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Valérie Fourneyron

  • Rythmes scolaires : la grève... encore.

    arton1086.pngLes rythmes scolaires à Rouen ? Tout va très bien, du moins pour l'équipe municipale, qui continue à affirmer haut et fort, qu'au nom du bien être de l'enfant, tout a été mis en oeuvre, et que le Ministre de l'Education peut être fier de la ville de la Ministre des Sports et de la Jeunesse.

     

    Pourtant, à l'horizon, une nouvelle grève est prévue demain jeudi 14 novembre prochain, la deuxième depuis cette rentrée 2013, où nous avons voulu briller pour être les premiers de la classe. Une manifestation est d'ailleurs prévue pour l’occasion et partira à 10h de l’hôtel de ville de Rouen pour se diriger vers le rectorat.

     

    Au final, les nouveaux rythmes scolaires à Rouen, ce sont les personnels qui en parlent le mieux en demandant une remise à plat complète de la réforme et sa réécriture :

     

    "rythmes mal adaptés, fatigue des élèves, dégradation des conditions de travail, manque de moyens..."

     

    Nous l'avons dit et nous le répétons, nous ne sommes pas contre la réforme. Si nous n'avons pu faire accepter l'idée de prendre le temps de la réflexion et de la concertation en attendant la rentrée de 2014, nous demandons à ce qu'enfin la municipalité mette tout en oeuvre pour régler la crise, qu'un calendrier de réunions de travail hebdomadaires avec les partenaires sociaux se mette en place afin de régler de façon définitive les atermoiements d'une décision précipitée en raison du statut précaire des agents, du manque de préparation mais surtout du fait que les enfants n'ont pas à être les variables d'ajustement d'un soutien inconditionnel de la ville à la politique du Ministre de l'Education Vincent Peillon.

  • Hangar de l'oubli.

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    Paris Normandie nous l'apprend aujourd'hui, la ville passe la main sur le hangar 9.

     

    Exit donc la maison de l'étudiant et la bibliothèque des quartiers ouest.

     

    Pour mémoire on rappellera la promesse de campagne de Rouen Motivée en mars 2008, pages 46-47:


    "Notre ville est jeune : quatre Rouennais sur dix ont aujourd’hui moins de 30 ans et compte 35 000 étudiants. Rouen Motivée propose de créer une maison des étudiants, de développer des lignes de bus nocturnes, de construire des logements étudiants ou encore de financer les permis de conduire.

    Depuis dix ans, la ville est partie à la reconquête de ses quais. Port de plaisance, salle des musiques actuelles, palais des sports… Pour participer au mouvement, un hangar aujourd’hui désaffecté sera transformé en Maison des étudiants : l’Univers Cité.

    Ce lieu de rencontre proposera aux étudiants un espace à la fois ludique, festif et de service. Un espace ouvert à tous, tous les jours jusqu’en début de soirée, accueillant un hall d’exposition, une salle informatique, une billetterie donnant accès à tous les spectacles de l’agglomération rouennaise, une cafétéria, des lieux de réunions, une salle de répétition musicale et des permanences du Crous, de l’ANPE, du Crij ou encore de la Caf. Au coeur de la ville, cette maison sera à proximité de la faculté de droit, de sciences économiques et de gestion, avenue Pasteur et à deux pas des lignes Teor, avenue du Mont-Riboudet.

    Mettant le campus de Mont-Saint-Aignan et les facultés de médecine et de pharmacie à moins de 15 minutes. Ville universitaire, Rouen se doit d’être à la hauteur des ambitions affichées par son université et ses écoles d’enseignement supérieur."

     

    Et malheureusement, encore là une énième occasion de refaire le point sur l'état des projets de l'actuelle municipalité.

     

  • La dernière séance ?

    Omnia.jpgLe couperet est tombé : le Tribunal administratif vient d’annuler la procédure de désignation du gestionnaire du cinéma Omnia.


    Après bien des polémiques sur les raisons du choix de Noé Cinéma comme bénéficiaire de la délégation de service publique pour l'exploitation de l'ex-cinéma Gaumont République lors du Conseil Municipal du 21 mai 2010, le lieu, rebaptisé l'Omnia se retrouve pour une énième fois, sous le feu des projecteurs.


    Dès le départ, et nous l'avions dénoncé, une cotte mal taillée, avec un cahier des charges difficile à tenir à vouloir opposer ce nouveau cinéma labellisé Art et Essai au Melville existant, quand au contraire il aurait fallu les associer.


    Petit flahback pour mieux comprendre, en revenant sur les obligations du gestionnaire :


    1) Qualité du service rendu au profit des usagers

    •    offre culturelle


    L'obtention des 3 labels Art et Essai est garantie : sur la base moyenne de 12 000 séances annuelles, 9360 séances seront des films d'art et essai. La société NOE intègrera également le réseau Europa Cinémas. Les horaires d'ouverture proposés (dès 10 h le matin) sont élargis par rapport à l'offre actuelle sur Rouen.



    • tarifs


    L'offre tarifaire s'articule autour de 10 tarifs, 4 formules d'abonnement et une formule en direction des comités d'entreprise. Le tarif plein est de 8,50 € le tarif le plus bas de 2,50 € pour un tarif moyen s'élevant en 2010 à 5,18 € TTC. Les spectateurs rouennais pourront bénéficier des avantages du réseau régional Noé (carte du groupe) et à terme également du système de cartes illimitées des grands groupes nationaux, ce qui est autorisé par le Centre National du Cinéma.

     

    Sur ces deux aspects, il faut le reconnaître, NOE cinéma aura pleinement rempli son cahier des charges.



    • travaux


    La société NOE s'engage sur un montant minimal de travaux de 1 550 000 € HT avec un apport de fonds propres garanti de 832 500 € (dont 600 000 € d'emprunt sur 10 ans) sur une DSP de 15 ans. Pour ce montant, les volumes des salles 5 à 7 restent inchangés (avec un changement de décoration et de fauteuils et un aménagement des cabines). Dans l'actuelle salle 4 sera aménagé un "Ciné café", ce qui réduit le nombre de salles exploitées à 6. L'ensemble du cinéma est rendu accessible aux Personnes à Mobilité Réduite (PMR). La société NOE s'engage par ailleurs à affecter à des travaux supplémentaires toute nouvelle subvention qu'elle obtiendrait auprès d'autres collectivités (et notamment celles de la Région relatives à la modernisation et la numérisation des salles Art et Essai).
    Les travaux sont réalisés en 4 phases sur 5 ans en maintenant l'exploitation du lieu.

     

    Qu'en est-il aujourd'hui ? Pour les personnes à mobilité réduite, certaines salles resteront inaccessibles, les travaux promis, comme ceux sur la façade, auront dû être décalés pour cause de moindres rentrées financières.



    2) garanties de gestion du service public

    • redevance
    Le dispositif de redevance est le suivant :
    –    Redevance pour occupation du domaine public : montant 30 000 € annuels. Le titulaire est exonéré de versement pour les années 2010 à 2013 inclues.

    –    Redevance variable annuelle sur le chiffre d'affaires
    Cette redevance est égale à 50 % du résultat net comptable de l'entreprise avec un minimum garanti égal à un pourcentage du chiffre d'affaires calculé selon la formule suivante :
    si le CA est :
    - inférieur à 1 400 000 € : 0,10 % du CA
    -compris entre 1400001 et 1600000 :0,25%duCA
    - compris entre 1 600 001 et 1 800 000 : 0,50 % du CA
    - compris entre 1 800 001 et 2 000 000 : 0,75 % du CA
    - supérieur à 2 000 000 € : 1 % du CA.

    Cette redevance était dûe dès la première année d'exploitation, mais au vu du nombre d'entrées, elle aura été nulle et n'aura rien rapporté à la Ville.

     

    Aujourd'hui, le Tibunal Administratif argumente son jugement sur le fait que pendant les négociations, la ville a fait passer la durée de la délégation de 10 à 15 ans. Un point de détail crucial, car d’autres entreprises auraient pu alors faire des offres si ce point avait été connu en amont. Faut-il alors y voir une sorte de précipitation de la part du précesseur d'Yvon Robert qui prit là une décision hâtive dans son bureau, sans même l'adjointe à la culture d'alors avec un objectif majeur malgré la qualité du projet de Noé Cinéma : faire perdre Jean Michel Mongrédien accusé de collaboration avec l'ancien Maire Pierre Albertini ?


    La question reste posée, et il n'y a qu'une seule personne qui puisse y répondre.

     

    Seule bonne nouvelle dans cet énième épisode de la saga municipale, "des indemnités de seulement 4000 € "à payer à UGC CITE CINE, quand celui-ci réclamait une somme de 1.391.066 €. On peut se rassurer et se dire qu'on l'aura échappé belle. Pour autant....

  • Requiescat in Pace.

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    Pour faire suite aux enterrements de la Ligne Nouvelle Paris Normandie, du Canal Seine-Nord projets majeurs pour Rouen et son Agglomération, hier jeudi 14 novembre 2012, Le Premier Ministre, sur le rapport de la ministre de l'égalité des territoires et du logement, vu la Constitution, notamment son article 37, a décrèté la suppression du Commissariat Général pour le Développement de la Vallée de la Seine et de la Conférence pour le Développement de la Vallée de la Seine.

     

  • Un prix pour le handicap.

    L'adjoint en charge no3812964745.jpgus en voudrait de ne pas le mentionner :

     

    le Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique a récompensé la Ville de Rouen pour ses actions en faveur de l’emploi et du maintien dans l’emploi de salariés handicapés.  Elle obtient ainsi le Prix de l’Exemplarité 2012 dans les Fonctions Publiques et Etablissements Privés de Haute-Normandie.

     

    Un prix qu'il convient de saluer.... en ce qui concerne l'emploi au sein des services de la Ville mais qui ne saurait masquer le fait que l'équipe municipale qui entendait en 2008 faire de Rouen une ville aménagée pour les handicapés a vu sa note "baromètre de l'accessibilité" décernée elle par l'Association des Paralysés de France baisser de 10 places en un an, en passant en 2011 de la 27° à la 37° place des villes françaises…

     

    Note concernant le cadre de vie adapté : 7/20

     

    Note pour les équipements municipaux : 14/20 …

     

    Trottoirs inadaptés, places handicapés manquantes, bâtiments communaux inaccessibles, d’une façon quasi systématique, le handicap passe à la trappe : la ville rénove la bibliothèque Villon mais elle n’est toujours pas aux normes ; le musée de la céramique rouvre ses portes, mais il reste inaccessible ; la ville rachète l’ancien Gaumont  et y installe l’Omnia où il est toujours impossible d'aller dans la majorité des salles en fauteuil...

     

    A l’heure où les jeux paralympiques nous ont montré qu’il y a une vie malgré le handicap, la liste des oublis ou des "ratés" de la Ville conduite par la ministre des Sports et de la Jeunesse offre un palmarès pas vraiment flatteur.

     

    Et ça, l'adjoint en charge du Handicap nous en voudra toujours de le dénoncer. C'est pourtant d'une réalité quotidienne.

     

  • Le sport santé sur ordonnance. Et pourquoi pas à Rouen ?

    francois-hollande_full_diapos_large.jpgStrasbourg expérimente pendant un an le remboursement de l'activité sportive pour des personnes souffrant de certaines maladies chroniques et qui peuvent désormais se faire prescrire une activité physique auprès de leur médecin traitant, à la place ou en complément d'une liste de médicaments.


    Baptisée «Sport-santé sur ordonnance», l'expérimentation, lancée pour un an, associe la Ville de Strasbourg, l'Assurance-maladie, l'Agence Régionale de Santé et plusieurs partenaires associatifs. Une cinquantaine de médecins généralistes ont accepté d'y participer.


    Sans créer une dépense supplémentaire pour la Sécurité Sociale, le Maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries, présente l'initiative comme une substitution, voire une économie, l'idée étant d'avoir des ordonnances moins médicamenteuses, donc moins coûteuses pour la collectivité. Celle-ci sera d'ailleurs entièrement prise en charge par la municipalité et ses partenaires qui mettent à disposition leurs moyens humains et techniques. Son coût est évalué à près de 129.000 euros.


    Elle s'adresse en priorité aux personnes atteintes de maladies chroniques liées à la sédentarité que sont l'obésité (19,2% de la population) , le diabète de type 2 (non insulinodépendant) et les maladies cardiovasculaires stabilisées, en privilégiant d'abord les sports d'endurance.


    Plusieurs études prouvent en effet qu'une demi-heure de marche par jour ou un peu de jogging augmentent l'espérance de vie de quelques années et améliorent l'activité du cerveau. Pratiquement, les personnes dont le médecin aura estimé qu'elles peuvent tirer bénéfice d'une activité physique modérée se rendront, munies d'une prescription, auprès d'un éducateur sportif de la ville qui les orientera et pratiquera, s'il le faut, avec elles, une remise à niveau.


    Les activités offertes iront du vélo - la ville en met 200 à disposition - à la marche nordique en passant par la gymnastique douce, la natation et l'aviron. Quelque 400 personnes devraient en bénéficier durant l'année test. Son bilan devrait être suivi de près au niveau national.


    Daniel Bouffier, directeur régional de la jeunesse et des sports en Alsace, a souligné que l'initiative strasbourgeoise rejoignait les préoccupations exprimées par les ministres de la Santé et des Sports dans une communication en Conseil des ministres, le 10 octobre dernier. L'Académie de médecine a d'ailleurs récemment recommandé dans un rapport d'intégrer le sport à la liste des prescriptions médicales prises en charge par la Sécurité sociale.

     

    Alors qu'au sein de notre Conseil Municipal notre collègue Valérie Fourneyron est aussi l'une des Ministres citées, pourquoi ne pas imaginer, au delà des séances Zumba devenues fréquentes au Palais des Sports, d'envisager une telle initiative ? Au delà du Kindarena et de son naming, c'est aussi le rôle des politiques que de lutter contre les maladies chroniques liées à la sédentarité. Alors soyons imaginatifs.

     

    L'idée est là ; sûr que les médecins rouennais ne pourrait qu'y être également favorables, comme l'ARS de Haute-Normandie et la CPAM de Rouen toujours fortement engagées dans la prévention.

     

    Alors si nous aussi on tentait l'expérience ? Certes la proposition vient de nous, mais l'initiative aurait d'autant plus de retentissement si la Ville du Ministre des Sports s'engageait elle aussi sur cette voie.

  • Tibet : 53 ans de répression.

    A7fvwGTCQAA76KJ.jpgC'était en 2009.

    Réitérant notre soutien au peuple tibétain, nous avions demandé au Maire de Rouen de hisser le drapeau tibétain au fronton de l’hôtel de Ville. Il avait alors répondu favorablement à cette demande.

     

    Voilà 53 ans que se produisait le soulèvement de Lhassa au Tibet, pendant lequel des dizaines de milliers de Tibétains ont réclamé l’indépendance et entouré le palais du Dalaï-lama pour empêcher son arrestation par les autorités de Pékin. La répression chinoise provoqua des milliers de tués parmi ces adeptes de la non violence lors de ces événements et le Dalaï-lama dû fuir à Dharamsala où il constitua un gouvernement en exil. Depuis, le 10 mars est devenu la journée de commémoration politique des Tibétains.

     

    Aujourd'hui lundi 12 novembre 2012 : une photo terrible, accablante. Elle a été postée sur Twitter par Tsering Woeser, poétesse et activiste tibétaine, sans commentaire.

    Tsering Woeser, qui vit normalement à Pékin mais a été « exilée » pour quelques jours au Tibet, le temps du 18e Congrès du Parti communiste chinois (PCC), indique que cette photo est celle de l’immolation d’un moine, qui s’est produite aujourd'hui lundi à 15h15 heure locale, c’est-à-dire à peine deux heures avant que la photo ne soit postée.

    Elle indique que cette immolation, la huitième en l’espace de huit jours, s’est déroulée à Rebkong, une préfecture autonome tibétaine située sur le plateau du Qinghai, à l’extérieur de la Région autonome du Tibet.

    Si cette image est choquante, c’est d’abord par le geste désespéré de ce moine, qui s’ajoute à une liste de plus de 70 immolations en deux ans dans l’ensemble des régions de peuplement tibétain (Région autonome du Tibet, Sichuan, Gansu Qinghai, Yunnan), mais c’est aussi par la présence de ces moines tout autour, qui semblent observer sans bouger en récitant des mantras pour accompagner l’âme de celui qui est en train de mourir.

    Cette image d'un homme qui choisi de mourir pour attirer l’attention sur la cause des Tibétains face au rouleau compresseur chinois est bouleversante pour un esprit occidental et illustre à quel point ce mouvement est ancré dans les traditions du bouddhisme tibétain, sa foi en la réincarnation dans sa composante religieuse.

     

    C'est ce soutien au peuple tibétain qui fait qu'encore aujourd'hui il nous apparaît important de continuer d'en parler ici.


    via le site de rue 89