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Patrimoine

  • Le tourisme : une vraie force pour Rouen.

    54529851_p.jpgCombien de décennies faudra-t-il pour que « La CREA » soit connue à Séoul, à Tokyo, à Buenos Aires, à New-York... mais aussi sur le territoire français ?… alors que le nom de Rouen est un nom qui a une notoriété, ne serait-ce qu’en raison de celle de Jeanne d’Arc….

     

    Personne ou presque ne sait donc où placer la CREA sur une carte, et encore moins ce que ces quelques lettres veulent dire. Preuve en est la visite au moment de l'Armada d'un ami italien qui contemplant le son et lumière sur la cathédrale se trouve obligé de demander : "mais dis moi, la CREA c'est quoi ?"
     

    A l'heure où l'agglomération, au travers de l'Office de Tourisme, mais aussi par des investissements conséquents, comme pour le futur Historial Jeanne d'Arc, le Panorama XXL ou les projections sur la cathédrale pose le principe d'un tourisme comme choix stratégique, il convient alors de faire des choix, et le choix d'une lisibilité en terme d'appellation est un préalable non négociable. On vient voir la cathédrale de Rouen, on ignore où est celle de la CREA;

     

    Oui Rouen est riche d'un patrimoine conséquent et chargé d'histoire. Et la rénovation de l'église Saint Maclou que nous avons célébrée il y quelques semaines n'en n'est qu'une des facettes. La France est la première destination touristique du monde avec 83 millions de touristes étrangers.

     

    83 millions de touristes !

     

    Le solde de la balance touristique progresse nettement à près de 13 milliards en 2012, alors qu’il était de 7,5 milliards en 2011. Il y a 60 millions de touristes qui passent à Paris. Il suffirait donc de leur faire faire un détour et de les intéresser à notre territoire qui outre sa richesse sait être créatif et imaginatif comme il l'a prouvé dernièrement en obtenant le 1er prix, toutes catégories confondues, de la meilleure application numérique mondiale, attribué au Département de Seine-Maritime pour Jumièges 3D par le World Summit Award (WSA), à l’occasion du Congrès Mondial de la Société de l’Information organisé par l’ONU à Colombo, au Sri Lanka.

     

    Patrimoine+imagination+innovation sont les prémices d'une équation à portée de notre main.

     

    Si seulement 2 % de ces touristes faisaient un détour par Rouen, on imagine le potentiel que cela représenterait et surtout le nombre d’emplois que cela induirait. Sur l'Historial Jeanne d'Arc par exemple, ce sont au total environ 80 emplois sur un an et demi, dont entre 5 et 10% d’entre eux en insertion professionnelle. Et rien que sur la conception. On imagine sans peine les dérivés en terme de restauration, de nuitées ou de produits dérivés quand on attend 150.000 visiteurs rien que sur le lieu. En même temps, on rappellera la définition large de ce qu'est un touriste : « Toute personne qui est en dehors de son lieu de résidence, qu’elle soit venue pour des raisons d’affaires, pour des congrès, pour visiter ou qu’elle soit en vacances ».

     

    Si on espère tous une amélioration de la notoriété de la ville comme élément favorable au développement d’une stratégie touristique, cela suppose aussi un investissement concret en la matière, un investissement qui passe aussi par de très nombreux contacts avec les tour opérateurs et une vraie politique marketing. Un exemple, avec une fréquentation de près de 5 000 personnes, le Congrès des notaires de France fait partie des grands congrès de France (3 500 congressistes dont 2 000 notaires et 1 000 accompagnants - 80 journalistes). Ces officiers ministériels ne peuvent tenir de congrès qu’en France. Dès lors, ils tournent sans arrêt, parce qu’il n’y a que sept ou huit villes qui sont susceptibles d’accueillir un congrès de cette importance. Et pourquoi pas chez nous, en alliant les forces de notre agglomération qui outre la richesse patrimoniale de la ville centre, conjugue la présence d'un parc des expositions reconnu, un zénith capable d'accueillir de grandes manifestations en l'absence d'un Palais des Congrès digne de ce nom en plein centre ville ? Tout est après une question de moyens, mais surtout de volonté.


    Le tourisme est une chance pour Rouen et notre agglomération. Alors ensemble, donnons nous vraiment les moyens.

  • Saint Maclou, la perle des journées du patrimoine 2013.

    photo.JPGLes Journées du patrimoine, devenues européennes à partir de 1991, fêtent cette année leur 30e édition française. Pour l’occasion, aujourd'hui samedi 14 et demain dimanche 15 septembre, des centaines de sites et monuments sont ouverts au public. L’évènement permet aussi de jeter un coup de projecteur sur les entreprises qualifiées pour la restauration du patrimoine et des monuments historiques : Maçonnerie, charpente, taille de pierre, mosaïque... et qui utilisent encore aujourd'hui des savoir-faire très anciens.

     

    2013 c'est en outre, le centenaire de la loi de 1913 sur la protection du patrimoine, qui a permis de préserver des savoir-faire ancestraux et de nombreux trésors architecturaux. Ce texte a prouvé son efficacité, mais la Ministre en charge de la Culture entend aujourd'hui le toiletter.
     

    A Rouen, le clou de ces journées du Patrimoine 2013 sera sans conteste l'Eglise Saint Maclou débarrassée depuis quelques jours des derniers échafaudages qui dissimulaient sa façade depuis plusieurs mois.

     

    Pour l'occasion, des visites sont organisées ce samedi ainsi que des démonstrations de sculpture, taille de pierre et couverture, histoire de mettre à l'honneur, les entreprises qui ont oeuvré à sa restauration.

    Nous tenons à saluer ici le choix fait par le Maire de Rouen sur ce mandat d'avoir poursuivi les travaux déjà entrepris sous le mandat précédent par Pierre Albertini et son adjointe Laure Leforestier, ainsi que l'engagement de notre collègue Guy Pessiot dans une opération majeure réalisée à Rouen dans le cadre du plan Patrimoine. Ce programme de restauration de l'édifice mené conjointement par la Ville, l’Etat, la Région Haute-Normandie et le Département de Seine- Maritime pour un coût de 7 millions d'euro, est un atout majeur dans la requalification des quartiers historiques en faveur de l’attractivité économique et touristique de notre ville, et nous ne pouvons que nous en féliciter.

     

    Le programme des Journées Européennes du Patrimoine en Haute-Normandie 2013

     

     

  • Le passage Maurice Lenfant bientôt rouvert ?

    photo.JPGFaut-il y voir le hasard du calendrier ou une réponse rapide à notre courrier envoyé au Maire de Rouen ?

     

    Alors que nous dénoncions ici il y a quelque temps la fermeture du passage reliant la rue Saint Romain à la rue des Carmes et passant sous l'Espace Monet Cathédrale, un panneau d'information a depuis été posé sur les grilles annonçant une ouverture prochaine, "dès la fin des travaux...et dès l'ouverture des commerces".

     

    On ne pourra donc que s'en féliciter. Pour autant, à lire Paris Normandie de ce jour, la réouverture ne sera toutefois pas imminente, puisque la prochaine ouverture d'un nouveau commerce n'est annoncée que pour ... le mois de mars :)

     

    Nous prenons donc acte en attendant de l'affichage comme geste de bonne volonté, tout en restant malgré tout très vigilants.

  • Le musée de la céramique est de nouveau ouvert.

    16-ceramique-rouen-zoom.jpgAprès trois ans de travaux, le musée de la Céramique de Rouen, l'un des moins connus de nos musées, dévoile une nouvelle scénographie dotée de nouvelles collections permanentes. On ne peut que s'en féliciter.

    Dans l'hôtel d'Hocqueville, style néoclassique et lustre étincelant baignent le visiteur dans une ambiance privilégiée, dans laquelle trois niveaux d'exposition se déclinent, la thématique conductrice étant la céramique européenne, du XVe siècle aux années 1930. Les stars du musée de la Céramique de Rouen, tels que le violon en faïence de Delft ou les pavements de Masséot Abaquesne, sont particulièrement mis en valeur.

    Les salles d'exposition, entièrement repeintes et lumineuses, sont dotées de nouvelles vitrines signées par le muséographe Didier Blin. A l'intérieur, mobilier et tableaux du XVIIIe siècle offrent un nouveau regard au lieu, certains étant des dons de Sèvres-Cité de la céramique et du musée des Arts décoratifs à Paris.

    Seul souci : le Musée de la céramique ainsi rénové ne peut toujours pas accueillir les personnes handicapées....

  • Clap de fin pour le canard de Rouen ?

    racec12.jpgA l'heure où le salon de l'agriculture ferme ses portes, et que l'engouement des Français pour les produits du terroirs ne se dément pas, la disparition programmée du canard de Rouen pourrait, si elle était confirmée, aller à contre-courant.

    Moins médiatisée que celles d'entreprises montrées au journal du 20H, à l'instar d'un Lejaby ou d'un Pétroplus, la liquidation d'un élevage pourrait sembler secondaire, et pourtant là aussi, un savoir faire qui fout le camp et sur lequel il semble qu'on ait peu de prise à l'heure de la mondialisation.

    C'est le journal Marianne qui le premier aura sorti l'affaire de l'ombre médiatique, repris depuis par Liberté Dimanche : le seul élevage d'Anneville-Ambourville va fermer, après 10 ans d'existence et de nombreux clients à la clef. Le gallinacé qui porte le nom de Rouen risque donc de disparaître, faute de repreneurs.

    On pourrait se dire qu'importe un canard de plus ou de moins, pour autant, au delà d'une perte pour la bio-diversité en terme génétique, c'est aussi la fin du filière économique locale reconnue par l'Union Européenne, un fleuron de la gastronomie rouennaise qui risque là aussi de disparaître de nos assiettes, et au-delà, un peu de notre patrimoine qui prend l'eau. On comprendra qu'on puisse s'en émouvoir.

    Souhaitons qu'à l'instar de la poule de Gournay ou de Pavilly, ou de l'oie normande qui ont bien failli disparaître, on sache favoriser la reprise de cet élevage  ou à la création de nouveaux et ne pas laisser disparaître une espèce régionale, par des incitations financières que nos collectivités territoriales en association avec la chambre d'agriculture, pourraient facilement mettre en place, et peu honéreuses pour les finances publiques.

    Une démarche que nous aimerions voir portée par le Maire de Rouen, Grand Canardier d'Honneur de l'Ordre des Canardiers, et par tous ceux, restaurateurs en tête, que cette disparition ne peut pas laisser indifférents.

    Non la fin du canard de Rouen ne doit pas être une fatalité, alors agissons !

  • Le patrimoine rouennais à l'honneur à la FNAC.

    9782813801289.jpgSamedi 2 juillet prochain à 15 H, le patrimoine rouennais sera mis à l'honneur à la Librairie de la Fnac.

    Grâce au regard à 360° de Daniel Caillet, véritable amoureux de Rouen qui a photographié des milliers de curiosités à travers le dédale de la cité, on pourra découvrir la richesse des témoignages laissés sur une façade, au coin d’une rue, dans une cour ou au fond d’un jardin.

    Un ouvrage qui n’est qu’un aperçu des mille trésors à découvrir et n’a pour seule ambition que de montrer quelques facettes attrayantes à la portée de tout un chacun. De consommateur passif de patrimoine, bien installé dans son fauteuil, au rôle d'acteur de façon ludique et très simplement, il suffira de lever ou de baisser les yeux au travers de la Ville. L'occasion de découvrir un « petit patrimoine » cher à Daniel Caillet, expression pour un patrimoine souvent ancien.

    Pourquoi petit ? Tout simplement pour le distinguer de son grand frère souvent plus prestigieux.

    Un distinguo pas si facile. Daniel Caillet, Rouennais d’adoption, n’est ni historien, ni écrivain, ni journaliste, mais un peu de tout cela. C’est surtout un homme de terrain « au passé simple » qui profite de sa retraite pour faire connaître aux Rouennais l’histoire de leur ville.

    Très investi dans la vie locale au travers de Ptit Pat Rouennais, il rédige chaque semaine pour Paris-Normandie la rubrique « Chemin faisant » très appréciée des lecteurs.

  • Circulez, il n'y a (plus) rien à voir.

    5mn_23102007.jpgOn l'aura appris samedi, à la lecture de Paris Normandie, les projections sur la cathédrale et le musée des Beaux-Arts c'est fini.

    L'opération mise en place depuis 2004 sous la houlette de l'ancienne adjointe de Pierre Albertini, Laure Leforestier, et reconduite jusqu'ici, trouve donc un épilogue, après déjà une amputation l'année dernière sur la façade de la cathédrale pour cause de travaux de démolition de l'ancien Palais des Congrès.

    Raison invoquée : le coût de l'opération, soit 170.000 €, que la municipalité socialiste n'arriverait pas à trouver.

    Étonnant , quand on reprend la délibération votée en 2010, où l'on se rend compte que l'opération, qui coûtait alors 120.000 €, était subventionnée par la CREA (35.000€) et la Région (35.000€), laissant alors la part ville ...à seulement 50.000€.

    On nous répondra qu'à cette période, Normandie Impressionnisme battait son plein, mais pour autant, le spectacle organisé depuis 2004 place de la Cathédrale et sur l'esplanade du Musée, rencontre un large succès et reconduire ce type d'opération favorise l'attractivité touristique du territoire dès lors que l'on entend se positionner... comme capitale culturelle et touristique.

    Pourtant, le matériel de projection est propriété de la Ville, et celui-ci peut générer des fonds quand il est loué à d'autres collectivités, comme cela a déjà été le cas, et l'achat de la manifestation à la société Skertzo, votée en 2009 aura tout de même couté 600.000 €. Difficile donc de comprendre quand l'opération n'aura duré au final...que deux ans, pour des élus qui se disent soucieux des finances publiques.

    Non, comme à l'accoutumée, le Maire de Rouen fait une coupe sombre sur une animation majeure du Centre Ville, mettant à mal l'intérêt succité auprès des touristes qui n'hésitaient pas à investir les terrasses des restaurateurs et à rester en ville, donc à consommer, dans l'attente de la découverte de la projection.

    On nous promet un retour pour 2013, année faste si l'on doit se fier aux promesses, mais il est vrai aussi que l'année se veut pré-électorale. Mais pour cela il va falloir attendre, à moins qu'un mécontentement massif des Rouennais ne fasse reculer une fois encore le Maire de Rouen. Après tout, sans vouloir tomber dans l'habitude...

    En attendant pour 2011 et 2012, Valérie Fourneyron éteint donc la lumière et renvoie les touristes se coucher à la tombée de la nuit.

    Décidemment avec Rouen Motivée aux commandes, Rouen n'aura jamais si bien porté son nom de belle endormie.