28.08.2009

Où l'on reparle du contournement Est.

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C'est la rentrée aussi pour le gouvernement et les ministres qui se replongent dans leurs dossiers. Parmi les siens, Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, retrouve celui de la liaison A13-A28 - barreau de l'Eure et du contournement Est, dossier sur lequel dans notre département une large majorité d'élus du centre, de droite et de gauche mais aussi d'acteurs locaux est très mobilisée. Ils estiment désormais urgent la réalisation de cet équipement depuis tant d'années.

Le 25 juin dernier, avec plusieurs collègues parlementaires de la droite et du centre, maires, conseillers régionaux et généraux des territoires concernés, nous avions écrit également à Jean-Louis Borloo pour redire à quel point non seulement cet ouvrage, qui a fait l'objet de nombreuses études, concertations, d'un débat organisé par la Commission Nationale du Débat Public, était nécessaire pour de multiples raisons. En premier lieu, la sécurité et la santé : pollution, bruit, vibrations, surconsommation de carburant dû aux embouteillages; les nombreuses nuisances ne sont plus à démontrer.

L'Agglomération rouennaise est la seule sur l'axe Calais-Bayonne à ne pas disposer d'un axe d'évitement, la ville de Rouen fonctionne donc comme un véritable entonnoir. A cela s'ajoute l'attractivité de notre territoire dont le développement passe par une désserte optimale en matière de transports, ceci bien entendu dans la logique du Grenelle de l'environnement qui préconise un management global et diversifié de la mobilité des biens et des personnes qui englobe le développement du fluvial et du réseau ferré.

Les élus de gauche de notre Agglomération et de notre Région défendent tout autant ce projet de contournement. Nous étions donc nombreux à attendre ces derniers mois une rencontre avec le ministre pour que ce dossier se concrétise enfin. Ce rendez-vous a éu lieu hier à Paris, associant les parlementaires, élus de la Seine Maritime comme de l'Eure, et acteurs mobilisés sur ce dossier, et c'est d'une même voix que Valérie Fourneyron et Catherine Morin-Desailly ont défendu ce projet.

Attentif aux arguments développés par chacun, le Ministre a tenu à examiner les conditions de sa faisabilité et de sa réussité. A la satisfaction de tous, il a proposé la mise en place d'un comité de pilotage sachant la nécessité que l'ouvrage se trouve inscrit dans le premier schéma national des infrastructures de transport (SNIT), nouveau mécanisme de planification des investissements dans le domaine des transports prévus par les artciles 15 à 17 de la loi Grenelle I promulguée le 5 août dernier. Affaire donc à suivre. Nul doute que chacun sera très vigilant pour qu'aboutisse enfin ce qui est attendu des habitant depuis tant d'années.

27.08.2009

Désenchantés....

grammont.jpgDès le départ, nous l'avions dénoncé, et puis de plus en plus souvent, nous l'avons entendu au travers de nos rencontres avec les habitants, les langues se sont déliées. Des promesses avaient été faites, trop peut-être, mais les habitants avaient voulu y croire.

Certes, leur quartier avait déjà beaucoup changé, mais on leur avait tellement promis durant cette campagne des municipales....

Mensonge ou omission, on avait pourtant oublié de leur dire, que l'élément phare de Grammont, la Médiathèque de Rouen, qui devait donner un nouveau souffle au quartier, allait tout bonnement être abandonnée, d'abord livrée à la démolition, puis finalement face au tollé, reconvertie en très "select" archives départementales et petite bibliothèque de quartier.

Et pourtant Rouen Motivée l'avait promis : " si les objectifs initiaux du GPV étaient louables, mélant rénovation urbaine et lien social, aujourd'hui le projet ne répond pas aux priorités des habitants...Rouen Motivée s'engage à passer à la vitesse supérieure..."

Alors que les habitants s'interrogent de plus en plus sur leur avenir, c'est aujourd'hui dans Paris Normandie qu'ils n'hésitent plus à faire part de leur pessimisme, voire de leur écoeurement face à des projets qu'ils ne voient toujours pas venir.

Démotivés, ils sont aujourd'hui en proie au doute, et c'est tout Grammont qui cale.

 

21.07.2009

Cantines d'ici et d'ailleurs.

Les rapports se suivent et ne se ressemblent pas : à Rouen, une étude menée dans le plus grand secret avec le cabinet Agriate Conseil, préconise la gestion en régie directe des cantines pour mieux y instaurer le bio.

Pourtant une autre voix existe. A saint Etienne, à en lire l'article de Karine Le loët du Média du développement durable TerraEco, "C’est décidé. A la rentrée, les assiettes des petits Stéphanois seront composées à 50% de produits issus de l’agriculture biologique. La municipalité socialiste a franchi le pas le 8 juin dernier en confiant la restauration scolaire (maternelle et primaire) à la société Avenance, du groupe Elior. Un contrat de sept années lourd de 12 millions d’euros pour une charge de 2 200 repas quotidiens dans 47 cantines. Rien de moins. Mais voilà. Pour ce prix là, le prestataire a signé une charte ambitieuse. Les 50% de produits bio de septembre devront grossir de 10% chaque année. La sixième année, les cantines stéphanoises seront à 100% bio.

Mieux, le prestataire s’est engagé à se fournir auprès des producteurs du département ou des départements limitrophes. "Je ne voulais pas que le bio arrive dans des camions depuis l’Italie ou d’ailleurs. Ça ne me paraissait pas pertinent", souligne Myriam Ulmer, adjointe chargée de la petite enfance. Enfin, les serviettes de table seront en papier recyclé, les produits détergents écolabellisés et les barquettes recyclables. A terme, le tri sélectif (notamment de matières organiques) devrait faire son apparition dans la cuisine centrale pour alimenter en engrais les espaces verts de la ville. Des contraintes importantes pour le prestataire.

Et pourtant le prix du repas sera moins cher, grâce à une mise en concurrence féroce des prestataires. En baisse de 10% de moins en moyenne et jusqu’à 23% pour les familles les plus modestes (le prix du repas étant fixé en fonction du quotient familial). "Je voulais que nous puissions offrir l’alimentation la plus correcte à tous les enfants. C’est une question de respect de l’environnement mais aussi de justice sociale. On sait bien que les enfants des familles les plus démunies mangent souvent plus gras et plus sucré", explique Myriam Ulmer.

Pas de doute, Saint-Étienne endosse le rôle de première de la classe. En tout cas, aux yeux de WWF France. Avec sa campagne "Oui au bio à la cantine" lancée le 18 juin, l’association a demandé aux parents de faire pression sur leurs élus pour introduire le bio dans la cantine. Objectif ? Coller avec le Grenelle de l’environnement qui demande 20% de produits bio dans la restauration collective d’ici à 2012. Les municipalités n’ont plus qu’à s’inspirer de l’exemple stéphanois."

La décision de la Municipalité de Saint Etienne d'instaurer le bio dans les cantines scolaires en déléguation de service public à la société Avenance, en contre partie d'engagements à se fournir auprès des producteurs du département ou des départements limitrophes, à un coût maîtrisé et favorable aux finances de la Ville et des familles, pour au final faire mieux, sur tous les points, que ce qui nous a été proposé, nous conforte dans l'idée de ce que nous avons toujours défendu : Si une meilleure alimentation se doit d'être acquise, le cadre de gestion se doit également être calculé et réfléchi, sans tabou mais aussi sans esprit partisan. Le bio et la régie directe que l’on nous a présentés comme indissociables à Rouen, s’apparentent en fait plus aux fruits de la doctrine et d’un gage d’apaisement au lendemain d’élections européennes entre deux groupes de la majorité municipale, plus difficiles pour le PS rouennais que pour le PS stéphanois.

Sauf à penser qu'en terme de négociations, le Maire de Rouen serait bien moins rôdé que son collègue socialiste Maurice Vincent, Maire de Saint Etienne, ce que personne, évidemment, n'oserait imaginer....

Une décision en tout cas qui contredit sérieusement les propos tenus par Valérie Fourneyron en Conseil municipal et le porte parole des Verts, Cyrille Moreau, mais qui ne devrait pas remettre pas en question la décision rouennaise, dût elle coûter plus cher au contribuable. Mais ça on en a l'habitude.

A Rouen on le sait, la doctrine a la vie dure, qu'importe le coût. Le pragmatisme, quant à lui, on le laisse à d'autres.

 

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15.07.2009

Point d'étape.

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Seize mois après l'installation de l'équipe de Rouen Motivée aux commandes de la Ville, au moment où le Plan Pluriannuel d'Investisssement fixe de façon inéluctable Rouen pour les cinq années à venir, les élus du groupe Centre, Démocrates et Indépendants continuent à faire entendre leur voix, sans concession et en dehors de tout esprit partisan. L'occasion de faire un point d'étape, et d'interpeller les rouennais sur leur vision de la Ville, en le livrant à leur réflexion.

Et pour nous, toujours à votre écoute, aujourd'hui plus que jamais, un engagement plein et entier à votre service.

Bonnes vacances.

Catherine Morin-Desailly, Edith Calonne, Laurence de Kergal, Anne-Sophie Deschamps, Alain Mbongo et Nicolas Zuili.

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29.06.2009

Le Sénat unanime pour restituer les têtes maories à Wellington.

tetemaori.jpgLes sénateurs ont voté aujourd'hui, à l'unanimité, une proposition de loi permettant la restitution à la Nouvelle Zélande des têtes maories taouées et momifiées conservées dans les musées français. Tous les intervenants ont plébicité le retour de ces restes humains "dont l'histoire rappelle les pires heures du colonialisme".

Le nouveau ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, dans sa première intervention devant le Parlement, a apporté son soutien à ce texte, qui doit à présent poursuivre son parcours parlementaire à l'Assemblée nationale. "L'histoire de ces artefacts est bien connue. A l'origine pratique rituelle, témoignant du respect d'une tribu et d'une famille envers ses morts, la momification des têtes est devenue, sous l'effet de la curiosité macabre des voyageurs et des collectionneurs européens, l'objet d'un commerce particulièrement barbare", a-t-il souligné. "On ne construit pas une culture sur un trafic, sur un crime. On construit une culture sur le respect et l'échange, sur une véritable pratique de la mémoire", a-t-il ajouté..

Le texte visait pourtant à contrer son prédécesseur, Christine Albanel, qui s'était opposée à une décision prise par la Mairie de Rouen, en octobre 2007 de remettre au musée national Te Papa Tongarewa une tête d'un chef maori conservée en dépôt depuis 1875 au Muséum d'Histoire Naturelle. La décision du conseil municipal avait été annulée en décembre 2008 par le tribunal administratif saisi par Mme Albanel.

Initiatrice de la proposition de loi, Catherine Morin-Desailly, a réussi dans ce combat qu'elle a initié avec Pierre Albertini, à faire l'unanimité de ses collègues :

Richard Tuheiava (app PS, Polynésie) s'est félicité de cette "dynamique législative novatrice et ouverte vers l'autre" tandis que Nicolas About (Union Centriste) appelait à "comprendre ce que ressentent les descendants de ces peuples lorsqu'ils apprennent la survivance de restes de leurs ancêtres dans nos musées". Nicolas About avait été l'auteur d'une proposition de loi qui avait permis en 2002 à l'issue d'une longue bataille de restituer à l'Afrique du Sud la dépouille de Saartjie Baartman, la "Vénus Hottentote". "Notre assemblée s'honore" avec ce texte "qui nous donne des responsabilités nouvelles à l'égard des morts comme des vivants", a renchéri Odette Terrade (PCF).

Près de 500 têtes maories étaient réparties dans les musées de la planète, environ 300 ont été restituées. La France en possède de 15 à 20 dont sept à huit au Quai Branly et d'autres à Marseille, Dunkerque, Rouen, Lille, Lyon, Nantes, La Rochelle, Rochefort et deux à l'université de Montpellier.

Au-delà des têtes maories, le texte a été "complété" sur proposition du rapporteur UMP Philippe Richert pour "réactiver" la procédure de déclassement de biens appartenant aux collections. La commission scientifique compétente en la matière, créée en 2002 et qui ne comportant que des professionnels des musées étant jugée inopérante, a été "redimensionnée" avec une composition élargie aux élus et personnalités qualifiées et avec une "feuille de route" plus précise.

"Une réflexion est à conduire sur la gestion éthique des collections des musées et notamment des restes humains", a souligné M. Richert.
"Le mot inéliabilité est décidément difficile à prononcer", a ironisé Frédéric Mitterrand en concluant les débats.

La prochaine étape se jouera à l’Assemblée Nationale, qui si elle adopte cette proposition de loi, permettra alors à l’ensemble des têtes maories que détient la France d'être restituées à la Nouvelle-Zélande afin d’être inhumées dans le respect des traditions de ce peuple autochtone qui a toujours lutté face aux menaces pesant sur sa survie identitaire et culturelle.

 

22.06.2009

Lettre ouverte à Laurent FABIUS .

97090.jpgAu moment où le Conseil Général de la Seine-Maritime délibère sur le rachat du bâtiment de la médiathèque de Rouen à la ville, Catherine MORIN-DESAILLY, Sénatrice de la Seine-Maritime,  présidente du groupe Centre, Démocrate et Indépendants au conseil municipal de Rouen, en appelle à Laurent Fabius, Président de la Communauté de l’Agglomération Rouennaise, afin que soit reconsidérée la position de l’ensemble des partenaires sur un projet quasiment réalisé et dont on mesure aujourd’hui le sens et l’ambition.
Un sauvetage politique du Maire de Rouen par le président du Conseil Général, qui ne masquera jamais le sentiment d’un immense gâchis.

« Monsieur le Président,

A l’heure où s’achève le bâtiment de la médiathèque à Grammont, je m’adresse à vous en tant que président de l’agglomération afin que puisse être reconsidéré l’abandon de ce projet d’intérêt général pour le livre et la lecture publique, projet attendu depuis 30 ans à Rouen et dans notre région qui accusent un retard identifié au niveau national dans ce domaine.

Au lendemain des élections municipales de 2008, vous laissiez entendre dans la presse que la médiathèque de Rouen était un projet élitiste. Fort de ce point de vue, Madame FOURNEYRON annonçait vouloir raser le bâtiment dont la construction atteignait déjà le deuxième étage. Devant l’émoi et l’incompréhension suscités chez nos concitoyens, le président du département, Monsieur MARIE, proposait alors une solution de rechange et le rachat d’une majeure partie du bâtiment. Après avoir étudié les différentes solutions, dont l’accueil de l’école régionale des beaux-arts, c’est l’accueil des archives qui a été retenu.

Aujourd’hui, alors que ce bâtiment, dont on découvre la très grande qualité architecturale, trouve tout son sens et toute sa place dans le paysage rouennais, je vous invite à examiner le contenu de ce projet de médiathèque destiné au contraire à tous les publics, toutes les générations, toutes les catégories sociales, implanté au cœur de Grammont, quartier du grand projet de ville en voie de désenclavement. Est-il par ailleurs utile de rappeler que ce projet avait reçu l’aval de l’Etat et était inscrit au contrat de plan Etat-région ainsi qu’au contrat d’agglomération. Rien n’étant à ce jour irréversible, deux raisons justifient aujourd’hui, alors qu’il en est encore temps, de reconsidérer cette décision d’abandon du projet.

En premier lieu, la reconversion du bâtiment à usage de médiathèque en un projet culturel comportant principalement l’accueil d’une partie des archives départementales et, plus secondairement, une bibliothèque de quartier ainsi que la direction des bibliothèques de la ville, ne peut donner satisfaction. Elle ne résout en rien la question de la lecture publique, les bibliothèques de notre ville et de notre agglomération restant dépourvues d’une tête de réseau telle qu’il en existe dans toutes les grandes villes de France. Pas plus que ne se trouve résolue la délicate question du patrimoine, troisième fonds régional en France, aujourd’hui stocké à Villon dans des conditions d’extrême vétusté et inaccessible au public. En ce qui concerne les archives, le déploiement de celles-ci sur un troisième site, d’ores et déjà reconnu insuffisant en termes de linéaire d’archivage, ne procède pas d’une politique cohérente puisqu’il devra faire avec les deux autres sites, compliquant ainsi le fonctionnement de l’ensemble et aggravant son coût.

En deuxième lieu, le coût final de ce projet pour le moins hybride sera bien supérieur au coût initial de la médiathèque (47 millions d’euros).  D’ores et déjà, le coût d’arrêt du chantier en juillet 2007, les frais d’honoraires supplémentaires de l’architecte ou encore la prise en compte du coût de réalisation d’une salle de consultation des archives tout juste achevée dans l’hôtel de département, qui ne servira donc pas, font dépasser pour le contribuable local l’enveloppe initialement prévue.

Aujourd’hui, une décision de sagesse s’impose. C’est pourquoi je m’adresse à vous en tant que président de l’agglomération rouennaise afin que vous organisiez dans les meilleurs délais un tour de table de tous les partenaires concernés (ville, agglomération, département, région, Etat) dans le but de bien réévaluer la nécessité d’une telle médiathèque que de nombreux rouennais, par voie pétitionnaire, ont affirmé vouloir voir aboutir. Ainsi, dans le cadre d’une légitime participation et d’une clé de répartition conforme à ce qui était initialement prévu et à ce qui se fait dans toutes les régions de France qui se sont dotées d’un tel équipement moderne et ambitieux, il faut que soit envisagée de nouveau la possibilité de mettre en œuvre ce projet et que chacun y prenne sa part raisonnable. Cela éviterait en particulier au département de la Seine Maritime de dépenser dans un projet peu satisfaisant en termes d’archivage la somme de 32 millions d’euros. Je pense en effet que ce sauvetage politique ne parviendra jamais à masquer ce qui, sinon, restera un scandale public. Si Rouen a l’ambition d’être la capitale d’une Normandie réunifiée et de s’inscrire dans le cadre d’une communauté urbaine, il parait inconcevable qu’elle ne soit pas dotée des équipements que l’on retrouve partout en France.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de ma considération distinguée. »

21.06.2009

Mobilisés contre la fermeture du Melville.

melville.jpgEn avril 2007 déjà, l'arrêt du soutien financier du Conseil Régional de Haute-Normandie avait failli causer la fermeture du cinéma rouennais Le Melville. La ville par la voix de Pierre Albertini affirmait alors son soutien entier à ce cinéma, annonçant une aide en fonctionnement, et invitaient les autres collectivités territoriales, communauté d'agglomération, département et région à s'inscrire dans cette même démarche positive pour permettre le fonctionnement de l'établissement, grévé par un loyer prohibitif. La fermeture avait été évitée de peu.

Aujourd'hui,  Le Melville est à nouveau menacé. La faute au désengagement combiné de la municipalité Socialistes-Communistes-verts de Rouen et du département de Seine Maritime qui lui refusent tous deux leur concours financier. Un air de déjà vu, sauf que là...  C’est un article de Paris Normandie qui a déclenché le mouvement de fronde. Publié le 04 juin dernier, l’article a suscité de nombreuses réactions. Un groupe de soutien a ainsi été créé sur Facebook. A ce jour, le groupe compte déjà 4566 membres !

Classé art, essai et recherche, et labellisé par le centre national de la cinématographie, Le Melville a comptabilisé près de 115 000 entrées en 2008. Il est surtout le seul à proposer des œuvres cinématographiques de qualité, loin des projeteurs, comme par exemple le film « Nos enfants nous accuseront", et où la municipalité, réprésentée par Guillaume Grima avait su trouver tribune.

La promotion d’un cinéma d’art et d’essai recherche, c'est offrir un éventail culturel plus large que celui reproduit dans les multiplexes. Par son action, Le Melville contribue en quelque sorte au service public local de la culture.

Une pétition mise en place par l'Association le deuxième souffle, existe en ligne, la version papier elle, est disponible dans les locaux du Melville, 75 rue du Général Leclerc à Rouen.

Vous aimez le cinéma et vous êtes attachés au cinéma indépendant d’art et d’essai.
Vous considérez que le cinéma est un bien culturel, et comme d’autres subventionnés (théâtres, salles de concerts…), il doit bénéficier des aides publiques afin d’assurer sa pérennité. Alors vous aussi,  signez.

18.06.2009

Rouen, une ville centre qui compte si peu ...

rouen.jpgDepuis 2004, on l'attendait : la  création d’une agence d’urbanisme, pour afficher enfin un certain consensus dans les grands projets, plébicitée à juste titre par des précurseurs en la matière comme Pierre Bourguignon, maire de Sotteville, et Pierre Albertini, ancien maire de Rouen. Un intérêt commun pour un instrument qui rassemble au delà des différences politiques, un espace de réflexion visant à favoriser la coordination et la cohérence des projets d’aménagement menés sur un territoire  allant de Barentin à Louviers, du Nord au Sud, et du Roumois au Pays entre Seine et Bray d’Ouest en Est ; telles sont les missions de la nouvelle Agence d'Urbanisme de Rouen et des Boucles de Seine et Eure, 52e structure de ce type en France. Un outil d'aide à la décision pour les collectivités (dans les domaines du développement économique, de l'environnement, des transports, de l'habitat) sur le périmètre du bassin de vie de la Haute-Normandie, qui compte 194 communes, trois agglomérations, pour plus de 650 000 habitants. Dotée d'un budget de 1,2 millions d'euros cette agence est la troisième de Normandie, s'ajoutant à ses homologues du Havre et de Caen.

Hier les représentants des communes et des territoires concernés devaient élire les membres du bureau et selon les statuts en vigueur,  en désigner le Président et deux Vice-Présidents.

Comme on pouvait s'y attendre, Pierre Bourguignon, Maire de Sotteville,  a été désigné pour présider l'Agence. Nous l'en félicitons, son intérêt pour la création de cet outil, nous le rappelons, ne datant pas d'hier. La désignation de Franck Martin, Maire de Louviers, Président de la Communauté d’Agglomération Seine-Eure comme Vice-Président, si elle n'est pas une surprise, montre bien la pertinence de notre réflexion, élus de la minorité à la ville comme à l'agglomération, qui voit ce périmètre le plus porteur d'atouts pour constituer la future Communauté Urbaine de Rouen et nous amène à souhaîter nous associer avec cette communauté d’agglomération.

L'autre Vice-Présidence, a été attribuée à Marc Massion, maire de Grand-Quevilly, bras droit de Laurent Fabius, alors que Valérie Fourneyron, souhaitait que soit élu Yvon Robert. Petite crise existentielle et menace brandie de quitter l'Agence ne lui permettront toutefois pas d'avoir gain de cause, et une fois n'est pas coutume, le Maire de Rouen rentre dans le rang, l'indépendance n'étant pas, on s'en doute, du goût du Président de l'Agglo.

Un exemple supplémentaire, s'il en faut, du peu d'écoute et du peu de poids dont bénéficie le Maire de Rouen face au premier adjoint de Grand Quevilly en marche forcée vers 2012.

 

00:08 Ecrit par Rouen Perspectives dans Politique, Rouen, Rouen Agglo, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

09.06.2009

Méthode Coué.

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Tous les jours, et à tous points de vue, je vais de mieux en mieux...

"A Rouen, comme dans les grandes villes françaises, le vote écologique a largement séduit les électeurs, en particulier dans le centre-ville. La gauche a enregistré à Rouen un score extrêmement encourageant, avec 6 points de plus que sur le plan national. Bien que ce vote ne comporte pas de considération locale, cela confirme que le choix de la municipalité pour une ville plus sociale et plus respectueuse de l’environnement doit être poursuivi."

Rouensocialiste.fr

00:22 Ecrit par Rouen Perspectives dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

08.06.2009

Sortie des urnes.

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Les résultats définitifs des élections européennes sont tombées dès 22 heures :

La Majorité Présidentielle UMP-Nouveau Centre-Parti Radical-Gauche Moderne-Progressistes récolte le fruit d'une campagne intensive et d'une présidence de l'Union remarquée. Elle est suivie par Europe Ecologie, conduite par Daniel Cohn-Bendit, dont l'engagement européen n'est plus à prouver, qui fait ici son meilleur score aux dépends des listes PS et MoDem.

Si l'on peut déplorer que 60% des électeurs se soient abstenus, à Rouen les résultats sont les suivants :

 

  • Majoité Présidentielle (UMP-NC-PR-GM-P) :25, 17 %
  • Europe Ecologie  : 21, 39 %
  • PS : 17,53 %
  • Modem : 9, 98 %
  • Front de Gauche : 5, 72 %
  • NPA : 5, 61 %
  • FN : 5, 03 %
  • Alliance Ecologiste indépendante : 2.70%
  • Debout la République : 2.26%
  • Libertas : 1, 91 %
  • Partie de la France : 1.32%
  • Lutte Ouvrière :    1.14%
  • Europe démocratie esperanto : 0.13%
  • Europe Décroissance : 0.04%
  • Communistes : 0.04%
  • C.N.I.P. : 0.02%
  • Union des gens circonscription nord ouest : 0.01%
  • R.I.C.: 0.00%

Le Parti Socialiste et Valérie Fourneyron (55,16 % aux législatives 2007 - 55,79% aux municipales 2008) voient là fondre en un an leur capital sympathie, résultante d'un antisarkozysme primaire plus que du réchauffement climatique. Des résultats d'élections en tout cas qui risquent de faire tanguer dans les mois qui viennent l'équipage municipal de Rouen sur Mer.

 

00:35 Ecrit par Rouen Perspectives dans Politique, Rouen | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note

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