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  • Où est donc le Maire de Rouen ?

    1180850573.gifLu dans Le Point n° 1863 - 29 Mai 2008.

    La médiathèque qui énerve Fabius

    « C'est une honte ! » s'écrie Laurent Fabius à propos de la médiathèque en chantier à Rouen. La nouvelle majorité PS ne veut pas entendre parler de ce projet « élitiste, excentré et inaccessible », engagé par l'ancien maire UMP, Pierre Albertini. « On paiera les dédits qu'il faudra, mais cette médiathèque doit être stoppée », confie Fabius, nouveau président de l'agglomération. Même si, sur le budget de 47 millions d'euros, 15 millions ont déjà été dépensés par la ville.

    Mais pour qui les rouennais ont-ils voté en mars dernier ? 

  • Place de la Cathedrale : un référendum en trompe l'oeil ?

    503365414.jpg"À partir de vendredi 23 mai et jusqu'au vendredi 13 juin, la Ville consulte les habitants sur l'aménagement de la place de la cathédrale. Pour donner son avis, c'est simple : un bulletin réponse est disponible dans les points de vote jusqu'au vendredi 13 juin."

    A grand renfort de communication", la démarche semble alléchante pour tous les inconditionnels de la démocratie participative, et semble donner au maire de Rouen l'occasion de la mise en place de la plus emblématique des promesses de campagne de la candidate Valérie Fourneyron.

    Mais est-elle rigoureuse, puisque contrairement à ce qui avait été annoncé, les rouennais ne sont pas les seuls à voter, et qu'il est possible, en dehors des Rouen Mag reçus à domicile, de voter plusieurs fois, même en tant que touriste, dans un sens ou dans un autre, dans tous les points de vote.

    Dans d'autres pays, on appellerait ça même du bourrage d'urnes. Mais bon ici, on est en démocratie... participative !

    Le bulletin comporte deux questions :

    La première demande aux habitants s'ils veulent ou non du projet Espace Monet-Cathédrale, conçu par l'architecte Jean-Paul Viguier, tel qu'il est actuellement défini.
    La seconde donne la possibilité aux Rouennais de formuler toute proposition quant à l'avenir de la place de la Cathédrale.    

    Une consultation qui occulte délibérément les contraintes liées au lieu et au projet, mais surtout qui n’assume aucune proposition alternative, réaliste et chiffrée.  Un coup de Comm plus qu'un questionnaire, mais surtout aucune réponse sur le devenir de la Place de la Cathédrale en terme de projet, comme d'ailleurs dans aucun des documents de campagne du Parti Socialiste ni en 2001, ni même en 2008 pour les élections municipales.

    Modifier le plan de sauvegarde , élaboré après guerre , afin d'obliger les actuels propriétaires à construire un bâtiment de moindre envergure figerait l'actuelle verrue pour au moins dix ans. Peut-on encore se le permettre ?


    L'actuel Palais des Congrès qui n'est pas un bien municipal, (Yvon Robert, alors ancien maire de Rouen, et qui l'avait fermé pour cause de sécurité en 1996, n'avait pas jugé utile de le racheter au CDR, organisme chargé de la liquidation des actifs du Crédit Lyonnais) est aujourd'hui la propriété de promoteurs qui ont payé une certaine somme un nombre acquis à l'avance de mètres carrés.


    Le racheter alors ? Vraisemblablement , les propriétaires auraient toute légitimité, comme tout citoyen,  de se le faire payer au prix fort, si l'on combine prix d'achat, immobilisation, frais de projet, et surtout manque à gagner par une non vente de mètres carrés, en tout cas un prix nettement plus élevé que celui qu'on aurait pu payer quand l'actuel premier adjoint était encore maire de Rouen.


    431223960.jpg Mais celui-ci l'affirme, "nous ne sommes pas à l'heure des réalisations", Quand on sait que cela dure depuis  douze ans... les rouennais apprécieront !


    Quant à y construire un jardin...idée sympathique, si on fait l'abstraction du parking sous-jacent et de l'impossibilité de planter de grands arbres comme le présentait le document de campagne de Rouen Motivée, alors une chose est sûre, nous aurions à Rouen, le jardin le plus cher de France aux vues de ce qui est exposé plus avant.

    Ne serait-il pas plus judicieux, et surtout plus réaliste, de s'intéresser au jardin de la Cour d'Albane ?

    Patrimoine exceptionnel, ce jardin  est aujourd’hui propriété de l'Etat au même titre que la cathédrale. Pourquoi ne pas œuvrer à en demander l'ouverture à tous les rouennais ? Il serait normal que tous, nous puissions nous l'approprier, et contribuer, avec l'aménagement Monet Cathédrale, pourquoi pas modifié, à faire vivre la place.

    Mais gageons que le Maire saura trouver avec les promoteurs de légères modifications qui laisseront penser que ce "référendum" aura porté ses fruits....

  • Rue Beauvoisine : des plantations en berne.

    1002452963.jpgDans le cadre d'une délibération sur le Muséum de Rouen, nous avons souhaité attirer l'attention du Conseil Municipal sur son quartier, et plus particulièrement sur la rue Beauvoisine et principalement sur ses plantations : il ne s’agit pas de critiquer un service ou des élus, mais de constater le peu de civisme de certains de nos concitoyens, et de trouver une réponse appropriée.

    Une récente plaquette a été distribuée par le service des espaces verts, annonçant la pousse d'hellébores, d’hémérocalles et de cimicifugas, certes, mais sans jeu de mots, fugaces quant à leur persistance au sein des jardinières. En effet, bon nombre se retrouvent déplacées sur la route, quand elle ne décorent pas les essuie-glaces et les calendes des voitures en stationnement. Les  jardinières deviennent des cendriers géants, ou réceptacles de cannettes ou bouteilles usagées.


    Nous avons demandé, au nom des habitants de ce quartier, que le service des espaces verts envisage la plantation d’espèces plus résistantes, plus adaptées à une rue passantes et animée, et surtout plus dissuasives à l’utilisation comme  projectiles par des fréquentations nocturnes qui animent le quartier.

    Réponse de l'élu en charge des espaces verts, Guillaume Grima, à une question qui se voulait pragmatique : les bacs à plantes sont abîmés parce que  les habitants ne se sont pas approprié le projet...Je réunirai dans 1 mois le conseil de quartier pour savoir ce que l'on peut faire.. De toute façon, on n'a pas d'argent...les agents sont surchargés...

    Les riverains apprécieront.

    Ils pourront toujours se consoler et se mettre au vert ce week-end du 18 Mai lors du Troc Plantes de leur quartier s'il veulent pouvoir parler botanique et aménagement floral.

     

    Nicolas ZUILI 

    759347986.jpgNB : Est-ce suite à notre intervention ou une planification du service des espaces verts, il est à signaler l'intervention des agents de la Ville dès le lundi matin pour refleurir de façon conséquente les jardinières, dans l'attente d'une solution plus pérenne, en concertation avec les habitants, ce dont nous réjouissons bien entendu.
  • Agenda 21 : Le pourquoi d'une non-participation.

    1688950213.pngQu’entend t’on par Agenda 21 : Un Agenda 21 local est un processus de réflexion stratégique proposé dans l’Agenda 21 de Rio pour mettre en place au niveau local un projet collectif de développement durable.
    Cette démarche consiste à identifier, sur la base d’un diagnostic territorial préalable, les enjeux locaux de développement durable avant d’établir un programme d’actions dans lequel sont répertoriés les objectifs et les moyens envisagés pour les atteindre. Chaque étape du processus doit être réalisée avec la participation de la société civile dans un souci de bonne gouvernance. Enfin, l’Agenda 21 doit faire l’objet d’une évaluation et d’une mise à jour régulière, afin de s’inscrire dans une logique d’amélioration continue.

    Dans le cadre de ses compétences traditionnelles, la Ville de Rouen a adopté depuis longtemps une démarche visant à intégrer dans ses actions les préoccupations sociales, économiques et environnementales. L’achat de véhicules municipaux alternatifs, l’augmentation de la surface dédiée aux espaces verts…sont autant de démarches favorables au développement raisonné. Mais parce qu’il n’est pas appréhendé de façon global, le développement de la Ville ne s’inscrit pas dans la durabilité. Pour rendre plus lisible et cohérente son action en faveur du développement durable, la Ville de Rouen a donc décidé d’élaborer son Agenda 21.

    Au centre de la démarche : la participation citoyenne et la décision partagée entre les élus, les services et la population

    Ce plan d’envergure se structure autour de trois grands axes : respecter les grands équilibres écologiques (lutter contre l’effet de serre, protéger les ressources en eau, respecter la biodiversité), construire la ville de demain (densifier la ville, plan urbain vert, ville-santé) et favoriser le vivre ensemble (renforcer la solidarité internationale, favoriser la diversité culturelle)..

    Ces différents thèmes , ne sont pas l’apanage du seul Parti Socialiste, et ce ne sont pas les élus Verts et Communistes qui nous contrediront. Il est au contraire de la responsabilité de chacun de s’y associer, afin de laisser à nos enfants une terre viable.

    Dans la délibération 20061215-0-2 DU 15 décembre 2006, l'Agenda 21 avait été appréhendé, suite à une première commission générale du 20 octobre 2006 à laquelle avaient été conviés les différents groupes politiques qui avait vu l’émergence d’un document de cadrage définissant la méthode d’élaboration de l’Agenda 21 de la Ville de Rouen dont le comité de pilotage comptait alors 8 membres dont 5 membres de l’ancienne majorité et 3 membres titulaires issus de l’Opposition à savoir Mesdames Françoise Combes, Hélène Klein, ainsi que Monsieur Guillaume Grima ; à noter également 3 membres suppléants issus de l’opposition, à savoir Madame Françoise Siard,  Messieurs Didier Chartier et Jean Pierre Lancry, à côtés des 5 autres suppléants de la majorité.

    Dans l’Ordre du jour du Conseil Municipal du 04 Avril 2008, il était notifié sur la composition de ce même agenda 21, une composition identique en terme de représentants. Lors de ce même Conseil, il y a eu semble t’il changement de règles en cours de match puisque nous ont été proposés successivement 1 titulaire – 1 suppléant, puis 2 titulaires-2 suppléants, puis enfin 2 titulaires et suppléants siégeant simultanément. On ne sait plus quoi en penser, même si jon peut s'interroger sur la possibilité réelle de faire siéger simultanément titulaires et suppléants.

    Aujourd’hui, alors que le Maire de Rouen avait évoqué une gouvernance différente et son envie de voir l’Opposition participer davantage, ce dont nous lui en savons gré, ce changement subit nous interpelle.

    Car enfin, ce comité de pilotage est-il donc si politique pour que chacun ne puisse y trouver sa place ? Est-il un pré carré ou chasse gardée pour considérer que 3 élus de l’Opposition c’est ma fois trop ?

    Doit-on imaginer que le Maire de Rouen puisse penser que ces élus, motivés eux aussi en terme de développement durable, puissent avoir plus d’idées que 5 élus de sa majorité et qu’il est donc nécessaire d’en réduire le nombre à défaut de les exclure.

    En ces considérations, le groupe Centre Démocrates et Indépendants ne peut participer à ce comité de pilotage aux vues de ce qui a été dit précédemment.

    Il contribuera néanmoins au débat, avec les rouennais sur un thème qui devrait être tout sauf politisé.

  • Opéra de Rouen : un directeur en sursis ?

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    Le groupe Centre, Démocrates et Indépendants nourrit de fortes inquiétudes quant à l'avenir de l'Opéra.

    Les positions de Monsieur Alain Le Vern, président de l'Etablissement public qui gère l'établissement et de la vice présidente Madame Valérie Fourneyron laissent présager un licenciement probable de l'actuel directeur Daniel Bizeray et une remise en cause du fonctionnement même de l'Opéra. En effet, des bruits très sérieux, confirmés par le Ministère ont circulé dès le lendemain des élections municipales, de se séparer de l'actuel directeur ne lui laissant pas
    terminer son mandat de 5 ans (2005-2010). C'est ayant réalisé juste avant le conseil d'administration du 25 avril dernier que l'EPCC obéit à des règles de fonctionnement démocratique précises et que toute question relative à la gestion de l'établissement doit faire l'objet de délibérations écrites et de débats préalables que les élus socialistes seraient revenus à la raison.

    Mais pour combien de temps ?

    Alain Le Vern a annoncé la réalisation d'un audit alors que les indicateurs sont au vert et que l'Opéra ne s'est jamais aussi bien porté :
    - depuis les travaux réalisés dans les délais et la saison hors les murs le nombre d'abonnés n'a jamais été aussi élevé ;
    - le nombre de représentations s'établit au niveau de ce qui était demandé par le cahier des charges (110) ;
    - les recettes sont excellentes ;
    - après des années chaotiques au niveau financier, les budgets des années 2006 et 2007 sont revenus à l'équilibre ;
    - des liens et des partenariats ont été rétablis avec l'ensemble des structures culturelles de la région dont le Conservatoire de Rouen ;
    - un remarquable travail de diffusion sur le territoire haut normand et particulièrement à destination des publics dits "empêchés" a été réalisé (concerts à l'hôpital, en prison et accueil des malvoyants...).Après des années tumultueuses depuis la liquidation de la régie municipale en 1997, la création en 2004 d'un Etablissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) pour la gestion de l'Opéra de Rouen Haute Normandie a permis de faire de cet établissement une locomotive du spectacle vivant à Rouen et d'insérer l'Opéra dans la vie culturelle locale et régionale, avec un rayonnement national. Daniel Bizeray a accompli un travail de gestion efficace qui porte aujourd'hui ses fruits et de l'avis unanime des personnels la paix sociale règne enfin.

    Notre groupe s'interroge donc sur les raisons qui conduiraient à se séparer de l'actuel directeur qui n'a pas terminé son mandat, auquel cas il faudrait démontrer qu'il ne remplit pas la mission qui lui a été confiée.Cette décision serait lourde de conséquences. Des critères conjoncturels et d'humeur ne sauraient compromettre la gestion d'une institution musicale. Le personnel et le public ne le pardonneraient pas.


  • Logement étudiant : quand la réalité rattrape les promesses de campagne.

    1065194041.pngLa ville de Rouen subit actuellement une pénurie de logements sociaux étudiants. Depuis l’installation de la Faculté de Médecine et Pharmacie à côté du CHU en 1999 ainsi que celle de Droit, Économie et Gestion en 2001 dans le quartier Pasteur, la ville de Rouen compte officiellement plus de 10 000 étudiants inscrits.
    Selon une disposition nationale, les villes ayant des établissements d’enseignements supérieurs doivent construire au minimum 10% de logements sociaux en fonction du nombre d’étudiants. A ce jour la ville de Rouen n’en compte que 300 (tous bailleurs sociaux compris), majoritairement construits ou réhabilités entre 2001 et 2008

    En effet lors du mandat municipal de 1995 à 2001 qui a engagé la ville dans l’accueil de ces deux facultés en centre ville de Rouen, il n’y a eu aucune construction ou réhabilitation pour des logements sociaux étudiants. Ces 6 années d’inaction sociale pèsent aujourd’hui lourdement dans le déficit actuel.

    Désormais la ville de Rouen se voit dans l’obligation de construire 700 logements sociaux étudiants pour être au minimum des dispositions nationales. Voilà pourquoi l’opportunité du bâtiment de l’ex-école d’infirmières, rue des Forgettes, mis en vente par le CHU en 2006 représentait une chance de combler ce déficit en y construisant 200 logements sociaux étudiants par le CROUS de Haute-Normandie en partenariat avec Rouen Habitat et le Conseil Général de la Seine-Maritime. Valérie Fourneyron s’était alors engagée dans son programme pendant la campagne municipale, à faire de ce bâtiment de l’ex-école d’infirmière des logements sociaux étudiants.
    Mais face à la réalité du terrain, la promesse de la candidate à la mairie est tombée à l’eau. Il faut rappeler ici qu’elle avait alors demandé que la mairie fasse usage de son droit de préemption. Elle ignorait étrangement que le P.L.U (plan local d’urbanisme) ne concernait pas ce bâtiment.

    D’autre part selon l’article du Paris Normandie du 28 avril dernier, annonçant la sombre nouvelle pour les étudiants, la députée maire de Rouen a aussitôt chargé Yvon Robert, adjoint à l’urbanisme, de proposer de nouveaux sites fonciers pour la construction de logements sociaux étudiants.

    Nous aimerions rappeler qu' un plan équivalent avait déjà été présenté lors du conseil municipal de janvier dernier qui proposait alors la construction de 110 logements par an sur 6 ans. 
    Comme il semble bien difficile pour la nouvelle majorité municipale d’accomplir ce qu’elle a promis sur ce dossier, il serait donc judicieux pour le bien des étudiants de notre ville, de saisir l’occasion pour l’actuel adjoint à l’urbanisme de reprendre ces mêmes dispositions afin de le faire avancer au plus vite. 

  • Rouen Habitat.

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    Au cours du conseil d'administration de Rouen Habitat, Laurence de Kergal, conseillère municipale de notre groupe, a été élue, à la surprise de certains,  à la commission d'attribution logement par quatorze voix sur 20.

    Au delà des considérations politiques, les membres du conseil d'administration ont souhaité renouveler leur confiance en une élue de terrain qui a fait ses preuves en terme de disponibilité et de convictions en matière sociale.