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Médiathèque

  • Je suis Rouen.

     

    Rouen, ville attirante ?

    la Ville a décidé de le prouver en proposant un film institutionnel de quelques minutes pour présenter ses atouts et son cadre de vie et mis en ligne aujourd'hui à l'occasion du passage du Tour de France.

    Traversée par la Seine, Rouen est présentée à la fois capitale économique, capitale culturelle, capitale historique mais aussi une métropole où il fait bon vivre. Le film entend révéler ainsi une ville dynamique et moderne, tournée vers l’avenir avec ses projets mais aussi riche de son passé.

    Une carte de visite en images pour les Rouennais et ceux qui ne le sont pas encore mais aussi pour les entreprises qui cherchent à s'implanter. Rouen entend montrer qu'elle bouge avec ses habitants qui à la fin du clip répètent à qui veut bien les entendre : "je suis Rouen".

    Preuve s'il en faut que Rouen en terme d'image peut être porteur, quand certains s'obstinent à camper sur l'appellation CREA, que peu de personnes en France ou ailleurs sauront placer sur une carte. Mais il vrai aussi qu'à Rouen Ville centre de 110.000 habitants, on a depuis longtemps capitulé en ne revendiquant pas la place qui devrait nous revenir de droit. Rouen Capitale a donc un Président d'Agglomération quevillais, et un député Mont-Saint-Aignanais !

    Si on ne peut que saluer la qualité de l'exercice, on sourira toutefois à la première image argumentant "Rouen Capitale Culturelle" puisque ce n'est rien moins que feu " la Médiathèque de Rouen" qu'on entendait raser et qui sert de support visuel à l'affirmation.

    Oui, Rouen Capitale Culturelle on aurait vraiment pu, notamment en terme de lecture publique, mais en 2008, Valérie Fourneyron, alors Maire de Rouen et son équipe en ont décidé autrement.

    Et sur ce coup là, comme sur d'autres, pas sûr qu'elle ait été vraiment Rouen.



  • La VEFA : un contrat pas si simple.

    Mediatheque_Grammont_Rouen_21.jpgLes plans B au Parti Socialiste, on s'en est fait une spécialité. Seulement voila, force est de constater que si on sait promettre d'autres alternatives, leur mise en place reste tout de même très aléatoire, quand elle ne se fait pas tout simplement attendre.

    Le feuilleton de la Médiathèque fera t'il exception ? Petit Flash-back :

    Le 25 juin 2008, le Maire de Rouen annonce qu'elle renonce à la construction de l'équipement culturel lancé par son prédecesseur en 2007 ; le bâtiment qui sort de terre en est déjà au deuxième étage, mais le propos est lapidaire et choque, que l'on soit de droite ou de gauche : "on rase".

    Seulement voilà, on rase peut-être, mais là ce n'est pas gratis, vu que l'opération a tout de même déjà coûté 15 millions d'euros.

    Face au tollé, le maire découvre dans les colonnes de Paris Normandie , que le Président du Conseil Général serait interessé par le bâtiment pour y installer les archives, ultime bouée de sauvetage pour sauver le soldat fourneyron de la noyade : qu'importe la forme, Valérie Fourneyron saisit la bouée qu'on lui tend, sans même savoir si elle flotte et si elle sera suffisante à lui maintenir la tête hors de l'eau . La vente sera expédiée au Conseil Municipal du 15 mai 2009 ; elle se fera en VEFA  (vente en l'état futur d'achèvement ) au Département de Seine maritime, sur une partie des espaces construits, pour un montant de 32.533.592 € TTC, servitudes déduites.

    La VEFA : un moyen de vente que le privé connaît bien, mais qui demeure inédite en droit administratif, et que le juge administratif a encadré pour éviter que les collectivités locales ne l'emploient pour contourner la réglementation publique relative aux marchés de travaux publics et à la maîtrise d'ouvrage publique.

    Dès lors, vue la complexité de l'opération en droit administratif, on est en droit de s'interroger sur celle qui lie la Ville de Rouen au Conseil Général de Seine-Maritime :

    -le recours à la technique de la vente en l'état futur d'achèvement (VEFA) est prohibé dès lors qu'il a pour conséquence de méconnaître les exigences de la loi du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d'ouvrage publique, notamment son article 2 selon lequel « le maître d'ouvrage est la personne morale mentionnée à l'article premier, pour laquelle l'ouvrage est construit. Responsable principal de l'ouvrage, il remplit dans ce rôle une fonction d'intérêt général dont il ne peut se démettre. ». Or, si le Conseil d'Etat, par plusieurs arrêts, a posé que les collectivités publiques ne pouvaient recourir à la VEFA pour faire construire un immeuble répondant à leurs besoins propres, c'est précisément parce qu'il s'agit d'un contrat « dans lequel l'acheteur n'exerce aucune des responsabilités du maître de l'ouvrage » (CE, CE 8 février 1991 Région Midi-Pyrénées c/ Syndicat architectes Haute-Garonne, p.41). La commune n'a pas à supporter les obligations inhérentes à la maîtrise d'ouvrage s'agissant d'un immeuble qui est désormais principalement construit pour le département.

    -là où, selon l'article R. 261-1 du Code de la construction, un immeuble ne peut être réputé achevé que lorsque sont « installés les éléments d'équipement qui sont indispensables à l'utilisation, conformément à sa destination », les parties ont au contraire cru pouvoir décider que les locaux seraient livrés par la commune venderesse « aménagés, à l'exception des aménagements spécifiquement liés à l'accueil des archives » ;

    -l'opération projetée implique la création d'une copropriété de fait sur l'immeuble, sans qu'on connaisse aucun précédent en la matière, et sans qu'on soit certain que puissent être créées, sur des biens du domaine public, des servitudes au profit d'une autre collectivité publique. De ce point de vue, c'est au moins une construction juridique aventureuse ;

    -la délibération prise par l'assemblée départementale apparaît entachée de détournement de pouvoir. Le département n'avait aucun besoin d'un bâtiment architectural de prestige pour loger ses archives. De plus, ce bâtiment là n'offrira que 44 km linéaires de rayonnages, ce qui, après rapatriement des archives de Darnétal (27 km) et à raison d'un accroissement de plus d'un km par an (1,9 km en 2008, mais l'année était exceptionnelle), ne laissera que quinze ans à peine de visibilité. C'est peu pour un investissement de 40 M€ ! La réalité, c'est que le département a principalement eu en vue de venir au secours du maire de Rouen, qui ne savait plus que faire après avoir hâtivement décidé l'interruption de chantier.

     

    Un inédit dont nous nous sommes régulièrement inquiétés, pour lequel nous n'avons jamais eu de réponse, et qui nous amène aujourd'hui à interpeller le Tribunal Administratif d'autant plus quand le budget de la Ville s'effectue sur le produit de la vente supposée de la médiathèque au Département, et que celle-ci pourrait être remise en cause.

     

  • Quartier Grammont : des images qui parlent d'elles-mêmes.

     

     

  • Lettre ouverte à Laurent FABIUS .

    97090.jpgAu moment où le Conseil Général de la Seine-Maritime délibère sur le rachat du bâtiment de la médiathèque de Rouen à la ville, Catherine MORIN-DESAILLY, Sénatrice de la Seine-Maritime,  présidente du groupe Centre, Démocrate et Indépendants au conseil municipal de Rouen, en appelle à Laurent Fabius, Président de la Communauté de l’Agglomération Rouennaise, afin que soit reconsidérée la position de l’ensemble des partenaires sur un projet quasiment réalisé et dont on mesure aujourd’hui le sens et l’ambition.
    Un sauvetage politique du Maire de Rouen par le président du Conseil Général, qui ne masquera jamais le sentiment d’un immense gâchis.

    « Monsieur le Président,

    A l’heure où s’achève le bâtiment de la médiathèque à Grammont, je m’adresse à vous en tant que président de l’agglomération afin que puisse être reconsidéré l’abandon de ce projet d’intérêt général pour le livre et la lecture publique, projet attendu depuis 30 ans à Rouen et dans notre région qui accusent un retard identifié au niveau national dans ce domaine.

    Au lendemain des élections municipales de 2008, vous laissiez entendre dans la presse que la médiathèque de Rouen était un projet élitiste. Fort de ce point de vue, Madame FOURNEYRON annonçait vouloir raser le bâtiment dont la construction atteignait déjà le deuxième étage. Devant l’émoi et l’incompréhension suscités chez nos concitoyens, le président du département, Monsieur MARIE, proposait alors une solution de rechange et le rachat d’une majeure partie du bâtiment. Après avoir étudié les différentes solutions, dont l’accueil de l’école régionale des beaux-arts, c’est l’accueil des archives qui a été retenu.

    Aujourd’hui, alors que ce bâtiment, dont on découvre la très grande qualité architecturale, trouve tout son sens et toute sa place dans le paysage rouennais, je vous invite à examiner le contenu de ce projet de médiathèque destiné au contraire à tous les publics, toutes les générations, toutes les catégories sociales, implanté au cœur de Grammont, quartier du grand projet de ville en voie de désenclavement. Est-il par ailleurs utile de rappeler que ce projet avait reçu l’aval de l’Etat et était inscrit au contrat de plan Etat-région ainsi qu’au contrat d’agglomération. Rien n’étant à ce jour irréversible, deux raisons justifient aujourd’hui, alors qu’il en est encore temps, de reconsidérer cette décision d’abandon du projet.

    En premier lieu, la reconversion du bâtiment à usage de médiathèque en un projet culturel comportant principalement l’accueil d’une partie des archives départementales et, plus secondairement, une bibliothèque de quartier ainsi que la direction des bibliothèques de la ville, ne peut donner satisfaction. Elle ne résout en rien la question de la lecture publique, les bibliothèques de notre ville et de notre agglomération restant dépourvues d’une tête de réseau telle qu’il en existe dans toutes les grandes villes de France. Pas plus que ne se trouve résolue la délicate question du patrimoine, troisième fonds régional en France, aujourd’hui stocké à Villon dans des conditions d’extrême vétusté et inaccessible au public. En ce qui concerne les archives, le déploiement de celles-ci sur un troisième site, d’ores et déjà reconnu insuffisant en termes de linéaire d’archivage, ne procède pas d’une politique cohérente puisqu’il devra faire avec les deux autres sites, compliquant ainsi le fonctionnement de l’ensemble et aggravant son coût.

    En deuxième lieu, le coût final de ce projet pour le moins hybride sera bien supérieur au coût initial de la médiathèque (47 millions d’euros).  D’ores et déjà, le coût d’arrêt du chantier en juillet 2007, les frais d’honoraires supplémentaires de l’architecte ou encore la prise en compte du coût de réalisation d’une salle de consultation des archives tout juste achevée dans l’hôtel de département, qui ne servira donc pas, font dépasser pour le contribuable local l’enveloppe initialement prévue.

    Aujourd’hui, une décision de sagesse s’impose. C’est pourquoi je m’adresse à vous en tant que président de l’agglomération rouennaise afin que vous organisiez dans les meilleurs délais un tour de table de tous les partenaires concernés (ville, agglomération, département, région, Etat) dans le but de bien réévaluer la nécessité d’une telle médiathèque que de nombreux rouennais, par voie pétitionnaire, ont affirmé vouloir voir aboutir. Ainsi, dans le cadre d’une légitime participation et d’une clé de répartition conforme à ce qui était initialement prévu et à ce qui se fait dans toutes les régions de France qui se sont dotées d’un tel équipement moderne et ambitieux, il faut que soit envisagée de nouveau la possibilité de mettre en œuvre ce projet et que chacun y prenne sa part raisonnable. Cela éviterait en particulier au département de la Seine Maritime de dépenser dans un projet peu satisfaisant en termes d’archivage la somme de 32 millions d’euros. Je pense en effet que ce sauvetage politique ne parviendra jamais à masquer ce qui, sinon, restera un scandale public. Si Rouen a l’ambition d’être la capitale d’une Normandie réunifiée et de s’inscrire dans le cadre d’une communauté urbaine, il parait inconcevable qu’elle ne soit pas dotée des équipements que l’on retrouve partout en France.

    Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de ma considération distinguée. »

  • Effets secondaires.

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    Médiathèque suite …

    Au moment où dans sa séance du 14 octobre le Département de la Seine-Maritime acte à son tour l'abandon du projet de la Médiathèque, dans des conditions aussi désastreuses que lors du conseil municipal du 26 septembre dernier (vote à l’aveugle : absence de données techniques et financières, aucune garantie juridique), nous mesurons jour après jour les conséquences de la reconversion du projet.

    C'est aujourd'hui les libraires de Rouen qui en subissent aussi le contre coup, avec l’arrêt du contrat portant sur les commandes de livres et documents nécessaires à la constitution des fonds une fois l'équipement ouvert. Un appel d'offres avait été pour ce faire lancé et remporté par l'association des libraires rouennais. Le marché contracté s’étalant jusqu'en 2010, ceux-ci s'étaient organisés et avaient investi de manière à honorer la demande. Aujourd'hui, l'arrêt brutal fragilise fortement l'économie du secteur qui doit aller jusqu’à licencier les personnels qui travaillaient à la constitution des fonds.

    Pour ne citer qu'un exemple, ce sont aujourd'hui quatre salariés de la librairie l'Armitière qui se trouvent être remerciés du fait de la rupture du contrat.

  • "I want my money back ! *"

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    Ca y est, c'est officiel :

    Prenant acte de l'abandon définitif du projet de Médiathèque à Grammont par Valerie Fourneyron, la Direction Générale des Collectivités Locales a donc logiquement annulé la programmation des crédits destinés à l'opération.

    Pour mémoire, la subvention allouée par les Ministères de la Culture et de l'Intérieur, dans le cadre de dotation générale de décentralisation relative aux bibliothèques municipales et départementales se portait tout de même à 7 126 475 €uros sur la période 2007-2011.

    Par courrier du 10 septembre, Michel Thénault, Préfet de la Région Haute-Normandie, a donc informé la Mairie de Rouen qu'une demande de reversement par voie d'arrêté serait prochainement demandée, afin que la Ville restitue à l'Etat les sommes qui lui ont déjà été versées.

    Au total 3 650 706 €uros (34 € par rouennais) qu'il va donc falloir rembourser, à ajouter aux indemnités déjà versées lors de l'arrêt du chantier de la Médiathèque en juillet dernier, aux 152 000 €uros d'abandon du projet de crèche Dolto, aux sommes avancées pour la candidature avortée aux Jeux Olympique de la Jeunesse, aux 105 600 € annuels d'auto-augmentation des adjoints,  au coût du vrai-faux référendum sur l'avenir de la Place de la Cathédrale....

    Pour sûr, on va finir par le croire : Les finances vont vraiment être tendues cette année !

    * "I want my money back /je veux qu'on me rende mon argent "-est une phrase rendue célèbre par Margareth Thatcher le 30 novembre 1979, lors du Sommet des Chefs d'état européens, la Grande Bretagne réclamant le remboursement de sommes allouées au budget européen.

  • RNB : Rien Ne Bouge !

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    Valses-hésitations, ordres, contre-ordres, délibérations prises, délibérations retirées ..., le conseil municipal de vendredi dernier a été l’occasion d’un nouvel épisode dans ce qu’on peut appeler le feuilleton de la Médiathèque.

    Après un été agité au cours duquel , on peut s’en réjouir, le maire a renoncé à la démolition du bâtiment ayant atteint son 2ème étage, de nouvelles décisions ont été prises, décisions qui, il faut le souligner, n’ont jamais été évoquées pendant la campagne électorale .

    La recherche de solutions à tout prix a conduit le président du Département à proposer la reconversion du bâtiment pour y installer les archives sauvant ainsi la mise à sa collègue. Tout cela sans consultation des acteurs concernés, la direction des Archives tout comme celle des bibliothèques ayant été mis devant le fait accompli.

    Par ce qui s’apparente à un tour de passe passe, le maire nous vend lors de ce conseil un prétendu nouveau projet de lecture publique pour Rouen intitulé RNB.

    RNB acte le retour à la Bibliothèque Villon, vétuste et inadaptée, vante la constitution d’une bibliothèque numérique (déjà prévue dans le précédant projet), propose la réalisation d’une bibliothèque de quartier à l’ouest (là on est d’accord puisque nous l’envisagions nous même à terme, un lieu étant réservé dans les Docks). Grammont se contentera d’une petite bibliothèque de quartier ….

    Voilà donc comment en quelques semaines, dans la précipitation, l’incohérence la plus totale et surtout l’absence de visibilité (combien cela va-t-il coûter ? est on au clair juridiquement ?…est il normal que la ville finance les archives départementales ? …) on renonce à un grand projet culturel et urbain attendu depuis 2O ans, soutenu et financé par le ministère de la culture.

    On condamne Rouen à être la seule métropole régionale en France qui ne disposera pas d'une Médiathèque. A l'heure où se poursuit la Médiathèque d'Angoulême avec une réorientation qui va dans le sens des choix que nous avions faits à Rouen, à l'heure où s'inaugurait à Strasbourg, le 19 septembre dernier, la Médiathèque de l'Est, financée à 68 % par la Communauté Urbaine de Strasbourg, on prive les rouennais d’un équipement essentiel.

    Il devait s’appuyer sur le réseau des bibliothèques de quartier mais aussi de l’agglomération ; doté des supports de communication les plus modernes et devant permettre l’accès à une offre documentaire extrêmement riche patrimoine compris.
    Devant tant de gâchis nous avons demandé à madame le Maire d’organiser le débat public et la consultation des rouennais dans les jours qui viennent, nombre d’entre eux s’étant déjà exprimés par le biais de pétitions qui circulent ….Ils ont le droit de choisir l’équipement dont ils souhaitent disposer pour les 5O ans à venir, ils ont le droit d’avoir des réponses claires à leurs questions.