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Finances

  • Pont Mathilde, les Seinomarins ne paieront pas, mais les Rouennnais ?

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    Le nouveau président du Conseil Général vient de l'annoncer haut et fort, le coût de reconstruction du pont Mathilde ne sera pas supporté par le contribuable seinomarin.

     

    Un exercice de dialectique qui laisse perplexe, car au vu de la bataille d'experts qui s'est engagée depuis plusieurs mois, rien ne dit que si les Seinomarins ne paieront pas, les Rouennais eux seront épargnés, au delà du lourd tribu déjà payé par les commerçants de la ville

     

    En effet, et nous nous en étions fait l'écho dès le mois de novembre 2012, ayant été les seuls à porter une interrogation sur la place publique, et à laquelle, la municipalité de gauche n'a jamais daigné répondre : quel pourrait en être le coût pour les Rouennais, si la responsabilité de la ville de Rouen ayant donné l'autorisation aux forains de stationner sous le pont, en totale illégalité avec le code de la route était reconnue, une installation par ailleurs légitimée par installation de l'eau et de l'électricité, et donc bien validée par l'actuelle équipe municipale ? La presse elle-même reprendra nos interrogations, mais là aussi, omerta en guise de réponse.

     

    Sommes nous assurés pour cela, et en l'admettant, notre compagnie d'assurance paierait-elle alors que la loi n'aurait pas été respectée, sous prétexte de ne pas froisser des forains que l'on souhaitait ménager sur l'affaire des quais bas rive gauche ?

     

    Des questions auxquelles il devient urgent de répondre, et qui ne doivent pas être absentes de la campagne des municipales, en toute transparence par rapport aux Rouennais, à l'heure où les finances de la ville sont tendues et qu'elles ne pourraient faire face à une erreur manifeste, sauf à puiser un peu plus dans la poche de nos concitoyens.

  • Quand l'express fait son palmarès des maires.

    ger_370612.jpgPour la première fois, aidé par un jury d'experts, L'Express a classé les maires des 34 plus grandes villes de France, selon leurs résultats en matière d'économie, de solidarité, d'urbanisme... Vainqueur toutes catégories, très largement, Alain Juppé, le maire de Bordeaux, l'emportant dans quatre des neuf domaines clés où l'action des édiles était jugée: l'urbanisme, la fiscalité, les transports urbains et le rayonnement

     

    Derrière lui, Gérard Collomb et Martine Aubry complètent le podium et devancent six autres élus PS. Le maire de Lyon ne s'impose dans aucun classement thématique, mais termine six fois parmi les cinq premiers, tandis que son homologue lilloise gagne la culture et le développement économique (à égalité avec le Grenoblois Michel Destot).

     

    A Rouen, le maire sortant se classe bon avant dernier, soit 33ème au classement général, 13ème au classement culturel, 24ème au titre de la solidarité, mais dernier ex-aequo en matière de développement durable, de développement économique, de fiscalité,de rayonnement (c'est à dire en capacité à défendre ses dossiers à Paris), de sécurité, de transports et d'urbanisme.

     

    L'enquète complête et le classement fait par l'express sont à consulter ici

  • Budget 2014.

    hp-ad-budget-2014.jpgVote du budget, vendredi 24 janvier au soir au Conseil Municipal. Un moment important de la vie de la cité, puisque s'écrit là la feuille de route d'une année de vie municipale, en terme de financement et de fonctionnement, la possibilité aussi pour les différents groupes d’élus de s’exprimer en fin de mandat sur des sujets d’intérêt municipal en lien avec la politique qui aura été mise en œuvre par la majorité dans le cadre de son action depuis 2008. Un budget d'autant plus important, qu'il est voté par une majorité sortante, et qu'il s'imposera à la prochaine équipe dès avril prochain, en attendant de probables décisions modificatives.

     

    Un budget 2014, que nous n'avons pas voté en désaccord avec les orientations prises qui pénalise encore un peu plus les rouennais dans une période difficile, et qui nie toujours à Rouen la place de locomotive au coeur de l'agglomération.

     

    Si certains des choix municipaux en termes de dépenses se font dans un contexte financier difficile pour les collectivités, force et de constater que, comme nous l’avions signalé régulièrement ces dernières années, le mélange des genres entre les réalisations de la CREA, du Département et de la Région, et les trop peu nombreuses de la Ville sont légion.

     

    Comme on pouvait s'en douter en période d'élections, c’est qu’après l'augmentation des impôts de 8 % en 2010, on ne touchera pas encore aux taux cette année. On rappellera que ce sont tout de même 6 millions d’euros par an, soit près de 30 millions sur le mandat, qui auront été pris dans les poches des Rouennais.

     

    Normal, même si l'on ne s'y habitue toujours pas, les socialistes et leurs alliés ayant toujours eu un problème avec l’impôt, oubliant qu’il s’agisse de prélèvement local ou national,  n’y a pas deux sortes de contribuables : celui qui pait ses impôts à l’Etat est aussi celui là même qui paie ses impôts à la Ville et aux autres collectivités.

     

    Pour ceux qui le souhaitent, notre intervention portée par notre collègue Bruno Devaux est également en ligne.

  • A Rouen rue de la République c'est re-plantations !

    IMG_2136.jpgA l'approche de Noel (et on n'ose dire à l'approche de mars prochain) c'est branle bas de combat à tous les étages de l'Hôtel de Ville, pour donner l'idée qu'à Rouen tout va bien, et que ces six dernières années ont réellement changé la Ville et la perception que l'on doit en avoir.

     

    Dernier lifting en date, les re-plantations rue de la république dans les mini bacs situés sur la droite en montant en fin de semaine dernière. Certains se souviendront peut-être que nous en avions déjà fait un deux articles en mars dernier, pointant du doigt des plantations inadaptées à l'espace public, et surtout au delà d'un manque d'entretien, des incivilités à répétition.

     

    Une intervention qu'il faudra certainement refaire d'ici quelques semaines (et on n'ose dire quelques jours) par un choix insensé d'un mobilier urbain de la part des services de la CREA ou de certains urbanistes, que notre service des espaces verts paie au prix fort au vu du travail fourni à les remettre perpétuellement en état, en temps et en moyens humains. Si les plantations de magnolias de l'autre côté de la rue ne subissent aucun dommage, les mini bambous font eux les frais d'incivilités nocturnes dans une rue passante, à la croisée d'établissements de nuit, ou certains quelques peu imbibés, s'amusent à promener le bambou (certes, ailleurs, d'autres auront préféré le lama).

     

    Le même constat sur la réfection de la place de l'Hôtel de Ville montrera que les plantations de mini-buis sur pouzzolane certes très japonisantes et esthétiques, subissent elles-aussi les mêmes affres, et pas seulement la nuit, puisque nous y avons aussi surpris de jeunes enfants jouant au jardinier, avec des parents les laissant faire le temps de l'attente du passage d'un bus. Petits cailloux et bébés plantes, à croire que les jardinières en l'occasion, seraient spécialement fait pour.

     

    A l'heure où la CREA prend de plus en plus la main sur la ville, il apparait urgent que le Maire de Rouen, à défaut d'en être le Président, par renoncement ou incapacité du fait d'une minorité politique, lui rappelle certains principes quand nos services municipaux doivent assurer le service après vente et qu'on ne peut pas mettre derrière chaque espace une caméra de vidéosurveillance. Au delà de l'embellissement d'une rue, d'une place..., et la pose de nouveaux mobiliers urbains et d'accompagnements végétalisés, il faut aussi penser gestion, longévité et surtout un entretien facilité.

     

    Tel n'est pas le cas aujourd'hui.

     

  • Sale temps pour le handicap à Rouen !

    SUPA-2010_Slideshow250.jpgA l'heure où les Rouennais ont montré leur générosité pour les enfants atteints de myopathies au travers du Téléthon, le Conseil Général de Seine Maritime a décidé lui de ne plus financer le transport en taxi des enfants handicapés vers les crèches spécialisées.

     

    L’accueil des tout-petits dans une structure adaptée est important pour que les parents puissent exercer sereinement leur activités professionnelles. Cependant, peu de crèches acceptent les enfants handicapés, ce qui force le plus souvent l’un des parents à quitter son travail pour s’occuper de cet enfant. Un lieu qui doit répondre à trois besoins récurrents : souplesse, proximité et accessibilité financière du mode de garde. Un lieu d’accueil où le personnel s’adapte aux goûts et au handicap de l’enfant pour lui proposer des activités, dans une mixité volontaire qui permet non seulement le développement social harmonieux de tous les enfants en leur apprenant à accepter la différence, mais aussi en brisant l’isolement des parents d’enfants handicapés, notamment en les faisant participer à des animations en compagnie d’autres parents. Et pour ces jeunes enfants atteints de handicap, il est prouvé médicalement qu'une place en crèche au milieu d’autres enfants est d'abord une source d’éveil certaine. Mais comme sur la Seine Maritime tous les établissements ne sont pas adaptés à ce type d'accueil, les familles doivent inscrire leurs enfants dans des structures parfois éloignées de plusieurs dizaines de kilomètres de leur domicile, obligeant parfois certains à utiliser les services d'un taxi.

     

    A Rouen, la crèche Graffiti's et ses 19 salariés sur la rive gauche accueillent 61 enfants et 12 en situation de handicap. A Rouen, ce sont 5 familles qui se trouvent directement touchées par la décision prise par la vice-présidente en charge de l'action sociale au Département... également adjointe au Maire de Rouen et présidente de la MDPH 76

     

    Une décision au couperet qui rappelle étrangement celle prise il y a déjà 3 ans concernant le service d’Hébergement et d’Accompagnement à la Vie Autonome pour Adultes Handicapés (HAVAH) à la résidence Saint Filleul.

     

    Des décisions arbitraires dues au manque d’empathie et de connaissance des difficultés des personnes en situation de handicap qui aspirent à une vie sociale la plus normale possible. A Rouen comme au Département on ne pas fait le choix de baisser ses dépenses de communication et de réceptions mais plutôt de s’attaquer aux plus faibles.

     

    Parce que nous pensons que le temps où les personnes handicapées étaient contraintes de rester chez elles à l’abri des regards et sans espoir d’insertion est révolu, leur accompagnement sera pour nous une priorité que pour notre part nous ne laisserons pas de côté  et que nous comptons bien mettre en oeuvre dès avril prochain si notre projet devait être choisi par les Rouennais.

  • DOB 2014 : ce qu'il faut en retenir.

    Unknown.jpegA l’occasion du conseil municipal de ce 29 novembre, ont été débattues de ce que l’on appelle les orientations budgétaires, dernière feuille de route de la mandature. Comme chaque année il revêt une importance particulière, car il précède l’adoption du budget de l'équipe municipale.


    Un document pour piloter l'action municipale, mais qui sur le papier va en s'amenuisant, quand en on passe de 27 pages en 2011 à seulement 12 cette année. C'est dire !

     

    Et cette année encore, le crédo de la solidarité gouvernementale ne faiblit pas d'un pouce dans la tempête quand l'Etat versera 1,5 milliards d’euros en moins aux collectivités locales. On se souviendra qu'en 2011, avec le gouvernement précédent, l'actuelle équipe municipale protestait contre l’Etat qui faisait des économies « disproportionnées » et d’autant plus disproportionnées que les collectivités « ne concourent qu’à hauteur de 0,1 % du déficit public et de 10 % à la dette publique globale » et pestait contre « des mesures d’austérité imposées aux collectivités locales » en évoquant un « Budget de Résistance ».
     

    La Ville de Rouen, que la Gauche n'a eu de cesse de qualifier de surendettée par la faute de Pierre Albertini entre 2001 et 2008 voit depuis son arrivée aux commandes l’endettement bondir de presque 30 millions d’euros même si on nous annonce, heureux hasard, une baisse de l'endettement pour cette année de presque 2 millions. Cette année oui, mais pas les années suivantes. Bref la dette à Rouen en 2013 c'est un peu comme les chiffres du chômage au niveau national, on annonce avec fanfare la décrue sans avoir vraiment une idée du sens de la courbe sur le long terme.
     

    C'est Bruno Devaux, pour notre groupe qui aura eu la charge de porter l'estocade, et sans exagérer, on pourra dire qu'il s'en sera tiré là encore avec panache maniant l'humour que pour notre part nous avons toujours  nettement préféré à l'agressivité.
     

    Même si nous ne sommes pas nécessairement d'accord, c'est une question de respect du débat démocratique, quand ailleurs, malheureusement, cela ne se passe pas nécessairement de la même façon.

  • Des chiffres et des dettes. 3

    Troisième et dernier volet de notre série finances. Et là encore petits schémas, tout droit sortis des chiffres du Ministère de l'Economie. Aujourd'hui, les recettes, et plus particulièrement, les impôts que chacun est amené à payer dans le cadre des taxes payées à la commune.

     

    Les recettes qui alimentent le budget d'une commune sont réparties en produits de fonctionnement et en ressources d'investissement. Les produits de fonctionnement (impôts locaux, dotations versées par l'Etat, produits de l'exploitation de cantines, de salles des fêtes, etc.) permettent d'assurer le fonctionnement courant des services communaux. Les ressources d'investissement (emprunts, subventions, etc.) constituent les recettes qui visent, d'une part, à financer les investissements réalisés par la commune et, d'autre part, à rembourser le capital des emprunts qu'elle a contractés.

     

    L'occasion une fois encore de se faire sa propre idée, en se rappelant déjà qu'en 2010 la majorité votait une augmentation de 8% des impôts locaux.

     

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    Au total presque 15 millions de plus en impôts locaux et autres taxes que ne paieront que ceux soumis à l'impôt sur le revenu, soit environ un peu plus de 50% des Rouennais....

     

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    L'occasion de rappeler une fois encore des chiffres sans appel votés par la gauche au pouvoir sur l'ensemble des collectivités -Ville-Agglomération-Département ; des taxes et impôts décidés au sein de leurs assemblées et qui auront augmenté beaucoup plus vite que les loyers, les salaires ou les retraites.