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culture

  • Copié-Collé

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    Paris normandie nous l'annonce aujourd'hui : les sept salles des cinémas Gaumont seront rachetées par la Ville.

    Présenté comme un plan de sauvetage, l'opération a un but : éviter la disparition à cet endroit d'un cinéma de centre-ville, après l'ouverture des Docks 76 et du multiplexe Pathé qui proposera 14 salles supplémentaires, les enseignes Pathé et Gaumont appartenant au même groupe ne tenant pas à se faire concurrence. Et le quotidien régional de nous dire que l'information émane de Valérie Fourneyron elle-même, lors de ses voeux à la presse :

    Présenté comme la Grande idée du mandat : la création d'un cinéma d'Art et d'Essai dans des murs devenus la propriété de la Ville, avec une ouverture sur le jeune public, mais surtout l'obligation de mettre occasionnellement la grande salle de huit cents places à la disposition de la Ville afin d'y organiser des congrès.

    L'investigation de notre quotidien régional s'arrête toutefois là, sans mentionner que cette idée avait déjà été présentée par l'ancienne municipalité lors du mandat précédent, et faisait même partie de notre programme de campagne, les discussions étant déjà bien avancées pour racheter les murs au prix de l'EPF Normandie ( Etablissement Public Foncier de Normandie , organisme qui détermine avec justesse la valeur des biens pour éviter la surenchère foncière) et équilibrer l'offre de cinéma de centre ville autour des pôles Saint-Sever et République, avec une réalisation au plus tard en 2012, avec en contre-partie la possibilité pour la Ville d'occuper la fameuse grande salle au moins une vingtaine de jours. C'est donc un dossier clés en mains que l'actuelle majorité sort du chapeau en s'attribuant les mérites de la réalisation.

    Allez on va vous donner toutefois un scoop : le nom du futur pôle image devait être l'Omnia, en référence au célèbre cinéma qui animait le lieu avant guerre. Mais sûr maintenant qu'on vous l'a dit, le Maire et son adjointe à la culture en manque de reconnaissance devraient proposer autre chose, histoire que ça ne sente pas trop le copié-collé.

    Reste à savoir maintenant le sort réservé au Melville, cinéma labelisé art essai recherche par le Ministère de la Culture, que la ville aura soutenu dans la réalisation de ses travaux des 2001, posant là la première pierre à l'édifice, d'un projet amené à se développer et à trouver son point d'orgue avec l'acquisition des murs de la rue de la république, ainsi que les réactions des cinéphiles rouennais, comme ceux de l'Association Second Souffle.

  • L’Opéra sous tutelle de la Région.

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    La modification des statuts de l’Etablissement Public de Coopération Culturelle Opéra de Rouen – Haute-Normandie, créé en 2003, compte quelques points positifs, comme la plus grande implication financière de la Région, ce qui est légitime vu l’origine des spectateurs (la moitié de non rouennais), et la pérennité du soutien du ministère de la culture, membre fondateur de l’EPCC.

    Cependant, l’évolution de la répartition des financements a des conséquences en matière d’implication pour la ville car cela se traduit par :
    - La suppression de la présidence rotative (3 ans le maire de Rouen, 3 ans le président de la Région). Ce mode de fonctionnement avait été instauré par Pierre Albertini afin de témoigner d’une volonté réelle de montrer que le projet de maison Opéra devait être un projet partagé, alors qu’à l’époque rien ne l’imposait puisque la ville était le principal financeur. A partir de maintenant, seul le Président de Région en sera le Président.
    - Une répartition des sièges, au sein du conseil d’administration, qui lui est très défavorable. Certes la ville participera à une hauteur moindre, 2 millions d’Euros (contre 5 pour la Région), mais elle apporte dans son escarcelle le Théâtre des Arts dont la valorisation de plusieurs millions d’Euros aurait du être prise en considération. C’est un outil qui passe sous le contrôle de la région du fait de la répartition des sièges.

    Il est à noter que l’agglomération aurait décidé de devenir un membre à part entière de l’EPCC. Etonnant quand on sait que, jusqu’alors, celle-ci avait refusé pour des motifs soit disant juridiques. Encore une fois on mesure que lors de ces dernière années ce n’est pas l’intérêt des rouennais qui a compté, mais l’intérêt purement politicien. C'est ce que nous avons voulu vendredi soir dernier.

    Dans cette affaire, c’est, le rang de la ville de Rouen, son histoire, intrinsèquement liée à son opéra, que le maire n’a pas voulu défendre.