08.11.2009

Bio confidentiel.

45771762-0ff3-11de-a890-636fc1c9cffd.jpg

Promesse de campagne, le marché bio de Rouen a donc pris ses marques à Rouen, place Jacques Lelieur. Il s'y tiendra tous les vendredis, de 16H30 à 19H30, et devrait réunir une quinzaine de producteurs ou de revendeurs. L'inauguration a eu lieu vendredi 6 novembre.

Si l'intérêt de proposer aux rouennais une autre façon de consommer et offrir des débouchés aux producteurs locaux va dans le bon sens, l'emplacement choisi par la municipalité interpelle, non pas que le quartier choisi n'ait pas d'attraits, de nombreux commerçants y étant installés, mais en ce qui concerne le jour choisi et les horaires qui risquent d'en limiter la fréquentation.

La place Jacques Lelieur nécessite une animation pour attirer l'oeil et l'intérêt des rouennais, mais un marché bio est-il la meilleure réponse a y apporter ?

N'aurait-il pas été judicieux, dès lors qu'on entend donner un sérieux coup de pouce au développement des produits bio, d'insérer celui-ci au sein de marchés déjà bien fréquentés ( Saint Marc-Vieux Marché-Emmurés-Chatelet), en créant des "carrés bio" où les producteurs auraient été à même de rencontrer une clientèle nombreuse, venant faire ses courses le wek-end ? A Paris par exemple, au Marché Raspail, le plus ancien de la capitale, En un seul dimanche matin, il est possible de remplir son frigo, sa salle de bain, sa cave, son coffre à bijoux et son estomac de produits sans OGM, pesticides, test sur animaux, mais 100 % bons pour la santé, fabriqués bio. Ou comment devenir écocitoyen tout en faisant son marché…

Mais ici, Le bio ne touchant pas tous les produits, il apparaît bien difficile de faire ses courses bio le vendredi, et le reste du cabas, le samedi ou le dimanche, voire un autre jour de la semaine sur les autres marchés rouennais.

Si on y ajoute également la difficulté pour les chalands d'accéder à la place Jacques Lelieur, et de stationner alentours pour pouvoir monter et démonter leurs étals, on le voit bien, la solution sans ambition choisie par l'équipe municipale pour offrir un marché bio aux rouennais relève plus de la création d'un marché propre à animer le quartier plutôt que de donner pignon sur rue à une autre façon de consommer.

Bref, un petit coup de peinture verte à la va vite, à un programme qui décidemment n'en finit pas de s'écailler.

 

17:22 Ecrit par Rouen Perspectives dans environnement, Quartiers., Rouen | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

03.11.2009

On a trouvé du pétrole place de la Rougemare.

IMG_0178.jpg

On a trouvé du pétrole Place de la Rougemare !

L'affirmation préterait à sourire, mais il faut bien se raisonner, Rouen n'a rien de Dallas. Alors pourquoi ces fûts de produit pétrolier deposés  dans la nuit du 1er au 2 novembre tôt sur la place,  sans protection et polluant l'espace par les odeurs qui s'en dégagent et les coulures et souillures qui s'en échappent... Toxiques . Pas toxiques ?

Prévenue par des riverains, la Mairie n'a semble t'il toujours pas fait le nécessaire : dépôt sauvage ou dépôt provisoire en vue de travaux alentours ? La priorité a été donnée aux feuilles mortes, puisqu'autour, les agents s'activent à ramasser celles tombées des platanes.

Des fûts, des amoncellements d'ordures.des encombrants..... il faut d'abord condamner le manque de civisme de ceux qui les déposent.

On regrettera encore, le peu de présence de Christine Rambaud, élue en charge de la propreté qu'on ne croise pas plus sur son canton que dans les rues de la ville à venir constater les faîts et appuyer ses équipes, à la différence de celle qui l'a précédée, Josette Cheval.

Mais qu'on se rassure : sa collègue adjointe à la culture riveraine de la Place n'a donc pas de traitement de faveur. Tout le monde est donc logé à la même enseigne.

17:19 Ecrit par Rouen Perspectives dans environnement, Quartiers., Rouen | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

01.11.2009

Quartier Grammont : des images qui parlent d'elles-mêmes.

 

 

29.09.2009

Autant d'acharnement pour ça !

 



bb.jpg

Ce ne sera ni un jardin public, ni ce que Valérie Fourneyron et Yvon Robert avaient laissé penser aux Rouennais. Un malaise bien perceptible que le Maire de Rouen a bien du mal à cacher dans la présentation  à la Presse aujourd'hui.

Preuve s'il en est qu'une fois de plus la candidate Fourneyron a trompé les rouennais : le Palais des Congrès sera bel et bien rasé et l'espace Monet sera bel et bien construit .

Pour sauver la face, le Maire de Rouen aura demandé au promoteur de changer la façade et d'apporter quelques modifications au projet . Façade de verre qui à l'instar de la Mediathéque de Reims construite par le même architecte aurait vu la cathédrale de Rouen se refléter dedans , façade pleine, les rouennais jugeront .

 

 

monet-cathedrale-13.jpgNe serait il pas d'ailleurs logique que le projet leur soit a nouveau presenté car après tout n'affirmait-elle pas que "l'environnement de la Cathédrale de Rouen mérite un traitement particulier tant celle-ci symbolise l'histoire et la beauté dans le coeur des rouennais. La     place qui l'entoure ne peut être laissée au seul appétit des promoteurs immobiliers. Il est urgent de raser l'ancien Palais des Congrès, de laisser respirer la place, de mettre en valeur la façade de l'hôtel Romé, les jardins de la cour d'Albane, la liaison entre les rues Saint Romain et du Gros Horloge et de lancer sur ces bases un concours international.
Sur un tel sujet le débat est indispensable et nous organiserons un référendum pour associer les rouennais."

 

 

rouen_espace-claude-monet.jpgLe Maire de Rouen cache ici l'échec de la réalisation du jardin promis, mais irréaliste (nous l'avions dit et redit pendant la campagne) en annonçant dans son communiqué  l'ouverture de celui de la cour d' Albane . Rappelons que celui ci dépend de l'Etat et non de la ville, que ce projet est dans les cartons depuis un moment , nous l'avions d'ailleurs déjà evoqué suite notamment à son exceptionnelle ouverture lors des Fêtes Jeanne d'Arc de 2005 et 2006, mais sa réalisation et notamment celle du Musée de l'Oeuvre dont dépendent des cofinancements des collectivités territoriales prendra encore quelques années !

 

 

 

 

6a00e551daa20b883300e552394b7f8834-800wi.jpgAu delà de cet effet d'annonce à la Presse, de la négation démocratique en prenant bien soin de n'en pas parler au dernier Conseil Municipal, bien que les militants de la section rouennaise du PS en aient eu la primeur, ce que nous voulons savoir est au bout du compte ce qu'il en aura coûté aux Rouennais (coût du faux référendum avéré complêtement inutile , renégociations avec l'architecte et le promoteur).... Au sens propre comme au sens figuré : la prolongation inutile de cette verrue en centre ville  ces dernières années par l'acharnement de Monsieur Robert....

Dernière question enfin : la position du Ministre de la Culture s'il a eu droit lui aussi à la présentation du projet, indispensable dans ce secteur protégé a  la délivrance du permis de construire par le Maire.

 

 

 

 

19:50 Ecrit par Rouen Perspectives dans Patrimoine, Quartiers., Rouen, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note

23.09.2009

Cy'clic : ça pédale fort et c'est Rouen Magazine qui le dit !

images-1.jpegC'est Rouen Magazine qui l'affirme : Il y a eu plus 185 000 locations depuis le lancement de cy'clic en décembre 2007.

Soit plus de 5 000 locations de vélo par mois. Des 17 stations implantées en différents points névralgiques de la ville, certaines emportent un véritable succès. Avec plus de 21000 locations, la station de la place du Vieux-Marché est la plus fréquentée. Une place sur la plus haute marche du podium qu'elle doit au quartier touriste et commerçant qu'elle dessert.

En deuxième position, la station Hôtel-de-Ville. Avec quasiment 20 000 locations de vélo, elle permet, elle aussi, d'accéder rapidement à l'hyper-centre de la rive droite. Toujours dans le peloton de tête des stations, celles du musée des Beaux-Arts et de la place Saint-Marc dépassent également les 17 700 locations.

Six autres points de location, comme celui du CHU, de l'avenue Pasteur, de la rue de la République, du Théâtre des Arts et de Saint-Sever, culminent au-delà des 10 000 vélos loués.

Enfin, parmi les nouvelles stations créées il y a six mois, la station de la Gare a déjà attiré près de 5 000 personnes. Parmi eux, des usagers de
la SNCF qui multiplient ainsi les modes de transport. Plus qu'un pas en avant... un vrai coup de pédale !

 

L'équipe municipale Rouen Motivée semble donc se féliciter aujourd'hui de ce qu'elle condamnait hier... On ne peut que s'en réjouir.

Valérie Fourneyron dans son blog en titrait même un billet : "à Rouen une politique du vélo incompréhensible, incohérente et solitaire" le 9 juillet 2007. Hélas, consciente que les paroles s'envolent et que les écrits restent, la Députée Maire de Rouen s'est vite dépéchée d'effacer ce qu'elle fustigeait hier dans son blog. Normal, puisque c'était Pierre Albertini qui lançait le premier coup de pédale en obligeant l'Agglo à mettre enfin en place son plan vélo. Un temps où on n'attendait pas les directives du premier adjoint de Grand-Quevilly pour faire quelque chose à Rouen.

C'était sans compter sur les facéties de google.

 

22.09.2009

Les quais, premier jour d'automne.

quais d'automne.jpg

 

"Rouen, ville poubelle ? Sans aller jusque-là, il est clair néanmoins que la propreté de la ville laisse à désirer. Chacun a envie de rues plus nettes, sans papiers gras, détritus ou déjections canines sur les trottoirs. Pour vivre dans une ville propre et agréable, encore faut-il s’en donner les moyens.
Et rappeler que la propreté est l’affaire de tous."

Programme de Rouen Motivée-mars 2008-pages 24&25

A priori, il y a encore à faire...

16:56 Ecrit par Rouen Perspectives dans environnement, Quartiers., Rouen | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note

17.09.2009

Du vert dans la Ville.

images.jpegIls ont eu envie de fleurir leur balcon ou leur façade, leur jardin ou tout autre espace visible de la rue. Ils ont participé au concours "Fleurissons Rouen".

Comme chaque année, la Ville a honoré hier ceux qui chaque année participent au concours Rouen Ville Fleurie. Par des gestes simples, du temps passé et beaucoup de passion, ils font que nos rues, nos places sont un peu plus colorées, plus belles à regarder lorsqu'on s'y promène.

Un moment de convivialité où chacun se plaît à concourir, en toute simplicité, organisé par des bénévoles et le Lyons Club de Rouen qu'il faut aussi remercier, mais surtout par le Service des Espaces Verts, qui malgré le démantèlement du service, qui laisse de moins en moins de place à la créativité en faisant disparaître les spécificités du métier de jardinier, de la conception à l'entretien, prouve ici sa proximité avec les rouennais, et son attachement à ne pas être un Service comme les autres.

Une certaine vision de l'espace public, avec des massifs de plantes annuelles, des décors, du patrimoine arboré...que ne semblent pas partager l'équipe municipale qui n'y voit ici que des lieux difficiles à nettoyer.

Le groupe Centre, Démocrates et Indépendants, représenté par Nicolas Zuili tenait à s'associer à cette soirée pour remercier tous ceux qui contribuent à faire de Rouen une ville soucieuse de son environnement, récompensée déjà sous le mandat de Pierre Albertini, d'une deuxième fleur au palmarès des Villes Fleuries.

 

22/09/09 : Pour faire suite à une certaine remarque, les photos de l'édition de 2009 sont consultables en ligne sur le Blog de Rouen Photos et Vidéos.

09:49 Ecrit par Rouen Perspectives dans environnement, Quartiers., Rouen | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

06.09.2009

Dimanche de rentrée.

29957935_p.jpgPremier week-end de septembre, et comme à l'accoutumée, cap à l'Ouest, dans le quartier du Sacré-Coeur, dont la basilique fête la Saint-Fiacre, patron des jardiniers, dans un décor abondant de légumes et de fleurs.

Au son des cornemuses, c'est toute une procession qui se met en marche pour le plus grand plaisir de chacun. Saluons ici le travail des bénévoles, de la Confrérie Saint-Fiacre sous la houlette de Gérard Farcy, ancien jardinier des espaces verts de la Ville, et meilleur ouvrier de France en 1991, qui font que cette fête populaire où la tradition veut qu'on fasse offrande de compositions en fleurs, fruits et légumes à celui qui bénéficia au cours des siècles d'une importante dévotion populaire, perdure encore et contribue au delà du quartier à rendre hommage aux maraîchers et horticulteurs encore très présents aux coteaux Ouest. Une fête qui dépasse le cadre du religieux pour rendre hommage à la Terre et à ceux qui la cultivent.

Ailleurs aussi, d'autres quartiers font preuve d'initiative, à l'image du quartier Jouvenet, qui aujourd'hui réunissait ses habitants pour un grand repas entre voisins, place Jeanne d'Arc.

Autant d'initiatives qui font vivre la Ville et cultivent la convivialité. Qui a dit après ça que les rouennais étaient froids ?

Catherine Morin-Desailly et Nicolas Zuili représentaient notre groupe à ces manifestations.

 

19:31 Ecrit par Rouen Perspectives dans Quartiers., Rouen | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Chalet suisse,temple nabatéen et paysages élémentaires.

IMG_0151.jpgIMG_0149.jpgIls attirent l'oeil, et font se retourner les passants. La galerie störk avait déjà lancé l'offensive avec un chalet que nos voisins de Suisse ne renieraient pas. Aujourd'hui c'est la Galerie Mam de Marie-Andrée Malleville qui dérange l'alignement bien sage de la rue Damiette et de ses antiquaires, par un ravalement de façade qui laisse place à un tombeau nabatéen digne d'une visite de Pétra.

Le Collectif DOP a encore frappé, et ses deux compères Olivier Coron et David Germain, artistes issus de l'Ecole des Beaux Arts de Rouen, enmènent le promeneur dans une approche à la limite du kitsch, qui peut offenser les plus anciennes façades rouennaises, en posant la question du décor - décorum- au coeur de la cité.

C23-IM.jpgPlus loin, au 96 rue Jeanne d'arc, c'est Jérome Ladiray qui présente les photographies de paysages de Julie Ganzin, focalisées sur la représentation d'un des quatre éléments ( la terre, l'eau, l'air et le feu ) et qui peuvent décrire un élément - toujourslié à une activité humaine, ou permettant d'en détecter la trace, tout autant que l'élément désigné sera le vecteur de notre perception du paysage, en ce lieu donné. Julie Ganzin est également présente à la Maison de l'Architecture pour qui il n'y a qu'un pas entre l'artiste et l'architecte.

Une présence forte de l'Art Moderne et Contemporain à Rouen, grâce à des galeries qui mettent en avant des Artistes issus pour la plupart de l'Ecole des Beaux Arts de Rouen, qui trouvent ici un lieu pour s'exposer sans avoir à s'expatrier vers Paris.

Une volonté de faire exister l'Art moderne et Contemporain à Rouen, qui fait cruellement regretter l'abandon du projet d'extension du Musée des Beaux-Arts sur les locaux de la bibliothèque Villon, laissés vacants si la Médiathèque était allée à son terme, pour accueillir de telles oeuvres.

18:28 Ecrit par Rouen Perspectives dans Culture, Quartiers., Rouen | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

27.08.2009

Désenchantés....

grammont.jpgDès le départ, nous l'avions dénoncé, et puis de plus en plus souvent, nous l'avons entendu au travers de nos rencontres avec les habitants, les langues se sont déliées. Des promesses avaient été faites, trop peut-être, mais les habitants avaient voulu y croire.

Certes, leur quartier avait déjà beaucoup changé, mais on leur avait tellement promis durant cette campagne des municipales....

Mensonge ou omission, on avait pourtant oublié de leur dire, que l'élément phare de Grammont, la Médiathèque de Rouen, qui devait donner un nouveau souffle au quartier, allait tout bonnement être abandonnée, d'abord livrée à la démolition, puis finalement face au tollé, reconvertie en très "select" archives départementales et petite bibliothèque de quartier.

Et pourtant Rouen Motivée l'avait promis : " si les objectifs initiaux du GPV étaient louables, mélant rénovation urbaine et lien social, aujourd'hui le projet ne répond pas aux priorités des habitants...Rouen Motivée s'engage à passer à la vitesse supérieure..."

Alors que les habitants s'interrogent de plus en plus sur leur avenir, c'est aujourd'hui dans Paris Normandie qu'ils n'hésitent plus à faire part de leur pessimisme, voire de leur écoeurement face à des projets qu'ils ne voient toujours pas venir.

Démotivés, ils sont aujourd'hui en proie au doute, et c'est tout Grammont qui cale.

 

Toutes les notes