20.10.2009
Espace Monet-Cathédrale : les conseillers de quartier s'interrogent...aussi.

Le projet d'aménagement de la cathédrale, et plus particulièrement le projet Monet-Cathédrale continuent toujours à interpeller, tant sur le fond que sur la forme.
Derniers en date, les conseillers de quartier Vieux-Marché Cathédrale, qui lors de leur réunion de la commission Patrimoine, Urbanisme Culture et Espaces Verts du 15 octobre dernier, semblent se poser eux aussi beaucoup de questions à la lecture du compte rendu de la réunion :
"Plusieurs conseillers de quartier ont assisté le lundi 5 octobre à la présentation par Mme le Maire et l'architecte du nouveau projet.
Faut-il se réjouir d'un projet qui n'a plus rien de contemporain et nous ramène à la période de la reconstruction de Rouen -dont M. Gréber a été l'urbaniste de 1941 à 1948 - ?
La Commission supérieure des Monuments historiques a visé le projet avec quelques réserves (bien légères). Une commission de suivi veillera au respect des divers aspects de ce plan.
Une nouveauté : un escalier et un ascenseur mèneront à un petit « belvédère » public dont la vue donnera sur les jardins d'Albane ; la Ville devrait en confier la gestion à l'Office du Tourisme.
Des conseillers aimeraient avoir des réponses aux questions suivantes :
- Où sont passés les 20% réservés aux logements sociaux ?
- Pourquoi la Ville n'a-t-elle pas gardé la salle de congrès de 800 m2 prévue dans le précédent projet ?
- A combien se montent les frais juridiques déboursés par les Rouennais suite au recours déposé par un habitant et élu de la ville ?
- Une maquette situant le projet dans son environnement sera-t-elle réalisée ?
Une réunion plus technique sur le déroulement des travaux se tiendra le 5 novembre, à 20h."
Bien évidemment les réponses apportées seront également mises en ligne. Rappelons toutefois que bon nombre de ces questions ont déjà été déjà posées en Conseil Municipal, et qu'on attend toujours qu'on veuille bien daigner nous répondre.
Les conseillers de quartiers auront-ils plus de chance ?
17:39 Ecrit par Rouen Perspectives dans Démocratie participative., Rouen, Urbanisme, Vie municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.10.2009
Une consultation citoyenne ? Chiche !

L'Espace Monet Cathédrale, mais surtout la méthodologie employée continuent à interpeller, et aujourd'hui, ce sont les Verts qui s'expriment dans une interview à Paris Normandie :
L'avenir de la place de la Cathédrale mérite-t-il un second référendum, une consultation citoyenne bis ?
« La question a du sens, reconnaît Jean-Michel Bérégovoy, avant d'y répondre par l'affirmative : « Oui, ça devrait se faire, ce serait boucler la boucle. » Des propos qui détonnent. Car, pour rappel, Jean-Michel Bérégovoy n'est pas membre de l'opposition municipale. Non, l'élu Vert est adjoint, qui plus est, en charge de la démocratie participative.
Et son discours tranche avec la discrétion du maire et de son adjoint à l'urbanisme, les gardiens du dossier Espace Monet-Cathédrale qui, sur la question, refusent de s'exprimer. Pour eux, désormais, le dossier est clos : la dernière version de l'immeuble imaginée par l'architecte Jean-Paul Viguier troque le verre pour de la pierre, et c'est très bien comme ça. « Les Rouennais ont été entendus », ne cesse d'ailleurs de répéter le maire Valérie Fourneyron, faisant ici référence à la consultation citoyenne lancée par la mairie en mai 2008 (80 % des 8 000 votants se sont prononcés contre la précédente version du projet).
Les Rouennais entendus ? Pas les Verts en tout cas qui, dans un communiqué de presse daté du 6 octobre évoquent un enthousiasme « très modéré ». Et les écolos de tirer à boulets rouges sur leurs partenaires socialistes : « Nous pensons que le débat et la transparence qui sont au cœur de l'écologie politique, doivent l'être aussi quand il s'agit de l'action municipale. » En clair, les Verts ne digèrent pas d'avoir été écartés du dossier. « A part deux images présentées au printemps dernier, le projet, on l'a découvert en même temps que les Rouennais, en lisant la presse ! », tacle Jean-Michel Bérégovoy.
Son collègue Guillaume Grima, Vert et adjoint comme lui, s'étonne pour sa part d'avoir pris connaissance du dossier sur le site internet du PS local. « Est-ce un projet de la ville ou un projet socialiste ? », ironise-t-il. Dans leur communiqué, les Verts de Rouen renchérissent : « Une seule force politique ne peut décider ou communiquer seule […] Espérons que cela ne se reproduise plus à l'avenir. Il en va de la cohérence à la fois de notre projet commun, mais aussi de l'ensemble de l'équipe municipale. »
Certes, mais les Verts n'ont-ils pas trop attendu pour le faire remarquer ? Ces quinze derniers mois, alors que la nouvelle version de l'Espace Monet-Cathédrale s'élaborait en secret, on ne les a pas plus entendus que leurs amis socialistes. Et aujourd'hui, contraint de se rendre à l'évidence, Jean-Michel Bérégovoy conclut par une question qui n'attend pas de réponse : « Ça me paraît bouclé, non ? »
Axel Leclercq et Gilles Triolier - Paris Normandie
Des propos, qui outre le fait de montrer des tiraillements que l'on cache de moins en moins au sein de la majorité, confirment sans équivoque ce que nous ne cessons de dénoncer depuis le début du mandat : le mélange des genres et la confiscation de l'action municipale au seul profit du PS rouennais. Alors si certains avaient des doutes ....
Mais pour en revenir au sujet du projet Monet Cathédrale, un second referendum, une votation citoyenne bis ? Chiche ! Mais en vrai cette fois-ci.
23:28 Ecrit par Rouen Perspectives dans Conseil Municipal, Démocratie participative., Urbanisme, Vu dans la Presse. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.10.2009
On prend les mêmes, et on recommence.

Vous souhaitez toujours organiser une réunion publique sur un sujet oh combien miné, où vous savez pertinemment qu'on vous attend au tournant, pour promesse de campagne non tenue. La place de la Cathédrale et l'Espace Monet par exemple.
Mais pour autant, pour avoir pratiqué aussi souvent la contradiction, vous savez qu'il n'est pas bon de se la voir apporter par des opposants qui pourraient pointer là votre démagogie électorale.
Pour cela, une seule recette, et qui ce soir a encore fait ses preuves :
-Vous réservez (encore) une petite salle, la salle Georges d'Amboise par exemple.
-Vous lancez une invitation écrite à quelques happy few, en leur précisant que la réunion d'information aura lieu à la Mairie de Rouen.
-Pourtant experts en communication, vous faîtes peu de publicité sur les deux réunions que vous allez mener : tous les rouennais n'ont pas encore reçu le Rouen Magazine qui annonce votre réunion
-Vous mettez en place de multiples questions sur la "greenTouch" du futur édifice, de son environnement... que portent tour à tour des militants acquis à votre cause et qui mettent mal à l'aise ceux qui pourraient avoir envie de contester votre choix, à les en dissuader même de le manifester publiquement devant tant de louanges.
-Vous êtes contente quand votre adjointe chargée de la Propreté pose la question de la superficie des espaces verts de la future cour d'Albane alors qu'elle connaît la réponse pour avoir été présente à la première réunion de lundi lorsque la même question a été posée (ou alors c'est qu'elle doit être sourde elle aussi, ou alors qu'elle n'a rien compris - comme l'étudiant de lundi soir ? ça c'est pas si sûr )
-Cerise sur le gâteau, pour couronner votre succès, vous faîtes faire l'essentiel de l'exposé par l'architecte qui ne cachera pourtant pas ses regrets par rapport à son ancien projet, tout en veillant à ce que votre adjoint à l'urbanisme ne prenne surtout pas la parole.
Si vous avez respecté tout cela, il y a peu de chance de vous voir opposer des questions qui fâchent. Au pire entendrez vous quelques "hélas", vous répondrez poliment à une ancienne adjointe au patrimoine qui pour connaître le sujet, et vos contradictions, s'interrogera sur les limites de votre "habillage floral" du jardin de la Cour d'Albane, mais répondrez sans ménagement à un jeune étudiant en architecture qui se permettra de vous rappeler vos promesses de campagne, qu'il ne devait pas être là au début de votre intervention, ou même qu'il est certainement sourd, allant même jusqu'à affirmer que si vous aviez dit "qu'il fallait démolir l'ancien Palais des Congrès", vous n'aviez certainement pas dit "qu'il ne fallait surtout rien reconstruire à la place".
Enfin, vous la jouerez consensuel, en affirmant que vous n'en faîtes pas une affaire personnelle, projet de votre municipalité contre celui de la précédente, mais que vous êtes à l'écoute des rouennais, oubliant toutefois les résultat d'une "votation citoyenne" que vous aviez mise en place, et votre acharnement à retarder depuis sept ans la démolition de ce qui s'est appelé le Palais des Congrès pour enfin obtenir ce que vous aviez toujours voulu : un ascenseur.
19H/20H chrono, enlevé, c'est plié, c'est la dernière de vos réunions publiques, vous invitez tous vos amis du parti qui sont tout de même venus deux soirs de suite, pour un pot en guise d'absolution après la réunion.
Tout se passe bien... pour le moment.
21:17 Ecrit par Rouen Perspectives dans Démocratie participative., environnement, Rouen, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
06.10.2009
Recette pour éviter les questions qui fâchent dans une réunion publique mal engagée.

Vous souhaitez organiser une réunion publique sur un sujet oh combien miné, où vous savez pertinemment qu'on vous attend au tournant, pour promesse de campagne non tenue. La place de la Cathédrale et l'Espace Monet par exemple.
Mais pour autant, pour avoir pratiqué aussi souvent la contradiction, vous savez qu'il n'est pas bon de se la voir apporter par des opposants qui pourraient pointer là votre démagogie électorale.
Pour cela, une seule recette, et qui ce soir a encore fait ses preuves :
-Vous réservez une petite salle, la salle Georges d'Amboise par exemple.
-Vous lancez une invitation écrite à quelques happy few, en leur précisant que la réunion d'information aura lieu à la Mairie de Rouen.
-Pourtant experts en communication, vous faîtes peu de publicité sur les deux réunions que vous allez mener.
-Vous mettez en place de multiples questions sur la "greenTouch" du futur édifice, de son environnement... que portent tour à tour des militants acquis à votre cause et qui mettent mal à l'aise ceux qui pourraient avoir envie de contester votre choix, à les en dissuader même de le manifester publiquement devant tant de louanges.
-Cerise sur le gâteau, pour couronner votre succès, vous faîtes faire l'essentiel de l'exposé par l'architecte qui ne cachera pourtant pas ses regrets par rapport à son ancien projet, tout en veillant à ce que votre adjoint à l'urbanisme ne prenne surtout pas la parole.
Si vous avez respecté tout cela, il y a peu de chance de vous voir opposer des questions qui fâchent. Au pire entendrez vous quelques "hélas", vous répondrez poliment à une ancienne adjointe au patrimoine qui pour connaître le sujet, et vos contradictions, s'interrogera sur les limites de votre "habillage floral" du jardin de la Cour d'Albane, mais répondrez sans ménagement à un jeune étudiant en architecture qui se permettra de vous rappeler vos promesses de campagne, qu'il ne devait pas être là au début de votre intervention, ou même qu'il est certainement sourd, allant même jusqu'à affirmer que si vous aviez dit "qu'il fallait démolir l'ancien Palais des Congrès", vous n'aviez certainement pas dit "qu'il ne fallait surtout rien reconstruire à la place".
Enfin, vous la jouerez consensuel, en affirmant que vous n'en faîtes pas une affaire personnelle, projet de votre municipalité contre celui de la précédente, mais que vous êtes à l'écoute des rouennais, oubliant toutefois les résultat d'une "votation citoyenne" que vous aviez mise en place, et votre acharnement à retarder depuis sept ans la démolition de ce qui s'est appelé le Palais des Congrès pour enfin obtenir ce que vous aviez toujours voulu : un ascenseur.
00:48 Ecrit par Rouen Perspectives dans Rouen, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
30.09.2009
Réunions Publiques.
Deux réunions d'information sont organisées par la Ville de Rouen afin de "sensibiliser" le public au projet Espac Monet Cathédrale.
Vous pouvez assister à ces réunions prévues les:
LUNDI 5 OCTOBRE 2009
19h
Office du tourisme (salle Georges d'Amboise)
ou
MECREDI 7 OCTOBRE 2009
19h
Office du tourisme (salle Georges d'Amboise)
Et surtout, donnez votre avis !
22:05 Ecrit par Rouen Perspectives dans Démocratie participative., Rouen, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
29.09.2009
Autant d'acharnement pour ça !

Ce ne sera ni un jardin public, ni ce que Valérie Fourneyron et Yvon Robert avaient laissé penser aux Rouennais. Un malaise bien perceptible que le Maire de Rouen a bien du mal à cacher dans la présentation à la Presse aujourd'hui.
Preuve s'il en est qu'une fois de plus la candidate Fourneyron a trompé les rouennais : le Palais des Congrès sera bel et bien rasé et l'espace Monet sera bel et bien construit .
Pour sauver la face, le Maire de Rouen aura demandé au promoteur de changer la façade et d'apporter quelques modifications au projet . Façade de verre qui à l'instar de la Mediathéque de Reims construite par le même architecte aurait vu la cathédrale de Rouen se refléter dedans , façade pleine, les rouennais jugeront .
Ne serait il pas d'ailleurs logique que le projet leur soit a nouveau presenté car après tout n'affirmait-elle pas que "l'environnement de la Cathédrale de Rouen mérite un traitement particulier tant celle-ci symbolise l'histoire et la beauté dans le coeur des rouennais. La place qui l'entoure ne peut être laissée au seul appétit des promoteurs immobiliers. Il est urgent de raser l'ancien Palais des Congrès, de laisser respirer la place, de mettre en valeur la façade de l'hôtel Romé, les jardins de la cour d'Albane, la liaison entre les rues Saint Romain et du Gros Horloge et de lancer sur ces bases un concours international.
Sur un tel sujet le débat est indispensable et nous organiserons un référendum pour associer les rouennais."
Le Maire de Rouen cache ici l'échec de la réalisation du jardin promis, mais irréaliste (nous l'avions dit et redit pendant la campagne) en annonçant dans son communiqué l'ouverture de celui de la cour d' Albane . Rappelons que celui ci dépend de l'Etat et non de la ville, que ce projet est dans les cartons depuis un moment , nous l'avions d'ailleurs déjà evoqué suite notamment à son exceptionnelle ouverture lors des Fêtes Jeanne d'Arc de 2005 et 2006, mais sa réalisation et notamment celle du Musée de l'Oeuvre dont dépendent des cofinancements des collectivités territoriales prendra encore quelques années !
Au delà de cet effet d'annonce à la Presse, de la négation démocratique en prenant bien soin de n'en pas parler au dernier Conseil Municipal, bien que les militants de la section rouennaise du PS en aient eu la primeur, ce que nous voulons savoir est au bout du compte ce qu'il en aura coûté aux Rouennais (coût du faux référendum avéré complêtement inutile , renégociations avec l'architecte et le promoteur).... Au sens propre comme au sens figuré : la prolongation inutile de cette verrue en centre ville ces dernières années par l'acharnement de Monsieur Robert....
Dernière question enfin : la position du Ministre de la Culture s'il a eu droit lui aussi à la présentation du projet, indispensable dans ce secteur protégé a la délivrance du permis de construire par le Maire.
19:50 Ecrit par Rouen Perspectives dans Patrimoine, Quartiers., Rouen, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
18.06.2009
Rouen, une ville centre qui compte si peu ...
Depuis 2004, on l'attendait : la création d’une agence d’urbanisme, pour afficher enfin un certain consensus dans les grands projets, plébicitée à juste titre par des précurseurs en la matière comme Pierre Bourguignon, maire de Sotteville, et Pierre Albertini, ancien maire de Rouen. Un intérêt commun pour un instrument qui rassemble au delà des différences politiques, un espace de réflexion visant à favoriser la coordination et la cohérence des projets d’aménagement menés sur un territoire allant de Barentin à Louviers, du Nord au Sud, et du Roumois au Pays entre Seine et Bray d’Ouest en Est ; telles sont les missions de la nouvelle Agence d'Urbanisme de Rouen et des Boucles de Seine et Eure, 52e structure de ce type en France. Un outil d'aide à la décision pour les collectivités (dans les domaines du développement économique, de l'environnement, des transports, de l'habitat) sur le périmètre du bassin de vie de la Haute-Normandie, qui compte 194 communes, trois agglomérations, pour plus de 650 000 habitants. Dotée d'un budget de 1,2 millions d'euros cette agence est la troisième de Normandie, s'ajoutant à ses homologues du Havre et de Caen.
Hier les représentants des communes et des territoires concernés devaient élire les membres du bureau et selon les statuts en vigueur, en désigner le Président et deux Vice-Présidents.
Comme on pouvait s'y attendre, Pierre Bourguignon, Maire de Sotteville, a été désigné pour présider l'Agence. Nous l'en félicitons, son intérêt pour la création de cet outil, nous le rappelons, ne datant pas d'hier. La désignation de Franck Martin, Maire de Louviers, Président de la Communauté d’Agglomération Seine-Eure comme Vice-Président, si elle n'est pas une surprise, montre bien la pertinence de notre réflexion, élus de la minorité à la ville comme à l'agglomération, qui voit ce périmètre le plus porteur d'atouts pour constituer la future Communauté Urbaine de Rouen et nous amène à souhaîter nous associer avec cette communauté d’agglomération.
L'autre Vice-Présidence, a été attribuée à Marc Massion, maire de Grand-Quevilly, bras droit de Laurent Fabius, alors que Valérie Fourneyron, souhaitait que soit élu Yvon Robert. Petite crise existentielle et menace brandie de quitter l'Agence ne lui permettront toutefois pas d'avoir gain de cause, et une fois n'est pas coutume, le Maire de Rouen rentre dans le rang, l'indépendance n'étant pas, on s'en doute, du goût du Président de l'Agglo.
Un exemple supplémentaire, s'il en faut, du peu d'écoute et du peu de poids dont bénéficie le Maire de Rouen face au premier adjoint de Grand Quevilly en marche forcée vers 2012.
00:08 Ecrit par Rouen Perspectives dans Politique, Rouen, Rouen Agglo, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
30.04.2009
Paris-Le Havre...et Rouen au milieu.
A l’occasion de l’inauguration de l’exposition Grand Pari(s) à la Cité de l'architecture et du patrimoine à Paris, le Président de la République a prononcé un discours qui dessine l’avenir de la région-capitale. L’exposition qui présente les projets des dix équipes d’architectes se tient jusqu’au 22 novembre.
Parmi ceux-là, le projet d'Antoine Grumbach, qui s' affranchi des limites spatiales. Sur un fond de cris de mouettes, il présente une métropole qui suit les méandres de la Seine... jusqu'au Havre. On y développe de l'agriculture de proximité et surtout le transport fluvial. Les autoroutes sont également doublés de monorails. Un grand Paris qui va bien au-delà des limites de l'Ile-de-France et qui voit loin, ...et grand, Le Havre devant devenir "le port du Grand Paris, et la Vallée de la Seine, l'axe autour duquel la métropole a vocation à s'ordonner".
"Mettre Le Havre à une heure de Paris" grâce un train à grande vitesse. "Un projet réalisable d'ici 2015", espère M. Grumbach.
Un projet qui devrait avoir des retombées économiques, écologiques, touristiques et démographiques, pour la Seine-Maritime et la Haute-Normandie, et dont Rouen, son agglomération et son Grand port maritime, en les rapprochant ainsi de Paris, devraient pleinement profiter.
Un projet en tout cas qui voit nettement plus loin et qui imagine un avenir à grande échelle, dont il ne faudrait pas que Rouen bénéficie autrement que par voie de conséquence, le Maire de Rouen et le Président de l’Agglomération peinant à défendre leurs collectivités pour en préparer l' avenir, contrairement à Antoine Rufenacht, Maire du Havre et Président de la CODAH (Communauté de l’Agglomération Havraise), en se focalisant à faire aboutir une Communauté Urbaine dont le périmètre cohérent et naturel avec Elbeuf et Louviers-Val-de- Reuil, défini par l’axe de la Seine, n’a pas été envisagé, préférant privilégier "une baronie" à l'abri de toute contestation.
Il ne faudrait pas pour cela que Rouen et son agglomération rate la réforme des collectivités locales en ne devenant pas, de fait, Métropole, mais plutôt « banlieue parisienne »…
Notre ville, en tout cas, mérite mieux et se doit être défendue, en ce sens, auprès des instances gouvernementales, au delà d'une opposition systématique
17:52 Ecrit par Rouen Perspectives dans environnement, Propositions, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.04.2009
A la conquête de l'Ouest.

Voilà près de vingt ans que Rouen a amorcé sa «conquête de l'Ouest» le long de la Seine, au fur et à mesure du glissement de l'activité du port autonome vers l'aval du fleuve.
Une avancée à pas de fourmi ou se sont égrennés tour à tour, aménagement des quais et des hangars, pont Flaubert... et qui s'accélère aujourd'hui par l'ouverture des Docks 76 aux portes du nouveau quartier d'affaires Luciline qui ne saurait tarder à sortir de terre. Non loin de là, les hangars retrouvent une âme, au fil de leur reconversion en lieux de vie pour le plus grand bonheur des rouennais. Bientôt, le nouveau palais des sports qui contribuera à animer les lieux, le temps de rencontres sportives, l'éco quartier Flaubert....
Les quartiers ouest de Rouen trouvent enfin un développement qui leur manquait.
Témoins de l'histoire portuaire de Rouen, les Docks et entrepôts (20000 m²) et la halle Agrivin construite au début du XXe siècle par les ateliers Eiffel deviennent aujourd'hui un nouveau pôle urbain de commerces et de loisirs pour la famille du XXIe siècle à l'ouest de la ville.
Unibail-Rodamco, premier opérateur et investisseur européen d'immobilier commercial, y a réalisé quatre espaces d’une superficie totale d’environ 45 000 m² dédiés au grand air (activités sportives…), à la culture (livres, cinéma…), à la création (équipement de la maison, loisirs créatifs…) et aux activités de proximité (commerces et services).
Un projet de mise en valeur du site élaboré par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, de renommée internationale pour un coût de réalisation qui s'élève à 114 millions d'euros HT, générera 400 à 450 emplois équivalent temps plein, chiffre non négligeable en cette période de crise, et comptera environ 80 commerces. Un investissement majeur qui prouve une confiance dans le developpement de Rouen. Première surface commerciale européenne enfin qui a reçu la certification « BREEAM International Retail » ainsi que l’appréciation « good » pour les performances environnementales de ses bâtiments en termes de conception et de gestion future. Un projet d'envergure initié et porté par Pierre Albertini et son équipe pour que vivent pleinement les quais et les quartiers Ouest.
Ainsi est né Docks 76.
Dénoncé par les socialistes lorsqu'ils étaient dans l'opposition et qui, parce que projet privé, n'ont pas pu y mettre un terme comme à l'accoutumée, boycotté par certains qui jurent leurs grands dieux qu'ils n'y mettront pas les pieds mais dont on se doute qu'ils ne tiendront pas longtemps, ce nouveau poumon à l'ouest de la ville a été inauguré hier par ceux qui jouaient les cassandre en annonçant alors la mort du commerce de centre ville, oubliant au passage que le rôle d'une municipalité responsable c'est aménager l'avenir mais aussi péréniser l'offre existante par une politique volontariste et innovante. Ceux qui inaugurent aujourd'hui s'auto-glorifieront si l'opération est un succès, mais n'oublieront pas de jeter la Pierre à ceux qui les ont précédés au cas ou... histoire de se dédouaner sur un air déjà bien connu "on vous l'avait bien dit..."
«Il faut faire des quais des cœurs battants de la ville», ne cessait de marteler François Zimeray, ancien président (PS) de la communauté d'agglomération de Rouen, en première ligne sur ce projet d'extension urbaine baptisé Rouen Seine Ouest.
Alors oui, Docks 76 changera certainement la donne. En tout cas aujourd'hui c'est un réel électrochoc pour faire bouger la ville.
Et de cela, ce sont les rouennais qui le découvrent aujourd'hui, qui en parlent le mieux, car c'est eux au final qui jugeront.
01:22 Ecrit par Rouen Perspectives dans Evénement, Loisirs, Patrimoine, Quartiers., Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
23.02.2009
Plan Local d'Urbanisme : définir Rouen demain.

Fin octobre 2006, la mairie de Rouen présentait son plan local d'urbanisme élaboré en 2004 (PLU) de la ville en ligne, accessible pour tous. Un outil interactif peu développé que seules les villes de Nice, de Brest ou de Poitiers proposaient également à l'époque.
Un document essentiel longuement élaboré, dans la concertation, pour beaucoup d'acteurs locaux : promoteurs-constructeurs, architectes et même particuliers qui peuvent ainsi connaître les projets d'aménagement prévus dans différents quartiers et les conditions qui s'imposent à tous en matière d'urbanisme et d'occupation des sols.
Après avoir modifié le droit de préemption urbain et redéfini son périmètre d'exercice lors du conseil municipal du 26 septembre dernier, le Maire de Rouen et son premier adjoint présentent aujourd'hui les modifications qu'ils envisagent en matière d'urbanisme au travers d'une enquête publique obligatoire.
Alors que le Conseil municipal et plus particulièrement les élus d'opposition, mais aussi les conseillers de quartiers n'ont pas eu droit à la moindre information et encore moins au débat, ces modification du PLU, qui certes doit régulièrement être réactualisé, sont présentées à l'enquête publique qui s'est cloturée le 20 février 2009, et qui ne semble pas avoir mobilisé beaucoup les rouennais, manque d'information oblige.
Comme citoyens, mais aussi en élus responsables, les conseillers municipaux du groupes Centre, Démocrates et Indépendants se sont associés aux élus du groupe UMP-Réussir ensemble autour d'Edgar Menguy, ancien adjoint à l'urbanisme, pour faire part au commissaire enquêteur de leurs remarques.
Si l'ambition d'un contournement est de l'agglomération y est reprise, nombreuses sont les questions qui demeurent toutefois en suspend :
-Questions quant aux conséquences d'une imposition de réalisation de 25% de logements sociaux pour toute opération de 4 logements ou plus, en lieu et place de l'obligation de mise en place de 20% de logements sociaux pour tout projet de 30 logements neufs. Une décision qui pénalise fortement toute initiative individuelle privée de petit volume par rapport aux grands groupes immobiliers à l'origine d'opérations de grande envergure et qui met à mal la mixité sociale en terme d'accompagnement par trop de dissémination aux travers de la ville.
-Interrogations sur de nouvelles règles de stationnement qui voient l'obligation de voir se créer 1,5 places par appartement céder le pas à une nouvelle règle de seulement 0,8 place pour un logement. Un allégement des contraintes qui verra davantage de voitures stationnées sur l'espace public, alors qu'il est souhaitable de voir se désengorger le stationnement et la circulation des véhicules dans Rouen, et qui se fera au détriment des moins aisés, le prix des parkings ne pouvant avec ce qui est adopté, que se trouver réévalué.
-Incompréhension sur ce qui est proposé dans le cadre du GPV par une lecture rendue peu claire.
-Interrogations sur les possibilités d'évolution du CHU sur le secteur Aubette Martainville,sur la perte d'envergure du projet de cette zone en terme de possibilités économiques et de transports à mobilité douce qui semblent avoir été abandonnés.
-questions en terme de respect de développement durable par une remise en question de l'occupation des sols sur les secteurs nord et est de la Ville, par la possibilité qui est offerte d'étendre les habitations en hauteur et surface au sol aux dépends des espaces verts et des zones boisées.
-Question sur la hauteur des bâtiments, qui rompent ainsi l'harmonie qui s'imposait alors jusqu'ici, notamment sur le quai de BoisGuilbert.
-Oubli sur les possibilités d'existence de marnières dans le quartier des Sapins alors qu'une prospection plus avancée aurait pu lever les craintes des habitants sur cette question.
On le voit donc, des modifications qui modifieront profondément le futur de la ville, et qui méritent que l'on débatte davantage.
01:18 Ecrit par Rouen Perspectives dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : rouen, urbanisme, plu, avenir





