19.03.2009
Festival du Cinéma Nordique : La dernière édition ?
Avec le printemps, c'est comme chaque année, le retour sur nos toiles rouennaises du festival du film nordique.
Festival unique en France, cette manifestation dediée au 7 ème art a acquis au fil du temps ses lettres de noblesse et surtout une reconnaissance de son public, ou plutôt ses publics, fidèles et assidus, édition après édition. Ce succès on le doit au trio Jean Michel Mongredien , isabelle Duault et Réjane Cassignol, ainsi qu'au président de l'association, le très polyglotte Yves Leblond, grand connaisseur des cultures du nord.
Le festival a ouvert ses portes hier soir au Gaumont République, qui lui fermera les siennes le 21 avril au soir pour une période indéterminée.
En effet, si le choix de l'actuelle municipalité est de poursuivre le projet de rachat des murs pour que le lieu reste dedié au cinéma, le dossier hélas comme bien d'autres depuis un an, n'a guère avancé ...l'excuse du Maire étant de dire que rien n'a été fait par son prédécesseur .
C'est là qu'il nous faut corriger certaines contre vérités . Fin 2007, a la veille des élections municipales, les contacts , les discussions et les grands axes du projet étaient très avancés entre la Ville et Gaumont. Les acteurs culturels s'étaient par ailleurs manifestés, notamment le cinéma le Melville qui proposait, avec d'autres, de reprendre le bail commercial afin de poursuivre et de développer le cinéma Art et Essai Recherche à Rouen . Associer les professionnels localement, répondant a un cahier des charges ambitieux et exigeant defini par la Ville, était une bonne chose, permettant par ailleurs de capitaliser sur tout ce que les collectivités locales la ville en tête, avec l'Etat. la Région et le Département avaient fait depuis 2001 ( comme l'autorise la loi Sueur, les collectivités ont accompagné le cinéma le Melville, tant en investissement qu'en fonctionnement, sur un projet qui détient tous les labels et concerne aujourd hui plus de 100 000 spectateurs par an) .
Or aujourd'hui personne n'a de nouvelles ... Personne ne connaît les modalités de mise en oeuvre du projet ni même son calendrier. Nul doute alors que dans les prochaines semaines et les prochains mois, il faudra être vigilant a ce que ne se crée pas une concurrence dommageable a quelques mêtres, entre la rue de la République et le Melville rue du Géneral Leclerc, qui serait alors menacé de fermeture ...ou alors l'Association le 2ème souffle, défenseur du Cinéma art et essai a Rouen et du Meville, aura fort a faire pour répondre a madame le Maire qui se contente de dire aux élus en quête d'information sur l'état d'avancement du dossier, qu'ils " ne manquent pas d'air " !
11:38 Ecrit par Rouen Perspectives dans Conseil Municipal, Culture, Film, Motion | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.03.2009
Clap de fin ?

"La photo sur le mot fin ,Peut faire sourire ou pleurer, Mais je connais le destin,D'un cinema de quartier, Il finira en garage, En building supermarché
Il n'a plus aucune chance, C'etait sa dernière séance, Et le rideau sur l'ecran est tombé..."
Le 22 avril prochain les Docks 76 ouvriront leurs portes avec en son sein un multiplexe cinématographique de 14 salles géré par Gaumont Pathé, qui renonçera de ce fait à gérer le cinéma Gaumont de la rue de la République, comme il avait été prévu à l’origine.
La précédente municipalité avait prévu de racheter les murs tout en invitant les exploitants de Cinéma Art et Essai Recherche, pour lesquels la Ville, mais aussi les autres collectivités Région, Département et Agglomération dans une moindre mesure, s’étaient déjà investies tant en fonctionnement qu’en investissement, à candidater pour se porter acquéreur du bail commercial.
Le Melville, titulaire des trois labels « Art, Essai, Recherche », à l’étroit dans ses murs de la rue du Général Leclerc et devant s’acquitter d’un loyer extrêmement élevé, avait manifesté son intérêt en partenariat avec d’autres exploitants.
A l'heure où se confirme par la presse le rachat des murs par la ville, on ne sait rien de ce qui va advenir du bail commercial. On parle d’une nouvelle salle Art et Essai Recherche qu'il ne nous semble pas opportun de créer en concurrence directe à quelques centaines de mètres du Melville. Il est à noter que l’octroi des Labels par le CNC, donc d’aides afférentes, ne peut faire l’objet d’un doublon.
Parce qu'il est urgent que les élus, les rouennais et les acteurs concernés soient informés du projet qui sera réellement mis en place et selon quelles modalités, qu’un calendrier soit précisé, déplorant tous la fermeture sans que rien ne soit immédiatement substitué tel que c’était prévu, les élus du groupe Centre démocrates et Indépendants ont déposés une motion pour tenter d'en savoir plus.
Hélas, comme à leur habitude, le Maire et son adjointe à la culture, ne répondent pas à la question. Elles réfléchissent.
Et les rouennais attendront.
02:03 Ecrit par Rouen Perspectives dans Conseil Municipal, Culture, Film, Motion | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.10.2008
Une motion pour la radio HDR.

La radio HDR ne va pas bien. Dans un communiqué de presse, les salariés alertent sur un probable dépôt de bilan.
Parce que l'utilité sociale de HDR, son importance dans la vie des Hauts de Rouen et par là même dans l'Agglomération rouennaise ne sont plus à démontrer, le groupe Centre, Démocrates et Indépendants a déposé ce soir une motion pour la soutenir, rejoignant en cela celle déposée par la majorité municipale. C'est donc unanimement que le Conseil Municipal s'est prononcé sur son soutien en souhaitant que tous les moyens soient mis en œuvre dans les prochains jours par l’ensemble des parties concernées, afin de mettre un terme à cette situation de crise et éviter ce qui serait un énorme gachis en demandant à ce que soient accélérés les processus d’instruction de décisions et surtout de notifications des subventions.
01:04 Ecrit par Rouen Perspectives dans Associations rouennaises, Conseil Municipal, Motion, Quartiers. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.09.2008
Rouen, sans ses camions ? Cest possible !
envoyé par Domino_TV
A grand renfort de communication, il s’agissait d’inciter les rouennais à laisser leur voiture au garage, et d’utiliser les transports en commun, le vélo, ou simplement se déplacer à pied.
Le groupe Centre, Démocrates et Indépendants souscrit bien évidemment à cette action dans le cadre du développement durable et la lutte contre le réchauffement climatique, mais aimerait également :
Rouen…sans ses camions en transit.
En septembre, à l’occasion de l'ouverture du pont Flaubert, le Président de l’Agglomération de Rouen l’a annoncé, si les camions pourront toujours circuler sur les quais bas de Rouen, en revanche ils ne pourront plus emprunter les quais haut, mesure prise au nom "de la qualité de vie, de la sécurité et de la réduction du bruit et de la pollution". D'après "une" estimation, le nombre de camions circulant dans Rouen par jour, après l'ouverture du pont, passerait de 6300 à 5230.
Si ces chiffres se révèlent exacts, la "réduction du bruit et de la pollution" aura une portée vraiment limitée.
Pourtant, il existe d'autres projets, en complément du fluvial et du ferroutage, dont un très simple à mettre en place : interdire complètement la circulation des poids lourds de transit dans Rouen. Cette proposition est rendue possible par l'ouverture, en même temps que le pont Flaubert, de la rocade sud.
Nous demandons au Maire de Rouen et au Conseil Municipal de ne pas différer plus longtemps cette mesure qui améliorerait l’air respiré par les rouennais, dont un nombre important ont des pathologies respiratoires.
Nous espérons que les conseillers municipaux, responsables, sauront s’affranchir des considérations politiciennes pour clore le chapitre de l’exception rouennaise qui veut que notre ville soit la dernière en France à autoriser le transit routier sur son territoire"
01:26 Ecrit par Rouen Perspectives dans Conseil Municipal, environnement, Motion, Politique, Propositions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.03.2008
Motion d'urgence sur le Tibet.
Le gouvernement tibétain exilé en Inde affirme mardi 25 mars que le bilan humain de la répression des autorités chinoises des manifestations tibétaines approche les 140 morts.
Dans une note publiée sur son site internet, le gouvernement tibétain réfugié dans le nord de l'Inde établit une première liste de 40 victimes, et donne des détails sur leurs profils.
Le document précise par ailleurs que le bilan global approche désormais les 140 morts, quinze jours après les premiers soulèvements tibétains contre l'autorité de Pékin.
Face à cette grave atteinte aux droits fondamentaux, les élus du groupe Centre, Démocrates et Indépendants au Conseil Municipal de Rouen, par la voix de Catherine Morin-Desailly ont souhaité proposer à leurs collègues une motion d'urgence en faveur du peuple tibétain dont voici la teneur :
"A l’occasion du 49ème anniversaire de l’exil du Dalaï-Lama, des manifestations de soutien au gouvernement en exil ont lieu au Tibet, notamment à Lhassa, capitale tibétaine, et sur l’ensemble du plateau tibétain depuis une dizaine de jours. Les autorités chinoises ont procédé à de nombreuses arrestations de moines et de civils et à une répression féroce, dont il est difficile, faute d’une information libre, de connaître l’ampleur. Ainsi, selon les autorités tibétaines en exil, cette répression aurait fait plus de 140 morts à ce jour.
La perspective des Jeux Olympiques à Pékin à l’été 2008, durant lesquels la Chine sera au cœur de l’opinion publique mondiale, aurait du inciter les autorités chinoises à trouver un terrain d’entente avec le Dalaï-Lama et à faire progresser la situation des droits de l’homme comme elles s’y étaient engagées auprès du Comité International Olympique il y a 7 ans lorsque la décision politique de confier l’organisation des Jeux Olympiques à la Chine a été prise. A quelques mois de leur ouverture, la situation actuelle apparaît extrêmement choquante.
Les Jeux Olympiques ont un lien avec les droits de l’homme : l’olympisme, c’est avant tout la fraternité, le respect de l’autre et donc le respect des droits de l’homme. Ce qui est en jeu au Tibet, qui se trouve dans une situation d’oppression depuis plus de cinquante ans, ce sont les droits de l’homme, mais aussi et surtout une identité culturelle et religieuse que les Tibétains veulent vivre pleinement, représentée par le dalaï-lama, qui a toujours défendu une solution équilibrée et pacifique.
Ces événements tragiques interpellent légitimement la communauté internationale. La France qui, aux yeux du monde, représente l’idéal des droits de l’homme est dépositaire des valeurs universelles de liberté et de démocratie qui y sont attachées. Dans quelques mois, elle présidera l’Union européenne ; elle aura donc la responsabilité d’entraîner ses partenaires européens à adopter une politique commune sans ambiguïté sur la question tibétaine, qui soit à la fois ferme et constructive.
Elus de la Ville de Rouen, attachés à la défense des droits de l’homme et au peuple tibétain, nous pensons qu’il est urgent de parvenir à un règlement équilibré de la question tibétaine, qui préserve l’identité, la culture, la langue et l’environnement de ce territoire himalayen en reconnaissant son autonomie.
En conséquence, la ville de Rouen réaffirme sa préoccupation vis-à-vis de la situation des tibétains et invite instamment le gouvernement de la République populaire de Chine à cesser les violences actuelles et à reprendre le dialogue sans préalable avec le Dalaï-Lama afin de parvenir à des solutions pragmatiques qui respectent l’intégrité territoriale de la Chine et répondent aux aspirations du peuple tibétain.
A cet effet, la ville de Rouen demande au gouvernement français de prendre toute mesure adaptée auprès de son homologue chinois pour que cessent immédiatement les violences au Tibet et pour faciliter la reprise du dialogue indispensable entre les autorités chinoises et les représentants du Dalaï-Lama. Les élus du groupe Centre, Démocrates et Indépendants souhaitent également que le Président de la République reçoive officiellement le Dalaï-Lama à l’Elysée lors de sa venue en France en août prochain.
Enfin, afin de manifester officiellement et symboliquement le soutien la ville de Rouen au peuple tibétain en cette période tragique, le groupe Centre, Démocrates et Indépendants demande à ce que le drapeau tibétain soit arboré au fronton de la mairie de Rouen, comme la majorité municipale d’alors l’avait fait en mars 2006 à l’occasion de la commémoration du 47e anniversaire du soulèvement du peuple tibétain."

Catherine Morin-Desailly avait rencontré l'après-midi même Monsieur Jampal Chosang, représentant du Dalaï Lama en France lors d'une réunion au Sénat. Le chef spirituel en exil devrait être reçu par cette assemblée lors de sa visite en France au mois d'août.
J'ai pour ma part le souvenir de rencontres avec Matthieu Ricard, secrétaire du Dalaï Lama, lors d'une mission de soins au monastère de Shéchèn à Kathmandu, où vit une très grande population de réfugiés tibétains sous l'enseignement du Grand Maître Dilgo Khyentse Rinpoche. Le drame tibétain n'est pas un vain mot.
Nous nous félicitons que l'ensemble du Conseil Municipal ait approuvé cette motion.
Nicolas Zuili.
23:39 Ecrit par Rouen Perspectives dans Motion | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note





