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02/04/2014

Lettre ouverte aux Rouennais.

bandeau-rouen-perspective-770.jpgMadame, Monsieur,

 

Le second tour des élections municipales a reconduit le Maire sortant pour les six prochaines années. Nous le félicitons pour sa réélection, ainsi que sa nouvelle équipe, et leur souhaitons de réussir pour chacun d'entre nous. Les promesses de campagne sont des engagements. Le futur maire de Rouen doit être le maire de tous les Rouennais, sans distinction du vote qu'ils aient pu porter.

 

Durant notre mandat, nous avons toujours eu à coeur de porter une opposition constructive, d'ouvrir le débat, de pointer certains dysfonctionnements, ou de reconnaître les réussites de l'équipe municipale sortante. Nous en sommes fiers, même si certains auraient plutôt souhaité nous voir camper dans une opposition systématique. Telle n'est pas notre vision du débat démocratique, et du respect que l'on doit à chacun et surtout aux Rouennais.

 

Alors que nous n'avons eu de cesse de prôner l'union de l'opposition, que celle-ci aura été divisée, en trois, puis deux groupes municipaux, nous avons réussi, collectivement, à rouvrir le dialogue et le travail commun au sein du groupe Rouen Perspectives d'abord, avec l'arrivée de Bruno Devaux et de Régine Marre, alliant le centre, le Modem et l'UMP, puis plus largement au sein de Rouen Ensemble au lendemain des élections cantonales de 2011, en réunissant élus et non élus de la droite, du centre et de la société civile afin de réapprendre à travailler ensemble, et d'offrir aux Rouennais une alternative crédible à l'équipe municipale en place. D'autres auront toujours refusé d'y participer de par leur statut de parlementaire.

 

Alors, qu'au deuxième tour des élections municipales, l'équipe conduite par Jean François Bures forte de ses 12343 voix répondait au désir d'union exprimé par les Rouennais, le candidat de l'UDI, Monsieur Chabert, à moins de 24 heures du résultat a annoncé dans Paris Normandie, que l'union est morte, et qu'il ne souhaite pas travailler avec ces gens-là. Ils feront un groupe à part au conseil municipal. »

 

Avec ces gens là ? Mais de qui se moque t'on ?

 

Ces propos sont inadmissibles dans la bouche d'un élu qui s'est présenté sous le thème de l'union avec ceux là même qu'il stigmatise aujourd'hui, et nous le condamnons. Pour autant, cette situation était prévisible et il n'y a y voir qu'une seule responsable : Catherine Morin-Desailly

 

Nous l'accusons d'avoir choisi seule Monsieur Chabert sans respecter les règles de son propre parti et d'avoir officialisé la chose devant la presse et donc aux yeux de tous, alors même que le Bureau Départemental de l'UDI76 n'en n'est même pas avisé, et qu'il ne se réunira qu'après sans avoir étudié d'autres candidatures puisque postérieures à l'annonce publique et personnelle de la Présidente de la fédération de Seine Maritime. De par ce manquement grave au respect des statuts de l'UDI le bureau départemental se trouve donc mis devant le fait accompli et ne peut donc débattre librement d'autres candidatures. De par cette liberté face aux statuts, la désignation de Monsieur Chabert aura donc été entachée d'illégalité. On rappellera que celle qui ne respecte pas les statuts de son parti politique vote aussi les lois au Sénat.

 

Pourtant appelant à l'union,tout aura été fait pour ternir la campagne de Jean François Bures et de l'équipe Rouen c'est Vous, derrière lequel elle aura toujours refusé de se ranger. L'union à sens unique parce qu'elle n'accepte pas la possibilité que quelqu'un d'autre puisse être à même de représenter l'opposition à Rouen et par la même devenir maire, poste qu'elle considère comme sa propriété privée et être la seule à pouvoir décrocher, elle n'aura eu de cesse que d'opposer en dénigrant ici et là, en mettant en cause les capacités intellectuelles, culturelles ou autres du candidat, ou en laissant d'autres stigmatiser d'autres colistiers sur leur vie privée. Usant des réseaux sociaux, multipliant les sites internet ou les comptes twitter qu'elle fait tenir par des proches, les boites mails de milliers de Rouennais auront été inondées de propagande, en totale illégalité avec les obligations imposées par la CNIL, puisqu'il n'y a aucune possibilité de se désinscrire du mailing. Des plaintes ont été déposées. Dans le choix du nom de la liste de l'UDI, également, "avec tous ceux qui aiment Rouen", appellation clivante, laissant penser que ceux qui n'en seraient pas, ne l'aimerait pas. N'en déplaise à Catherine Morin-Desailly, Jean François Bures, Yvon Robert, Jean Michel Beregovoy, et tous ceux qui ont fait cette campagne, tous ceux qui y ont souscrit mais qui n'ont pas voté pour elle, l'aiment tout autant. Elle n'en n'a pas le monopole.

 

Tout aura été fait pour tenter de faire échouer les négociations entre les deux tours. Celles-ci auront duré presque 13 heures au premier étage du Bar des Fleurs. Dicté par la haine de ceux qui avaient choisi Jean François Bures dès le premier tour, le préalable à la négociation est leur exclusion pure et simple. Beaucoup ont crû que Jean François Bures nous avait sacrifié. Il n'en n'est rien; Nous pouvons dire que nous avons poursuivi l'aventure sur ce deuxième tour grâce à lui puisqu'il aura choisi de sacrifier des membres de sa propre famille politique, sans aucune pression ou menace de notre part. C'est rare et cela mérite d'être mis en avant. Au final, si seuls les noms des 10 premiers ont été actés ce jour là, l'UDI de Seine Maritime a choisi seule les noms des suivants. Au travers d'un mail envoyé à son équipe, elle expliquera que le choix des colistiers aura été décidé par Jean François Bures, en regrettant que ses partenaires n’aient pas eu les mêmes exigences que les siennes, une façon de faire porter le chapeau à l'UMP, alors que c'est elle qui aura recalé y compris les plus proches amis d'enfance, parce que trop "Bures compatibles". Un clash aura pourtant failli émailler cette journée, non sur notre nom, mais sur un mot de trop d'un des protégés aujourd'hui élu, demandant qu'en cas de victoire, la municipalité passe des contrats avec la société dont il est membre. Ceux qui l'auront vu dévaler les escaliers quatre à quatre savent pertinemment de qui nous parlons. La fatigue sans doute mais ce mot de trop porte un nom : prise illégale d'intérêt.

 

Nous accusons Catherine Morin-Desailly de non respect des Rouennais : devenue sénatrice de la Seine-Maritime en 2004 derrière Charles Revet, réélue au conseil municipal en 2008 derrière Pierre Albertini, elle le quitte en 2010 pour rentrer au Conseil Régional de Haute Normandie derrière Bruno Le Maire. Elle rentre de nouveau aujourd'hui au Conseil Municipal de Rouen derrière Jean François Bures, sans avoir dit quel mandat elle allait abandonner alors qu'elle est touchée par le cumul. Elle se sera faite élire au nom de l'union, elle rompt aujourd'hui le contrat passé avec les Rouennais. On y ajoutera le fait que parmi ses colistiers élus, se trouve également son attachée parlementaire. Si cela n'est pas illégal, on se rappellera ses propos sur ce sujet à l'égard de Valérie Fourneyron et de son attaché d'alors Kader Chekhemani dans l'exercice de ce mélange des genres.

 

Nous accusons Catherine Morin-Desailly de ne pas avoir fait campagne pour le second tour, et une fois placée, de ne pas avoir apporté de soutien franc à Jean François Bures. Celle qui s'autoproclame une experte en numérique et réseaux sociaux et fait le forcing pour Monsieur Chabert, aura été particulièrement silencieuse entre les deux tours : aucun message sur ses nombreux blogs, aucun tweet, silence radio, et comble du désintérêt, une présence remarquée avec nombre de ses colistiers UDI au pot de départ de Directeur du MIN, avec champagne et petits fours, quand pendant ce temps là, les militants de la première heure continuaient à tracter et boiter le document de second tour. La victoire aurait pu être pourtant possible, même si Monsieur Chabert, s'exprimant devant la presse, disait dès 18H15, que la défaite était là, alors même que les premiers bulletins commençaient tout juste à être dépouillés. Oui vraiment, quel manque de respect envers les Rouennais.

 

Nous accusons enfin Catherine Morin-Desailly d'être dans l'arbitraire et d'avoir confisqué tout débat démocratique au sein de l'UDI de la Seine Maritime. Sous sa présidence, la pensée unique a gommé l'humanisme et les valeurs du centre à son seul profit. La moindre critique, la moindre désobéissance sont aussitôt sanctionnées. Cela n'est pas acceptable et relève plus d'un pouvoir totalitaire et sclérosé que d'un véritable espace de débat démocratique. Aujourd'hui le Nouveau Centre de Seine Maritime (le Parti Radical ne peut hélas faire entendre lui aussi la moindre remarque) est devenu l'extrême centre. Il est devenu sectaire et il compte ses disciples. C'est celui-ci qui rentre aujourd'hui au Conseil municipal de Rouen.

 

A l'instar de notre collègue Laure Leforestier, poursuivie devant le tribunal correctionnel de Rouen pour "allégation ou imputation d’un fait portant atteinte à [son] honneur ou à [sa] considération " nous savons que Catherine Morin-Desailly aura peut-être à coeur de nous emmener devant cette même juridiction. Son acharnement à vouloir absolument nous poursuivre, donnerait alors plus de poids à ce que nous dénonçons plus haut, que chacun au delà des preuves fournies ici peut aisément vérifier en consultant les sites internet de campagne et les comptes twitter, et que d'autres, présents au moment de la négociation pourront aussi confirmer.

 

Aujourd'hui nous sommes tristes, mais pas résignés.

 

Tristes non pas de ne plus siéger au Conseil Municipal de Rouen, mais de constater un tel gâchis, après avoir passé autant de temps et d'énergie avec d'autres à défendre les valeurs du centre et à travailler. Triste de voir que des valeurs auxquelles nous croyons ne sont plus de mise ici à Rouen, et en Seine Maritime, parce que confisquées au profit d'un pouvoir autoritaire, sectaire et personnel. Tristes de ne plus pouvoir voter pour nos idées pour les prochains scrutins, sauf à plébisciter localement ici ce que nous condamnons.

 

Nous ne siégeons plus, mais nous gardons un bien précieux, notre droit de parole, et notre liberté de jugement et d'expression. Nous ne nous résignons pas pour autant et comptons oeuvrer, différemment, avec tous ceux qui aiment vraiment Rouen. Nous ne baissons pas les bras, nous resterons vigilants et actifs et vous donnons rendez vous très bientôt dans une démarche participative et citoyenne où chacun a sa place.

 

Nous en prenons l'engagement ici.

 

 

Nicolas Zuili

Laurence de Kergal

Edith Calonne

 

 

 

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01/04/2014

Les élections passées, on ne rase plus gratis !

1151869004.jpgVoilà.

 

Les élections passées, le parti socialiste présente aujourd'hui la note aux habitants de Seine Maritime, et plus particulièrement aux acheteurs d'un bien immobilier.

 

Le tout nouveau président du Conseil général de Seine Maritime a fait voter aujourd'hui le relèvement des droits de mutation au maximum du plafond autorisé par la loi. Aujourd'hui fixé à 3.8%, ce taux va être relevé à 4.5 %. Un poisson d'avril qui aura pour effet d'augmenter le coût de l'achat immobilier de 920 € de plus qu'aujourd'hui, de façon provisoire à ce qui est dit du 1er mars 2014 au 29 février 2016, mais en France on a l'habitude du provisoire qui dure.

 

En faisant voter cette augmentation de taxe supplémentaire, le Président du Conseil Général de Seine Maritime Nicolas Rouly reconnait donc la gestion catastrophique de son prédécesseur et l'ampleur de la dette à apurer (11 millions d'euros en 2014) d'une politique qui aura conduit à la faillite financière du Département et dûment votée par les conseillers généraux PS de Rouen. Pour lui, "Il s'agit d'une décision juste car elle pèse sur les personnes en capacité d'acheter des biens immobiliers et sur les professionnels du secteur qui rachètent des immeubles." Nous le rappelons à un peu plus de réalisme et à un peu moins de discours de lutte des classes : non, ce relèvement de taux ne touche pas que les investisseurs et les plus riches, mais aussi surtout des ménages aux revenus plus faibles et primo-accédants, et c'est là qu'il devient beaucoup plus injuste !

 

On rappellera pour être complet que lors de son arrivée aux manettes de l'institution en 2004, la Gauche aura trouvé 150 millions d'euro de réserves et un faible endettement de 330 millions. Aujourd’hui l'encours de la dette frôle les 1,3 milliard d’euros. En huit ans la dette départementale aura été multipliée par quatre. Elle représente aujourd'hui 887 € par habitant, 3041 € par foyer fiscal.

31/03/2014

Un grand merci aux électrices et aux électeurs.

merci-lebigre-2014-municipales-vence.jpgDans la foulée de Jean François Bures, nous souhaitons remercier tous ceux qui nous ont accordé leur confiance ce dimanche 30 mars 2014 pour le deuxième tour des élections municipales.


Nous remercions aussi l'ensemble des Rouennaises et des Rouennais qui se sont déplacés aux urnes, car voter est un droit, mais aussi un devoir civique, ainsi que les personnes qui ont assuré le scrutin, tenu les bureaux de vote et participé au dépouillement des voix.


La confiance que vous nous avez témoigné en nous soutenant par vos votes permet à une nouvelle équipe de vous représenter au conseil municipal. Nous souhaitons la voir siéger dans une opposition constructive comme nous l'avons fait ces dernières années.

 

Rouen Perspectives ne ferme pas ses portes, bien au contraire. L'aventure continue, mais de cela, nous en reparlerons plus tard :-)



10:28 Publié dans edith calonne, Laurence de Kergal, nicolas zuili | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |

30/03/2014

Elections municipales 2014 : résultats du 2ème tour à Rouen.

2159378453.jpgRouen Bleu Marine - Guillaume Pennelle : 3485 voix, soit 11,71 %


Rouen c'est vous ! - Jean-François Bures : 12343 voix, soit 41,48 %


Notre force c'est Rouen - Yvon Robert : 13928 voix, soit 46,81 %


Taux d'abstention : 45,43 %

 

Les résultats par bureau de vote sont consultables ici.

 

Au Conseil municipal de Rouen, la liste PS-EELV-PC obtient 41 sièges, la liste UMP-UDI-MODEM obtient 11 sièges, la liste FN 3 sièges.

 

Au conseil communautaire de la CREA, la liste conduite par Yvon Robert obtient 19 sièges, celle conduite par Jean François Bures 6 sièges, celle Guillaume Pennelle 1 siège.

 

L'élection de prochain Maire de Rouen au sein du conseil Municipal aura lieu samedi prochain 5 avril.

22:10 Publié dans nicolas zuili, Rouen, Rouen 2014, Rouen Agglo | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |

28/03/2014

Fermeture temporaire de RouenPerspectives en raison d'élections.

1798232203.jpgEn vertu du deuxième alinéa de l’article L. 49 du Code électoral :

"A partir de la veille du scrutin à zéro heure, il est interdit de diffuser ou de faire diffuser par tout moyen de communication audiovisuelle tout message ayant le caractère de propagande électorale",
 

RouenPerspectives ferme temporairement.
 

Les commentaires sont toujours possibles mais ne seront mis en ligne que dimanche soir, les résultats connus.

 

Nous vous donnons donc rendez-vous après le deuxième tour. Bon vote !

 

Et on n'oublie pas que dimanche on change d'heure !

16:38 Publié dans élections, Rouen, Rouen 2014, Rouen Agglo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |

Lettre ouverte aux abstentionnistes.

3878513937.jpgChère Madame, Cher Monsieur,

 

 

Le premier tour des élections municipales a été marqué par une abstention record.

Or, choisir le Maire de Rouen, c’est dessiner notre quotidien pour les 6 années qui viennent, c'est choisir l’avenir que nous voulons pour notre ville.

 

Seul 1 Rouennais sur 8 a soutenu Yvon Robert et son équipe, une équipe plus axée sur le cumul des mandats que sur l’intérêt des Rouennais, et totalement inféodée à la CREA.

 

Enivrés de promesses qu'une nouvelle fois ils ne pourront tenir, Verts, Parti Communiste et Parti Socialiste disent vouloir gouverner ensemble, quand, pendant ces six dernières années, ils n’ont fait que se déchirer, et ont été incapables de gérer le quotidien des Rouennais. L’équipe d'Yvon Robert n’a pas pris soin de Rouen : c’est aujourd’hui une ville sale, une voirie à l’abandon, un tissu commercial en berne, mais une fiscalité toujours plus élevée.

 

L'enjeu, dimanche prochain, est celui de l'alternance, pour rendre à Rouen toute sa fierté et son identité. J’ai constitué, au delà des formations politiques de la droite et du centre, une équipe disponible et représentative qui se consacrera entièrement à la gestion de notre ville.

Mon projet a été élaboré à partir de vos attentes prioritaires : fiscalité, sécurité, propreté, emploi, circulation.

 

Avec mon équipe, Rouen s’affirmera face à la CREA, de façon constructive mais ferme. Mon équipe travaillera au développement économique et culturel de la ville afin que  Rouen inspire la future Métropole et lui permette de devenir un pôle majeur qui compte à l’échelle européenne.

 

La réussite de ce projet dépend donc de vous et de votre engagement. Chaque voix compte.

Aussi, en participant au second tour, le sort de Rouen ne se jouera pas sans vous.

Choisir notre équipe le 30 mars, c’est voter pour vous, pour votre avenir et celui de vos enfants.

 

Je compte sur vous pour confirmer au second tour la sanction que, massivement, nos concitoyens ont nettement voulu infliger à un système à bout de souffle, qui détient tous les pouvoirs locaux et nationaux et qui, pourtant, se révèle incapable de gérer notre collectivité et d'assurer son rayonnement.

 

Rouen et les Rouennais méritent bien plus ! Dimanche prochain, votez pour le renouveau de Rouen !

 

 

 

                                                                                             Jean-François Bures

Comme une impression...

Livre_Dany old.gifRouen 27 mars, midi...

 

Comme l'impression d'avoir une ville propre. Enfin, depuis qu'on l'attendait... On compte les balayeuses qui se suivent de rue en rue, comme autant de moutons pour s'endormir, laissant sur le pavé et les toutes nouvelles retouches d'asphalte, de belles traces d'eau bien fraîches et bien luisantes, à la manière d'une lessive printanière et tellement rafraichissante. Nous croisons des agents d'entretien astiquant le macadam avec soin à l'aide d'un balai coco, et traquant ici et là le papier ou le mégot récalcitrant. Oui Rouen est propre, et même un peu trop, avec ses 3 passages par jour des bennes à ordures et des petites camionnettes de la ville ramassant les corbeilles. Sourire, car à se remémorer le mandat passé, ça rappelle tout de même quelque chose de pas si lointain.

 

Comme l'impression qu'aujourd'hui il n'y a plus d'incivilités à Rouen. Nous croisons des agents ASVP, tout sourire. Certes, il fait beau, ils avancent par 3, saluent les passants, et étonnamment ne s'arrêtent aucunement sur les pare brise des véhicules stationnés ici et là. Aucun petit papier accroché à l'un des essuie-glaces. A croire que depuis peu, les automobilistes sont devenus civiques, qu'ils paient leur stationnement aux toutes nouvelles bornes solaires, et surtout veillent, à ne pas dépasser la limite de temps autorisée. Tant pis pour les finances de la ville, cela fera sans doute un trou dans le budget puisque c'était tout de même 4 millions d'euro qui avaient été budgétés au débat d'orientation budgétaire de 2014, mais à partir du moment où tout le monde respecte l'espace public, il faudra penser à trouver de nouvelles fonctions pour nos agents municipaux. Peut-être dans le cinéma qui sait. En tout cas une chose est sûre c'est qu'avec cela, plus personne n'aura besoin d'intervenir au conseil municipal pour des problème de stationnement.

 

Comme l'impression que l'actuelle municipalité est repartie tout feu tout sourire. Direction le plateau France 3 : les candidats se prêtent au jeu du question réponse. Les actuels élus de la majorité sont là, ainsi que de nouveaux colistiers. Sur la photo de famille, PS, Verts et Communistes affichent un sourire forcé. Promis cette fois-ci, ils partent bien ensemble, et comptent bien diriger la ville en harmonie, oubliées les petites taquineries du mandat qui s'achève, et qui auront miné l'action municipale depuis la sortie de notre collègue Guillaume Grima. Non cette fois c'est sûr, la publication des bans est officielle, et dans son émotion, le maire de Rouen, devant les caméras, en oubliera, fort de mettre en avant son amour vert retrouvé pour les six ans qui viennent, son camarade PCF concubin du premier tour. Non ceux là s'aiment, et à voir leurs traits un peu ternes et tirés, on hésite entre la fatigue d'une campagne que nous ressentons tous, le lendemain difficile d'une victoire annoncée fêtée un peu trop à l'avance ou d'une soirée de noces un peu trop arrosée.

 

Des impressions, juste des impressions. Mais qui donneraient comme l'impression qu'avec tout ça on peut aussi gagner dimanche soir :-) Mais c'est juste une impression.