30.04.2009
Paris-Le Havre...et Rouen au milieu.
A l’occasion de l’inauguration de l’exposition Grand Pari(s) à la Cité de l'architecture et du patrimoine à Paris, le Président de la République a prononcé un discours qui dessine l’avenir de la région-capitale. L’exposition qui présente les projets des dix équipes d’architectes se tient jusqu’au 22 novembre.
Parmi ceux-là, le projet d'Antoine Grumbach, qui s' affranchi des limites spatiales. Sur un fond de cris de mouettes, il présente une métropole qui suit les méandres de la Seine... jusqu'au Havre. On y développe de l'agriculture de proximité et surtout le transport fluvial. Les autoroutes sont également doublés de monorails. Un grand Paris qui va bien au-delà des limites de l'Ile-de-France et qui voit loin, ...et grand, Le Havre devant devenir "le port du Grand Paris, et la Vallée de la Seine, l'axe autour duquel la métropole a vocation à s'ordonner".
"Mettre Le Havre à une heure de Paris" grâce un train à grande vitesse. "Un projet réalisable d'ici 2015", espère M. Grumbach.
Un projet qui devrait avoir des retombées économiques, écologiques, touristiques et démographiques, pour la Seine-Maritime et la Haute-Normandie, et dont Rouen, son agglomération et son Grand port maritime, en les rapprochant ainsi de Paris, devraient pleinement profiter.
Un projet en tout cas qui voit nettement plus loin et qui imagine un avenir à grande échelle, dont il ne faudrait pas que Rouen bénéficie autrement que par voie de conséquence, le Maire de Rouen et le Président de l’Agglomération peinant à défendre leurs collectivités pour en préparer l' avenir, contrairement à Antoine Rufenacht, Maire du Havre et Président de la CODAH (Communauté de l’Agglomération Havraise), en se focalisant à faire aboutir une Communauté Urbaine dont le périmètre cohérent et naturel avec Elbeuf et Louviers-Val-de- Reuil, défini par l’axe de la Seine, n’a pas été envisagé, préférant privilégier "une baronie" à l'abri de toute contestation.
Il ne faudrait pas pour cela que Rouen et son agglomération rate la réforme des collectivités locales en ne devenant pas, de fait, Métropole, mais plutôt « banlieue parisienne »…
Notre ville, en tout cas, mérite mieux et se doit être défendue, en ce sens, auprès des instances gouvernementales, au delà d'une opposition systématique
17:52 Ecrit par Rouen Perspectives dans environnement, Propositions, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
28.04.2009
Le Sénégal perd un ami rouennais.
Pierre Landemaine, Consul général du Sénégal nous a quittés à l'âge de 88 ans.
Dans les années cinquante, lors de fêtes de fin d'année, il rencontra, dans la rue, un Sénégalais venu en France pour trouver une vie meilleure... Touché par sa situation, il le raménera chez ses tantes où il logeait, à Rouen. Commencera alors, pour cet humaniste, un long chemin au service du Sénégal. Ainsi, aidé par son ami Léoplod Sédar Senghor, ancien Président du Sénégal et membre de l'Académie française, il créera, en 1958, les Foyers sénégalais pour loger les ressortisants du Sénagal installés à Rouen.
Nous tenons à saluer ici sa mémoire et son dévouement au service des plus démunis. Dans notre monde moderne, où, trop souvent, l'égoïsme prime sur le service de l'autre, l'oeuvre de Pierre Landemaine est un exemple pour nous tous et les jeunes générations.
Ses obséques seront célébrées en la cathédrale Notre-Dame de Rouen, samedi 2 mai à 9h30.
17:55 Ecrit par Rouen Perspectives | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.04.2009
La Démocratie Participative ou quand Rouen voudrait bien être Porto Alegre...
Tous les deuxièmes jeudis du mois, Rouen Perspectives fait son café citoyen au Bar des Fleurs.
Jeudi 9 Avril dernier, nombreux furent ceux qui s'intéressait au thème de la démocratie participative.
Comme à l'accoutumée, un compte-rendu est désormais en ligne.
Alors pour ceux qui n'ont pas pu venir et qui voudraient bien savoir ce qu'il a pu s'y dire, c'est par là.
17:49 Ecrit par Rouen Perspectives dans la suite du débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.04.2009
"Si leur voix faiblit, nous périront " - Paul Éluard.
Dimanche 26 avril, comme tous les quatrièmes dimanches d'avril, c'est la journée pour rendre hommage aux victimes de la déportation et des persécutions antisémites et racistes qui est essentielle pour que la mémoire de ce qui fût la pire tragédie du XXème siècle ne s'estompe pas.
Une journée importante, parce qu'au delà d'une journée du souvenir où l'on continue de célébrer les victimes c'est aussi permettre de s'interroger sur notre présent et déceler tout ce qui pourrait apparaître comme une résurgence de la xénophobie, de l'intolérance, du racisme et de l'antisémitisme.
Comme à l'accoutumée, les cérémonies officielles se déroulent dans un ordre et un rythme bien rodés : 10h, dépôt de gerbes au Palais de Justice, 1H15 dépôt de gerbes à la Prison Bonne Nouvelle, 10H45 dépôt de gerbes au Monument aux Martyrs de la Résistance avenue des Canadiens à Grand Quevilly, pour s'achever à 11H30 au Mémorial des Déportés, rue du Donjon, où la flamme du Souvenir est rallumée, accompagnée par les allocutions des représentants des cultes et de celui du Maire de Rouen.
Un trajet que certains font en voiture officielle, autre que celle du Maire de Rouen, à l'instar des élus communistes et de quelques élus socialistes peu enclins au transports en commun mais que ne dénonceront pas les élus verts qui sont absents de ces commémorations, ou en bus spécial mis à la disposition des Anciens Combattants et de ceux qui le souhaitaient pour l'ensemble du parcours.
Anne-Sophie Deschamps et Nicolas Zuili représentaient notre groupe dans ces cérémonies du Souvenir pour honorer ceux qui ne sont pas revenus des camps de la mort, parce qu'ils étaient juifs, résistants, communistes, tsiganes, homosexuels....
16:28 Ecrit par Rouen Perspectives | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.04.2009
Un combat qui mérite qu'on en parle.
Le tribunal de Grande Instance de Paris a ordonné la fermeture de l'exposition "Our Body, à corps ouvert" , qui se tenait à Paris et qui présentait des cadavres chinois dépecés, découpés, innervés...ainsi que des organes humains.
L'affaire, portée par les associations Ensemble contre la peine de mort et Solidarité Chine a été plaidée le 1er avril en référé devant le tribunal de Grande instance de Paris, par l'avocat rouennais Richard Sédillot, très engagé dans la défense des libertés. Le tribunal a fait droit à sa demande par décision du 21 Avril.
L'organisateur de l'exposition a fait appel.
Les associations pour lesquelles il a agit ont la conviction, comme beaucoup d'entre nous, que ces corps et organes ont fait l'objet d'un odieux trafic et que les personnes exposées n'ont jamais consenti à cette macabre mise en scène. Il s'agit probablement de cadavres de condamnés à mort et de prisonniers.
Le comité national d'éthique qui avait été sollicité pour une exposition à la Cité des sciences et au musée de l'Homme, a émis à une très large majorité, un avis très défavorable, rappelant notamment que le sort réservé aux corps ainsi exposés n'était pas sans rappeler celui qui était réservé aux déportés dans les camps de concentration nazis.
L'organisateur de l'exposition, pour tenter de faire la preuve du consentement des personnes exposées -consentement d'ailleurs indifférent en droit français- produit aux débats une attestation émanant d'une fondation chinoise dont l'activité est inconnue et qui reconnait faire commerce de corps humains. Celle-ci basée à Hong Kong est inconnue du monde scientifique et les attestation qu'elle a établie font preuve d' activités contraires à la déontologie médicale la plus élémentaire
Un combat difficile mais qui mettra peut être un terme à un trafic de corps humains de grande ampleur. Le procureur de New York, informé du procès gagné a d'ailleurs initié des poursuites pour mettre un terme à une exposition comparable à New York.
Un combat qui n'est pas sans rappeler celui conduit par Pierre Albertini et Catherine Morin-Desailly et que beaucoup d'entre nous soutiennent, pour restituer à la Nouvelle Zélande un exemplaire des têtes maories qui, en leur temps, ont fait également l'objet d'un trafic monstrueux pour finir dans de nombreux musées à travers le monde, ce dossier pose, à nouveau, la question du statut, non résolu, des restes humains.
18:18 Ecrit par Rouen Perspectives | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.04.2009
Expression Libre.
Rouen Magazine est de nouveau disponible.
Ce numéro 307 laisse l'expression libre aux différents groupes politiques du Conseil Municipal de Rouen.
Le groupe Centre, Démocrates et Indépendants y publie une intervention :
"Nous apprenons, par la presse, que le maire de Rouen serait tenté d’augmenter les impôts. Les mauvaises habitudes ont la vie dure ! Souvenez-vous de la période 1995-2001 où les impôts avait augmenté de 35 % … Alors que l’équipe précédente a tenue parole en baissant, dès 2001, les impôts comme elle s’y était engagée (-5% au final), il semblerait que les promesses de campagne du maire, soient, déjà, à ranger au rayon « amnésie » ! S’il est vrai que la crise économique ne rend pas les choses faciles, il serait inexact de la rendre responsable de tous les maux. En effet, nous avions dénoncé au cours de la campagne électorale un projet irréaliste et irresponsable qui engageait la ville pour 270 millions d’euros de dépenses supplémentaires. Pourtant, alors que la Région et le Département n’ont jamais été aussi généreux depuis 8 ans, au détriment de l’intérêt général pendant toutes ces années, la municipalité semble incapable d’établir un plan pluriannuel d’investissements qui permettrait de savoir où va la ville."
Groupe Centre, Démocrates et Indépendants : C. Morin-Desailly, E. Calonne, R. Marre, N. Zuili, L. de Kergal, A. Mbongo, A-S. Deschamps Contact : 09 71 37 43 69 - rouenperspectives@mac.com-http://rouenperspectives.com
téléchargez le Rouen Magazine n°307
23:37 Ecrit par Rouen Perspectives dans Rouen Magazine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
A la conquête de l'Ouest.

Voilà près de vingt ans que Rouen a amorcé sa «conquête de l'Ouest» le long de la Seine, au fur et à mesure du glissement de l'activité du port autonome vers l'aval du fleuve.
Une avancée à pas de fourmi ou se sont égrennés tour à tour, aménagement des quais et des hangars, pont Flaubert... et qui s'accélère aujourd'hui par l'ouverture des Docks 76 aux portes du nouveau quartier d'affaires Luciline qui ne saurait tarder à sortir de terre. Non loin de là, les hangars retrouvent une âme, au fil de leur reconversion en lieux de vie pour le plus grand bonheur des rouennais. Bientôt, le nouveau palais des sports qui contribuera à animer les lieux, le temps de rencontres sportives, l'éco quartier Flaubert....
Les quartiers ouest de Rouen trouvent enfin un développement qui leur manquait.
Témoins de l'histoire portuaire de Rouen, les Docks et entrepôts (20000 m²) et la halle Agrivin construite au début du XXe siècle par les ateliers Eiffel deviennent aujourd'hui un nouveau pôle urbain de commerces et de loisirs pour la famille du XXIe siècle à l'ouest de la ville.
Unibail-Rodamco, premier opérateur et investisseur européen d'immobilier commercial, y a réalisé quatre espaces d’une superficie totale d’environ 45 000 m² dédiés au grand air (activités sportives…), à la culture (livres, cinéma…), à la création (équipement de la maison, loisirs créatifs…) et aux activités de proximité (commerces et services).
Un projet de mise en valeur du site élaboré par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, de renommée internationale pour un coût de réalisation qui s'élève à 114 millions d'euros HT, générera 400 à 450 emplois équivalent temps plein, chiffre non négligeable en cette période de crise, et comptera environ 80 commerces. Un investissement majeur qui prouve une confiance dans le developpement de Rouen. Première surface commerciale européenne enfin qui a reçu la certification « BREEAM International Retail » ainsi que l’appréciation « good » pour les performances environnementales de ses bâtiments en termes de conception et de gestion future. Un projet d'envergure initié et porté par Pierre Albertini et son équipe pour que vivent pleinement les quais et les quartiers Ouest.
Ainsi est né Docks 76.
Dénoncé par les socialistes lorsqu'ils étaient dans l'opposition et qui, parce que projet privé, n'ont pas pu y mettre un terme comme à l'accoutumée, boycotté par certains qui jurent leurs grands dieux qu'ils n'y mettront pas les pieds mais dont on se doute qu'ils ne tiendront pas longtemps, ce nouveau poumon à l'ouest de la ville a été inauguré hier par ceux qui jouaient les cassandre en annonçant alors la mort du commerce de centre ville, oubliant au passage que le rôle d'une municipalité responsable c'est aménager l'avenir mais aussi péréniser l'offre existante par une politique volontariste et innovante. Ceux qui inaugurent aujourd'hui s'auto-glorifieront si l'opération est un succès, mais n'oublieront pas de jeter la Pierre à ceux qui les ont précédés au cas ou... histoire de se dédouaner sur un air déjà bien connu "on vous l'avait bien dit..."
«Il faut faire des quais des cœurs battants de la ville», ne cessait de marteler François Zimeray, ancien président (PS) de la communauté d'agglomération de Rouen, en première ligne sur ce projet d'extension urbaine baptisé Rouen Seine Ouest.
Alors oui, Docks 76 changera certainement la donne. En tout cas aujourd'hui c'est un réel électrochoc pour faire bouger la ville.
Et de cela, ce sont les rouennais qui le découvrent aujourd'hui, qui en parlent le mieux, car c'est eux au final qui jugeront.
01:22 Ecrit par Rouen Perspectives dans Evénement, Loisirs, Patrimoine, Quartiers., Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
15.04.2009
Opération Coup de Propre.

Traditionnellement, ils organisent un nettoyage de quartier au moment du printemps.. Depuis quelques années, ce rendez-vous ne fait plus recette !! Alors, ils ont pensé qu'il fallait proposer autre chose....
Ils ont imaginé une action symbolique qui pourrait sensibiliser les habitants de leur quartier, de façon ludique...
Alors adieu, les balais et les pelles et les crottes de chien !
Ils l'ont appelé : : l'OPERATION "COUP DE PROPRE"
Les participants seront revêtus de combinaison blanche (type combinaison de peintre, en papier) avec un nez rouge pour montrer leur bonne humeur dans cette action !
Deux d'entre eux seront plus particulièrement identifiés comme "clowns" en interpellant les gens dans la rue, en les époussetant avec des plumeaux. D' autres se transformeront en homme ou femme "sandwich" pour l'occasion... leurs panneaux seront recouverts de petite phrases "choc" incitant à la propreté, avec aussi un petit topo sur la durée de vie des déchets...
Si vous souhaitez aller à leur rencontre, alors venez faire un tour rue Beauvoisine, faire un arrêt Place de la Rougemare, puis un arrêt rue de la Seille, au niveau des containers, un des endroits les plus sales du quartier.
Début de leur opération le samedi 18 avril 2009 en haut de la rue Beauvoisine dès 10 H !.
Mais au fait, qui ça, ils ? Et bien les membres de l'Association Rougemare Beauvoisine bien sûr !
22:45 Ecrit par Rouen Perspectives dans Action citoyenne, Associations rouennaises, Quartiers. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Lecture Publique : un tract pour dénoncer.

Alors que la Mairie de Rouen s'efforce de faire "jeune" par RN'Bi interposé, en tentant de faire oublier la débâcle du feuilleton médiathèque, les élus de l'Opposition du groupe Centre, Démocrates et Indépendants et du groupe UMP - Réussir Ensemble seront ces jours-ci à votre rencontre. Une autre lecture du plan "Rouen Nouvelles Bibliothèques" voulu par le Maire de Rouen et son troisième adjoint, au travers d'un tract à découvrir en ligne.
21:47 Ecrit par Rouen Perspectives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
RN’BI ou comment le Maire de Rouen tente de faire oublier la médiathèque…
« Un projet fait de bouts de ficelle » voilà comment le personnel municipal qualifie le Réseau des Nouvelles Bibliothèques (RN’BI) de Rouen, mis en place pour remplacer la médiathèque, qui ne sera pas ouverte, de par la volonté du Maire de Rouen, au mépris de la continuité républicaine, contrairement, pour exemple, à son collègue de Strasbourg qui vient d’inaugurer la Très Grande Médiathèque…
En effet, en lieu et place de la médiathèque, le bâtiment accueillera les archives départementales et une bibliothèque de quartier. Alors, à grand renfort de communication la municipalité tente de vendre son projet aux Rouennais en le présentant, sous un sigle qui sonne moderne, comme étant un projet innovant. Or, tout ce qui va composer le RN’BI existait déjà ou avait été mis en place par l’équipe de Pierre Albertini, depuis 2005, en prévision de l’ouverture de la médiathèque, comme la cédéthèque St-Sever avec 8.000 cd (22.000 étaient prévus avec la médiathèque), la numérisation du fonds patrimonial commencée en 2003 ou la banque d’images accessible en ligne créée en 2005…
Il était aussi prévu que la future médiathèque serait en réseau avec les bibliothèques de Rouen, de l’Agglomération et de la Région.
Il est regrettable de constater que ce projet, constitué d’un ensemble de bibliothèques, ne remplacera pas une vraie médiathèque et privera les usagers de la consultation du 3ème fonds patrimonial français, qui restera stocké dans un cadre inadéquat.
Ainsi, Rouen sera la seule ville de plus de 100.000 habitants sans médiathèque !
Cette nouvelle orientation démontre, s’il en était besoin, le peu d’ambition de l’équipe municipale pour développer le quartier Grammont qui devra se contenter d’un gymnase, pour le coup accessible à tous les Rouennais. Allez comprendre ! Un ensemble culturel aussi structurant que la médiathèque était un signe fort de la volonté d’intégrer pleinement Grammont à la ville et de ne pas en faire un simple quartier périphérique.
Ruddy Riciotti, architecte, avait salué cette idée novatrice, reprise par le nouveau Maire d’Angoulême, qui a choisi de construire la future médiathèque de sa ville, non pas dans les « beaux quartiers », mais dans un quartier équivalent à celui de Grammont.
La médiathèque avait été conçue, pour accueillir, 7 jours sur 7 : chercheurs, étudiants, lecteurs, enfants, visiteurs… dans un cadre confortable et adapté à ce que des usagers peuvent attendre et exiger à notre époque et, à la place, on ressort la vénérable bibliothèque Villon (qui n’a jamais été fermée), avec ses casiers à fiches cartonnées et sa salle de lecture inconfortable pour étudier, mais qui aura droit à un coup de peinture et quelques petits travaux pour 300.000€, mais ne sera toujours pas accessible aux personnes handicapées…Où est la modernité !
A cette hérésie culturelle s’ajoute un scandale financier pour les contribuables rouennais et seinomarins qui vont payer chèrement la facture.
En effet, pour venir au secours de sa collègue, le Président du département a racheté une partie du bâtiment pour y installer les archives départementales, alors que ledit bâtiment, malgré les modifications apportées par l’architecte (environ 500.000€ d’honoraires supplémentaires), n’est pas adapté techniquement pour stocker des archives et sera, très vite, trop petit pour répondre aux besoins de place, dans les années à venir. Tous les professionnels de l’archivage le savent !
Du coup, les travaux de la salle de consultation des archives, au Conseil général, tout juste terminés, d’un montant de 6.000.000 €, n’auront servi à rien, ladite salle étant devenue de fait inutile. Elle sera donc, de nouveau, en travaux pour la transformer en bureau. Les contribuables apprécieront… Nous avons là, très certainement, une partie de l’explication de l’augmentation prévisionnelle de 15% des impôts du département et du gel du montant des subventions versées aux maisons de retraite…
Voilà comment une décision revancharde et politicienne, quelques milliers d’euros en plus par rapport au projet initial et ne prenant pas en compte l’intérêt général, peut transformer une médiathèque moderne et innovante en un ensemble de bibliothèques reliées par un réseau numérique…
19:28 Ecrit par Rouen Perspectives dans Communiqué de Presse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





