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Livre

  • Ballade des contre-vérités.

    9782847618600-maire,-architecte-bibliotheque_g.gifA Rouen, le Maire et son adjoint à la lecture publique se vantent d'avoir fait entrer la lecture dans les foyers rouennais, par une politique ambitieuse appelée Rn'bi.

    Mais qu'aurait pensé Jacques Villon de voir son nom accolé à une bibliothèque, détentrice du quatrième fond patrimonial français, conservé aujourd'hui dans des conditions de stockage et de consultation déplorables ?

    Alors qu'aujourd'hui les archives du Département investissent le pôle culturel Grammont, c'est donc le clap de fin pour un projet majeur qui aurait pu doter Rouen d'un équipement qui lui fait encore malheureusement aujourd'hui défaut.

    Un projet qui s'il avait vu le jour, aurait pu accueillir l'ensemble du patrimoine détenu à Villon, dans des conditions optimales et au bénéfice du plus grand nombre : une salle de lecture d'une capacité de 600 places assises, un lieu dédié aux expositions, un auditorium pour des conférences .... devaient permettre une exploitation pleine et entière de ce fond exceptionnel.

    Non à celà, le Maire de Rouen et son adjoint à la lecture publique ont voulu, par crainte sans doute de voir partir dans un quartier défavorisé leurs précieux livres réservés à une élite, d'abord détruire. Mais face au tollé, ils durent faire marche arrière toute, et grâce à la bouée de sauvetage lancée par le Conseil Général de Seine Maritime, purent distribuer à la population du quartier, des bandes dessinées et des CD, jugées plus à leur niveau. Ainsi naquit Simone de Beauvoir, censée sous le couvert de la célébration d'une femme de lettres faire oublier  l'archaisme et la suffisance d'élus socialistes rouennais aujourd'hui aux commandes de la Ville sûrs de leur bon droit et de leur supériorité intellectuelle.

    Un sentiment partagé aussi à Gauche, quand on lit ceux qui participent aussi au cercle de réflexion du candidat Hollande.

    Le Département de Seine Maritime ouvre donc son troisième lieu d'archives, et dépensé pour cela plus de vingt millions d'euro. A l'heure des coupes budgétaires faites aujourd'hui au nom de la rigueur par Didier Marie, les seinomarins apprécieront le coût payé pour sauver le soldat Fourneyron de la noyade politique.

    A Villon, le problème de la conservation des collections reste donc entier, et la mise en oeuvre d'une vraie politique de la lecture publique, ouverte à tous, plus que d'actualité. Les manifestations des agents de la Ville en charge des bibliothèques sont d'ailleurs là pour nous le rappeler

    Il parait que le changement c'est pour maintenant.

    Alors chez nous, c'est pour quand ?

  • Le patrimoine rouennais à l'honneur à la FNAC.

    9782813801289.jpgSamedi 2 juillet prochain à 15 H, le patrimoine rouennais sera mis à l'honneur à la Librairie de la Fnac.

    Grâce au regard à 360° de Daniel Caillet, véritable amoureux de Rouen qui a photographié des milliers de curiosités à travers le dédale de la cité, on pourra découvrir la richesse des témoignages laissés sur une façade, au coin d’une rue, dans une cour ou au fond d’un jardin.

    Un ouvrage qui n’est qu’un aperçu des mille trésors à découvrir et n’a pour seule ambition que de montrer quelques facettes attrayantes à la portée de tout un chacun. De consommateur passif de patrimoine, bien installé dans son fauteuil, au rôle d'acteur de façon ludique et très simplement, il suffira de lever ou de baisser les yeux au travers de la Ville. L'occasion de découvrir un « petit patrimoine » cher à Daniel Caillet, expression pour un patrimoine souvent ancien.

    Pourquoi petit ? Tout simplement pour le distinguer de son grand frère souvent plus prestigieux.

    Un distinguo pas si facile. Daniel Caillet, Rouennais d’adoption, n’est ni historien, ni écrivain, ni journaliste, mais un peu de tout cela. C’est surtout un homme de terrain « au passé simple » qui profite de sa retraite pour faire connaître aux Rouennais l’histoire de leur ville.

    Très investi dans la vie locale au travers de Ptit Pat Rouennais, il rédige chaque semaine pour Paris-Normandie la rubrique « Chemin faisant » très appréciée des lecteurs.

  • Les quartiers Ouest s'exposent.

    pasteur_0.jpgLes quartiers Ouest de Rouen s'exposent.

    Fruit du travail du Service Régional de l'Inventaire et du Patrimoine, une exposition réalisée par Jérôme Decoux et Faustine Bunel se tient à la Mairie Annexe Pasteur, 11 Avenue Pasteur à Rouen. Un travail auquel ont ardemment collaboré les conseillers de quartier Pasteur et Coteaux Ouest, dont Françoise Chaignon, Cécile Prévost et Delphine Jacono..., sans oublier le service démocratie locale de la Ville de Rouen

    L'occasion de rappeler que ce quartier de Rouen, à la fois urbain, résidentiel, portuaire et industriel aujourd'hui en pleine mutation a une histoire riche.

    L'arrivée future du Palais des Sports, la reconquête des Docks, le Pont Flaubert, le futur Quartier Luciline..., les Coteaux Ouest et Pasteur offrent là une vue prenante sur le Rouen de demain. Une mutation qui ne doit pas pour autant faire oublier l'histoire d'un quartier qui peut se prévaloir d'un patrimoine riche d'un point de vue architectural, social et humain.

    A découvrir en ligne le fascicule Histoire d'Agglo sur les Quartiers Ouest.

    Le vernissage de l'exposition c'est Vendredi 26 février 2010 à 18H.

     

  • Lettre ouverte à Laurent FABIUS .

    97090.jpgAu moment où le Conseil Général de la Seine-Maritime délibère sur le rachat du bâtiment de la médiathèque de Rouen à la ville, Catherine MORIN-DESAILLY, Sénatrice de la Seine-Maritime,  présidente du groupe Centre, Démocrate et Indépendants au conseil municipal de Rouen, en appelle à Laurent Fabius, Président de la Communauté de l’Agglomération Rouennaise, afin que soit reconsidérée la position de l’ensemble des partenaires sur un projet quasiment réalisé et dont on mesure aujourd’hui le sens et l’ambition.
    Un sauvetage politique du Maire de Rouen par le président du Conseil Général, qui ne masquera jamais le sentiment d’un immense gâchis.

    « Monsieur le Président,

    A l’heure où s’achève le bâtiment de la médiathèque à Grammont, je m’adresse à vous en tant que président de l’agglomération afin que puisse être reconsidéré l’abandon de ce projet d’intérêt général pour le livre et la lecture publique, projet attendu depuis 30 ans à Rouen et dans notre région qui accusent un retard identifié au niveau national dans ce domaine.

    Au lendemain des élections municipales de 2008, vous laissiez entendre dans la presse que la médiathèque de Rouen était un projet élitiste. Fort de ce point de vue, Madame FOURNEYRON annonçait vouloir raser le bâtiment dont la construction atteignait déjà le deuxième étage. Devant l’émoi et l’incompréhension suscités chez nos concitoyens, le président du département, Monsieur MARIE, proposait alors une solution de rechange et le rachat d’une majeure partie du bâtiment. Après avoir étudié les différentes solutions, dont l’accueil de l’école régionale des beaux-arts, c’est l’accueil des archives qui a été retenu.

    Aujourd’hui, alors que ce bâtiment, dont on découvre la très grande qualité architecturale, trouve tout son sens et toute sa place dans le paysage rouennais, je vous invite à examiner le contenu de ce projet de médiathèque destiné au contraire à tous les publics, toutes les générations, toutes les catégories sociales, implanté au cœur de Grammont, quartier du grand projet de ville en voie de désenclavement. Est-il par ailleurs utile de rappeler que ce projet avait reçu l’aval de l’Etat et était inscrit au contrat de plan Etat-région ainsi qu’au contrat d’agglomération. Rien n’étant à ce jour irréversible, deux raisons justifient aujourd’hui, alors qu’il en est encore temps, de reconsidérer cette décision d’abandon du projet.

    En premier lieu, la reconversion du bâtiment à usage de médiathèque en un projet culturel comportant principalement l’accueil d’une partie des archives départementales et, plus secondairement, une bibliothèque de quartier ainsi que la direction des bibliothèques de la ville, ne peut donner satisfaction. Elle ne résout en rien la question de la lecture publique, les bibliothèques de notre ville et de notre agglomération restant dépourvues d’une tête de réseau telle qu’il en existe dans toutes les grandes villes de France. Pas plus que ne se trouve résolue la délicate question du patrimoine, troisième fonds régional en France, aujourd’hui stocké à Villon dans des conditions d’extrême vétusté et inaccessible au public. En ce qui concerne les archives, le déploiement de celles-ci sur un troisième site, d’ores et déjà reconnu insuffisant en termes de linéaire d’archivage, ne procède pas d’une politique cohérente puisqu’il devra faire avec les deux autres sites, compliquant ainsi le fonctionnement de l’ensemble et aggravant son coût.

    En deuxième lieu, le coût final de ce projet pour le moins hybride sera bien supérieur au coût initial de la médiathèque (47 millions d’euros).  D’ores et déjà, le coût d’arrêt du chantier en juillet 2007, les frais d’honoraires supplémentaires de l’architecte ou encore la prise en compte du coût de réalisation d’une salle de consultation des archives tout juste achevée dans l’hôtel de département, qui ne servira donc pas, font dépasser pour le contribuable local l’enveloppe initialement prévue.

    Aujourd’hui, une décision de sagesse s’impose. C’est pourquoi je m’adresse à vous en tant que président de l’agglomération rouennaise afin que vous organisiez dans les meilleurs délais un tour de table de tous les partenaires concernés (ville, agglomération, département, région, Etat) dans le but de bien réévaluer la nécessité d’une telle médiathèque que de nombreux rouennais, par voie pétitionnaire, ont affirmé vouloir voir aboutir. Ainsi, dans le cadre d’une légitime participation et d’une clé de répartition conforme à ce qui était initialement prévu et à ce qui se fait dans toutes les régions de France qui se sont dotées d’un tel équipement moderne et ambitieux, il faut que soit envisagée de nouveau la possibilité de mettre en œuvre ce projet et que chacun y prenne sa part raisonnable. Cela éviterait en particulier au département de la Seine Maritime de dépenser dans un projet peu satisfaisant en termes d’archivage la somme de 32 millions d’euros. Je pense en effet que ce sauvetage politique ne parviendra jamais à masquer ce qui, sinon, restera un scandale public. Si Rouen a l’ambition d’être la capitale d’une Normandie réunifiée et de s’inscrire dans le cadre d’une communauté urbaine, il parait inconcevable qu’elle ne soit pas dotée des équipements que l’on retrouve partout en France.

    Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de ma considération distinguée. »

  • Effets secondaires.

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    Médiathèque suite …

    Au moment où dans sa séance du 14 octobre le Département de la Seine-Maritime acte à son tour l'abandon du projet de la Médiathèque, dans des conditions aussi désastreuses que lors du conseil municipal du 26 septembre dernier (vote à l’aveugle : absence de données techniques et financières, aucune garantie juridique), nous mesurons jour après jour les conséquences de la reconversion du projet.

    C'est aujourd'hui les libraires de Rouen qui en subissent aussi le contre coup, avec l’arrêt du contrat portant sur les commandes de livres et documents nécessaires à la constitution des fonds une fois l'équipement ouvert. Un appel d'offres avait été pour ce faire lancé et remporté par l'association des libraires rouennais. Le marché contracté s’étalant jusqu'en 2010, ceux-ci s'étaient organisés et avaient investi de manière à honorer la demande. Aujourd'hui, l'arrêt brutal fragilise fortement l'économie du secteur qui doit aller jusqu’à licencier les personnels qui travaillaient à la constitution des fonds.

    Pour ne citer qu'un exemple, ce sont aujourd'hui quatre salariés de la librairie l'Armitière qui se trouvent être remerciés du fait de la rupture du contrat.

  • RNB : Rien Ne Bouge !

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    Valses-hésitations, ordres, contre-ordres, délibérations prises, délibérations retirées ..., le conseil municipal de vendredi dernier a été l’occasion d’un nouvel épisode dans ce qu’on peut appeler le feuilleton de la Médiathèque.

    Après un été agité au cours duquel , on peut s’en réjouir, le maire a renoncé à la démolition du bâtiment ayant atteint son 2ème étage, de nouvelles décisions ont été prises, décisions qui, il faut le souligner, n’ont jamais été évoquées pendant la campagne électorale .

    La recherche de solutions à tout prix a conduit le président du Département à proposer la reconversion du bâtiment pour y installer les archives sauvant ainsi la mise à sa collègue. Tout cela sans consultation des acteurs concernés, la direction des Archives tout comme celle des bibliothèques ayant été mis devant le fait accompli.

    Par ce qui s’apparente à un tour de passe passe, le maire nous vend lors de ce conseil un prétendu nouveau projet de lecture publique pour Rouen intitulé RNB.

    RNB acte le retour à la Bibliothèque Villon, vétuste et inadaptée, vante la constitution d’une bibliothèque numérique (déjà prévue dans le précédant projet), propose la réalisation d’une bibliothèque de quartier à l’ouest (là on est d’accord puisque nous l’envisagions nous même à terme, un lieu étant réservé dans les Docks). Grammont se contentera d’une petite bibliothèque de quartier ….

    Voilà donc comment en quelques semaines, dans la précipitation, l’incohérence la plus totale et surtout l’absence de visibilité (combien cela va-t-il coûter ? est on au clair juridiquement ?…est il normal que la ville finance les archives départementales ? …) on renonce à un grand projet culturel et urbain attendu depuis 2O ans, soutenu et financé par le ministère de la culture.

    On condamne Rouen à être la seule métropole régionale en France qui ne disposera pas d'une Médiathèque. A l'heure où se poursuit la Médiathèque d'Angoulême avec une réorientation qui va dans le sens des choix que nous avions faits à Rouen, à l'heure où s'inaugurait à Strasbourg, le 19 septembre dernier, la Médiathèque de l'Est, financée à 68 % par la Communauté Urbaine de Strasbourg, on prive les rouennais d’un équipement essentiel.

    Il devait s’appuyer sur le réseau des bibliothèques de quartier mais aussi de l’agglomération ; doté des supports de communication les plus modernes et devant permettre l’accès à une offre documentaire extrêmement riche patrimoine compris.
    Devant tant de gâchis nous avons demandé à madame le Maire d’organiser le débat public et la consultation des rouennais dans les jours qui viennent, nombre d’entre eux s’étant déjà exprimés par le biais de pétitions qui circulent ….Ils ont le droit de choisir l’équipement dont ils souhaitent disposer pour les 5O ans à venir, ils ont le droit d’avoir des réponses claires à leurs questions.