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pris le doigt dans le pot de nutella

  • Vous avez dit espace public ?

    photo.JPGLe passage de la cour des Comptes.

     

    Un petit bout d'espace public, situé autrefois sous feu le Palais de Congrès, et qui permettait de rejoindre la rue Saint Romain à la rue des Carmes. Certes, un passage mal avenant, car faisant l'objet d'un certain nombre d'incivilités, mais surtout mal entretenu par ceux en ayant la charge.

     

    Le Palais des Congrès a vécu, et après de "nombreuses péripéties", l'Espace Monet Cathédrale est né, revu et visité par l'équipe de Rouen Motivée et plus particulièrement par un adjoint à l'urbanisme depuis devenu Maire (avec au passage aucun logement social, quand faut-il le rappeler, ce même binôme imposait dans le cadre de son PLU, 25% de logements sociaux dès le cap des 4 appartements franchi). Hélas, dans cette métamorphose, le citoyen aura perdu lui, l'utilisation de ce petit passage, pourtant autrefois public.

     

    Certains se souviendront que le Maire et son premier adjoint d'alors vantaient une réappropriation pour le plus grand nombre, de la façade de l'Hôtel Romé, accessible par ce passage. Aujourd'hui, le promeneur ne pourra que se heurter à des grilles qui n'ont rien de provisoires, et qui, telle des cerbères modernes, l'empêcheront d'accéder à un espace public confisqué par une copropriété qui ne veut certainement pas souffrir d'un manque d'entretien d'un espace qui jouxte ses murs.

     

    Si l'on est depuis habitué aux promesses sans lendemain d'une équipe ayant solicité le suffrage des Rouennais en 2008, on rappelera au Maire qu'il a la charge de faire respecter l'espace public appartenant de fait à chacun d'entre nous : la pose de grilles aux extrémités du passage de la Cour des Comptes ne nous semble pas aller dans ce sens, sauf à imaginer que la privatisation d'un espace public puisse être au programme d'une municipalité de gauche.

     

    Nous lui demandons donc de mettre tout en oeuvre pour que le passage de la Cour des Comptes soit de nouveau rendu accessible.

  • J'étais Palais : la preuve par l'image d'un mensonge de campagne.

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    L'idée est originale et le début prometteur : Tout ce que vous avez voulu savoir sur le Palais des Congrès de Rouen sans jamais oser le demander.

     

    Franck Saint Cast propose un webdocumentaire de manière quotidienne sur le web, trente jours durant, avant que France 3 Haute normandie ne diffuse un documentaire de 52 minutes le samedi 3 novembre à 15H30.

     

    Pèle-mèle, images d'archives, vidéos, photos, témoignages... et une rubrique très intéressante, mots d'élus, que l'on trouve aisément en cliquant sur l'une des fenêtres du Palais dessiné par Jean-Pierre Dussaux, témoignages de maires qui se sont succédés, François Gautier, Yvon Robert, Pierre Albertini et Valérie Fourneyron.

     

    Une rubrique des plus instructives et qu'on ne saurait trop vous pousser à aller consulter. Explications :

     

    Entre autres témoignages celui d'Yvon Robert qui admet qu'il aurait pu racheter l'ancien Palais, mais qui explique avoir laissé le bâtiment entre les mains du CDCR regroupant les actifs du Crédit Lyonnais, n'ayant pas de projet entre 1995 et 2001, ni même pour les années suivantes, le sujet n'ayant pas été présent dans la campagne des municipales de 2001. Reprochant à son successeur de ne pas avoir fait ce que lui même n'avait pas fait, il convient que l'épisode du Palais des Congrès a été l'un des éléments qui a pesé dans la victoire de 2008, en oubliant au passage, que le projet de Rouen Motivée était alors la création d'un espace vert aux pieds de la Cathédrale en lieu et place du bâtiment qu'il comptait raser. 297258967.jpg

     

    Une promesse irréelle, renforcée par une pseudo consultation citoyenne aux frais du contribuable et dont on a laissé penser qu'elle permettrait de laisser respirer la cathédrale, mais qui ne sert à rien, et dont on a aujourd'hui la preuve par l'image et le son qu'elle est à ranger  au chapitre mensonge promesse de campagne.

     

    Une fausse promesse que confirme d'ailleurs Valérie Fourneyron un peu plus loin, sans aucun état d'âme : le bâtiment appartient à "un acteur privé qui l’a racheté et qui est propriétaire et qui a des droits en matière d’urbanisme.. Je n'ai aucun moyen de droits pour  faire évoluer le projet de Jean Paul Viguier initial…"

     

    Ceux qui pouvaient encore y croire en seront pour leurs frais.

     

     

     

     

     

  • Ateliers d'artistes.

    Logo-Ateliers-dartistes1.jpgDeuxième édition les 29 et 30 septembre prochains pour les Visites d’Ateliers d’Artistes organisées par la CREA après un premier crû prometteur où les habitants de l'Agglomération ont pu rencontrer et découvrir les artistes plasticiens vivant dans nos communes.

    Oui, pénétrer dans un atelier de création reste toujours un moment unique, entre curiosité et magie, une rencontre intime tout à la fois d’une oeuvre, d’un créateur et d’un lieu. Peintres, dessinateurs, calligraphes, sculpteurs, graveurs, photographes, céramistes, mais aussi artistes multimédia, plus de 200 artistes, amateurs et professionnels, issus d’une trentaine de communes ouvriront donc cette année encore leurs ateliers en toute convivialité.

    Une convivialité que notre ancien Président d'Agglomération devenu depuis quelques mois Ministre des Affaires Etrangères aura sans doute voulu reproduire au Quai d'Orsay, en empruntant neuf tableaux de maître prêtés par le Musée d'Orsay, parmi lesquels un Boldini et des Renoir. Des œuvres d'art,elles, qui n'auront été accessibles au public que lors des dernières Journées annuelles du patrimoine.

    Si le musée s'est acquitté des frais de transport, Le Canard enchaîné chiffre tout de même à 85 000 euros le montant de l'opération aux frais du ministère. Les affaires étrangères ont en effet dû financer l'installation des cimaises, du système de sécurité, le recours à un architecte-scénographe, le montage et un livret explicatif des œuvres. Un montant jugé "excessif" sur l'avis de professionnels contactés.

    Le guide des Ateliers d'Artistes ouverts au public est consultable ici

  • Je suis Rouen.

     

    Rouen, ville attirante ?

    la Ville a décidé de le prouver en proposant un film institutionnel de quelques minutes pour présenter ses atouts et son cadre de vie et mis en ligne aujourd'hui à l'occasion du passage du Tour de France.

    Traversée par la Seine, Rouen est présentée à la fois capitale économique, capitale culturelle, capitale historique mais aussi une métropole où il fait bon vivre. Le film entend révéler ainsi une ville dynamique et moderne, tournée vers l’avenir avec ses projets mais aussi riche de son passé.

    Une carte de visite en images pour les Rouennais et ceux qui ne le sont pas encore mais aussi pour les entreprises qui cherchent à s'implanter. Rouen entend montrer qu'elle bouge avec ses habitants qui à la fin du clip répètent à qui veut bien les entendre : "je suis Rouen".

    Preuve s'il en faut que Rouen en terme d'image peut être porteur, quand certains s'obstinent à camper sur l'appellation CREA, que peu de personnes en France ou ailleurs sauront placer sur une carte. Mais il vrai aussi qu'à Rouen Ville centre de 110.000 habitants, on a depuis longtemps capitulé en ne revendiquant pas la place qui devrait nous revenir de droit. Rouen Capitale a donc un Président d'Agglomération quevillais, et un député Mont-Saint-Aignanais !

    Si on ne peut que saluer la qualité de l'exercice, on sourira toutefois à la première image argumentant "Rouen Capitale Culturelle" puisque ce n'est rien moins que feu " la Médiathèque de Rouen" qu'on entendait raser et qui sert de support visuel à l'affirmation.

    Oui, Rouen Capitale Culturelle on aurait vraiment pu, notamment en terme de lecture publique, mais en 2008, Valérie Fourneyron, alors Maire de Rouen et son équipe en ont décidé autrement.

    Et sur ce coup là, comme sur d'autres, pas sûr qu'elle ait été vraiment Rouen.



  • Kindarena : même France Inter s'en mèle.

    La saga Kindarena continue.

    La Ministre des Sports Valérie Fourneyron devant être dans les studios de France Inter aujourd'hui vendredi 8 juin, c'est bien naturellement que la station de radio s'est intéressée à Rouen, et au Palais des Sports en particulier.

    C'est François Morel qui s'y colle, et il n'y va pas avec le dos de la cuillère. Il reprend un à un les arguments que nous avons fait valoir jusqu'ici et en dresse une chronique plutôt sévère.

    Le mérite de France Inter est de porter l'information au niveau national en la sortant du microcosme rouennais.

    C'est aussi l'avantage d'avoir un futur ex-Maire en campagne pour être future député mais qui ne siègera pas car étant ministre : on s'intéresse aussi à ce qu'elle a bien pu faire avant, et on le met maintenant sous les projecteurs.

     

     


    Kindarena surprise par franceinter

  • L'effet Tic Tac.

    pin-s-ps-kinder-AA042012-pf.jpgLa communication municipale commencerait-elle à entrevoir les risques de sa "ferreroisation"un peu trop voyante ?

    Pour la première fois, depuis les épisodes successifs du Kindarena, du Gyro, du repas solidaire de fin d'année, du colis de Noel des anciens... et du dernier opus en date mettant en scène un bonbon rafraîchissant dont on retiendra surtout qu'il est sensé lutter contre la mauvaise haleine des Rouennais, le Maire de Rouen a jugé bon de répondre aujourd'hui aux interrogations en essayant de déminer le terrain par un communiqué de presse :

    La mairie a autorisé le tournage du film sur l’espace public ainsi que dans l’hôtel de ville. Cependant à aucun moment la mairie n’a donné son accord à ce que des personnels municipaux participent à la vidéo.
    L’agent de surveillance de la voie publique qui apparaît dans le film est un figurant habillé d’un costume de location. Sollicité en ce sens, un agent municipal a souhaité à titre personnel accepter une figuration dans la vidéo, sans autorisation préalable de sa hiérarchie.

    Après avoir d'abord nié en Conseil Municipal la mise à disposition de l'intérieur des bâtiments municipaux en ne mettant soit disant "que la voirie à disposition", le Maire de Rouen ne pouvait que constater que ceux-ci (salle des cotonniers, salle des mariages à l'Hôtel de Ville) avaient bel et bien servi de lieu de tournage. Difficile donc de nier l'évidence, sauf à croire que Valérie Fourneyron, beaucoup moins Maire de Rouen ces temps-ci que candidate virtuelle au Secrétariat aux Sports, ne découvre l'autorisation faîte en son nom et ne cherche à la couvrir.

    Si nous ne pouvons que prendre acte d'une non autorisation faite aux personnels municipaux de participer au tournage, sur leur temps de travail (ce que ne précise pas le communiqué, car rien ne les en empêcherait de le faire sur leur temps de loisir), nous resterons toutefois dubitatif sur la possibilité de trouver "en location" des costumes de la police municipale pour des "figurants" ayant participés au tournage.

    Reste le cas de l'agent qui serait passé outre à ces consignes : s'il n'est effectivement pas opportun de mélanger les genres, celui-ci aura pêché par imprudence. Mais pour autant peut-on le blamer quand depuis plusieurs mois, le Maire s'appuie sur le même sponsor pour financer la vie municipale, quand à grand cris d'orfraie elle dénonce "le bradage du service public aux puissances de l'argent" au niveau national ?

     

    photo extraite du blog du Major.

     

  • Le jour où le Maire de Rouen est devenue VRP chez Ferrero.

    Peut-on tout se permettre dès lors que l'on détient les clefs de l'hôtel de Ville ?

    Après l'épisode Kindarena, le colis des anciens et le repas solidaire du 24 décembre subventionnés par une multinationale qui a bien compris qu'elle tenait là un filon, le Maire de Rouen rentre en récidive en livrant l'espace municipal à un clip publicitaire au profit d'une autre spécialité, le Tic-tac.

    Un titre qui plante tout de suite le décor : Une haleine de ... Rouen le 21 mars 2012, et un synopsis qui montre des rouennais s'évanouissant au contact d'un individu souffrant d'halitose. Heureusement l'histoire se finit bien, quelqu'un trouvant le remède miracle : un tic-tac.

    Chacun appréciera le bon goût de l'encart publicitaire. Pour autant, le fait de voir des costumes - voire des agents- de la police municipale, certains salariés de la ville filmés dans la salle des mariages montre un peu plus l'emprise que prend chaque jour une entreprise sur la gestion municipale.

    Un état de faît que le Maire de Rouen n'a pu ignorer mais qu'elle nie fermement et dont on se demande aujourd'hui où elle s'arrêtera.

    Prochaine étape pour Ferrero les sportifs de l'équipe de France déguisés en Mon Chéri pour les prochains Jeux Olympiques de Londres comme se serait déjà engagée la pas encore Secrétaire d'Etat aux Sports ?