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propreté

  • Betterstreet ou l'idée que chacun peut agir pour améliorer l'image de la ville.

      Alors qu'à Rouen et à l'agglomération on en est encore à l'âge du standard téléphonique pour signaler une anomalie rencontrée sur le territoire communal et espérer avoir une réponse rapide pour régler certains problèmes dont a pu voir qu'ils pouvaient durer longtemps, d'autres ailleurs ont eu l'idée d'intégrer les nouvelles technologies des applications smartphones et informatiques afin de géolocaliser et remédier au plus vite aux problèmes en faisant appel aux citoyens dans une démarche citoyenne et participative.

     

    Un nid-de-poule, un tag, un panneau de circulation défoncé, un affaissement de voirie ou encore un dépôt sauvage ou des poubelles qui débordent, il suffit d'une photo prise par un possesseur de smartphone pour afficher en quelques clics les incivilités croisées sur son trajet et d’aider ainsi à améliorer l’efficacité des services communaux.

     

    Disponible sur le Google Play et l’App Store, une application nommée BetterStreet créée en 2012 par le Bruxellois Jean-Marc Poncelet se décline également sous forme de service en ligne. Simple à utiliser, elle permet de prendre une photo géolocalisée avec son smartphone pour ensuite l’envoyer directement à la commune, avec éventuellement un petit mot d’accompagnement expliquant le contexte d’une incivilité. Pas question pourtant de critiquer bêtement les dysfonctionnements communaux. La démarche se veut constructive puisque le service assure un feedback auprès de l’utilisateur, qui peut être tenu informé du suivi et peut à son tour féliciter sa commune pour son travail.

     

    Après Liège, d'autres communes de Belgique ont souscrit à ce système qui mêle démocratie participative et esprit citoyen. Alors que la qualité du cadre de vie est le souci prioritaire des habitants, ce projet a permis à son concepteur d’être le lauréat du start-up week-end de Liège en novembre 2012.

     

    Les services communaux concernés reçoivent directement les demandes et améliorent ainsi leur efficacité ainsi que que leur réactivité. Alors qu'après un coup de téléphone signalant une problème, il fallait envoyer un agent sur place pour le vérifier, la photo permet de voir directement de quoi il s’agit, où est située l'incivilité et d’ensuite envoyer un agent régler la situation. Un autre avantage est que le signalement est en temps réel, et donc même en soirée quand les services communaux sont fermés, ce qui permet un traitement dès le lendemain matin à la première heure, puisque celui-ci est enregistré informatiquement parlant.

     

    Certains pourraient craindre voir les faits de délation se multiplier. Ce nouveau service, testé de l'autre côté de la frontière ne traite uniquement que d’incivilités présentes sur la voie publique et à chaque signalisation, l'utilisateur doit s’identifier, ce qui évite les fausses infos ou les messages anonymes.

     

    A l'heure où l'on entend réinvestir pleinement la gestion de l'espace public face aux incivilités, l'appel aux nouvelles technologies peut donc se révéler être un plus non négligeable. Et vu l'impression d'abandon que chacun peut constater à Rouen avouez qu'il serait un peu bête de ne pas s'y intéresser.

     

  • A Rouen rue de la République c'est re-plantations !

    IMG_2136.jpgA l'approche de Noel (et on n'ose dire à l'approche de mars prochain) c'est branle bas de combat à tous les étages de l'Hôtel de Ville, pour donner l'idée qu'à Rouen tout va bien, et que ces six dernières années ont réellement changé la Ville et la perception que l'on doit en avoir.

     

    Dernier lifting en date, les re-plantations rue de la république dans les mini bacs situés sur la droite en montant en fin de semaine dernière. Certains se souviendront peut-être que nous en avions déjà fait un deux articles en mars dernier, pointant du doigt des plantations inadaptées à l'espace public, et surtout au delà d'un manque d'entretien, des incivilités à répétition.

     

    Une intervention qu'il faudra certainement refaire d'ici quelques semaines (et on n'ose dire quelques jours) par un choix insensé d'un mobilier urbain de la part des services de la CREA ou de certains urbanistes, que notre service des espaces verts paie au prix fort au vu du travail fourni à les remettre perpétuellement en état, en temps et en moyens humains. Si les plantations de magnolias de l'autre côté de la rue ne subissent aucun dommage, les mini bambous font eux les frais d'incivilités nocturnes dans une rue passante, à la croisée d'établissements de nuit, ou certains quelques peu imbibés, s'amusent à promener le bambou (certes, ailleurs, d'autres auront préféré le lama).

     

    Le même constat sur la réfection de la place de l'Hôtel de Ville montrera que les plantations de mini-buis sur pouzzolane certes très japonisantes et esthétiques, subissent elles-aussi les mêmes affres, et pas seulement la nuit, puisque nous y avons aussi surpris de jeunes enfants jouant au jardinier, avec des parents les laissant faire le temps de l'attente du passage d'un bus. Petits cailloux et bébés plantes, à croire que les jardinières en l'occasion, seraient spécialement fait pour.

     

    A l'heure où la CREA prend de plus en plus la main sur la ville, il apparait urgent que le Maire de Rouen, à défaut d'en être le Président, par renoncement ou incapacité du fait d'une minorité politique, lui rappelle certains principes quand nos services municipaux doivent assurer le service après vente et qu'on ne peut pas mettre derrière chaque espace une caméra de vidéosurveillance. Au delà de l'embellissement d'une rue, d'une place..., et la pose de nouveaux mobiliers urbains et d'accompagnements végétalisés, il faut aussi penser gestion, longévité et surtout un entretien facilité.

     

    Tel n'est pas le cas aujourd'hui.

     

  • O'Kallaghan's ou l'échec de la gestion de la vie nocturne à Rouen.

    nicolaszuili_3.gifLe Maire de Rouen vient de décider de fermer la terrasse du pub du O'Kallaghan's, place du Général de Gaulle, à 23h.

     

    Aucun préavis préalable, aucun entretien, aucun motif, aucun avertissement, au dire du patron de l’établissement. Si cela était avéré, alors pourquoi le O'Kallaghan's seul, et pourquoi pas d'autres établissements de nuit, comme Le Vicomté, L'Emporium Gallorium, ou tout autre lieu de la vie nocturne rouennaise ?

     

    Interdictions de dérogations horaires, interdictions de concerts, éviction des terrasses du jeudi, interdiction d’écrans dans la vitrine, interdiction d’animations pour la coupe du monde 2010, interdictions de parasols sur la terrasse, interdictions de soirées étudiantes, les tensions entre la municipalité et le O'Kallaghan's depuis 2008 sont légions, à y pointer la possibilité d'un certain acharnement. Car enfin, au vu de plaintes de riverains d'autres établissements de nuit qui fermeront eux à 2H ou 4H du matin, la sanction donne plutôt l'impression de deux poids deux mesures au vu du constat fait sur le territoire de la Ville.

     

    Si pour notre part nous sommes pour un dialogue constructif avec les établissements de nuit, avec des droits et des devoirs, dans le cadre d'une charte de la vie nocturne concertée et constamment réévaluée, les décisions à l'emporte pièce, comme celle à laquelle nous assistons aujourd'hui, ne sont bonnes pour personne.

     

    C'est un fait : la vie nocturne tient une place de plus en plus prépondérante dans la notoriété et l’animation
    de nos villes. Pour tirer le meilleur parti de ce mouvement, villes et établissements doivent formaliser des règles de fonctionnement de cette vie nocturne, afin de prévenir toute dérive au regard de l'activité concernée. L’enjeu est d’importance puisqu’il s’agit de concilier les intérêts souvent divergents des exploitants et des riverains. Nous avons donc à décliner des règles régissant les activités des exploitants des établissements de vie nocturne, leur donner la possibilité de développer une activité économique et donc de l'emploi, faire vivre la ville la nuit en la rendant attrayante tout en assurant la tranquillité publique.

     

    Par une charte de la vie nocturne réévaluée régulièrement, la municipalité doit veiller à ce que l’ensemble des règlements relevant de ses pouvoirs de police soient respectés : nuisances sonores, horaires de fonctionnement des établissements, atteintes à l’environnement et l’hygiène, stationnement... Toute infraction relevée devrait faire l’objet d’un procès-verbal établi par les services de police, adressé au Procureur de la République et à titre d'information au Préfet. La Ville devrait fournir aux exploitants les informations leur permettant de se conformer à leurs obligations, par l’intermédiaire des services municipaux compétents et associer les habitants au développement raisonné de la vie nocturne en sollicitant l’avis des des Conseils de Quartier pour avis dans l’examen de demandes d’ouverture tardive.

     

    Autre objectif : inciter les professionnels avec l’aide des pouvoirs publics, à mettre en oeuvre des actions de lutte contre l’insécurité routière, la discrimination, la toxicomanie, l'alcoolisme et le tapage à l'extérieur des établissements.

     

    Si tout cela n'était pas respecté, après avertissement, la sanction devrait alors être prononcée.

     

    A Rouen, la charte de la vie nocturne a été signée le 19 avril 2010. Force est de constater que par un certain laxisme, les élus en charge ne l'ont jusqu'ici que très peu fait respecter, ou du moins de façon très parcellaire et inégale. La sanction qui tombe aujourd'hui sur le O'Kallaghan's montre les limites de l'exercice si elle entend donner l'exemple. La gestion de tels litiges doit d'abord se régler dans la concertation, l'examen régulier, une vigilance accrue, et surtout pas de façon brutale à la veille d'élections, voulant sans doute montrer les muscles sur les trois derniers mois du mandat quand pendant presque six ans, rien n'a été véritablement fait.

     

  • Verbaliser les incivilités ? Vous avez répondu.

    Alors que d'ici quelques mois auront lieu les prochaines échéances municipales, confortant l'équipe sortante ou bien la sanctionnant sur sa gestion passée, nous vous avions demandé votre avis sur ce que devraient être les fers de lance des propositions des candidats.
     
    Nous en avions fait un sondage, et voici quelles ont été vos réponses. L'occasion de réaffirmer haut et fort ici que la vie de la cité est l'affaire de tous, et pas le pré carré de ceux qui se présentent à l'élection et qui sauraient mieux que d'autres, et que pour notre part, nous comptons bien d'ici quelques semaines vous présenter un programme d'action municipale pour les six prochaines années qui vous ressemble et qui réponde à vos attentes.
     
    Rouen c'est d'abord vous.

     

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  • 144 !

    201206114fd53c588756c-0-400923.jpgCent quarante quatre !

     

    Comme le nombre de contraventions dressées par la "brigade propreté" mise en place par l'actuelle municipalité entre octobre 2012 et octobre 2013.... soit 3 contraventions par agent (ils seraient 4 d'après Christine Rambaud interrogée par Paris Normandie hier, quand au 23 janvier 2012 on nous affirmait qu'ils étaient 6, puis 9 au 11 juin 2012 et qu'on nous en annonçait 8 lors d'une délibération de septembre 2011) et par mois, et si on voulait en rire, 0,1 contravention par jour à l'échelle d'un unique agent !

     

    Sauf à imaginer que la ville serait propre, et qu'il n'y aurait rien à constater, c'est à se demander vraiment si l'adjointe en charge vit vraiment à Rouen et sort quelquefois de son bureau, ou arrive à ouvrir les yeux malgré sa surcharge de travail liée à ses 29 mandats et délégations. Alors que l'équipe municipale mettait la propreté et la gestion de l'espace public au coeur de son programme Rouen Motivée en 2008, la faillite est là, et quoi qu'en dise la première adjointe, le nombre de verbalisations affiché au compteur tranche singulièrement avec l'état des rues que tous les Rouennais eux ne peuvent que constater jour après jour.

     

    Alors que cette majorité a complètement abandonné l'une des missions de la ville qui doit être la proximité d'un service public, joue contre l'image positive que l'on se doit de donner à une ville dont on a la charge, et pousse des cris d'orfrais en rejetant la faute sur ses petits camarades de la Crea, il est temps de faire entendre une autre voix :

     


    • Par le nettoyage systématique et rapide des espaces publics en permettant d’éviter l’effet tâche d’huile.


    • En réglementant, identifiant et poursuivant effectivement les auteurs des dégradations en leur réclamant entre autres, les frais de nettoyage.

    En montrant l'exemple et ne pas lorsqu'on est élu et membre d'un parti politique s'affranchir de certaines règles en pratiquant l'affichage sauvage.


    • En sensibiliser la population locale et l’impliquant dans la lutte contre le vandalisme et ces incivilités qui pourrissent la vie de tous et non sanctionnées à ce jour au nom de la liberté individuelle.


    • En développant des espaces de pratique légale de graffitis pour les jeunes voire leur confier des projets artistiques en ce qui concerne les tags.


    • En prenant en compte, dans les projets de réaménagement ou création d’espaces publics, des revêtements du mobilier urbain facile d'entretien.

     

    Quand une fois encore la municipalité socialiste-communiste-EELV se met la tête dans le sable en sacrifiant le respect de l'espace public en ne prenant pas des mesures qu'ils continuent à considérer comme liberticides quand chacun y verrait simplement des règles de bien vivre ensemble, il devient urgent de débattre et de tester aussi chez nous certaines pistes.
     

     

    Telles seront en tout cas les propositions que nous ferons d'ici quelques mois dans le cadre de campagne que nous menons pour les prochaines échéances municipales.

  • La propreté l'affaire de tous ?

    photo.JPGLa propreté à Rouen : une question qui devrait être l'affaire de tous.

     

    Chacun en a évidemment sa propre perception : celle qui le concerne, et évidemment celle qui concerne les autres. Et force est de constater qu'elles ne vont pas toujours dans le même sens. Il est facile de dire que la ville est sale, mais à l étudier de près, que fait-on soi-même pour qu'elle s'améliore ?


    La propreté à Rouen, c'est une question en suspens depuis de nombreuses années, mais que chaque municipalité essaie de régler de son mieux. Une tâche pas facile, mais qui devrait être au coeur de la campagne des prochaines municipales, car quels que soient les moyens mis en place, les incivilités perdurent : papiers jetés à terre, crottes de chien (en baisse, il faut le reconnaître), mégots, dépôts sauvages....

     

    Facile donc de râler sur l'employé municipal ou les services qui n'auraient pas fait leur travail, mais au final, facile de comprendre une certaine démotivation quand une fois passé, dans les minutes qui suivent, le travail effectué n'est pas respecté, et l'espace public de nouveau mis à l'épreuve d'un certain j'en foutisme.

     

    Alors que dans d'autres villes, des maires, y compris socialistes, ont donc décidé de verbaliser après une période d'information préalable, comme à Paris, à Nantes ou Lille. A Rouen, quasiment rien, et si on n'a aucun scrupule à taxer l'automobiliste qui resterait un peu trop longtemps sur une place de stationnement, les débuts sont plus que timides et ne dissuadent pas.

     

    "Une peur du gendarme" dont on a vu les bienfaits par la mise de radars sur les routes et la baisse spectaculaire du nombre de morts ou de blessés. Nul doute que cela fonctionnerait aussi sur les incivilités liées au manque de propreté. Alors pourquoi ne pas pousser plus loin une application, en se disant que le produit de ces amendes servirait à renforcer les moyens mis à la disposition des services qui en ont la charge, tant en matériel qu'en moyen humain, sans que cela coute un sou de plus au contribuable ?

     

    Alors pour vous, pour ou contre la verbalisation aussi à Rouen ? Petit sondage..

     

  • Rouen ville piétonne ?

    Sans titre1.jpg"C’est à pied que chacun parcourt au mieux le cœur historique de Rouen. C’est d’ailleurs pour cette raison que notre ville a été l'une des premières à créer en France des rues piétonnes."

     

    Si nous ne pouvons évidemment qu'être d'accord avec le début d'un état des lieux établi par l'actuel maire de Rouen sur son blog de campagne visant à le ré-élire, la suite elle prête à sourire, dès lors que l'on y voit écrit que nous aurions depuis 2008, un plateau piétonnier sans égal. 

     

    Les usagers apprécieront, et lorsqu'on sait qu'à Rouen il y a recrudescence de chutes, chacun pourra témoigner qu'en matière de voirie, il vaut mieux regarder par terre et savoir ou on met les pieds. La voirie, une priorité municipale peut-être, mais pour laquelle on se demande qui est aux commandes quand on sait que depuis le limogeage de notre collègue Guillaume Grima il y a maintenant 3 ans, il n'y a toujours pas d'adjoint à la voirie à la Mairie de Rouen.

     

    Certes, des rues ont bien été refaites : la rue de l’Hôpital, la rue Ganterie, le carrefour de la Crosse, la rue Beauvoisine, la rue Percière, et ces derniers mois la rue aux Juifs, la place des Emmurées et la rue Saint-Sever en cours de rénovation.

     

    Pour autant, des rénovations menées à la légère et au moins cher pour certaines d'entre elles, quand on constate que des rues comme celle de la rue Beauvoisine ou de la rue des carmes, refaites il y a trois ans voient déjà leurs pavés déjointés, et l'asphalte rouge fissuré ou affaissé, sans parler de pastilles d'enrobé manquant, quand on est incapable d'imposer à EDF, GDF ou France Télecom de remettre en état une voirie trouvée intacte à l'origine.

     

    Des rues refaites qui souffrent aussi d'un passage intensif de véhicules qui n'ont pas nécessairement raison d'y passer quand ils n'y stationnent pas, et des pressions mal calibrées à l'origine, car si des pavés et de l'asphalte peuvent résister à un passage intensif de piétons, le poids répété de camions ou de voitures y circulant, laissera on le comprendra aisément davantage de séquelles sur une couche de fondation et une couche de surface sur lesquelles on aura fait des économies. Et cela, tout piéton non occupé à serrer des mains en période électorale ne pourra que le confirmer.

     

    Des rues refaites mais pour lesquelles une fois encore comme partout ailleurs à Rouen, la propreté laisse parfois à désirer, par un manque de civisme certain, et un manque de temps pour s'en occuper de la part d'une adjointe que l'on sait débordée par les 29 mandats et délégations qu'on lui a imposés

     

    Rouen, c'est 210 kilomètres de voirie, dont 10 kilomètres de rues piétonnes. Les refaire, c'est bien, mais s'assurer que cela soit bien fait et dure dans le temps c'est encore mieux.

     

    Au delà d'une communication sur un blog de campagne, s'assurer de cela, et assortir la rénovation de notre voirie d'un code de respect de l’espace public afin d'en assurer l'entretien et la longévité sont pour nous une priorité que nous comptons bien mettre en oeuvre dès mars prochain si les Rouennais nous honorent de leur confiance.