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Urbanisme

  • Quand l'express fait son palmarès des maires.

    ger_370612.jpgPour la première fois, aidé par un jury d'experts, L'Express a classé les maires des 34 plus grandes villes de France, selon leurs résultats en matière d'économie, de solidarité, d'urbanisme... Vainqueur toutes catégories, très largement, Alain Juppé, le maire de Bordeaux, l'emportant dans quatre des neuf domaines clés où l'action des édiles était jugée: l'urbanisme, la fiscalité, les transports urbains et le rayonnement

     

    Derrière lui, Gérard Collomb et Martine Aubry complètent le podium et devancent six autres élus PS. Le maire de Lyon ne s'impose dans aucun classement thématique, mais termine six fois parmi les cinq premiers, tandis que son homologue lilloise gagne la culture et le développement économique (à égalité avec le Grenoblois Michel Destot).

     

    A Rouen, le maire sortant se classe bon avant dernier, soit 33ème au classement général, 13ème au classement culturel, 24ème au titre de la solidarité, mais dernier ex-aequo en matière de développement durable, de développement économique, de fiscalité,de rayonnement (c'est à dire en capacité à défendre ses dossiers à Paris), de sécurité, de transports et d'urbanisme.

     

    L'enquète complête et le classement fait par l'express sont à consulter ici

  • 111 553.

    1471823174.jpgL'Insee vient de publier, en cette fin d'année 2013, les chiffres du dernier recensement de 2011. Nous sommes 111.553 Rouennais (114.141 si l'on compte la population dite comptée à part, c'est à dire celle qui comprend notamment les SDF, les jeunes de moins de 25 ans ayant leurs parents à Rouen mais effectuant des études ailleurs...)



    Si l'on peut que se réjouir de ces bons chiffres en progression depuis les recensements de 1982, cette croissance démographique se doit pourtant d'être maîtrisée et organisée à l’échelle de l’agglomération et non plus au niveau du seul centre ville qui finit par étouffer sous le béton à vouloir construire la Ville sur la Ville. Tel doit être aussi l'enjeu de la future métropole, si l'on entend associer développement démographique et qualité de vie.

    Logement, transports, développement économique, préservation des espaces naturels, qualité de vie, autant d’aspirations prioritaires pour les Rouennais, et qui doivent être anticipés. Le plan local d'urbanisme, le Projet d’Aménagement et de Développement Durables, le Plan de Déplacement Urbain sont les documents sensés gérer tous ces éléments.

    La question se pose pourtant à chacun d’entre nous : quelle ville voulons nous pour demain : pas pour dans un ou deux ans, mais pour les décennies futures. Quelle ville allons nous laisser à nos enfants ? Et évidemment sur le sujet, chacun aura sa propre réponse.

    Aujourd’hui force est de constater que l’ambition n’est toujours pas là. A l’instar d’ actionnaires qui réclameraient un rendement de plus de 10%, l'actuelle municipalité reste dans la logique du seul chiffre d’augmentation de population plutôt que dans la recherche d’une vraie qualité de vie que chacun est en droit d’attendre.

     

    Si nous voulons continuer d'exister, il faut faire grandir de manière durable notre collectivité pour la rendre attractive, en accompagnant notre développement démographique et en l'anticipant.

     

    Une priorité sur laquelle pour notre part nous construisons notre projet municipal et que nous comptons bien mettre en oeuvre dès avril prochain si celui-ci devait être choisi par les Rouennais.

  • A Rouen rue de la République c'est re-plantations !

    IMG_2136.jpgA l'approche de Noel (et on n'ose dire à l'approche de mars prochain) c'est branle bas de combat à tous les étages de l'Hôtel de Ville, pour donner l'idée qu'à Rouen tout va bien, et que ces six dernières années ont réellement changé la Ville et la perception que l'on doit en avoir.

     

    Dernier lifting en date, les re-plantations rue de la république dans les mini bacs situés sur la droite en montant en fin de semaine dernière. Certains se souviendront peut-être que nous en avions déjà fait un deux articles en mars dernier, pointant du doigt des plantations inadaptées à l'espace public, et surtout au delà d'un manque d'entretien, des incivilités à répétition.

     

    Une intervention qu'il faudra certainement refaire d'ici quelques semaines (et on n'ose dire quelques jours) par un choix insensé d'un mobilier urbain de la part des services de la CREA ou de certains urbanistes, que notre service des espaces verts paie au prix fort au vu du travail fourni à les remettre perpétuellement en état, en temps et en moyens humains. Si les plantations de magnolias de l'autre côté de la rue ne subissent aucun dommage, les mini bambous font eux les frais d'incivilités nocturnes dans une rue passante, à la croisée d'établissements de nuit, ou certains quelques peu imbibés, s'amusent à promener le bambou (certes, ailleurs, d'autres auront préféré le lama).

     

    Le même constat sur la réfection de la place de l'Hôtel de Ville montrera que les plantations de mini-buis sur pouzzolane certes très japonisantes et esthétiques, subissent elles-aussi les mêmes affres, et pas seulement la nuit, puisque nous y avons aussi surpris de jeunes enfants jouant au jardinier, avec des parents les laissant faire le temps de l'attente du passage d'un bus. Petits cailloux et bébés plantes, à croire que les jardinières en l'occasion, seraient spécialement fait pour.

     

    A l'heure où la CREA prend de plus en plus la main sur la ville, il apparait urgent que le Maire de Rouen, à défaut d'en être le Président, par renoncement ou incapacité du fait d'une minorité politique, lui rappelle certains principes quand nos services municipaux doivent assurer le service après vente et qu'on ne peut pas mettre derrière chaque espace une caméra de vidéosurveillance. Au delà de l'embellissement d'une rue, d'une place..., et la pose de nouveaux mobiliers urbains et d'accompagnements végétalisés, il faut aussi penser gestion, longévité et surtout un entretien facilité.

     

    Tel n'est pas le cas aujourd'hui.

     

  • Vous avez la parole.

    2391045636.jpegMoins d’un an après le fameux accident du mercaptan échappé des cuves de Lubrizol et qui aura fait sentir son odeur de Londres à Paris, une enquête publique va s’ouvrir à partir du 17 décembre 2013 et jusqu’au 18 janvier 2014 dans le cadre de l'enquête publique du PPRT Lubrizol, où chacun pourra ainsi adresser ses observations, dans le cadre de l’approbation du Plan de Prévention des Risques Technologiques.

     

    Le PPRT a été institué par la loi Risque du 30 juillet 2003. Il concerne l'ensemble des établissements industriels à forts enjeux risqués (classés SEVESO seuil haut) et vise à « délimiter des zones dans lesquelles des constructions nouvelles ou extensions seront interdites » ou encore s’assurer que l’exploitant d’une usine classée Seveso, mette en œuvre « toutes les mesures de sécurité pour atteindre un niveau de risque aussi bas que possible ». Pour tenter de résumer, les PPRT ont pour ambition de préserver l’avenir, notamment en réduisant les risques à la source et évidemment de protéger les populations riveraines. Et cela est rendu d'autant plus nécessaire que la CREA entend bien celui-ci conclu, construire à peu de distance le quartier Flaubert, affublé d'un précieux "éco", laissant croire que celui-ci serait à l'image d'un Bedzed anglais, ou Malmö en Suède, quand en fait on fait plus de l'habillage en terme de communication, qu'une opération d'aménagement durable exemplaire.

     

    S'il ne s'agit pas ici de stigmatiser une entreprise présente sur le site depuis de nombreuses années, respectueuse de ses obligations en matière de sécurité et gros employeur de l'Agglomération, force est en effet de constater que le flou sur le périmètre d'étude du plan porte à interrogation dès lors que celui-ci colle à peu près, au vu des documents fournis, au site occupé par l'entreprise, sans prendre en compte les effets de projections, si accident il devait y avoir. Des risques existent, et il n'est pas question de les minorer pour simplement donner le feu vert à la construction d'un tout nouveau quartier à proximité. Car soyons sérieux, qui peut croire que les Rouennais pourraient entendre qu'il n'y aurait aucun danger, en terme d'accident industriel, ou en cas de crue de la Seine, quand chacun d'eux aura pu sentir le 21 janvier dernier, l'odeur du mercaptan sur une zone allant de Londres à Paris, avec pour épicentre notre agglomération ? Et s'il s'était agit d'un autre gaz ? Quels en auraient été les effets ?

     

    Présenté au dernier Conseil Municipal, notre groupe a préféré s'abstenir sur la délibération saisissant le Conseil Municipal sur la prescription du PPRT Lubrizol, votée pour autant par la majorité municipale, à l'exception du groupe EELV, sensible comme nous, à l'importance du risque, comme nous l'avions déjà fait en 2010.

     

    Maintenant la parole vous est donnée, et nous vous invitons fortement à la prendre dans le cadre d'une démarche participative forte.

     

    L'enquête publique aura lieu à l’Hôtel de ville de Rouen. Le commissaire enquêteur tiendra trois permanences : 17 décembre 2013 de 9h à 12h. 30 décembre 2013 de 14h à 17h. 18 janvier 2014 de 9h à 12h.

     

    Trois solutions pour adresser ses observations :

     

    • Sur le registre d’enquête : à l’Hôtel de ville.

     

    • Par voie postale : Ville de Rouen. Commissaire enquêteur. Enquête publique PPRT Lubrizol. 2 place du général de Gaulle. CS 31 402. 76037 Rouen cedex.

     

    • Par courriel : sylvain.laquievre@rouen.fr

  • 2013, l'année Ricciotti... sauf à Rouen.

    RouenBibArchivRi.jpg2013 aura été l'année Ricciotti.

     

    Quelques mois seulement après l'ouverture spectaculaire du département des arts de l'islam au Louvre, l'inauguration du Mucem à Marseille, capitale européenne de la culture 2013 aura donné lieu à la consécration de l'architecte.

     

    Celui-ci a fait l'objet d'une importante rétrospective à la cité de l'architecture et du patrimoine à Paris. Un parcours tres attendu qu'il a orchestré lui-même.

     

    Ingénieur et architecte, grand prix national de l'architecture 2006, Rudy Ricciotti a acquis une stature internationale avec des projets d'envergure : la Philarmonique de Postdam, la Passerelle pour la Paix à Séoul, ou encore le Centre National Chorégraphique d'Aix en Provence.

     

    Hélas parmi les réalisations, jamais on ne citera l'ex médiathèque de Rouen. Le "déclassement" en bibliothèque de quartier et centre d'archives départementales aura eu raison d'une notoriété qui manque aujourd'hui à Rouen en terme d'audace architecturale oubliée depuis la construction de l'église Jeanne d'Arc par Louis Arretche et inaugurée en 1979.

     

    Alors qu'à Bordeaux, Lyon, Lille ou Nantes on se sert de l'architecture pour ancrer la ville dans la modernité et faire parler, à Rouen rien ne se passe, une fois encore on laisse passer le train et on se contente de bâtiments sans âme. Alors que des architectes de renom outre Rudy Ricciotti s'étaient intéressés à Rouen lors du mandat de Pierre Albertini, comme Françoise Hélène Jourda dans la reconstruction de l'îlot Giraudoux, Frédéric Borel pour les immeubles Huysmans ou Francis Soler dans une tour verdi végétalisé qui elle ne verra jamais le jour, aucune belle signature depuis 2008.

     

    Non, depuis cette date, l'architecture à Rouen s'est endormie. A peine l'esquisse d'une bribe de modernité avec du Mondrian sur un immeuble dont on peut dire qu'il est tout sauf un prix d'architecture, mais vite étouffée car ne plaisant pas. Exit le flamboyant, bonjour le gris...

     

    Un peu à la couleur de ce qu'il se passe ici depuis presque 6 ans.

  • Entrées de Ville et Qualité Urbaine.

    Plan_de_Rouen.jpgEn février 2010, Télérama s’était fait l’écho de « la France moche » et de ses boîtes à chaussures qui défigureraient nos entrées de ville. Et pourtant, cette problématique ne peut s’affranchir d’une vision globale de la ville portée sur le long terme. Depuis près de dix ans, le phénomène interpelle les professionnels de l'urbanisme, les pouvoirs locaux et les habitants. Souvent décriées, parfois présentées comme un avant-goût de la ville de demain, elles ne laissent jamais indifférent.

     

    Un colloque restituant les travaux menés dans le cadre du concours national des entrées de ville et de reconquête des franges urbaines sera organisé au Sénat le lundi 28 octobre prochain en présence notamment de Pierre Jarlier, président de la commission urbanisme de l’AMF et membre du jury. Lancé en 2000 par la Ligue urbaine et rurale (LUR), rejointe par la fédération Patrimoine-Environnement, ce concours a pour objet de récompenser des collectivités territoriales ayant réalisé des opérations exemplaires en matière d’entrées de ville et de reconquêtes innovantes de franges urbaines.

     

    Un colloque qui a pour objectif de diffuser plus largement les bonnes pratiques en la matière et de sensibiliser un public large à la transformation de ces franges urbaines et à l’incidence de leurs évolutions sur les paysages, à travers la promotion des projets lauréats et l’échange d’expériences autour de ces réalisations exemplaires. Les projets lauréats seront présentés au cours du colloque.

     

    A Rouen, l'Agglomération s’est doté dès 1996, de la compétence sur les Entrées et Traversées d’agglomération en y associant l’ensemble des partenaires concernés, nos différentes communes, la Région, le Département, les administrations de l’Etat (DDE, DIREN, DRE, DRAC, Services des Bâtiments de France, ONF), le Port Autonome, les Voies Navigables, la CCI, EDF, GDF, SNCF, France Télécom, les syndicats d’électricité, les syndicats d’assainissement, le CAUE … 1996, et déjà une dégradation des entrées de ville pointée du doigt au niveau national qui perdure encore :

     

    - au niveau des voies routières d'abord traversant des espaces souvent dégradés voire abandonnés, déqualifiés par la surabondance de l’affichage publicitaire, la présence de délaissés urbains le long des axes, la juxtaposition brutale d' activités commerciales.

     

    - aux niveaux piétonnier et cycliste, souvent à la recherche d’un cheminement adapté et sécurisé, permettant d’accéder aux forêts avoisinnantes, espaces de loisirs privilégiés.

     

    - au niveau de la Seine, à la fois axe économique et touristique, permettant également d’entrer au cœur de l’agglomération, mais à travers des espaces trop souvent déqualifiés et déqualifiants. L'image du Terminal Croisière, ou du port de plaisance  en sont des exemples patents.

     

    - au niveau de l'agglomération au travers du ferroviaire : un flux non négligeable sachant que 12 600 voyageurs par jour sont concernés par l’entrée sud de l’agglomération, de Oissel à Rouen, qui offre un vis-à-vis important sur le boulevard industriel et plus de 6 000 voyageurs par l’entrée ouest, de Malaunay à Rouen.

     

    Dès lors que l'on entend revendiquer le titre de capitale régionale, l'ambition passe aussi par une requalification de ces espaces pour marquer les esprits. L'occasion de rappeler qu'à Rouen presque rien n'a été fait sur notre espace communal malgré la présence d'un vice président à l'agglomération en charge du sujet, en la personne de François Zimeray. Des éléments aisément vérifiables ne serait ce qu'au niveau du carrefour de la Motte, à l'arrivée de la Sud III, de la Place Saint Paul en venant du Val d'Eauplet, à la limite des quartiers Ouest (si on exclue évidemment le Kinderland local), ou à la limite nord de la commune.

  • Une motion pour le quartier de la Gare de Rouen.

    mairie_salleconseil.jpgBientôt 11 mois que le chantier de construction d’un immeuble en lieu et place de l'Institution Rey, à proximité de la gare, a fragilisé de manière certaine l’aqueduc souterrain de la source Gaalor, pourtant bien identifié et localisé qui se retrouve avoir été bétonné sur presque une centaine de mètres.

     

    Depuis, bon nombre de désagréments sont apparus : ruptures de canalisation de gaz, ruptures de canalisation d’eau, fissures sur des immeubles, en façade ou dans des caves, affaissements de trottoirs et de voirie. La rue verte dans sa portion basse a été interdite à la circulation, et les commerces attenants subissent depuis plusieurs mois et de plein fouet une baisse de fréquentation de leurs commerces, conduisant à des licenciements, et même pour certains, des mises en redressement judiciaire.

     

    Tout cela nous n'avons pu que malheureusement le constater de nos yeux lors de notre dernière visite de quartier.

     

    Comme nous nous y étions engagés, nous avons donc déposé une motion pour le prochain conseil municipal afin de mettre les problèmes de ce quartier et de ses habitants à l'ordre du jour de l'Assemblée Municipale et par là même sur la place publique.