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opéra

  • L’Opéra sous tutelle de la Région.

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    La modification des statuts de l’Etablissement Public de Coopération Culturelle Opéra de Rouen – Haute-Normandie, créé en 2003, compte quelques points positifs, comme la plus grande implication financière de la Région, ce qui est légitime vu l’origine des spectateurs (la moitié de non rouennais), et la pérennité du soutien du ministère de la culture, membre fondateur de l’EPCC.

    Cependant, l’évolution de la répartition des financements a des conséquences en matière d’implication pour la ville car cela se traduit par :
    - La suppression de la présidence rotative (3 ans le maire de Rouen, 3 ans le président de la Région). Ce mode de fonctionnement avait été instauré par Pierre Albertini afin de témoigner d’une volonté réelle de montrer que le projet de maison Opéra devait être un projet partagé, alors qu’à l’époque rien ne l’imposait puisque la ville était le principal financeur. A partir de maintenant, seul le Président de Région en sera le Président.
    - Une répartition des sièges, au sein du conseil d’administration, qui lui est très défavorable. Certes la ville participera à une hauteur moindre, 2 millions d’Euros (contre 5 pour la Région), mais elle apporte dans son escarcelle le Théâtre des Arts dont la valorisation de plusieurs millions d’Euros aurait du être prise en considération. C’est un outil qui passe sous le contrôle de la région du fait de la répartition des sièges.

    Il est à noter que l’agglomération aurait décidé de devenir un membre à part entière de l’EPCC. Etonnant quand on sait que, jusqu’alors, celle-ci avait refusé pour des motifs soit disant juridiques. Encore une fois on mesure que lors de ces dernière années ce n’est pas l’intérêt des rouennais qui a compté, mais l’intérêt purement politicien. C'est ce que nous avons voulu vendredi soir dernier.

    Dans cette affaire, c’est, le rang de la ville de Rouen, son histoire, intrinsèquement liée à son opéra, que le maire n’a pas voulu défendre.