30.06.2009
Rouen Plage, quinze jours...
L'annonce pourrait laisser penser à une location de vacances, seulement non, il s'agit bien là d'une nouvelle manifestation voulue par la municipalité rouennaise, dans le cadre de ce qu'il convient dorénavant d'appeler "Rouen sur Mer" dont c'est là la deuxième édition.
Les mouettes, des embruns de mer aux senteurs de pots d'échappement de poids lourds toujours en Ville, le Maire de Rouen décrète la Seine maritime !
A l'instar de Paris, Rouen a donc aussi sa plage : 700 tonnes de sable pour une plage de 6000 m2 installée en bord de Seine, entre les ponts Boieldieu et Corneille. « Des jeux pour les enfants, un solarium, mais aussi un espace dédié aux sports, avec notamment du beach-volley », souligne Bruno Bertheuil, adjoint au maire de Rouen aux manifestations publiques. mais pas de coin baignade, « qui nécessite un investissement trop coûteux. Car pour la baignade, il y a la piscine de l'île Lacroix toute proche », estime l'élu en charge des manifestations publiques qui inaugure aujourd'hui la plage avec le Maire de Rouen.
L'idée a fait ses preuves à Paris et nul doute qu'elle devrait aussi plaire aux rouennais, et l'on ne peut que s'en réjouir.
Seulement voilà : si l'opération dure un mois dans la Capitale, à Rouen sur Mer, il faudra se contenter de quinze jours, du 1er au 15 juillet. Dès le 16 au matin, le premier adjoint de Grand Quevilly sifflera la fin de partie. Les élus rouennais sont priés de sortir de leur bac à sable et de ranger pelles et seaux pour y faire passer de nouveau ses camions sur les quais bas.
Tout ça pour si peu de temps....Une opération lourde pour les services municipaux, que le Conseil Municipal a découvert dans la presse, dont on ne connaît pas là encore le coût, qui coûte 190.000 euros ( un mois n'aurait sans doute pas couté le double ), mais qui laissera pour tous un sentiment de trop peu.
Et c'est dommage.
20:45 Ecrit par Rouen Perspectives dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
29.06.2009
Le Sénat unanime pour restituer les têtes maories à Wellington.
Les sénateurs ont voté aujourd'hui, à l'unanimité, une proposition de loi permettant la restitution à la Nouvelle Zélande des têtes maories taouées et momifiées conservées dans les musées français. Tous les intervenants ont plébicité le retour de ces restes humains "dont l'histoire rappelle les pires heures du colonialisme".
Le nouveau ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, dans sa première intervention devant le Parlement, a apporté son soutien à ce texte, qui doit à présent poursuivre son parcours parlementaire à l'Assemblée nationale. "L'histoire de ces artefacts est bien connue. A l'origine pratique rituelle, témoignant du respect d'une tribu et d'une famille envers ses morts, la momification des têtes est devenue, sous l'effet de la curiosité macabre des voyageurs et des collectionneurs européens, l'objet d'un commerce particulièrement barbare", a-t-il souligné. "On ne construit pas une culture sur un trafic, sur un crime. On construit une culture sur le respect et l'échange, sur une véritable pratique de la mémoire", a-t-il ajouté..
Le texte visait pourtant à contrer son prédécesseur, Christine Albanel, qui s'était opposée à une décision prise par la Mairie de Rouen, en octobre 2007 de remettre au musée national Te Papa Tongarewa une tête d'un chef maori conservée en dépôt depuis 1875 au Muséum d'Histoire Naturelle. La décision du conseil municipal avait été annulée en décembre 2008 par le tribunal administratif saisi par Mme Albanel.
Initiatrice de la proposition de loi, Catherine Morin-Desailly, a réussi dans ce combat qu'elle a initié avec Pierre Albertini, à faire l'unanimité de ses collègues :
Richard Tuheiava (app PS, Polynésie) s'est félicité de cette "dynamique législative novatrice et ouverte vers l'autre" tandis que Nicolas About (Union Centriste) appelait à "comprendre ce que ressentent les descendants de ces peuples lorsqu'ils apprennent la survivance de restes de leurs ancêtres dans nos musées". Nicolas About avait été l'auteur d'une proposition de loi qui avait permis en 2002 à l'issue d'une longue bataille de restituer à l'Afrique du Sud la dépouille de Saartjie Baartman, la "Vénus Hottentote". "Notre assemblée s'honore" avec ce texte "qui nous donne des responsabilités nouvelles à l'égard des morts comme des vivants", a renchéri Odette Terrade (PCF).
Près de 500 têtes maories étaient réparties dans les musées de la planète, environ 300 ont été restituées. La France en possède de 15 à 20 dont sept à huit au Quai Branly et d'autres à Marseille, Dunkerque, Rouen, Lille, Lyon, Nantes, La Rochelle, Rochefort et deux à l'université de Montpellier.
Au-delà des têtes maories, le texte a été "complété" sur proposition du rapporteur UMP Philippe Richert pour "réactiver" la procédure de déclassement de biens appartenant aux collections. La commission scientifique compétente en la matière, créée en 2002 et qui ne comportant que des professionnels des musées étant jugée inopérante, a été "redimensionnée" avec une composition élargie aux élus et personnalités qualifiées et avec une "feuille de route" plus précise.
"Une réflexion est à conduire sur la gestion éthique des collections des musées et notamment des restes humains", a souligné M. Richert.
"Le mot inéliabilité est décidément difficile à prononcer", a ironisé Frédéric Mitterrand en concluant les débats.
La prochaine étape se jouera à l’Assemblée Nationale, qui si elle adopte cette proposition de loi, permettra alors à l’ensemble des têtes maories que détient la France d'être restituées à la Nouvelle-Zélande afin d’être inhumées dans le respect des traditions de ce peuple autochtone qui a toujours lutté face aux menaces pesant sur sa survie identitaire et culturelle.
21:49 Ecrit par Rouen Perspectives dans Action citoyenne, Evénement, Politique, Rouen | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.06.2009
Une question de dignité humaine.
Rien ne le prédestinait à être l'objet d'une discorde entre la France et la terre de ses ancêtres, aujourd'hui appelé Nouvelle Zélande, ni à devenir un objet de collection abrité derrière une vitrine du Muséum d'Histoire Naturelle de Rouen. Rien, si ce n'est les tatouages qui ornaient sa tête, un objet de convoitises de la part de collectionneurs venus d'Europe. Un trafic morbide où l'on volait les têtes des cadavres de guerriers maoris, ou pire, où l'on tatouait de jeunes esclaves au seul but de fournir une demande sans cesse croissante.
La tête était considérée en effet, comme la partie la plus sacrée du corps, et comme le tatouage faisait couler du sang, les artisans tatoueurs, les "tohunga-ta-oko", étaient des personnes particulièrement "tapu". Tous les Maoris de haut rang étaient tatoués et ceux qui ne l'étaient pas étaient considérés comme des personnes sans aucun statut social. Par ailleurs, le moko rendait le guerrier attirant pour les femmes. Le tatouage commençait dès la puberté, accompagné de beaucoup de rites et de cérémonies rituelles. L'instrument employé pour tatouer était un ciseau en os, soit avec un bord en dents de scie, soit avec un bord droit et très tranchant. La première opération du tatouage consistait à faire de profondes entailles dans la peau. Ensuite, on trempait le ciseau dans un pigment de suie, tel que la gomme brûlée de l'arbre indigène gomme, le Kauri ( grand conifère des forêts du nord de l'île du Nord, au fût élancé et à la couronne très haute, qui peut devenir géant ), ou bien la suie des chenilles brûlées. Ensuite, le pigment était martelé dans la peau. C'était extrêmement douloureux et très long ; souvent, on plaçait des feuilles de l'arbre indigène, le Karaka, sur les incisions boursouflées du tatouage pour accélérer la guérison. Les guerres étaient fréquentes, et le guerrier avait peu de temps pour récupérer. Durant le temps de guérison, il était souvent impossible de manger, à cause du gonflement du visage. Pour y arriver, on versait de la nourriture liquide dans un entonnoir en bois, jusqu'à ce que le guerrier soit à nouveau capable de s'alimenter normalement. Bien que les tatouages se fassent surtout sur le visage, les guerriers du nord d'Auckland se faisaient des tatouages en spirale sur les fesses, et souvent jusqu'au genoux. Les femmes étaient moins tatouées. Leurs lèvres étaient soulignées, habituellement de bleu foncé. Leurs mentons étaient tatoués, et parfois quelques lignes fines décoraient les joues et le front.
Depuis vingt ans, la Nouvelle-Zélande demande le retour au pays de ces têtes momifiées et tatouées de ses ancêtres maoris, peuple autochtone de Nouvelle-Zélande originaire de Polynésie, qui firent l'objet de trafics entre collectionneurs jusqu'à la fin du XIXe siècle.
La première restitution a été opérée par la Suède en 1987. Neuf pays ont ensuite rendu plus de 300 restes humains maoris en vue d'une sépulture selon les rituels spécifiques à ces populations.
En octobre 2007, Sur proposition de son Maire, Pierre Albertini, le conseil municipal de Rouen vota la restitution de la tête maorie détenue depuis 1875 par le muséum municipal d'histoire naturelle. Mais le tribunal administratif annula ensuite cette décision, pour des raisons juridiques, à la demande du Ministère de la Culture, au nom de l'inaliénabilité du patrimoine. Un comité se soutien voit alors le jour, dans l'attente qu'une loi autorise le retour de la tête maorie sur la terre de ses ancêtres.
Forte de la conviction que cette tête maorie n'est pas un objet de collection, mais qu'il s'agit d'un reste humain provenant d'actes barbares, Catherine Morin-Desailly a continué le combat, pour que Rouen ouvre la voie à un geste éthique, fondé sur le respect de la culture des peuples et de la dignité que porte chaque personne humaine.
Hier, le rapport sur la proposition de loi visant à la restitution des têtes maories qu'elle a élaborée, a été voté à l'unanimité par la Commission des affaires culturelles du Sénat.
Alors que le nouveau Ministre de la Culture, Frédéric Mitterand, y prononcera sa première intervention, le Sénat examinera onc lundi prochain en séance publique une proposition de loi permettant le retour en Nouvelle-Zélande des têtes maories détenues par les musées français. Une première étape.
Il en existe une quinzaine dans les collections publiques de l'Hexagone, outre celle de Rouen, dont six à huit au musée du quai Branly à Paris.
23:27 Ecrit par Rouen Perspectives dans Vie municipale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.06.2009
Un dimanche entre amis.
Dimanche 21 Juin, Place de la Rougemare, un rendez-vous qu'on ne manque sous aucun prétexte, un moment entre amis, et sous le soleil !
Merci à Fabienne Jenny et à tous les GO de l'Association Rougemare Beauvoisine pour leur investissement, leur énergie à faire vivre le quartier et au delà la Ville.
Un reportage signé Claude Duty qui a la gentillesse de nous autoriser de publier ici sa vidéo.
13:05 Ecrit par Rouen Perspectives dans Quartiers. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.06.2009
Lettre ouverte à Laurent FABIUS .
Au moment où le Conseil Général de la Seine-Maritime délibère sur le rachat du bâtiment de la médiathèque de Rouen à la ville, Catherine MORIN-DESAILLY, Sénatrice de la Seine-Maritime, présidente du groupe Centre, Démocrate et Indépendants au conseil municipal de Rouen, en appelle à Laurent Fabius, Président de la Communauté de l’Agglomération Rouennaise, afin que soit reconsidérée la position de l’ensemble des partenaires sur un projet quasiment réalisé et dont on mesure aujourd’hui le sens et l’ambition.
Un sauvetage politique du Maire de Rouen par le président du Conseil Général, qui ne masquera jamais le sentiment d’un immense gâchis.
« Monsieur le Président,
A l’heure où s’achève le bâtiment de la médiathèque à Grammont, je m’adresse à vous en tant que président de l’agglomération afin que puisse être reconsidéré l’abandon de ce projet d’intérêt général pour le livre et la lecture publique, projet attendu depuis 30 ans à Rouen et dans notre région qui accusent un retard identifié au niveau national dans ce domaine.
Au lendemain des élections municipales de 2008, vous laissiez entendre dans la presse que la médiathèque de Rouen était un projet élitiste. Fort de ce point de vue, Madame FOURNEYRON annonçait vouloir raser le bâtiment dont la construction atteignait déjà le deuxième étage. Devant l’émoi et l’incompréhension suscités chez nos concitoyens, le président du département, Monsieur MARIE, proposait alors une solution de rechange et le rachat d’une majeure partie du bâtiment. Après avoir étudié les différentes solutions, dont l’accueil de l’école régionale des beaux-arts, c’est l’accueil des archives qui a été retenu.
Aujourd’hui, alors que ce bâtiment, dont on découvre la très grande qualité architecturale, trouve tout son sens et toute sa place dans le paysage rouennais, je vous invite à examiner le contenu de ce projet de médiathèque destiné au contraire à tous les publics, toutes les générations, toutes les catégories sociales, implanté au cœur de Grammont, quartier du grand projet de ville en voie de désenclavement. Est-il par ailleurs utile de rappeler que ce projet avait reçu l’aval de l’Etat et était inscrit au contrat de plan Etat-région ainsi qu’au contrat d’agglomération. Rien n’étant à ce jour irréversible, deux raisons justifient aujourd’hui, alors qu’il en est encore temps, de reconsidérer cette décision d’abandon du projet.
En premier lieu, la reconversion du bâtiment à usage de médiathèque en un projet culturel comportant principalement l’accueil d’une partie des archives départementales et, plus secondairement, une bibliothèque de quartier ainsi que la direction des bibliothèques de la ville, ne peut donner satisfaction. Elle ne résout en rien la question de la lecture publique, les bibliothèques de notre ville et de notre agglomération restant dépourvues d’une tête de réseau telle qu’il en existe dans toutes les grandes villes de France. Pas plus que ne se trouve résolue la délicate question du patrimoine, troisième fonds régional en France, aujourd’hui stocké à Villon dans des conditions d’extrême vétusté et inaccessible au public. En ce qui concerne les archives, le déploiement de celles-ci sur un troisième site, d’ores et déjà reconnu insuffisant en termes de linéaire d’archivage, ne procède pas d’une politique cohérente puisqu’il devra faire avec les deux autres sites, compliquant ainsi le fonctionnement de l’ensemble et aggravant son coût.
En deuxième lieu, le coût final de ce projet pour le moins hybride sera bien supérieur au coût initial de la médiathèque (47 millions d’euros). D’ores et déjà, le coût d’arrêt du chantier en juillet 2007, les frais d’honoraires supplémentaires de l’architecte ou encore la prise en compte du coût de réalisation d’une salle de consultation des archives tout juste achevée dans l’hôtel de département, qui ne servira donc pas, font dépasser pour le contribuable local l’enveloppe initialement prévue.
Aujourd’hui, une décision de sagesse s’impose. C’est pourquoi je m’adresse à vous en tant que président de l’agglomération rouennaise afin que vous organisiez dans les meilleurs délais un tour de table de tous les partenaires concernés (ville, agglomération, département, région, Etat) dans le but de bien réévaluer la nécessité d’une telle médiathèque que de nombreux rouennais, par voie pétitionnaire, ont affirmé vouloir voir aboutir. Ainsi, dans le cadre d’une légitime participation et d’une clé de répartition conforme à ce qui était initialement prévu et à ce qui se fait dans toutes les régions de France qui se sont dotées d’un tel équipement moderne et ambitieux, il faut que soit envisagée de nouveau la possibilité de mettre en œuvre ce projet et que chacun y prenne sa part raisonnable. Cela éviterait en particulier au département de la Seine Maritime de dépenser dans un projet peu satisfaisant en termes d’archivage la somme de 32 millions d’euros. Je pense en effet que ce sauvetage politique ne parviendra jamais à masquer ce qui, sinon, restera un scandale public. Si Rouen a l’ambition d’être la capitale d’une Normandie réunifiée et de s’inscrire dans le cadre d’une communauté urbaine, il parait inconcevable qu’elle ne soit pas dotée des équipements que l’on retrouve partout en France.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de ma considération distinguée. »
19:33 Ecrit par Rouen Perspectives dans Communiqué de Presse, Culture, Livre, Médiathèque, Politique, Propositions, Quartiers., Rouen, Rouen Agglo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.06.2009
Mobilisés contre la fermeture du Melville.
En avril 2007 déjà, l'arrêt du soutien financier du Conseil Régional de Haute-Normandie avait failli causer la fermeture du cinéma rouennais Le Melville. La ville par la voix de Pierre Albertini affirmait alors son soutien entier à ce cinéma, annonçant une aide en fonctionnement, et invitaient les autres collectivités territoriales, communauté d'agglomération, département et région à s'inscrire dans cette même démarche positive pour permettre le fonctionnement de l'établissement, grévé par un loyer prohibitif. La fermeture avait été évitée de peu.
Aujourd'hui, Le Melville est à nouveau menacé. La faute au désengagement combiné de la municipalité Socialistes-Communistes-verts de Rouen et du département de Seine Maritime qui lui refusent tous deux leur concours financier. Un air de déjà vu, sauf que là... C’est un article de Paris Normandie qui a déclenché le mouvement de fronde. Publié le 04 juin dernier, l’article a suscité de nombreuses réactions. Un groupe de soutien a ainsi été créé sur Facebook. A ce jour, le groupe compte déjà 4566 membres !
Classé art, essai et recherche, et labellisé par le centre national de la cinématographie, Le Melville a comptabilisé près de 115 000 entrées en 2008. Il est surtout le seul à proposer des œuvres cinématographiques de qualité, loin des projeteurs, comme par exemple le film « Nos enfants nous accuseront", et où la municipalité, réprésentée par Guillaume Grima avait su trouver tribune.
La promotion d’un cinéma d’art et d’essai recherche, c'est offrir un éventail culturel plus large que celui reproduit dans les multiplexes. Par son action, Le Melville contribue en quelque sorte au service public local de la culture.
Une pétition mise en place par l'Association le deuxième souffle, existe en ligne, la version papier elle, est disponible dans les locaux du Melville, 75 rue du Général Leclerc à Rouen.
Vous aimez le cinéma et vous êtes attachés au cinéma indépendant d’art et d’essai.
Vous considérez que le cinéma est un bien culturel, et comme d’autres subventionnés (théâtres, salles de concerts…), il doit bénéficier des aides publiques afin d’assurer sa pérennité. Alors vous aussi, signez.
18:38 Ecrit par Rouen Perspectives dans Action citoyenne, Culture, Film, Loisirs, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.06.2009
A une tête du National.
Suite à son passage mardi dernier devant la Direction Nationale de Contrôle de Gestion, le FCR a appris en fin d'après-midi par fax sa relégation en CFA2. Une fois encore, la victoire sur le terrain se trouve gachée par une décision de l'instance de la Fédération française de football, comme en juin 2008.
Sur son site, le club explique que "le bilan comptable au 30 juin qui laissait apparaître un solde positif de 37 000 € (intégrant l'augmentation de capital réalisée le 4 juin) a été accepté par la DNCG. Par contre, le seul grief retenu contre le FCR, concerne le refus du plan de remboursement sur deux ans des avances de trésorerie faites par le club à l'Ecole Technique et à FCRTV. Une décision que Pascal Darmon avait anticipé et où il s'engage à épurer cette créance de 515 000 € avec la participation des partenaires privés du club, avant le 30 juin !"
Cette créance réglée, le club retournera en appel devant la DNCG avec des arguments suffisants pour évoluer en National la saison prochaine.
Nous tenons a assurer aux joueurs, à Pascal Darmon, Eric Garcin et à tout le staff sportif, mais aussi a tous ceux qui accompagnent notre club depuis de nombreuses années, notre soutien et notre sympathie dans cette nouvelle epreuve.
00:29 Ecrit par Rouen Perspectives dans Rouen, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.06.2009
Valérie Fourneyron ou la négation de toute vie démocratique.

Certes Rouen n'est pas Téhéran ou Pyong Yang. Point de manifestation pour réclamer le respect d'un vote démocratique, et une élection par les urnes que personne ne remet en cause.
Et pourtant, alors que le Maire de Rouen a été confortablement élu dès le premier tour, le débat démocratique semble faire peur, au point de nier l'existence d'une opposition, et lui assurer un minimum d'information pour faire vivre la démocratie dans l'enceinte de la cité. Une négation de toute vie démocratique dont les élus verts et communistes qu'on aurait pu croire les plus ardents défenseurs, se font complices par leur silence étourdissant.
Ça commence par la suppression de l'agenda des manifestations pour s'assurer de ne pas rencontrer une présence indésirable, de rares invitations reçues après coup comme par hasard, des commissions supprimées qui pourtant permettraient d'avoir des conseils municipaux plus riches en débat et terminant moins tard. Ça continue par des groupes de travail qui ne se réunissent presque jamais, ou du moins pour lesquels nous ne sommes jamais conviés, ou alors à la dernière minute, par un coup de téléphone, en comptant sur un emploi du temps chargé comme tout à chacun pour prévenir toute présence opportune.
La liste est longue.
Derniers exemples en date, la présentation du Plan Pluriannuel d'Investissement et de la hausse des impôts à la Presse, alors qu' Emmanuèle Jeandet-Mengual, adjointe aux finances n'a même pas daigné au préalable en faire la présentation à la Commission des Finances où siègent notamment Catherine Morin-Desailly et Nicolas Zuili.
Aujourd'hui encore, l'annonce faite à cette même Presse de la reprise en régie directe des cantines rouennaises, sans que Laurence de Kergal, notre représentante inscrite au groupe de réflexion sur les cantines, n'ait été invitée à la moindre réunion, dont on sait qu'elles furent nombreuses.
Au final, ce sont tous ceux qui n'ont pas voté pour la liste Rouen Motivée qui se trouvent aujourd'hui privés d'expression.
13:01 Ecrit par Rouen Perspectives dans Conseil Municipal | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.06.2009
Rouen, une ville centre qui compte si peu ...
Depuis 2004, on l'attendait : la création d’une agence d’urbanisme, pour afficher enfin un certain consensus dans les grands projets, plébicitée à juste titre par des précurseurs en la matière comme Pierre Bourguignon, maire de Sotteville, et Pierre Albertini, ancien maire de Rouen. Un intérêt commun pour un instrument qui rassemble au delà des différences politiques, un espace de réflexion visant à favoriser la coordination et la cohérence des projets d’aménagement menés sur un territoire allant de Barentin à Louviers, du Nord au Sud, et du Roumois au Pays entre Seine et Bray d’Ouest en Est ; telles sont les missions de la nouvelle Agence d'Urbanisme de Rouen et des Boucles de Seine et Eure, 52e structure de ce type en France. Un outil d'aide à la décision pour les collectivités (dans les domaines du développement économique, de l'environnement, des transports, de l'habitat) sur le périmètre du bassin de vie de la Haute-Normandie, qui compte 194 communes, trois agglomérations, pour plus de 650 000 habitants. Dotée d'un budget de 1,2 millions d'euros cette agence est la troisième de Normandie, s'ajoutant à ses homologues du Havre et de Caen.
Hier les représentants des communes et des territoires concernés devaient élire les membres du bureau et selon les statuts en vigueur, en désigner le Président et deux Vice-Présidents.
Comme on pouvait s'y attendre, Pierre Bourguignon, Maire de Sotteville, a été désigné pour présider l'Agence. Nous l'en félicitons, son intérêt pour la création de cet outil, nous le rappelons, ne datant pas d'hier. La désignation de Franck Martin, Maire de Louviers, Président de la Communauté d’Agglomération Seine-Eure comme Vice-Président, si elle n'est pas une surprise, montre bien la pertinence de notre réflexion, élus de la minorité à la ville comme à l'agglomération, qui voit ce périmètre le plus porteur d'atouts pour constituer la future Communauté Urbaine de Rouen et nous amène à souhaîter nous associer avec cette communauté d’agglomération.
L'autre Vice-Présidence, a été attribuée à Marc Massion, maire de Grand-Quevilly, bras droit de Laurent Fabius, alors que Valérie Fourneyron, souhaitait que soit élu Yvon Robert. Petite crise existentielle et menace brandie de quitter l'Agence ne lui permettront toutefois pas d'avoir gain de cause, et une fois n'est pas coutume, le Maire de Rouen rentre dans le rang, l'indépendance n'étant pas, on s'en doute, du goût du Président de l'Agglo.
Un exemple supplémentaire, s'il en faut, du peu d'écoute et du peu de poids dont bénéficie le Maire de Rouen face au premier adjoint de Grand Quevilly en marche forcée vers 2012.
00:08 Ecrit par Rouen Perspectives dans Politique, Rouen, Rouen Agglo, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.06.2009
Rouen : des impôts en hausse de 8% en 2010
"Les promesses n'engagent que ceux qui y croient ou les écoutent".
Cette expression viendrait d'un barbier qui aurait mis à l'entrée de son échoppe une grande pancarte proclamant : "demain on rase gratis". Mais notre artisan, pas totalement idiot et près de ses sous, l'y laissait tous les jours. Par conséquent, le passant qui, le lendemain du jour où il avait vu la pancarte, venait se faire raser ou couper les cheveux et qui s'étonnait de devoir quand même payer, s'entendait répondre : "oui, mais il y a écrit que c'est demain que c'est gratuit".
L'équipe Rouen Motivée l'avait promis, il n'y aurait pas de hausse des impôts, échaudée par l'expérience d'Yvon Robert qui les avait augmentés de 25% en 1996, puis de 17% l'année suivante. Un seul mot d'ordre : éviter de parler de ce qui pourrait motiver les rouennais à ne pas voter pour cent projets non chiffrés.
Si élue, Valérie Fourneyron se réfugiait derrière une soit-disante "situation catastrophique" mise à jour par un audit commandé à son arrivée pour stopper bon nombre de projets, elle n'augmentait pourtant pas les impôts pour 2009. Le site de la section socialiste rouennaise s'enorgueillissait même du respect de cette promesse de campagne, un premier avril, dénonçant la flambée dans les autres villes, alors que Didier Marie pour le Conseil Général annonçait lui une hausse de 15%.
Aujourd'hui devant la presse, le Maire de Rouen annonce finalement la couleur : la hausse pour les rouennais en 2010 sera de 8%, soit environ 6 millions d'euros supplémentaires par an.
On se réfugiera comme d'habitude derrière l'Etat qui aide moins les collectivités locales, la crise internationale, la gestion du mandat précédent, oubliant au passage qu'une gestion rigoureuse si tel avait été le cas aurait dû conduire à une augmentation des impôts dès la première année du mandat. Mais non, comme d'habitude on a eu le droit à la sempiternelle valse hésitation. Cerise sur le gâteau, l'équipe municipale s'est même auto gratifiée d'une honorable augmentation de 30% de ses indemnités, soit au bas mot tout de même 105.000 € par an.
Les rouennais, qui eux n'auront certainement pas eu cette chance, n'ont plus désormais qu'à payer l'addition.
16:13 Ecrit par Rouen Perspectives dans Rouen | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note





