Seine Maritime a décidé lui de ne plus financer le transport en taxi des enfants handicapés vers les crèches spécialisées.

     

    L’accueil des tout-petits dans une structure adaptée est important pour que les parents puissent exercer sereinement leur activités professionnelles. Cependant, peu de crèches acceptent les enfants handicapés, ce qui force le plus souvent l’un des parents à quitter son travail pour s’occuper de cet enfant. Un lieu qui doit répondre à trois besoins récurrents : souplesse, proximité et accessibilité financière du mode de garde. Un lieu d’accueil où le personnel s’adapte aux goûts et au handicap de l’enfant pour lui proposer des activités, dans une mixité volontaire qui permet non seulement le développement social harmonieux de tous les enfants en leur apprenant à accepter la différence, mais aussi en brisant l’isolement des parents d’enfants handicapés, notamment en les faisant participer à des animations en compagnie d’autres parents. Et pour ces jeunes enfants atteints de handicap, il est prouvé médicalement qu'une place en crèche au milieu d’autres enfants est d'abord une source d’éveil certaine. Mais comme sur la Seine Maritime tous les établissements ne sont pas adaptés à ce type d'accueil, les familles doivent inscrire leurs enfants dans des structures parfois éloignées de plusieurs dizaines de kilomètres de leur domicile, obligeant parfois certains à utiliser les services d'un taxi.

     

    A Rouen, la crèche Graffiti's et ses 19 salariés sur la rive gauche accueillent 61 enfants et 12 en situation de handicap. A Rouen, ce sont 5 familles qui se trouvent directement touchées par la décision prise par la vice-présidente en charge de l'action sociale au Département... également adjointe au Maire de Rouen et présidente de la MDPH 76

     

    Une décision au couperet qui rappelle étrangement celle prise il y a déjà 3 ans concernant le service d’Hébergement et d’Accompagnement à la Vie Autonome pour Adultes Handicapés (HAVAH) à la résidence Saint Filleul.

     

    Des décisions arbitraires dues au manque d’empathie et de connaissance des difficultés des personnes en situation de handicap qui aspirent à une vie sociale la plus normale possible. A Rouen comme au Département on ne pas fait le choix de baisser ses dépenses de communication et de réceptions mais plutôt de s’attaquer aux plus faibles.

     

    Parce que nous pensons que le temps où les personnes handicapées étaient contraintes de rester chez elles à l’abri des regards et sans espoir d’insertion est révolu, leur accompagnement sera pour nous une priorité que pour notre part nous ne laisserons pas de côté  et que nous comptons bien mettre en oeuvre dès avril prochain si notre projet devait être choisi par les Rouennais.

  • Rythmes de l'enfant : De l'horloge biologique aux rythmes scolaires.

    capture-d_ecc81cran-2013-11-22-acc80-07-17-07.pngA en croire Vincent Peillon, la refonte de la semaine des écoliers se déroulerait « sans difficulté » dans 93,5% des communes qui ont choisi de l’appliquer dès cette année. Et pourtant, les médias ne relaient que la grogne des enseignants, l’inquiétude des parents et la jubilation de la droite qui aurait trouvé sa matière à tracts pour les municipales. C'est du moins le message officiel du Ministère de la rue de Grenelle

     

    Il y aurait donc des municipalités de gauche, qui avancent à reculons, celles de droite, qui freinent en conspuant, et Rouen où tout serait formidable à en croire l'actuelle équipe municipale.

     

    Que l'on l'on soit pour ou contre, ces changements ont nécessairement un impact sur l'horloge biologique de nos enfants. Alors doit-on choisir le samedi comme journée supplémentaire, comme le recommandent les enseignants dans l'intérêt du rythme des enfants, ou pérenniser le mercredi, comme l'encouragent les parents d'élèves et électeurs à trois mois des élections municipales ? Pourquoi ne pas avoir mené la réforme jusqu'à son terme en raccourcissant les longues vacances d'été ? Comment convaincre les mêmes enseignants de participer aux temps d'encadrement périscolaire ? Comment recruter du personnel qualifié, comment financer durablement cette réforme... ?

     

    Les rythmes physiologiques de l’enfant comme de l’adulte sont soumis à une horloge interne sensible aux variations écologiques et sociologiques de l’environnement.Toute désynchronisation de cette horloge peut avoir une incidence néfaste sur la santé.

     

    A cette question des rythmes biologiques se rattache une question d’actualité et d’importance, celle de l’aménagement du temps scolaire. A la lumière des études effectuées en psychophysiologie, que peut-on dire de l’influence des différentes formes d’aménagement des emplois du temps sur les performances des enfants ?

     

    C’est pour tenter de répondre à ces questions, que dans le cadre de la campagne municipale menée par Rouen c'est Vous, nous vous invitons à venir rencontrer le Professeur Yvan Touitou, chronobiologiste à la Faculté de médecine de la Pitié Salpétrière, ancien Président de l'Académie Nationale de Pharmacie et membre de l'Académie Nationale de Médecine, le jeudi 5 décembre prochain, à 18H30 à la Halle aux Toiles.

     

    L'occasion de poser ensemble le débat et la réflexion au niveau médical de l'impact sur nos enfants de la réforme des rythmes scolaires.

     

    Nous vous y attendons nombreux.

  • Rythmes scolaires : la grève... encore.

    arton1086.pngLes rythmes scolaires à Rouen ? Tout va très bien, du moins pour l'équipe municipale, qui continue à affirmer haut et fort, qu'au nom du bien être de l'enfant, tout a été mis en oeuvre, et que le Ministre de l'Education peut être fier de la ville de la Ministre des Sports et de la Jeunesse.

     

    Pourtant, à l'horizon, une nouvelle grève est prévue demain jeudi 14 novembre prochain, la deuxième depuis cette rentrée 2013, où nous avons voulu briller pour être les premiers de la classe. Une manifestation est d'ailleurs prévue pour l’occasion et partira à 10h de l’hôtel de ville de Rouen pour se diriger vers le rectorat.

     

    Au final, les nouveaux rythmes scolaires à Rouen, ce sont les personnels qui en parlent le mieux en demandant une remise à plat complète de la réforme et sa réécriture :

     

    "rythmes mal adaptés, fatigue des élèves, dégradation des conditions de travail, manque de moyens..."

     

    Nous l'avons dit et nous le répétons, nous ne sommes pas contre la réforme. Si nous n'avons pu faire accepter l'idée de prendre le temps de la réflexion et de la concertation en attendant la rentrée de 2014, nous demandons à ce qu'enfin la municipalité mette tout en oeuvre pour régler la crise, qu'un calendrier de réunions de travail hebdomadaires avec les partenaires sociaux se mette en place afin de régler de façon définitive les atermoiements d'une décision précipitée en raison du statut précaire des agents, du manque de préparation mais surtout du fait que les enfants n'ont pas à être les variables d'ajustement d'un soutien inconditionnel de la ville à la politique du Ministre de l'Education Vincent Peillon.

  • La semaine du goût.

    bandeau_semaine_gout_2013_272844.95.jpgLa 24e édition de la Semaine du goût se déroule du 14 au 20 octobre 2013 sous le haut patronage du Ministère de l'Education Nationale. De la maternelle au lycée, plusieurs milliers d'élèves y participent. Un événement qui a pour objectifs :

     

    -d'éduquer au goût les consommateurs, notamment les enfants

     

    -d'éduquer à la diversité et au plaisir des goûts et des saveurs

     

    -d'informer de manière pédagogique sur les produits, leur origine, leur mode de production et leurs spécificités

     

    -d'informer sur les métiers de bouche

     

    -de transmettre des savoir-faire

     

    -d'encourager les comportements et consommations alimentaires s'inscrivant dans un mode de vie équilibré et durable

     

    A Rouen, l'occasion de cette semaine du goût, c'est aussi pour nous celle de revenir sur le choix fait en 2009 de reprendre la gestion en régie directe des cantines. Si nous devons avouer que nous avons d'abord été plutôt interrogatifs sur ce choix initié par le groupe EELV et repris à son compte par le Maire de Rouen, le contentement enregistré auprès des enfants mangeant à la cantine et par la même par les parents nous montre que ce choix fut le bon, et nous l'assumons pleinement.

     

    Certes, cela a un coût non négligeable pour nos finances, ne serait-ce qu'en terme d'emploi, puisque les salariés d'Avenance sont depuis la reprise en gestion directe, repris par la Ville au titre de ses agents. Une des explications à nos dépenses de personnel plus élevées que dans d'autres villes de taille comparable (761 € par habitant contre 643 € ailleurs), même si l'essentiel n'est pas là.

     

    L'occasion de réaffirmer que la santé et le bien être de nos enfants ont un coût que nous assumons pleinement car ils sont au coeur de nos préoccupations. A l'heure où cette reprise en gestion s'avère être un succès, et remplit pleinement ses missions, notamment en terme de santé, et que d'autres dans l'agglomération songent à faire appel à cette expérience en s'approvisionnant auprès de notre cuisine centrale, nous entendons poursuivre dans cette voie si nous devions être demain à gérer les affaires municipales.

     

    Vouloir revenir en arrière pour cause de réduction des dépenses de la ville serait une ineptie et contre productif.

  • Emplois francs.

    emploi-franc.jpgDernière arme du gouvernement pour lutter contre le chômage, les emplois francs seront aussi expérimentés dans l'agglomération de Rouen et on ne peut que s'en féliciter.

     

    Ce CDI à temps plein s'adresse aux jeunes de moins de 30 ans qui vivent dans un quartier réputé difficile, les zones urbaines sensibles (ZUS), depuis au moins six mois. Le bénéficiaire d'un emploi franc doit en outre faire état d'une durée de douze mois minimum de recherche d'emploi sur les dix-huit derniers mois. Aucune condition de diplôme n'est exigée. En contrepartie, l'entreprise qui signe ce contrat bénéficie d'une aide de l'État de 5000 euros versée en deux fois. Pour autant, les emplois francs dans les ZUS ne s’assortissent d’aucune formation et deviennent ainsi un dispositif supplémentaire dans le maquis des contrats aidés, et ça, on ne peut que le regretter.

     

    Alors, de façon plus pragmatique, ne serait-il pas plus simple d’avoir un seul contrat aidé disponible pour tous les jeunes jusqu’à 26 ans quelque soit son statut ou sa zone géographique et assorti d’une validation des compétences ? Face à des dispositifs qui changent à chaque fois que l'on change de gouvernement, les entreprises comme les jeunes en attente d'un emploi s'y perdent, quand les accompagnateurs que sont les agents de Pôle Emploi y dépensent beaucoup d'énergie.

     

    Alors si on arrêtait de supprimer des dispositifs pour en remettre d’autres qui ne portent pas le même nom mais qui ont la même finalité ?


    La politique des sparadraps ne peut continuer dans une France où nous devons donner de vrais emplois et surtout de vrais formations à nos jeunes. C’est un combat qui devrait être prioritaire et dépasser les querelles partisanes non ?

  • Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité.

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    Il y a tout juste un an, Vincent Peillon avait créé la surprise en lançant l'idée d'un enseignement de "morale laïque" de la maternelle au lycée – rebaptisé depuis, plus modestement, "enseignement moral et civique" puis finalement reporté à 2015.


    Deuxième acte ce lundi 9 septembre avec l'affichage d'une "charte de la laïcité" que le ministre de l'éducation veut voir placardée dans tous les établissements scolaires. Enfin presque tous puisqu'en vertu de leur "caractère propre", les 8 800 établissements privés sous contrat, qui accueillent 2 millions d'élèves, ne sont  pas plus concernés que par la mise en place des nouveaux rythmes scolaires.

     

    A l'inverse de la lecture de la lettre de Guy Moquet qui pouvait en choquer plus d'un, cette charte  qui fait sa rentrée aujourd'hui ne devrait pas causer beaucoup de remous. En rappelant que notre République est laïque, Vincent Peillon fait le minimum syndical puisqu'il ne place le sujet que sur le plan du religieux quand nos écoles ont aussi besoin de règles de bonne conduite et de mieux vivre ensemble.

     

    Une note donc "en progrès mais peut mieux faire" au Ministre de l'Education en lui rappelant qu'il ne suffit pas d'afficher les grands principes de la laïcité aux murs d'école pour la faire vivre, mais qu'il faut aussi armer les acteurs pour arriver à les faire partager une Laïcité qui rassemble et non pas qui exclut.

  • Ah Martine si tu savais !

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    Alors que les responsables socialistes sont vent debout contre toute remise en cause du temps de travail et considèrent que les 35 heures sont à l'économie française ce que les tables remises à Moïse sont à la Bible, la réalité du terrain laisse parfois songeur.

     

    Dernier exemple en date avec le mécontentement des personnels auprès des écoles de la ville, et qui nous a été relaté hier lors de nos visites dans les établissements le jour de la rentrée scolaire. Florilège :

     

    -Modification des rythmes scolaires oblige, c'est dorénavant 40H de travail quand avant celui-ci n'était que de 38H75. Cette une heure et quart supplémentaire n'est pas rémunérée en heure supplémentaire mais sera récupérée pendant les vacances scolaires.

     

    -Il est dorénavant obligatoire  de travailler le mercredi jusqu'à 15H alors que les trois derniers quarts d'heure correspondent à  la pause déjeuner.

    -Le Personnel  non titulaire a un horaire diminué en comparaison à l'année dernière selon les titulaires alors qu'il y a une surcharge de travail avec 1 journée de cantine et plus de ménage.

     

    Bref dans cette histoire, on a encore l'étrange impression qu'avec la Gauche aux commandes c'est une fois encore, faîtes ce que je dis mais surtout pas ce que je fais !