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  • Médiathèque régionale à Rouen : un projet sacrifié ?

    1517619282.jpgLe 25 juin dernier, le maire de Rouen décidait d’arrêter la construction de la Médiathèque d’envergure régionale devant se situer dans le quartier Grammont rive gauche et ouvrir à l’été 2010. Cette décision brutale fut assortie de l’annonce de la démolition du bâtiment alors qu’il en est à la réalisation de son 2ème étage et que 10 millions d’euros ont déjà été engagés, dont 3,5 de l’Etat.

    Suite à l’émotion et à l’indignation que la violence de cette nouvelle a provoquées et à la mobilisation de la minorité, la municipalité a renoncé à la destruction. C’est une première étape. Ne souhaitant pas poursuivre le projet de Médiathèque pourtant largement engagé, le maire a recherché alors des solutions de substitution : un centre social, une ludothèque, une bibliothèque de quartier, l’école régionale des Beaux-Arts…Les habitants du quartier ont, quant à eux, exprimé lors d’une réunion de quartier du 30 juin dernier leur souhait que ce projet soit poursuivi. 

    Pendant ce temps-là, le 8 juillet dernier, le président du Conseil général, lui, annonçait à la presse la reconversion du lieu pour accueillir les Archives départementales. Tout en affirmant le 9 juillet qu’elle n’avait pas été mise au courant et qu’il faudrait en « étudier les possibilités techniques, financières et juridiques », le 10 juillet le maire de Rouen annonçait son ralliement sans plus attendre  à la proposition du président du Département. Et cela sans que le vrai débat soit posé devant les rouennais et le conseil municipal : la pertinence d’une médiathèque à Rouen.

    En effet, pour Catherine Morin Desailly qui a suivi ce dossier, la question de la construction d’une Médiathèque à Rouen, attendue depuis 20 ans, reste entière et non résolue. Ce débat doit-il être éludé sous prétexte que le bâtiment et le projet architectural sont sauvés ? Rouen serait-elle une des rares villes de France de cette importance à ne pas avoir de Médiathèque ? Le soulagement qui a suivi l’annonce de la poursuite du chantier doit-il occulter que l’on cherche à sacrifier un projet d’une importance majeure pour Rouen et son agglomération ?

    Alors qu’il aura fallu près de 7 ans pour que s’élabore ce projet d’intérêt général tant les enjeux culturels, techniques, architecturaux et financiers étaient riches et complexes, le sort du bâtiment semble avoir été scellé en 3 semaines. Les élus du groupe Centre, Démocrates et Indépendants sont très choqués de la façon dont ce dossier est géré, dans la précipitation, l’absence de rigueur et de transparence.

    Se pose la question de la faisabilité du projet : le bâtiment en construction peut-il techniquement recevoir les archives départementales ? Ce bâtiment, en vertu des contrats passés par la ville, est conçu pour accueillir une Médiathèque ; les structures et les  aménagements ont été décidés dans cette optique, comme l’a d’ailleurs reconnu le maire de Rouen « ce n’est pas une construction de lego qu’on bouge comme ça.  L’œuvre a été conçue pour être une médiathèque ». Imaginerait-on qu’en cours de construction d’un hôpital, on décide finalement de construire un collège ? 

    Catherine Morin Desailly tient à rappeler que toute modification ne peut qu’entraîner la passation de nouveaux contrats après appel à concurrence, avec des délais impartis à respecter, procédure qui parait en contradiction avec la reprise du chantier.

    Enfin, Catherine Morin Desailly, Présidente du groupe, s’interroge sur ce que coûtera à la ville l’arrêt du chantier début juillet. On parle de plusieurs milliers d’euros. Le groupe Centre, Démocrates et Indépendants exigera des comptes.

    On ne manquera pas de s’étonner du panneau toujours affiché devant le chantier annonçant la construction d’une Médiathèque.

    En tout état de cause, la réouverture du débat, dès la rentrée, sur la construction d’une Médiathèque d’envergure régionale à Rouen est incontournable

  • Françoise Dolto n'est plus.

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    Alors que la Médiathèque concentre toute l'attention, le travail de casse des anciens projets conduits par l'équipe municipale précédente continue.

    Autre exemple en date : l'abandon du projet de la crèche école Françoise Dolto sur le quartier de la Grand-Mare.

    Ce projet conduit brillamment par les services de la Petite enfance, Marie Hélène Roux et Pierre Albertini, prévoyait, en prévision d'une augmentation de la population sur ce quartier du fait de la rénovation urbaine, d'adapter l'accueil aux besoins des familles en difficulté en offrant des services nouveaux, en facilitant l'intégration personnalisée de l'enfant dans l'école tout en favorisant la diversité des populations. En fait créer un équipement évolutif qui saurait s'adapter aux mutations du quartier par le retour des familles dans le secteur.

    La capacité de la crèche multi-accueil devait offrir 60 places dont 20 organisées en jardin d'enfants pour la liaison crèche-école, l'école maternelle devait elle, proposer 40 places pour des enfants de 2 à 4 ans. Un projet ancré dans sa conception dans le développement durable, en réhabilitant des bâtiments existants dès 2009, et qui permettait d'expérimenter de nouveaux principes de fonctionnement comme, entre autres, la création d'un accueil permanent, d'accueil d'urgence ou d'accueil occasionnel et la mise en place d'un projet pédagogique commun "d'éveil" entre la crèche et l'école.

    Un projet financé entre autres par l'Europe (30%), l'Agence de Rénovation Urbaine ( ANRU ) (16%) , la Caisse d'Allocation Familiale  (15%) et la Ville de Rouen (30%), pour une ouverture prévue mi 2010.

    Seul point noir aux yeux de l'équipe municipale actuelle : avoir été conçue par Pierre Albertini et son équipe.

    Le jury mis en place pour le choix du maître d'oeuvre ne s'est donc réuni que pour statuer sur les indemnités à payer aux 4 candidats admis à participer au concours suite à l'appel public, du fait de l'enterrement du projet.

    Si l'on voulait paraphraser les députés socialistes rénovateurs Emmanuel Valls, Gaétan Gorce, Christophe Caresche et Jean-Marie Le Guen dans une tribune dans le Monde, on pourrait s'interroger sur l'incapacité des élus PS rouennais à s'abstraire d'une forme d'anti-albertinisme pavlovien qui les conduit à s'opposer systématiquement à tout projet émanant de l'ancienne municipalité.

     

     

  • Médiathèque : les élus communistes montent au créneau.

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    Alors que Valérie Fourneyron compte sur l'effet Armada et les grandes vacances pour faire oublier les bourdes de communication et de gestion sur le dossier de la médiathèque, les rouennais continuent à se mobiliser pour que le projet ne soit pas enterré.

    Par une pétition nous l'avons déjà dit qui ne se contente plus d'être en ligne, mais qui circule aussi en version papier.

    Mais plus intéressant, signe peut être que les lignes bougent, les élus communistes au Conseil Municipal de Rouen, par la voix de Didier Chartier, indiquent dans un communiqué , qu'ils souhaitent que les fonds patrimoniaux municipaux ( 16 kilomètres de linéaires de rayonnages, plus de 400 000 documents divers - livres, périodiques, incunables...- dont certains d'une valeur inestimable, tels les manuscrits de Flaubert ) intègrent les fonds patrimoniaux départementaux.

    A lire entre les lignes, on pourrait y retrouver l'idée d'une grande médiathèque à vocation régionale, et non pas l'idée "d'archives vivantes" devenue si chère au Maire de Rouen après avoir lu le Paris-Normandie du 9 juillet dernier.

    Pendant ce temps là, l'adjoint à la politique de la lecture publique, Guy Pessiot, pense à installer la climatisation à la bibliothèque Villon...

    Dieu merci, le ridicule ne tue plus...

  • Chantier de la Médiathèque : deux ordres de service contradictoires en une semaine .

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    Alors que le 8 juillet dernier, la mairie de Rouen a donné l’ordre d’arrêter le chantier de la Médiathèque en application de la délibération du 2 juillet par laquelle le conseil municipal a décidé l’abandon du projet de construction d’une médiathèque, un ordre de service de redémarrage des travaux a été donné hier sans que les élus du conseil municipal n’en aient été avertis.
     
    Face à ces décisions contradictoires et incohérentes prises à quelques jours d’intervalle, les élus du groupe Centre, Démocrates et Indépendants sont extrêmement inquiets et s’interrogent sur les dédits qui vont devoir être payés pour chaque jour d’arrêt du chantier entre ces deux ordres de service.
     
    La gestion d’un tel dossier mérite davantage de réflexions, de cohérence et de concertation que celles dont fait preuve le maire de Rouen depuis le 25 juin, date à laquelle elle a annoncé l’arrêt de la construction de la Médiathèque. 
     
    A force de déclarations et de décisions hâtives, brutales et solitaires, la crédibilité de la nouvelle municipalité va être durablement entachée auprès des habitants de Rouen et de son agglomération, auprès des entreprises de la région et de l’ensemble de ses partenaires.
     
    Au-delà du fond du dossier, une telle gestion de la part du maire d’une ville de plus de 100 000 habitants pose des interrogations pour l’avenir de la ville et pour la conduite de projets futurs.
     

  • Médiathèque : les élus du groupe Centre, Démocrates et Indépendants déposent une demande de déféré préfectoral.

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    Soucieux de l’intérêt général, redevables auprès des électeurs de décisions prises dans la clarté et la transparence, respectueux des engagements pris et du principe de continuité républicaine, les élus du groupe Centre Démocrate et Indépendants ont déposé ce jour une demande de déféré préfectoral.

    Vous trouverez ici les principales raisons qui ont motivé cette démarche.

  • Médiathèque : des élus de l'Agglo s'engagent.

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    Preuve que le débat ne peut être que rouenno-rouennais, des élus de l'Agglo s'engagent en faveur du maintien du projet de médiathèque régionale à Rouen et appellent à trouver une solution pour que notre agglomération et au delà la Région toute entière, puissent enfin disposer d'un outil culturel d'envergure.

    "L’annonce brutale par Madame Fourneyron, Maire de Rouen, de l’arrêt du chantier de construction de la médiathèque, a plongé un très grand nombre de nos concitoyens, d’élus, d’entrepreneurs et de décideurs locaux dans une stupeur. Voire même une colère à la hauteur de la désillusion que cette décision, sans précédent en France, procure.

    Par cette annonce unilatérale, la Municipalité de Rouen a surpris toutes les personnes attachées au développement de la lecture publique dans notre région et à la mise en valeur de notre patrimoine commun dans ce domaine.

    La médiathèque de Rouen, en effet, doit ou devait – nous ne savons plus très bien quel temps employer - faire entrer notre capitale régionale et son agglomération dans une nouvelle ère en terme d’accès à la connaissance et d’ouverture à la vie culturelle de tous les publics.

    Cette décision apparaît donc à notre groupe et même, j’en suis certain, à un grand nombre d’élus et de personnalités de diverses familles politiques,  comme un non-sens politique, démocratique et financier.

    Cette décision remet en cause l’un des principes fondamentaux de notre république qui est la permanence de l’action publique. Elle remet en cause, pêle-mêle, la décision de l’Etat d’accompagner ce projet, la décision des Rouennais de se doter d’un tel équipement, la décision de plusieurs collectivités locales d’être partenaires dans ce projet, dont, soulignons-le, la Communauté d’Agglomération rouennaise.

    Je tiens en effet à rappeler que la médiathèque de Rouen avait fait l’objet d’un consensus entre le Président Zimeray et Pierre Albertini, consensus qui a été traduit par l’inscription de ce projet au contrat d’agglomération.

    A l’heure où le président Fabius prône un certain consensus pour la construction d’une Communauté Urbaine, à l’heure où nous discutons de l’intérêt communautaire des équipements sportifs et culturels, à l’heure où nous cherchons une image et une ambition pour 78 communes éventuellement réunies demain,  nous demandons sans polémique que ce projet soit mené à son terme comme il se doit.

    Notre agglomération ou toute autre entité peut et doit reprendre le flambeau afin de régulariser cette défaillance de la ville de Rouen.

    Reprenons ce projet comme un grand projet d’agglo comme ont pu l’être en son temps le Zénith et aujourd’hui le Palais des Sports.

    Beaucoup de travail a déjà été réalisé autour de ce projet, beaucoup d’argent dépensé (9 M€), beaucoup de sueur versée et beaucoup d’espoir pour des milliers d’habitants de notre bassin de vie.

    A quoi bon construire une Communauté Urbaine si nous ne sommes pas capables, pour des projets de ce type, de mettre en commun nos moyens et nos efforts au delà des clivages politiques qui nuisent à Rouen depuis des années.

    Notre groupe a demandé officiellement au Président Fabius, lors du dernier conseil d’agglo à Petit Quevilly, d’étudier la possibilité de reprise par l’Agglomération de ce projet en cours de réalisation.

    Nos votes futurs sur la mutation de notre établissement seront en partie liés à la capacité des décideurs actuels à mener à terme ce projet.

    Donnons à nos concitoyens de droite, du centre comme de gauche une image unie devant l’intérêt général en dépassant les querelles stériles et revanchardes.

    Faisons preuve de responsabilité à une époque où l’argent public doit être utilisé avec efficience et sans gaspillage.

    Donnons tant au niveau régional que national enfin, l’image d’un Rouen qui avance d’un grand Rouen Capitale de la Normandie.

    L’emplacement de cet équipement pourra permettre à tous, petits et grands, par un parcours initiatique, d’aller vers la découverte, l’apprentissage et même l’excellence du savoir et de la lecture.

    Cet équipement donnera ses lettres de noblesse à un quartier jusque là ignoré, à une Ville pas assez reconnue et à une agglomération encore trop frileuse."

    Gilbert Renard
    Président du groupe union libérale pour l’agglomération de Rouen ;
     

  • Médiathèque : des propositions fourre tout.

    604929417.jpgMédiathèque de Rouen : l'agitation autour de la reconversion du bâtiment tourne au grotesque.

    Alors que Madame Fourneyron avait annoncé le 12 mai dernier que la construction de la Médiathèque serait poursuivie mais le projet revu et repensé, qu’elle a annoncé lors d’une conférence de presse le 25 juin l’arrêt et la destruction de la Médiathèque en construction, et qu’enfin lors du conseil municipal du 2 juillet elle a confirmé l’arrêt du chantier mais pas la démolition de l’existant, Didier Marie, président du Conseil Général annonce ce jour que le site pourrait abriter les archives départementales.

    Cette agitation autour du bâtiment et de sa reconversion tourne au grotesque et montre l’impréparation et la précipitation avec laquelle la décision d’arrêter le chantier a été prise.

    Les propositions faites continuent à être le signe d’un mépris envers le quartier Grammont et ses habitants et révèlent une incompréhension et une méconnaissance totales du projet et de ses enjeux tels qu’ils avaient été conçus.

    Catherine Morin-Desailly, qui a été rapporteur pour avis du projet de loi relatif aux archives, mesure toute l’importance que des lieux fonctionnels, rénovés et adaptés abritent les archives. Elle sait également que les archives du département sont saturées et que, contenant de précieux documents dont certains sont vieux de plus de 10 siècles, elles méritent un site modernisé.
    Toutefois l’ouvrage pensé par un architecte de renom au regard d’une commande précise a été conçu pour être une Médiathèque.   Si le département, la région ou l’agglomération veulent sauver le projet architectural et mettre fin à un désastre annoncé, ils doivent convaincre la ville de la nécessité d’un tel équipement et soutenir financièrement le projet.