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Quartier Grammont.

  • Un ange passe.

    nutella biscuit.jpgSi l'objet de notre motion de ce soir était d'obtenir le soutien de l'ensemble du Conseil municipal à la Régie de Quartier Grammont, le silence et la gène qui auront prévalu après l'intervention de Bruno Devaux porteur de cette motion pour le compte de notre groupe, en auront laissé songeurs plus d'un.

     

    Les Régies de quartier sont des structures d’insertion par l’économie. Elles permettent aux personnes éloignées de l’emploi de retrouver le chemin du travail. Le public concerné est celui des personnes qui, du fait de contingences sociales ou de santé, ne peuvent postuler directement à un emploi classique. Les Régies leur permettent, grâce à une formation et à un encadrement renforcé, de réapprendre ce qu’est un horaire de travail, un rythme de travail, une hiérarchie, les contraintes, bref tous ces éléments qui permettent d’accéder à un emploi et de le garder ! Plusieurs centaines de Rouennais ont profité de cet accompagnement efficace.

     

    Il existait deux Régies de quartier à Rouen : celles de Hauts de Rouen et celle de Grammont. La première a déposé son bilan l’an dernier et a disparu. Celle de Grammont, et c’est le sens de cette motion, s’est vu signifier le 1er Octobre la perte du marché d’entretien des immeubles du bailleur social rouennais Rouen Habitat, soit 350 000 euros pour l’équivalent de 19 emplois, essentiellement des femmes issues du quartier Grammont, rive gauche.

     

    Une décision du bailleur social qui risque de mettre en péril le fonctionnement de cette Régie qui devra donc trouver d’autres marchés pour remplir son rôle. Malheureusement, il est probable que le public féminin concerné ne retrouve pas avant longtemps l’opportunité d’un travail adéquat.

     

    Face à ce sujet douloureux, la réponse de la municipalité sera : on fait ce qu’on peut… et on peut peu ! Nous n’avons malheureusement pas encore d’adjoint au redressement productif sur Rouen.

     

    Mais ce problème est plus profond, et bruno Devaux a souhaité pour notre groupe interpeller plus directement Yvon Robert, qui préside également Rouen Habitat, le bailleur social municipal ayant averti la Régie Grammont au début de l’année, selon les déclarations de son directeur général Olivier Vanpoulle (Paris-Normandie du 4/10/12), de sa décision de redéployer ses gardiens-concierges et, donc, de se passer de ses services.

     

    Or, on aura pu constater qu’au premier octobre, seuls 3 des 35 gardien-concierges concernés avaient accepté ce changement. Faute de combattants, Rouen Habitat aura dû faire appel à une autre société de service d’insertion par l’économie : Emploi Service.

     

    C’est cette situation qui nous aura poussé donc à poser un certain nombre de questions :

     

    1/ Pourquoi avoir résilié le contrat avec la Régie de quartier alors qu’aucune solution interne à Rouen Habitat n’était réellement mise en place, obligeant à trouver une solution en urgence ?

     

    2/ Pourquoi ne pas voir fait appel à la Régie de quartier mais à une autre entreprise sans aucune mise en concurrence ?

     

    3/ Le fait que cette société ait pour directeur un conseiller municipal de la majorité a-t-il été déterminant dans ce choix ? Et dans ce cas, ne peut-on craindre une ingérence, une prise illégale d’intérêt ou un délit de favoritisme ?

     

    4/ Est-il normal que ce directeur, et conseiller municipal, se soit invité à une réunion des salariés de la Régie de quartier pour leur proposer de rejoindre sa société afin de disposer du personnel pour remplir le contrat passé avec Rouen Habitat ?

     

    5/ Le Maire de Rouen était-il au courant de ce dossier et a t'il été consulté ?

     

    Sans faire de procès d’intention à personne, nous avons simplement réclamé la transparence.

     

    A ces cinq questions posées, après un silence plus que géné plutôt inhabituel en Conseil Municipal de la part d'une majorité souvent adepte de la raillerie, nous aurons eu le droit à des explications plus qu'alambiquées de la part du Maire, quand on passera sous silence celle du conseiller municipal mis en cause qui se justifiera en disant avoir "vu de la lumière" et "avoir été interpellé comme par hasard au moment où justement il passait dans le quartier".

     

    Il n'empêche, notre motion pour soutenir la Régie de Quartier Grammont aura jeté le trouble et obligé le Parti Socialiste à voter contre...Un peu comme s'il avait été pris le doigt dans un pot de confiture.

     

  • Avec Dokou, le Respect, c'est le Quartier de la Sablière qui fait le buzz.

    Réussir son insertion, son intégration et sa promotion dans la cité dans le sens de l'égalité des chances et de la lutte contre toutes les formes de violences et de discriminations, tel est le but de l'Association LOGACITE créée en 2003, qui favorise par ses moyens la parole, l'image, l'action et la créativité permettant ainsi aux personnes d'accéder aux technologies de l'information et de communication et de rompre avec la fracture numérique et audiovisuel.

    L'Association présente aujourd'hui le résultat de son partenariat avec le CUCS, le GPV de Rouen et l'Assoc de la Sablière, dans le cadre de la formation vidéo, dans un clip vidéo de Dokou, intitulé "le Respect".

    Un message de fierté pour le quartier de la Sablière qui veut croire en son avenir.

     



    Clip Dokou respect couleur
    envoyé par LOGACITEVIDEO. - Clip, interview et concert.

  • Les cantonales, c'est parti !

    laurence-de-kegal.jpgmmendras.jpg

    Les cantonales de 2011 approchent, et ce soir, c'est notre collègue Laurence de Kergal et son suppléant Michel Mendras, qui lançaient leur campagne au Bar des Abattoirs dans le Quartier Grammont, dans le 6ème canton, autour d'un verre de l'amitié.

    Laurence et Michel se mettent donc aussi au blog de campagne, et vous pouvez désormais les suivre et les interroger sur

     

    http://laurencedekergalcantonales2011.wordpress.com/

     En dehors de la toile, on les croise aussi régulièrement dans les quartiers, et on peut les joindre

    par mail : laurencedekergal@gmail.com
    ou au téléphone au : 06.35.12.15.83

  • Grammont prend de l'R !

    951472.jpgPropria, marque commune des groupes Constructa et Crédit Foncier, lance cette semaine la commercialisation de Nouvel'R, un programme de 20 maisons individuelles et de 39 appartements, situé dans le quartier Grammont à Rouen, à l'angle des rues Plantagenet et Jules Adeline, pour une livraison au 3e trimestre 2012.

    Etabli en zone ANRU, Nouvel’R offre aux acheteurs potentiels la possibilité de profiter de la TVA réduite à 5,5% et de bénéficier d’aides publiques à l’accession, comme le PTZ et le PASS Foncier.

    Les logements proposés vont de l'appartement de deux à quatre pièces allant de 38,80 m2 à 74,30 m2, à la maison individuelle de quatre à cinq pièces, avec une surface de 82 m2 à 94 m2. Au centre d’un aménagement de 17 ha qui comprendra, à terme, 750 logements, le programme Nouvel'R participe au renouveau du quartier. Il est situé à proximité du parc Grammont et de ce qui a failli être une médiathèque.

    Quels prix? Avec la TVA à 5,5%, le prix minimum de la maison individuelle est de 174.582 Euros. Les appartements se vendent, eux, en moyenne, à 2.097 Euros le m2 avec la TVA à 5,5%, soit un prix total de 87.000 Euros pour un deux pièces de 39,8 m2 avec balcon, par exemple.

  • La VEFA : un contrat pas si simple.

    Mediatheque_Grammont_Rouen_21.jpgLes plans B au Parti Socialiste, on s'en est fait une spécialité. Seulement voila, force est de constater que si on sait promettre d'autres alternatives, leur mise en place reste tout de même très aléatoire, quand elle ne se fait pas tout simplement attendre.

    Le feuilleton de la Médiathèque fera t'il exception ? Petit Flash-back :

    Le 25 juin 2008, le Maire de Rouen annonce qu'elle renonce à la construction de l'équipement culturel lancé par son prédecesseur en 2007 ; le bâtiment qui sort de terre en est déjà au deuxième étage, mais le propos est lapidaire et choque, que l'on soit de droite ou de gauche : "on rase".

    Seulement voilà, on rase peut-être, mais là ce n'est pas gratis, vu que l'opération a tout de même déjà coûté 15 millions d'euros.

    Face au tollé, le maire découvre dans les colonnes de Paris Normandie , que le Président du Conseil Général serait interessé par le bâtiment pour y installer les archives, ultime bouée de sauvetage pour sauver le soldat fourneyron de la noyade : qu'importe la forme, Valérie Fourneyron saisit la bouée qu'on lui tend, sans même savoir si elle flotte et si elle sera suffisante à lui maintenir la tête hors de l'eau . La vente sera expédiée au Conseil Municipal du 15 mai 2009 ; elle se fera en VEFA  (vente en l'état futur d'achèvement ) au Département de Seine maritime, sur une partie des espaces construits, pour un montant de 32.533.592 € TTC, servitudes déduites.

    La VEFA : un moyen de vente que le privé connaît bien, mais qui demeure inédite en droit administratif, et que le juge administratif a encadré pour éviter que les collectivités locales ne l'emploient pour contourner la réglementation publique relative aux marchés de travaux publics et à la maîtrise d'ouvrage publique.

    Dès lors, vue la complexité de l'opération en droit administratif, on est en droit de s'interroger sur celle qui lie la Ville de Rouen au Conseil Général de Seine-Maritime :

    -le recours à la technique de la vente en l'état futur d'achèvement (VEFA) est prohibé dès lors qu'il a pour conséquence de méconnaître les exigences de la loi du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d'ouvrage publique, notamment son article 2 selon lequel « le maître d'ouvrage est la personne morale mentionnée à l'article premier, pour laquelle l'ouvrage est construit. Responsable principal de l'ouvrage, il remplit dans ce rôle une fonction d'intérêt général dont il ne peut se démettre. ». Or, si le Conseil d'Etat, par plusieurs arrêts, a posé que les collectivités publiques ne pouvaient recourir à la VEFA pour faire construire un immeuble répondant à leurs besoins propres, c'est précisément parce qu'il s'agit d'un contrat « dans lequel l'acheteur n'exerce aucune des responsabilités du maître de l'ouvrage » (CE, CE 8 février 1991 Région Midi-Pyrénées c/ Syndicat architectes Haute-Garonne, p.41). La commune n'a pas à supporter les obligations inhérentes à la maîtrise d'ouvrage s'agissant d'un immeuble qui est désormais principalement construit pour le département.

    -là où, selon l'article R. 261-1 du Code de la construction, un immeuble ne peut être réputé achevé que lorsque sont « installés les éléments d'équipement qui sont indispensables à l'utilisation, conformément à sa destination », les parties ont au contraire cru pouvoir décider que les locaux seraient livrés par la commune venderesse « aménagés, à l'exception des aménagements spécifiquement liés à l'accueil des archives » ;

    -l'opération projetée implique la création d'une copropriété de fait sur l'immeuble, sans qu'on connaisse aucun précédent en la matière, et sans qu'on soit certain que puissent être créées, sur des biens du domaine public, des servitudes au profit d'une autre collectivité publique. De ce point de vue, c'est au moins une construction juridique aventureuse ;

    -la délibération prise par l'assemblée départementale apparaît entachée de détournement de pouvoir. Le département n'avait aucun besoin d'un bâtiment architectural de prestige pour loger ses archives. De plus, ce bâtiment là n'offrira que 44 km linéaires de rayonnages, ce qui, après rapatriement des archives de Darnétal (27 km) et à raison d'un accroissement de plus d'un km par an (1,9 km en 2008, mais l'année était exceptionnelle), ne laissera que quinze ans à peine de visibilité. C'est peu pour un investissement de 40 M€ ! La réalité, c'est que le département a principalement eu en vue de venir au secours du maire de Rouen, qui ne savait plus que faire après avoir hâtivement décidé l'interruption de chantier.

     

    Un inédit dont nous nous sommes régulièrement inquiétés, pour lequel nous n'avons jamais eu de réponse, et qui nous amène aujourd'hui à interpeller le Tribunal Administratif d'autant plus quand le budget de la Ville s'effectue sur le produit de la vente supposée de la médiathèque au Département, et que celle-ci pourrait être remise en cause.

     

  • Bibliothèque Simone de Beauvoir ? Là bas, après les archives.

    01020106366000.jpgLors du dernier conseil municipal, il a été proposé aux conseillers de se prononcer sur l'acte de naissance d'une nouvelle bibliothèque baptisée Bibliothèque Simone de Beauvoir, en lieu et place de l'ex-médiathèque, adossée aux archives du département.

    Grammont n'aura pas droit sa médiathèque, mais aura une bibliothèque de quartier qui, on nous l'affirme, fera référence pour la bande dessinée, c'est du moins ce qu'affirme la délibération soumise au vote. On aura beau chercher, mais non Simone de Beauvoir n'a absolument aucun rapport avec l'ouvrage du genre, aucune co-signature avec un Hergé, un Jean van Hamme, un EP Jacobs ou même un Enki Bilal.

    Non Simone de Beauvoir aura été choisie "pour sa défense de la condition féminine, pour palier au manque de site saluant la mémoire d'une femme, hormis Jeanne d'Arc". Au voeux du Maire, "le nom d'un professeur de lettres et de philosophie convient parfaitement à cette nouvelle bibliothèque, lieu d'échanges et d'humanisme par excellence, ouverte dans le bel écrin conçu par Rudy RICCIOTTI, partagé avec les archives vivantes du Département."

    Un comble pour celle qui fut la figure de proue du féminisme en décrivant une société qui maintient la femme dans une situation d'infériorité, quand le Maire de Rouen est la seule femme des quatre premiers vice-présidents de la CREA et que seulement 47 femmes y siègent pour 126 hommes, comme l'a soutenu Edith Calonne dans une intervention pour le compte de notre groupe.

    Simone de Beauvoir devient donc le patronyme d'un lieu voué à la démolition par la fureur socialiste, mais qui face au tollé, est devenu bibliothèque de quartier, référence en bandes dessinées et logotée Rn'Bi.

    On ignorera toujours quel aurait pu être l'avis de l'auteur du deuxième sexe sur le sujet. En cela l'honneur de l'équipe municipale est sauf.

    "On n'existe pas sans faire".

     

     

     

  • Grammont : un quartier oublié.

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    Nous l'avons déjà dénoncé, Grammont, quartier de Rouen, est à l'abandon.

    Malgré les promesses, ses habitants vivent au jour le jour, les désagréments d'un quartier oublié : A chaque détour de rue, le constat est édifiant : revêtements de rue toujours en attente, espaces publics à l'abandon, arbres morts, déchets en tout genre et dépôts sauvages, poubelles brulées, barrières enfoncées quand elles n'ont pas été arrachées, végétation non contrôlée sur les trottoirs ou dans les allées du Parc Grammont qui empêche tout plaisir de s'y arrêter.

    Ceux qui n'ont pas été considérés dignes d'accueillir dans leur quartier un établissement majeur comme la Médiathèque, ont aujourd'hui le cruel sentiment d'être bel et bien laissés pour compte. Alors que le doute s'installe, le quartier Grammont expose au grand jour, malgré lui, toutes les désillusions d'un programme de 100 projets, élaboré pour faire rêver. Aujourd'hui , les lendemains de fête sont difficiles.

    Une situation que nous avons de nouveau dénoncé au Conseil Municipal par la voix de Laurence de Kergal, et dont la presse se fait l'écho.

    Réponse laconique du Premier Adjoint Yvon Robert : "Tout ce qui est excessif est négligeable".

    Pas sûr que les rouennais s'en contentent.