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Social

  • Faire une pause.

    1401-bulle.jpgLe propre d'un élu responsable, c'est de regarder ce qui marche ailleurs, et pourquoi pas, de le développer sur la collectivité dont il a la charge, en dehors de toute considération politicienne ou partisane.

     

    Depuis le début de la semaine, à Beauvais, une structure d'accueil, la Bulle, a ouvert ses portes aux parents et enfants de Beauvais. Un lieu d'écoute et de partage pour soulager un quotidien parfois difficile.


    Des fauteuils clubs et des poufs aux couleurs acidulés, une cuisine aménagée, un salon ainsi que cinq nouveaux bureaux accueillent  les familles.

     

    Les parents viennent pour discuter de manière anonyme et individuelle, sur leurs difficultés ou juste pour décompresser. Charge aux animateurs de les aiguiller, si besoin, vers les associations ou les dispositifs qui pourront les aider. Des ateliers collectifs y sont également organisés, avec des intervenants extérieurs, pour des thèmes liés à la parentalité.

    Particularité de la structure, c'est aussi la mise en place d'une permanence d'associations : Entraides (aide aux victimes), l'association pour le couple et l'enfant (APCE) ou encore le point d'accès aux droits font partie des nombreuses associations qui organisent des permanences, au sein de cette Bulle. Le centre communal d'action sociale (CCAS) pilote cette structure, la seule, dans l'Oise, à avoir obtenu le label Maison des Familles de la part du secrétaire d'État à la famille

     

    A l'heure où les modes de parentalités changent (il y a deux fois plus de familles monoparentales, d'autres sont recomposées ou homoparentales), apparaissent de nouvelles problématiques auxquelles il faut pouvoir répondre.

     

    Ce type de structure de proximité, en complément de celles existant sur le territoire de la ville, peut-être au coeur de la mission d'un service public au service des familles, et répond clairement à une demande. Accessible à l'ensemble de la population, elle réunit les principaux services municipaux, le CCAS et les différents acteurs associatifs et institutionnels susceptibles de leur apporter une réponse qui soit la plus complète et la plus transversale possible, quelle que soit leur situation.

     

    Alors si on la testait ici ?

  • Front National : quand le naturel revient au galop.

    1606_immigration_marine_le_pen_front_national_inside.jpgChassez le naturel, il revient au galop.

     

    Le discours officiel se veut policé. Le Front National, depuis la présidence de Marine Le Pen, n'a de cesse à nous dire qu'il n'a plus rien à voir avec celui que dirigeait son prédécesseur, celle-ci apparaissant bien plus modérée que son père. Et pourtant.

     

    il y aura eu les propos d'Anne-Sophie Leclere contre la Ministre de la Justice. Puis les références à l'occupation du très jeune (20 ans) candidat d'extrême-droite aux municipales à Rixheim, dans le Haut-Rhin, qui sur son compte Twitter, montrera du doigt les étrangers, demandeurs d'asile, sans-papiers se rendant en préfecture pour régulariser leur séjour, pour obtenir des "ausweise". Puis encore le cas de François Chatelin, 28 ans, candidat FN à Neuville-en-Ferrain, dans le Nord qui sur sa page Facebook, avait posté une photo d'un drapeau israélien en flammes, accompagné de ce commentaire : "ici, c'est la France". Certes, trois candidats exclus, mais associé aux départs de personnes qui avaient franchi le pas d'une adhésion au Rassemblement bleu marine, pour cause de trop grande radicalité, l'image de la normalité et du policé dans le paysage politique s'en trouve un peu écornée.

     

    A Rouen, sous des propos certes moins virulents, le candidat du Front National nous aura accusé la semaine dernière au travers d'un communiqué de presse, d'avoir voté une motion d'urgence déposée par nos collègues EELV au dernier conseil municipal sur l’hébergement d’urgence. Pour Guillaume Pennelle, "l'hébergement d’urgence est devenu une véritable pompe aspirante de l’immigration illégale.
    Le Front national rappelle que les clandestins sont arrivés en France en toute illégalité et qu’ils ont vocation à être expulsé du territoire. Les places d’urgence et l’aide sociale doivent être attribuées  prioritairement aux Français SDF ! La liste Rouen Bleu Marine est la seule à vouloir supprimer toutes les  formes d’aides aux immigrés clandestins."

     

    Et revoilà les vieux démons ressortis du placard. Mais à part remettre sur le tapis la sempiternelle peur de l'étranger qui viendrait abuser du système français, le candidat à la Mairie de Rouen connait-il seulement le sujet. Vraisemblablement pas.

     

    A Rouen, l'hébergement d'urgence, c'est environ 99 lits au foyer de l'Abbé Bazire, et 20 lits dédiés aux femmes et aux enfants au foyer féminin de l'OHN. Des structures qui n'existent malheureusement que sur la seule ville centre quand il en faudrait sur l'ensemble du territoire de l'agglomération, et qui se révèlent nettement insuffisantes du fait de l'augmentation de la précarité. Le gymnase Graindor est mis à disposition pour accueillir la nuit, les personnes sans solution d'hébergement, lorsque le plan grand froid est enclenché par la Préfecture. Des bénévoles de la Croix Rouge et des salariés des centres d'hébergement assurent l'encadrement.

     

    Nous invitons Monsieur Pennelle à déjà lire le contenu de cette motion, à un peu plus sortir de sa salle de cours, et d'aller à la rencontre de ces établissements, comme des éducateurs, des équipes du 115 et surtout des personnes actuellement dans la rue, et qui ne pourront accéder à l'hébergement d'urgence qu'une nuit sur quatre, par manque de lits. Nous lui rappellerons également que l'accueil d'urgence est réglementé par la loi, et que donc lui potentiellement maire, sera tenu de le faire appliquer sans distinction, sa formation politique n'étant pas en mesure à ce jour de modifier cette loi.

     

    Et au delà de la loi, du SDF français ou étranger qu'il ne quantifie pas, une question au professeur d'histoire et de géographie de l'enseignement catholique qui sur d'autres sujets place l'enfant et la famille au centre de son programme : devenu Maire, Monsieur Pennelle irait-il refuser un hébergement d'urgence à une famille étrangère et donc à des enfants en les laissant à la rue ?

     

    Par le vote unanime de cette motion au dernier conseil municipal, les élus que nous sommes ont clairement affiché leur réponse. Nous attendons qu'au delà de slogans populistes, il exprime clairement la sienne.

  • Lutte contre le racisme : Rouen est-elle suffisamment impliquée ?

    CarteNew2-982x1024.pngCombien d'adjoints issus de la diversité? La mairie finance-t-elle des associations antiracistes? Prend-elle en compte le bilan des entreprises en la matière quand elle attribue des marchés publics?

    Le think tank "République et diversité" et le Conseil représentatif des associations noires (Cran), tous deux présidés par Louis-Georges Tin, ont adressé aux 50 plus grandes villes de France un questionnaire pour évaluer leurs actions concrètes en matière de lutte contre le racisme.

    En recoupant leurs réponses avec des visites de terrain, des recherches et des échanges avec les associations, un jury - composé de membres des deux organisations mais aussi du sociologue Eric Fassin et de l'historien François Durpaire - a attribué une note à chaque ville, sur une échelle de un à zéro puis un A, B, C...G, sur le modèle des agences de notation.

    Résultat: les notes vont de 10 ou G (Marseille) à 79 ou A (Villeurbanne) avec une moyenne de 42,26/100.

     

    Rouen, sur les réponses de l'équipe municipale actuelle, est 26ème ex-aequo, avec une notation E (79), quand le Havre nous dépasse très largement avec une notation B (60), en 10ème position.

     

    Alors que certains seraient peut-être tentés de dire que parce que plus à droite, nous serions moins à même d'endiguer les nouvelles formes de racisme, l'exemple havrais montre s'il en faut, que cette lutte quotidienne, garante de l'égalité des droits, mais aussi des devoirs opposables à chaque citoyen, quelle que soit sa couleur de peau, ses origines, ses croyances ou ses orientations sexuelles...., est l'affaire de tous, et non pas le pré carré d'une gauche, qui trente ans après la Marche contre le racisme, veut y trouver là son dernier repère consensuel.

  • A Rouen, le suspendu.

    L’idée est partie de Naples en 2011, autour d’un café. Au comptoir, les Napolitains payent deux petits noirs mais n’en boivent qu’un, laissant le second « en attente » ou « suspendu » pour quelqu’un qui ne peut pas se l’offrir.

     

    Depuis, le concept a fait du chemin, en Bulgarie, en Belgique, au Québec. Il s’est installé dans quelques troquets français et a même fait des petits : des boulangers ont lancé la « baguette suspendue », d’autres « le croissant » ou encore le « sandwich ».

     

    En cette période de crise économique et sociale cet acte de solidarité est un outil simple et puissant de lutte contre l’extrême pauvreté, en évitant les effets de manche ou de mendicité.

     

    Parce que cette idée est généreuse et qu'elle nous apparait comme un vecteur de la solidarité dans le respect des individus, nous appelons les Rouennais, les cafetiers, les boulangers, et les commerçants en général à permettre le suspendu et les invitons à communiquer au moyen de photos et en recensant leur « suspendu » sur le site suspendu.org et par là même, l’ensemble des citoyens à être généreux en prenant l’habitude d’offrir des suspendus dans tous les lieux qui le permettent.

     

    Une idée simple à propager la solidarité en diffusant cet appel sur les réseaux sociaux, par mail, sous forme d’affichette ou de flyer à distribuer.

     

    A Rouen, déjà six de nos commerçants se sont portés volontaires, on peut faire beaucoup plus !

     

    http://suspendupartout.wesign.it/fr

  • Pas de semaine bleue pour nos aînés à Rouen.

    135_art_ov_1322564475.jpgLa Semaine Nationale des Retraités et Personnes Âgées, appelée Semaine Bleue, est un moment privilégié de la vie associative.

     

    Cet événement vise à informer et sensibiliser l'opinion publique sur la contribution des retraités à la vie économique, sociale et culturelle, sur les préoccupations et difficultés rencontrées par les personnes âgées, sur les réalisations et projets des associations.

     

    Les actions de la Semaine bleue se situent du 21 au 27 octobre 2013, sous le thème "Vieillir et Agir Ensemble dans la Communauté" sous le marrainage de Paulette Guichard, ancienne Ministre et Présidente de la Fédération nationale de Gérontologie.

     

    Michèle Delaunay, ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie, que l'on a vu il y a peu chez nous pour inaugurer la Résidence Lamauve, s'est associée au Comité national pour organiser une « Marche Bleue », partout en France, en ouverture de la Semaine Bleue qui a commencé le 20 octobre 2013. Elle dit avoir écrit à toutes les mairies, sous-préfectures et préfectures pour les inciter à promouvoir et à participer à cet événement.

     

    A priori pas à la Mairie de Rouen, ni lors de sa visite le 3 octobre dernier, puisque cette semaine, initiée lors du mandat précédent par notre collègue Laurence de Kergal, supprimée par l'actuel élu en charge Jean François Olivier Mouret, n'a tout bonnement pas été rétablie chez nous.

     

    A croire qu'à part venir faire la promotion de l'actuelle équipe municipale, Michèle Delaunay n'aura pas réussi à faire passer le message du bien vieillir au coeur de la cité. Il faut dire que son colloque avait lieu à Canteleu. ceci explique peut-être cela.

  • Journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire : et à Rouen on fait quoi ?

    g44.jpgCe mercredi 16 octobre, c'est la journée mondiale de l'alimentation, mais également la première Journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire en France, une des mesures qui se veut phare d'un plan "anti-gaspi" lancé par le gouvernement en juin pour diviser par deux le gaspillage alimentaire d'ici à 2025.

     

    Chaque année, les Français jettent 20 kilos d'aliments par personne, dont 7 kilos encore emballés, soit pas moins de 430 euros qui partent ainsi à la poubelle. A l'échelle mondiale, 1 300 milliards de tonnes de produits alimentaires sont gaspillées, soit un tiers de la production totale. Des chiffres extrêmement choquants à l’heure où tant de gens ont du mal à finir le mois et où tant d’autres meurent de faim partout dans le monde. Au delà du coût humain, un coût environnemental, les surfaces agricoles utilisées pour produire des aliments qui ne seront même pas mangés étant équivalentes à celles du Canada et de l'Inde réunis.

     

    Voilà pourquoi lutter contre le gaspillage alimentaire se doit d'être au coeur d'une vraie politique publique, en la bâtissant avec toutes les associations mais aussi avec les commerçants et les producteurs ; un rôle de facilitateur que se doit de jouer la collectivité municipale dans le cadre des actions de solidarité qu'elle se doit de mener.

     

    Alors comment ?

     

    D'abord par de la sensibilisation contre le gaspillage dans nos écoles, car c'est bien connu, au delà de choses apprises aux enfants, c'est aussi leurs parents que l'on touche.

     

    Par une implication forte auprès de nos commerces, du MIN, de nos marchés, pour que des invendus puissent être cédés à des associations, et inciter les professionnels à donner plutôt qu’à jeter et ainsi au delà d'un geste solidaire, alléger des facture de traitement des déchets.

     

    Un test est actuellement en cours à Tours: une camionnette financée par la Communauté d’agglomération fait le tour des supérettes pour récupérer les invendus et les redistribuer aux associations. En Ile-de-France, grâce à un logiciel développé par l’entreprise Eqosphère, les traiteurs peuvent dans la journée trouver des associations à même de récupérer les produits alimentaires non consommés.

     

    En France, grâce à l'action des banques alimentaires, plus de 92 000 tonnes de produits alimentaires ont  bénéficié en 2009 à environ 740 000 personnes dont 46 400 tonnes qui ont ainsi échappé à la destruction (selon les chiffres de la Fédération française des banques alimentaires). Mais au total ce sont tout de même 3,3 millions de personnes en 2009 qui auront eu recours à une aide alimentaire.

     

    Le rôle d'une municipalité qui place la solidarité au sein de son action municipale, c’est aussi de recenser ces bonnes pratiques et de les généraliser sur le territoire de la commune. Alors pourquoi ne pas imaginer de faire de même chez nous ?

     

    Une idée que nous comptons bien développer et appliquer dans la concertation d'ici quelques mois.

  • Emplois francs.

    emploi-franc.jpgDernière arme du gouvernement pour lutter contre le chômage, les emplois francs seront aussi expérimentés dans l'agglomération de Rouen et on ne peut que s'en féliciter.

     

    Ce CDI à temps plein s'adresse aux jeunes de moins de 30 ans qui vivent dans un quartier réputé difficile, les zones urbaines sensibles (ZUS), depuis au moins six mois. Le bénéficiaire d'un emploi franc doit en outre faire état d'une durée de douze mois minimum de recherche d'emploi sur les dix-huit derniers mois. Aucune condition de diplôme n'est exigée. En contrepartie, l'entreprise qui signe ce contrat bénéficie d'une aide de l'État de 5000 euros versée en deux fois. Pour autant, les emplois francs dans les ZUS ne s’assortissent d’aucune formation et deviennent ainsi un dispositif supplémentaire dans le maquis des contrats aidés, et ça, on ne peut que le regretter.

     

    Alors, de façon plus pragmatique, ne serait-il pas plus simple d’avoir un seul contrat aidé disponible pour tous les jeunes jusqu’à 26 ans quelque soit son statut ou sa zone géographique et assorti d’une validation des compétences ? Face à des dispositifs qui changent à chaque fois que l'on change de gouvernement, les entreprises comme les jeunes en attente d'un emploi s'y perdent, quand les accompagnateurs que sont les agents de Pôle Emploi y dépensent beaucoup d'énergie.

     

    Alors si on arrêtait de supprimer des dispositifs pour en remettre d’autres qui ne portent pas le même nom mais qui ont la même finalité ?


    La politique des sparadraps ne peut continuer dans une France où nous devons donner de vrais emplois et surtout de vrais formations à nos jeunes. C’est un combat qui devrait être prioritaire et dépasser les querelles partisanes non ?