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  • Paris-Le Havre...et Rouen au milieu.

    Antoine-Grumbach.jpgA l’occasion de l’inauguration de l’exposition Grand Pari(s) à la Cité de l'architecture et du patrimoine à Paris, le Président de la République a prononcé un discours qui dessine l’avenir de la région-capitale. L’exposition qui présente les projets des dix équipes d’architectes se tient jusqu’au 22 novembre.

    Parmi ceux-là, le projet  d'Antoine Grumbach, qui s' affranchi des limites spatiales. Sur un fond de cris de mouettes, il présente une métropole qui suit les méandres de la Seine... jusqu'au Havre. On y développe de l'agriculture de proximité et surtout le transport fluvial. Les autoroutes sont également doublés de monorails. Un grand Paris qui va bien au-delà des limites de l'Ile-de-France et qui voit  loin, ...et grand, Le Havre devant devenir "le port du Grand Paris, et la Vallée de la Seine, l'axe autour duquel la métropole a vocation à s'ordonner".

    "Mettre Le Havre à une heure de Paris" grâce un train à grande vitesse. "Un projet réalisable d'ici 2015", espère M. Grumbach.

    Un projet qui devrait avoir des retombées économiques, écologiques, touristiques et démographiques, pour la Seine-Maritime et  la Haute-Normandie, et dont Rouen, son agglomération et son Grand port maritime, en les rapprochant ainsi de Paris, devraient pleinement profiter.

    Un projet en tout cas qui voit nettement plus loin et qui imagine un avenir à grande échelle, dont il ne faudrait pas que Rouen bénéficie autrement que par voie de conséquence, le Maire de Rouen et le Président de l’Agglomération peinant à défendre leurs collectivités pour en préparer l' avenir, contrairement à Antoine Rufenacht, Maire du Havre et Président de la CODAH (Communauté de l’Agglomération Havraise), en se focalisant à faire aboutir une Communauté Urbaine dont le périmètre cohérent et naturel avec Elbeuf et Louviers-Val-de- Reuil, défini par l’axe de la Seine, n’a pas été envisagé, préférant privilégier "une baronie" à l'abri de toute contestation.

    Il ne faudrait pas pour cela que Rouen et son agglomération rate la réforme des collectivités locales en ne devenant pas, de fait, Métropole, mais plutôt «  banlieue parisienne »…

    Notre ville, en tout cas, mérite mieux et se doit être défendue, en ce sens, auprès des instances gouvernementales, au delà d'une opposition systématique

     

     

     

  • Le Sénégal perd un ami rouennais.

    images.jpegPierre Landemaine, Consul général du Sénégal nous a quittés à l'âge de 88 ans.

    Dans les années cinquante, lors de fêtes de fin d'année, il rencontra, dans la rue, un Sénégalais venu en France pour trouver une vie meilleure... Touché par sa situation, il le raménera chez ses tantes où il logeait, à Rouen. Commencera alors, pour cet humaniste, un long chemin au service du Sénégal. Ainsi, aidé par son ami Léoplod Sédar Senghor, ancien Président du Sénégal et membre de l'Académie française, il créera, en 1958, les Foyers sénégalais pour loger les ressortisants du Sénagal installés à Rouen.

    Nous tenons à saluer ici sa mémoire et son dévouement au service des plus démunis. Dans notre monde moderne, où, trop souvent, l'égoïsme prime sur le service de l'autre, l'oeuvre de Pierre Landemaine est un exemple pour nous tous et les jeunes générations.

    Ses obséques seront célébrées en la cathédrale Notre-Dame de Rouen, samedi 2 mai à 9h30.

  • La Démocratie Participative ou quand Rouen voudrait bien être Porto Alegre...

    2868695463-cancer-du-col-de-l-uterus-boire-du-cafe-peut.jpgTous les deuxièmes jeudis du mois, Rouen Perspectives fait son café citoyen au Bar des Fleurs.

    Jeudi 9 Avril dernier, nombreux furent ceux qui s'intéressait au thème de la démocratie participative.

    Comme à l'accoutumée, un compte-rendu est désormais en ligne.

    Alors pour ceux qui n'ont pas pu venir et qui voudraient bien savoir ce qu'il a pu s'y dire, c'est par .

  • "Si leur voix faiblit, nous périront " - Paul Éluard.

    triangles.big.gifDimanche 26 avril, comme tous les quatrièmes dimanches d'avril, c'est la journée pour rendre hommage aux victimes de la déportation et des persécutions antisémites et racistes qui est essentielle pour que la mémoire de ce qui fût la pire tragédie du XXème siècle ne s'estompe pas.

    Une journée importante, parce qu'au delà d'une journée du souvenir où l'on continue de célébrer les victimes c'est aussi permettre de s'interroger sur notre présent et déceler tout ce qui pourrait apparaître comme une résurgence de la xénophobie, de l'intolérance, du racisme et de l'antisémitisme.

    Comme à l'accoutumée, les cérémonies officielles se déroulent dans un ordre et un rythme bien rodés : 10h, dépôt de gerbes au Palais de Justice, 1H15 dépôt de gerbes à la Prison Bonne Nouvelle, 10H45 dépôt de gerbes au Monument aux Martyrs de la Résistance avenue des Canadiens à Grand Quevilly, pour s'achever à 11H30 au Mémorial des Déportés, rue du Donjon, où la flamme du Souvenir est rallumée, accompagnée par les allocutions des représentants des cultes et de celui du Maire de Rouen.

    Un trajet que certains font en voiture officielle, autre que celle du Maire de Rouen, à l'instar des élus communistes et de quelques élus socialistes peu enclins au transports en commun mais que ne dénonceront pas les élus verts qui sont absents de ces commémorations, ou en bus spécial mis à la disposition des Anciens Combattants et de ceux qui le souhaitaient pour l'ensemble du parcours.

    Anne-Sophie Deschamps et Nicolas Zuili représentaient notre groupe dans ces cérémonies du Souvenir pour honorer ceux qui ne sont pas revenus des camps de la mort, parce qu'ils étaient juifs, résistants, communistes, tsiganes, homosexuels....

  • Un combat qui mérite qu'on en parle.

    anat-1.jpgLe tribunal de Grande Instance de Paris a ordonné la fermeture de l'exposition "Our Body, à corps ouvert" , qui se tenait à Paris et qui présentait des cadavres chinois dépecés, découpés, innervés...ainsi que des organes humains.

    L'affaire, portée par les associations Ensemble contre la peine de mort et Solidarité Chine a été plaidée le 1er avril en référé devant le tribunal de Grande instance de Paris, par l'avocat rouennais Richard Sédillot, très engagé dans la défense des libertés. Le tribunal a fait droit à sa demande par décision du 21 Avril.

    L'organisateur de l'exposition a fait appel.

    Les associations pour lesquelles il a agit ont la conviction, comme beaucoup d'entre nous, que ces corps et organes ont fait l'objet d'un odieux trafic et que les personnes exposées n'ont jamais consenti à cette macabre mise en scène. Il s'agit probablement de cadavres de condamnés à mort et de prisonniers.

    Le comité national d'éthique qui avait été sollicité pour une exposition à la Cité des sciences et au musée de l'Homme,  a émis à une très large majorité, un avis très défavorable, rappelant notamment que le sort réservé aux corps ainsi exposés n'était pas sans rappeler celui qui était réservé aux déportés dans les camps de concentration nazis.

    L'organisateur de l'exposition, pour tenter de faire la preuve du consentement des personnes exposées -consentement d'ailleurs indifférent en droit français- produit aux débats une attestation émanant d'une fondation chinoise dont l'activité est inconnue et qui reconnait faire commerce de corps humains. Celle-ci basée à Hong Kong est inconnue du monde scientifique  et les attestation qu'elle a établie  font preuve d' activités contraires à la déontologie médicale la plus élémentaire

    Un combat difficile mais qui mettra peut être un terme à un trafic de corps humains de grande ampleur. Le procureur de New York, informé du procès gagné  a d'ailleurs initié des poursuites pour mettre un terme à une exposition comparable à New York.

    Un combat qui n'est pas sans rappeler celui conduit par Pierre Albertini et Catherine Morin-Desailly et que beaucoup d'entre nous soutiennent, pour restituer à la Nouvelle Zélande un exemplaire des têtes maories qui, en leur temps, ont fait également l'objet d'un trafic monstrueux pour finir dans de nombreux musées à travers le monde, ce dossier pose, à nouveau, la question du statut, non résolu, des restes humains.

  • Expression Libre.

    couv307.jpg.jpegRouen Magazine est de nouveau disponible.

    Ce numéro 307 laisse l'expression libre aux différents groupes politiques du Conseil Municipal de Rouen.

    Le groupe Centre, Démocrates et Indépendants y publie une intervention :


    "Nous apprenons, par la presse, que le maire de Rouen serait tenté d’augmenter les impôts. Les mauvaises habitudes ont la vie dure ! Souvenez-vous de la période 1995-2001 où les impôts avait augmenté de 35 % … Alors que l’équipe précédente a tenue parole en baissant, dès 2001, les impôts comme elle s’y était engagée (-5% au final), il semblerait que les promesses de campagne du maire, soient, déjà, à ranger au rayon « amnésie » ! S’il est vrai que la crise économique ne rend pas les choses faciles, il serait inexact de la rendre responsable de tous les maux. En effet, nous avions dénoncé au cours de la campagne électorale un projet irréaliste et irresponsable qui engageait la ville pour 270 millions d’euros de dépenses supplémentaires. Pourtant, alors que la Région et le Département n’ont jamais été aussi généreux depuis 8 ans, au détriment de l’intérêt général pendant toutes ces années, la municipalité semble incapable d’établir un plan pluriannuel d’investissements qui permettrait de savoir où va la ville." 

    Groupe Centre, Démocrates et Indépendants : C. Morin-Desailly, E. Calonne, R. Marre, N. Zuili, L. de Kergal, A. Mbongo, A-S. Deschamps Contact : 09 71 37 43 69 - rouenperspectives@mac.com-http://rouenperspectives.com

    téléchargez le Rouen Magazine n°307

     

     

  • A la conquête de l'Ouest.

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    Voilà près de vingt ans que Rouen a amorcé sa «conquête de l'Ouest» le long de la Seine, au fur et à mesure du glissement de l'activité du port autonome vers l'aval du fleuve.

    Une avancée à pas de fourmi ou se sont égrennés tour à tour, aménagement des quais et des hangars, pont Flaubert... et qui s'accélère aujourd'hui par l'ouverture des Docks 76 aux portes du nouveau quartier d'affaires Luciline qui ne saurait tarder à sortir de terre. Non loin de là, les hangars retrouvent une âme, au fil de leur reconversion en lieux de vie pour le plus grand bonheur des rouennais. Bientôt, le nouveau palais des sports qui contribuera à animer les lieux, le temps de rencontres sportives, l'éco quartier Flaubert....

    Les quartiers ouest de Rouen trouvent enfin un développement qui leur manquait.

    Témoins de l'histoire portuaire de Rouen, les Docks et entrepôts (20000 m²) et la halle Agrivin construite au début du XXe siècle par les ateliers Eiffel deviennent aujourd'hui un nouveau pôle urbain de commerces et de loisirs pour la famille du XXIe siècle à l'ouest de la ville.
    Unibail-Rodamco, premier opérateur et investisseur européen d'immobilier commercial, y a réalisé quatre espaces d’une superficie totale d’environ 45 000 m² dédiés au grand air (activités sportives…), à la culture (livres, cinéma…), à la création (équipement de la maison, loisirs créatifs…) et aux activités de proximité (commerces et services).

    Un projet de mise en valeur du site élaboré par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, de renommée internationale pour un coût de réalisation qui s'élève à 114 millions d'euros HT, générera 400 à 450 emplois équivalent temps plein, chiffre non négligeable en cette période de crise, et comptera environ 80 commerces. Un investissement majeur qui prouve une confiance dans le developpement de Rouen. Première surface commerciale européenne enfin qui a reçu la certification « BREEAM International Retail » ainsi que l’appréciation « good » pour les performances environnementales de ses bâtiments en termes de conception et de gestion future. Un projet d'envergure initié et porté par Pierre Albertini et son équipe pour que vivent pleinement les quais et les quartiers Ouest.

    Ainsi est né Docks 76.

    Dénoncé par les socialistes lorsqu'ils étaient dans l'opposition et qui, parce que projet privé, n'ont pas pu y mettre un terme comme à l'accoutumée, boycotté par certains qui jurent leurs grands dieux qu'ils n'y mettront pas les pieds mais dont on se doute qu'ils ne tiendront pas longtemps, ce nouveau poumon à l'ouest de la ville a été inauguré hier par ceux qui jouaient les cassandre en annonçant alors la mort du commerce de centre ville, oubliant au passage que le rôle d'une municipalité responsable c'est aménager l'avenir mais aussi péréniser l'offre existante par une politique volontariste et innovante. Ceux qui inaugurent aujourd'hui s'auto-glorifieront si l'opération est un succès, mais n'oublieront pas de jeter la Pierre à ceux qui les ont précédés au cas ou... histoire de se dédouaner sur un air déjà bien connu "on vous l'avait bien dit..."

    «Il faut faire des quais des cœurs battants de la ville», ne cessait de marteler François Zimeray, ancien président (PS) de la communauté d'agglomération de Rouen, en première ligne sur ce projet d'extension urbaine baptisé Rouen Seine Ouest.

    Alors oui, Docks 76 changera certainement la donne. En tout cas aujourd'hui c'est un réel électrochoc pour faire bouger la ville.

    Et de cela, ce sont les rouennais qui le découvrent aujourd'hui, qui en parlent le mieux, car c'est eux au final qui jugeront.