29.09.2009
Autant d'acharnement pour ça !

Ce ne sera ni un jardin public, ni ce que Valérie Fourneyron et Yvon Robert avaient laissé penser aux Rouennais. Un malaise bien perceptible que le Maire de Rouen a bien du mal à cacher dans la présentation à la Presse aujourd'hui.
Preuve s'il en est qu'une fois de plus la candidate Fourneyron a trompé les rouennais : le Palais des Congrès sera bel et bien rasé et l'espace Monet sera bel et bien construit .
Pour sauver la face, le Maire de Rouen aura demandé au promoteur de changer la façade et d'apporter quelques modifications au projet . Façade de verre qui à l'instar de la Mediathéque de Reims construite par le même architecte aurait vu la cathédrale de Rouen se refléter dedans , façade pleine, les rouennais jugeront .
Ne serait il pas d'ailleurs logique que le projet leur soit a nouveau presenté car après tout n'affirmait-elle pas que "l'environnement de la Cathédrale de Rouen mérite un traitement particulier tant celle-ci symbolise l'histoire et la beauté dans le coeur des rouennais. La place qui l'entoure ne peut être laissée au seul appétit des promoteurs immobiliers. Il est urgent de raser l'ancien Palais des Congrès, de laisser respirer la place, de mettre en valeur la façade de l'hôtel Romé, les jardins de la cour d'Albane, la liaison entre les rues Saint Romain et du Gros Horloge et de lancer sur ces bases un concours international.
Sur un tel sujet le débat est indispensable et nous organiserons un référendum pour associer les rouennais."
Le Maire de Rouen cache ici l'échec de la réalisation du jardin promis, mais irréaliste (nous l'avions dit et redit pendant la campagne) en annonçant dans son communiqué l'ouverture de celui de la cour d' Albane . Rappelons que celui ci dépend de l'Etat et non de la ville, que ce projet est dans les cartons depuis un moment , nous l'avions d'ailleurs déjà evoqué suite notamment à son exceptionnelle ouverture lors des Fêtes Jeanne d'Arc de 2005 et 2006, mais sa réalisation et notamment celle du Musée de l'Oeuvre dont dépendent des cofinancements des collectivités territoriales prendra encore quelques années !
Au delà de cet effet d'annonce à la Presse, de la négation démocratique en prenant bien soin de n'en pas parler au dernier Conseil Municipal, bien que les militants de la section rouennaise du PS en aient eu la primeur, ce que nous voulons savoir est au bout du compte ce qu'il en aura coûté aux Rouennais (coût du faux référendum avéré complêtement inutile , renégociations avec l'architecte et le promoteur).... Au sens propre comme au sens figuré : la prolongation inutile de cette verrue en centre ville ces dernières années par l'acharnement de Monsieur Robert....
Dernière question enfin : la position du Ministre de la Culture s'il a eu droit lui aussi à la présentation du projet, indispensable dans ce secteur protégé a la délivrance du permis de construire par le Maire.
19:50 Ecrit par Rouen Perspectives dans Patrimoine, Quartiers., Rouen, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
15.06.2009
Faire vivre la Ville.
Mettre en valeur le patrimoine. Une idée défendue dès 2003 par Pierre Albertini et son équipe, par la mise en scène de la Cathédrale de Rouen à l'image d'un Chambord, innovateur mondial en la matière en 1952, ou d'une fête des lumières à la lyonnaise.
Ainsi naissait dans la foulée "Monet aux Pixels", élément phare du projet "Cathédrales en lumière", présenté par les villes d'Amiens, Canterbury, Rochester et Rouen, dans le cadre du programme européen franco-britanique Interreg IIIA. Une concrétisation appréciée des rouennais et des touristes de la convention Ville d'Art et d'Histoire , qui a permis le développement d'une véritable politique de valorisation et d'animation du patrimoine, porté par Laure Leforestier, ancienne adjointe au patrimoine.
Pour une fois, on ne change pas une recette qui a fait ses preuves, et on ne peut que s'en réjouir. Dès le 26 Juin prochain, et jusqu'au 19 septembre, la société Skertzò propose un nouveau scénario qui se déclinera sur les façades de la Cathédrale de Rouen et du Musée des Beaux Arts. Un rendez-vous incontournable, où le patrimoine est mis là encore, en valeur de façon moderne.
14:34 Ecrit par Rouen Perspectives dans Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
14.05.2009
Ah, s'il s'était appelé le Quevilly...

Pour sa mise à l’eau à Cherbourg, pas de fête particulière ni de cérémonies importantes. Même si de très nombreux curieux étaient présents mardi matin pour assister à la mise à l’eau du bateau, l’opération s’est faite dans la simplicité.
00:17 Ecrit par Rouen Perspectives dans Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.04.2009
A la conquête de l'Ouest.

Voilà près de vingt ans que Rouen a amorcé sa «conquête de l'Ouest» le long de la Seine, au fur et à mesure du glissement de l'activité du port autonome vers l'aval du fleuve.
Une avancée à pas de fourmi ou se sont égrennés tour à tour, aménagement des quais et des hangars, pont Flaubert... et qui s'accélère aujourd'hui par l'ouverture des Docks 76 aux portes du nouveau quartier d'affaires Luciline qui ne saurait tarder à sortir de terre. Non loin de là, les hangars retrouvent une âme, au fil de leur reconversion en lieux de vie pour le plus grand bonheur des rouennais. Bientôt, le nouveau palais des sports qui contribuera à animer les lieux, le temps de rencontres sportives, l'éco quartier Flaubert....
Les quartiers ouest de Rouen trouvent enfin un développement qui leur manquait.
Témoins de l'histoire portuaire de Rouen, les Docks et entrepôts (20000 m²) et la halle Agrivin construite au début du XXe siècle par les ateliers Eiffel deviennent aujourd'hui un nouveau pôle urbain de commerces et de loisirs pour la famille du XXIe siècle à l'ouest de la ville.
Unibail-Rodamco, premier opérateur et investisseur européen d'immobilier commercial, y a réalisé quatre espaces d’une superficie totale d’environ 45 000 m² dédiés au grand air (activités sportives…), à la culture (livres, cinéma…), à la création (équipement de la maison, loisirs créatifs…) et aux activités de proximité (commerces et services).
Un projet de mise en valeur du site élaboré par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, de renommée internationale pour un coût de réalisation qui s'élève à 114 millions d'euros HT, générera 400 à 450 emplois équivalent temps plein, chiffre non négligeable en cette période de crise, et comptera environ 80 commerces. Un investissement majeur qui prouve une confiance dans le developpement de Rouen. Première surface commerciale européenne enfin qui a reçu la certification « BREEAM International Retail » ainsi que l’appréciation « good » pour les performances environnementales de ses bâtiments en termes de conception et de gestion future. Un projet d'envergure initié et porté par Pierre Albertini et son équipe pour que vivent pleinement les quais et les quartiers Ouest.
Ainsi est né Docks 76.
Dénoncé par les socialistes lorsqu'ils étaient dans l'opposition et qui, parce que projet privé, n'ont pas pu y mettre un terme comme à l'accoutumée, boycotté par certains qui jurent leurs grands dieux qu'ils n'y mettront pas les pieds mais dont on se doute qu'ils ne tiendront pas longtemps, ce nouveau poumon à l'ouest de la ville a été inauguré hier par ceux qui jouaient les cassandre en annonçant alors la mort du commerce de centre ville, oubliant au passage que le rôle d'une municipalité responsable c'est aménager l'avenir mais aussi péréniser l'offre existante par une politique volontariste et innovante. Ceux qui inaugurent aujourd'hui s'auto-glorifieront si l'opération est un succès, mais n'oublieront pas de jeter la Pierre à ceux qui les ont précédés au cas ou... histoire de se dédouaner sur un air déjà bien connu "on vous l'avait bien dit..."
«Il faut faire des quais des cœurs battants de la ville», ne cessait de marteler François Zimeray, ancien président (PS) de la communauté d'agglomération de Rouen, en première ligne sur ce projet d'extension urbaine baptisé Rouen Seine Ouest.
Alors oui, Docks 76 changera certainement la donne. En tout cas aujourd'hui c'est un réel électrochoc pour faire bouger la ville.
Et de cela, ce sont les rouennais qui le découvrent aujourd'hui, qui en parlent le mieux, car c'est eux au final qui jugeront.
01:22 Ecrit par Rouen Perspectives dans Evénement, Loisirs, Patrimoine, Quartiers., Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
17.02.2009
Marcel Lods : echec et mat pour Yvon Robert.
On s'en souvient, Yvon Robert et Valérie Fourneyron qui n'aimaient vraiment pas les Lods, avaient, avec le soutien de leur majorité, fait voter la démolition de trois des vingt-cinq immeubles construits par Marcel Lods le 24 Octobre dernier, lors d'un conseil municipal, sous le regard bienveillant de leur collègue adjoint au patrimoine, peu enclin à défendre "ce genre de patrimoine".
Nous nous y étions opposés, rejoints en cela par d'autres à l'origine d'une initiative citoyenne.
Il y a quelques jours la presse locale se faisait l'écho du changement de pied de l'actuelle municipalité par rapport a l'avenir de cet ensemble dans le quartier de la Grand Mare. On apprenait ainsi, que le premier adjoint en charge de l'urbanisme renonçait a son projet de destruction. Bon prince il laissait entrevoir "qu'il aurait accepté l'idée que d'autres solutions pourraient être envisagées. « Je fais partie des gens qui écoutent et qui dialoguent », disait-il, précisant qu'aucune alternative sérieuse ne lui avait encore été proposée.
On connaît aujourd'hui les raisons de cette volte face, et pour paraphraser un billet du blog Rouen Socialiste : c'est sûr, c'est pas beau de mentir...
Car aujourd' hui nous savons que grâce aux démarches effectuées auprès de la Direction concernée du Ministère de la Culture , l'ensemble sera préservé et même classé . La Ministre de la Culture et de la Communication a fait droit à notre requête, compte tenu de l’intérêt architectural de cet ensemble pour le patrimoine du 20ème siècle, en demandant au Préfet de la région Haute-Normandie d’engager une procédure de protection au titre des monuments historiques et, dans l’immédiat, de placer ces bâtiments sous le régime de l’instance de classement parmi les monuments historiques. Le préfet a ainsi fait suspendre le permis de démolir .
Coup d'arrêt donc à l'ardeur destructrice du premier adjoint et de son collègue élu et académicien en charge du patrimoine, comme pour le bâtiment de la médiatheque après que l'architecte Rudy Ricciotti se soit mis en colère.
Et c'est tant mieux pour Rouen et la Grand-Mare.
13:47 Ecrit par Rouen Perspectives dans Patrimoine, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : marcel lods, urbanisme, rouen, la grand mare
03.12.2008
Démolition des Lods : la résistance s'organise.

Nous l'avions dénoncé dans un post précédent, le 24 octobre 2008, le Maire de Rouen et son premier adjoint ont décidé de procéder à la démolition de trois immeubles faisant partie du célèbre ensemble des Verre et Acier conçus à la fin des années 1960 par l’architecte de renom Marcel LODS à la Grand’Mare.
Preuve que le débat sur la conservation des Lods dans leur ensemble n'est pas clos et qu'il ne se résume pas qu'au seul Conseil Municipal entre majorité et minorité, aujourd'hui, des citoyens qui ne se résignent pas, envisagent de constituer une association afin d’informer le public sur le danger que court le patrimoine architectural de la Grand’Mare, et de proposer des solutions concrètes à la municipalité.
Si vous aussi vous vous sentez concernés, que vous pensez qu'il y encore quelque chose à faire, nous vous invitons à lire leur manifeste en faveur des Lods, et pourquoi pas, à soutenir leur action.
23:31 Ecrit par Rouen Perspectives dans Action citoyenne, Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.10.2008
Démolitions en vue à la Grand Mare.
La Grand Mare, un quartier qui a plus changé ces dernières années qu’en 30 ans, et s’il subsiste certains retards, qu’on peut toujours déplorer, s’il y a des amendements aux projets engagés qui peuvent se justifier lorsqu’il y a un changement municipal, la moindre des choses est de reconnaître, ce qu’a fait de positif l’équipe précédente plutôt que de pratiquer la politique de la terre brûlée comme le pratiquent aujourd'hui le Maire de Rouen et son premier adjoint.
Nous inaugurions il y a quelques jours 360 logements parmi les 25 immeubles Verre et Acier de Marcel Lods. Au moment où cette réhabilitation des « Verre et Acier » est présentée comme une réussite, la ville renonce à deux opérations qui terminent le programme, et annonce une fois de plus brutalement, sans concertation aucune, sans chiffres ni information, en catimini, non seulement l’arrêt de projets ayant du sens pour les habitants mais la destruction des bâtiments.
Le Département Famille et Politique de la Ville devait être accueilli dans les plots 5 et 6 et l’accueil les équipes du GPV, du Réseau d'Education Prioritaire et d’autres activités dans le plot 4 . Une diversification souhaitée et d’ailleurs commencée par l’installation de l’immeuble d’entreprise Alpha, l’installation d’artistes (résidences de l’Ecole des Beaux Arts mais aussi au collectif, 99) avait même été souhaitée et facilitée. Certes il est vrai que la reconversion de ces immeubles en bureaux coûtait cher pour notamment les remettre aux normes incendie, mais elle avait le mérite de montrer la solidarité de la ville et de ses administrations avec les quartiers. Une mairie annexe devait être accueillie au rez de chaussée des plots 5 et 6.
La démolition du plot telle qu'elle nous a été présentée lors du dernier Conseil Municipal est particulièrement contestable. L'appel d’offres vient, en effet, d’être réalisé, il est fructueux, ce qui n’est pas évident en cette période, et rentre dans l’enveloppe prévue.
C’est encore une fois un immense gâchis humain et financier, l’urbaniste n'a pas été reçu et apprend par notre bouche la destruction programmée des trois plots.
Cette destruction était déjà envisagée lorsque Yvon Robert était maire. Cette destruction est architecturalement loin d’être anodine car en supprimant trois plots c’est l'ensemble qui est cassé. Cet ensemble est connu nationalement et ceci pour 3 raisons :
- la qualité architecturale et l' environnement paysagé, la pureté des lignes, leur volumétrie, la composition d’ensemble qui traite des allées piétonnes, des espaces verts et des parkings ;
- la conception des logements (500 à l’origine) souple et permettant aux occupants de délimiter eux même les volumes intérieurs compte tenu de la composition de leur famille et de leur manière de vivre ;
- le rapport qualité / coût qui inscrit cet ensemble parmi les premières tentatives d’habitat écologique.
Démolir mais pour faire quoi ? Comment occupe t’on le vide ? Où va-t-on loger ceux qu’il était prévu d’accueillir, par exemple l’UDAF.
Si cela est trop cher, pourquoi ne pas avoir cherché des solutions de reconversion notamment des plots 5 et 6 : bon nombre d’associations cherchent aujourd’hui des locaux ; Ou encore pourquoi ne pas se donner quelques mois pour les vendre à une entreprise ? Combien va coûter la démolition ? Nous avons entendu dire que ce serait très cher, au bas mot 150 000 euros par bâtiment.
Il aurait fallu se donner un peu de temps et le moyen de réfléchir à une solution alternative qui serait moins coûteuse et n’amputerait pas définitivement un ensemble architectural pour lequel les associations de défense du patrimoine ne manqueront pas de se mobiliser.
Ces bâtiments ont largement été visités lors des journées du patrimoine ( sauf sur la dernière saison où déjà Monsieur Robert, visiblement peu enclin à considérer les Lods comme du patrimoine en avait purement et simplement annulé la visite), maintes fois cités par les spécialistes dont Loic Vadelorge, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Versailles-StQuentin, membre du conseil scientifique du PUCA ( le plan Urbanisme Construction architecture) qui signait pour le compte de l’agglo, il y a quelques années, un petit fascicule où Marcel Lods, architecte de le reconstruction est souvent cité. Si certains bâtiments de cet architecte restent intéressants mais classiques, comme à Sotteville, ce qui fait le caractère exceptionnel de cet ensemble chaîné de la Grand Mare, c’est qu’il représente l’aboutissement en terme de projets de toutes les recherches de Marcel Lods en nature urbanistique et architecturale.
Trois plots voués à la destruction parce déjà sacrifiés à l'époque par Yvon Robert qui entend bien prouver dans cette opération qu' il avait raison avant l'heure.
18:48 Ecrit par Rouen Perspectives dans Conseil Municipal, Patrimoine, Quartiers. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.10.2008
Les Lods pour les Hauts.

Inauguration aujourd'hui à la Grand Mare, pour marquer l'opération de réhabilitation de 360 logements de la Résidence Les Lods.
Les Lods, immeubles construits au début des années 70, aussi appelés les "verre et acier", ont été imaginés et construits par Marcel Lods ( 1891-1978), suivant l'idée que "le progrès technique se doit être source de bien-être et de perfection". Au résultat de cette démarche contemporaine par l'utilisation de matériaux ( le bois, le verre et l'acier ) et de méthodes industrielles, ces immeubles et appartements ont été conçus pour être des lieux de vie de conception moderne, fonctionnels et lumineux, répartis autour d'un escalier central favorisant la convivialité.
Voulue par Pierre Albertini et son équipe dès 2004 dans le cadre du Grand Projet de Ville et de fonds mis en place par l'ANRU, c'est avec Immobilière Basse Seine que dès juin 2006 la rénovation prend corps pour ces immeubles voués à la destruction par Yvon Robert et son équipe en 2001.
Après 22 mois de rénovation et 12 millions d'euros, l'adhésion des locataires qui ont cru au projet et n'ont pas quitté les lieux durant la phase de travaux, Les Lods sont aujourd'hui le phare du renouveau du quartier de la Grand Mare, relié au centre ville par TEOR, et bénéficiant d'un cadre verdoyant.
Il reste maintenant à continuer ce qui a été initié, redonner envie de vivre dans ce quartier, y amener de l'attractivité.
La délocalisation de certains services municipaux, notamment la direction de la jeunesse et des sports comme initialement envisagée par l'équipe municipale précédente, serait en ce sens un signe fort de la part de la Ville pour le renouveau du quartier.
Pas sûr toutefois que l'engagement de l'actuelle municipalité ira jusque là.
15:40 Ecrit par Rouen Perspectives dans Patrimoine, Quartiers., Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.09.2008
"Rouen sur Mer » laisse Le Marité à la dérive.

Pour lui aussi c’est fini, la ville de Rouen se retirera du GIP le Marité le 31 décembre 2008.
Le maire de Rouen l’a confirmé lundi 1er septembre et n’ a plus qu’à le faire enregistrer par ses conseillers municipaux le 26 septembre prochain.
Pourquoi nous désengageons-nous ? l’argument en est le coût. C’est vrai, les mauvaises surprises ont été nombreuses depuis l’achat de ce dernier terre-neuvier, que les français ont découvert associé à Rouen, pendant toute une année à travers l'émission de France 3, Thalassa.
Une précision toutefois en réponse aux accusations de l'actuelle majorité municipale : la dépense est de 2 €uros annuel par rouennais pour en assurer l'achat et l'entretien.
A l'heure où les rouennais ont confirmé leur attachement aux grands voiliers lors de l'Armada 2008, n'est-il pas dommage d'abandonner si près du but cet élément du patrimoine pour ne pas en profiter au final ? On quitte le navire à la troisième et dernière tranche de travaux, juste après il allait devenir rentable...
La ville de Fécamp ainsi que conseil régional de l'Eure ne se sont pas sentis en mesure de continuer sans Rouen. Ce bateau qui a déjà traversé bien des tempêtes restera sans pouvoir naviguer s’il ne trouve pas de financeurs pour la troisième et dernière tranche des travaux,-et donc difficilement vendable. Depuis janvier 2006 à l’été 2008, le trois mâts est restauré par les charpentiers de marine du chantier Bernard de Saint-Vaast-la-Hougue. A leurs côtés, de jeunes délinquants en réparation pénale vivent eux aussi une histoire fabuleuse en participant à la remise en état du bateau. Un chantier hors du commun, qui fait lui aussi la part belle à l’histoire du bateau. Un fameux trois mâts qui apparemment est et sera toujours sujets à de belles, à de très belles histoires tant avec la mer qu’avec les hommes…
Alors n''aurait-il pas été souhaitable d'aller au bout de sa rénovation et de faire ensuite le choix définitif ? Soit il devenait en effet une trop lourde charge pour la ville de Rouen et alors on le vendait en récupérant les fonds investis, soit un projet de reconversion sponsorisé vers un but scientifique de recherche avec un équipement électrique respectueux d'un développement durable (proposition avancée par le nouveau Président du GIP Marité, Franck Martin, maire de Louviers) permettait à Rouen de profiter d'un équipement original utile et porteur des couleurs de la Normandie à travers le monde...
Nous espérons que le conseil régional de la Manche et la communauté d'agglomération Seine-Eure trouveront de nouveaux partenaires qui permettront au Marité de pouvoir flotter rapidement. Le dernier Terre-Neuva français mériterait bien ça, pour ne pas finir comme d'autres, découpés sur une plage d'Alang.
00:27 Ecrit par Rouen Perspectives dans Patrimoine, Propositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.06.2008
Des fonds pour la Cathédrale.

Déblocage de fonds pour la Cathédrale : Catherine Morin-Desailly à l’initiative de la demande
Catherine Morin-Desailly, Sénatrice de la Seine-Maritime et conseillère municipale de Rouen, se réjouit que la Ministre de la Culture ait débloqué 500 000 € pour la restauration des clochetons de la Cathédrale de Rouen. Cela fait près de 10 ans que les rouennais attendent la remise en place du clocheton tombé lors de tempête de 1999.
Elle tient toutefois à rappeler qu’elle est à l’origine de la demande, ayant sensibilisé et alerté la Ministre de la Culture, Christine Albanel avant la prise de fonction de la nouvelle municipalité.
Elle a en effet saisi la Ministre par une lettre du 26 février dernier par laquelle elle lui demandait « d’accélérer les travaux de restauration et notamment que la DRAC de Haute Normandie puisse annoncer qu’elle commande le projet architectural et technique à l’architecte en chef des monuments historiques dès 2008 ».
La Sénatrice et adjointe à la Culture à l’époque demandait « le versement en urgence de 500 000€ afin que la cathédrale de Rouen joyau de notre patrimoine, retrouve rapidement sa silhouette, actuellement mutilée ».
Elle avait d’ailleurs fait part de son action aux associations rouennaises qui oeuvrent pour la protection du patrimoine et notamment à l’association des amis des monuments rouennais dont Alain Robinne est un membre actif.
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