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  • Travail d'élus.

    6691_1166660799509_1017579529_30510084_5382372_n.jpgComme nous l'avons déjà dit, le travail de l'élu ne s'arrête pas, même quand c'est l'heure des vacances. Dans le cadre de nos rencontres avec les rouennais, nous avons été interpellés par plusieurs commerçants du quartier Saint Marc à propos de la fermeture de la rue Armand Carrel lors du marché dominical.

    Si nous pensons que la fermeture de la partie basse de la rue est une bonne chose car elle participe à la sécurisation de la zone consacrée au marché et le rend ainsi plus convivial, nous avons toutefois plus de mal à comprendre la fermeture de la partie haute, à laquelle s'est ajoutée une interdiction de stationner sur la place du 39ème Régiment d'Infanterie plusieurs dimanches de suite.

    Il se trouve en effet que cette fermeture est particulièrement préjudiciable à l'activité première des commerçants de cette rue, à savoir d'abord une activité de services directs et rapides à la clientèle. Ceux-ci rapportent que cette décision, au bénéfice, disent-ils, d'un seul commerçant, a eu de sérieuses répercussions sur leur activité habituelle, et ils s'inquiètent que cela ne se reproduise systématiquement.

    La volonté de la municipalité d'encourager l'animation du quartier est une bonne chose, mais alors comment comprendre que trois des quatre concerts des Terrasses du Jeudi aient été supprimés de la programmation 2009, d'autant que ces derniers se déroulaient depuis leur déut en 2005 avec la complicité organisationnelle de l'ensemble des commerçants.

    Nous avons donc interrogé le Maire de Rouen à ce sujet, afin d'attirer son attention sur des interrogations légitimes de la part des habitants.

    Un travail d'élus à l'écoute, au service des rouennais.

  • Le MIN de Rouen, un pôle majeur de la distribution sur l'agglomération.

    IMGP3615.JPGCe n'est pas parce que c'est l'été et que la vie municipale prend un rythme plus estival, que les élus du groupe Centre, Démocrates et Indépendants manquent d'activités pour autant. Preuve de leur intérêt pour la vie de la cité, ils multiplient visites et rencontres pour aller au devant des rouennais. Edith Calonne, Laurence De Kergal et Catherine Morin-Desailly, en ont ainsi profité pour visiter le 17 juillet dernier le MIN de Rouen. L'occasion de rencontrer son directeur, Dominique HAUG, et son surveillant général, Bertrand CANTREL, qui leur ont réservé un accueil chaleureux.

    La visite de cet établissement, 9ème marché de gros en France, qui regroupe  soixante et une  entreprises générant un chiffre d'affaire de 257 millions d'euros et qui fête cette année ses 40 ans, a permis de prendre la mesure de l’activité économique du bassin rouennais, notamment dans le domaine agro-alimentaire. La rencontre avec certains de ses acteurs d'un lieu essentiel pour la vie commerçante locale a été l’occasion d’aborder des problématiques actuelles telles que la production agro-alimentaire de la région, le développement des produits « bio » ou encore l’impact de la situation économique sur les activités du MIN de Rouen. Elles ont enfin pu constater les dégâts occasionnés par l’incendie d’origine accidentelle qui s’est déclenché il y a quelques jours dans un des bâtiments et apporter leur soutien à l’équipe mobilisée pour faire face au désastre.

  • Cantines d'ici et d'ailleurs.

    Les rapports se suivent et ne se ressemblent pas : à Rouen, une étude menée dans le plus grand secret avec le cabinet Agriate Conseil, préconise la gestion en régie directe des cantines pour mieux y instaurer le bio.

    Pourtant une autre voix existe. A saint Etienne, à en lire l'article de Karine Le loët du Média du développement durable TerraEco, "C’est décidé. A la rentrée, les assiettes des petits Stéphanois seront composées à 50% de produits issus de l’agriculture biologique. La municipalité socialiste a franchi le pas le 8 juin dernier en confiant la restauration scolaire (maternelle et primaire) à la société Avenance, du groupe Elior. Un contrat de sept années lourd de 12 millions d’euros pour une charge de 2 200 repas quotidiens dans 47 cantines. Rien de moins. Mais voilà. Pour ce prix là, le prestataire a signé une charte ambitieuse. Les 50% de produits bio de septembre devront grossir de 10% chaque année. La sixième année, les cantines stéphanoises seront à 100% bio.

    Mieux, le prestataire s’est engagé à se fournir auprès des producteurs du département ou des départements limitrophes. "Je ne voulais pas que le bio arrive dans des camions depuis l’Italie ou d’ailleurs. Ça ne me paraissait pas pertinent", souligne Myriam Ulmer, adjointe chargée de la petite enfance. Enfin, les serviettes de table seront en papier recyclé, les produits détergents écolabellisés et les barquettes recyclables. A terme, le tri sélectif (notamment de matières organiques) devrait faire son apparition dans la cuisine centrale pour alimenter en engrais les espaces verts de la ville. Des contraintes importantes pour le prestataire.

    Et pourtant le prix du repas sera moins cher, grâce à une mise en concurrence féroce des prestataires. En baisse de 10% de moins en moyenne et jusqu’à 23% pour les familles les plus modestes (le prix du repas étant fixé en fonction du quotient familial). "Je voulais que nous puissions offrir l’alimentation la plus correcte à tous les enfants. C’est une question de respect de l’environnement mais aussi de justice sociale. On sait bien que les enfants des familles les plus démunies mangent souvent plus gras et plus sucré", explique Myriam Ulmer.

    Pas de doute, Saint-Étienne endosse le rôle de première de la classe. En tout cas, aux yeux de WWF France. Avec sa campagne "Oui au bio à la cantine" lancée le 18 juin, l’association a demandé aux parents de faire pression sur leurs élus pour introduire le bio dans la cantine. Objectif ? Coller avec le Grenelle de l’environnement qui demande 20% de produits bio dans la restauration collective d’ici à 2012. Les municipalités n’ont plus qu’à s’inspirer de l’exemple stéphanois."

    La décision de la Municipalité de Saint Etienne d'instaurer le bio dans les cantines scolaires en déléguation de service public à la société Avenance, en contre partie d'engagements à se fournir auprès des producteurs du département ou des départements limitrophes, à un coût maîtrisé et favorable aux finances de la Ville et des familles, pour au final faire mieux, sur tous les points, que ce qui nous a été proposé, nous conforte dans l'idée de ce que nous avons toujours défendu : Si une meilleure alimentation se doit d'être acquise, le cadre de gestion se doit également être calculé et réfléchi, sans tabou mais aussi sans esprit partisan. Le bio et la régie directe que l’on nous a présentés comme indissociables à Rouen, s’apparentent en fait plus aux fruits de la doctrine et d’un gage d’apaisement au lendemain d’élections européennes entre deux groupes de la majorité municipale, plus difficiles pour le PS rouennais que pour le PS stéphanois.

    Sauf à penser qu'en terme de négociations, le Maire de Rouen serait bien moins rôdé que son collègue socialiste Maurice Vincent, Maire de Saint Etienne, ce que personne, évidemment, n'oserait imaginer....

    Une décision en tout cas qui contredit sérieusement les propos tenus par Valérie Fourneyron en Conseil municipal et le porte parole des Verts, Cyrille Moreau, mais qui ne devrait pas remettre pas en question la décision rouennaise, dût elle coûter plus cher au contribuable. Mais ça on en a l'habitude.

    A Rouen on le sait, la doctrine a la vie dure, qu'importe le coût. Le pragmatisme, quant à lui, on le laisse à d'autres.

     

  • Espaces en voie de disparition ?

    rose-qui-pique.jpgLa graine de la discorde serait-elle semée entre l'équipe municipale et le service des espaces verts ?

    A plusieurs reprises ces dernières semaines, nous nous sommes fait l'écho des méthodes de management pour le moins surprenantes du Maire de Rouen et du nouveau Directeur Général des Services. Après avoir mis a mal les services de la ville (suppressions de postes, licenciements, destruction des équipes manageriales, obligeant chacun a re-candidater a son propre poste ou celui du voisin ...) l'attaque se porte maintenant au nouvel organigramme de la ville : une réorganisation laborieuse après plus d'un an et demi de mandat, mal comprise par des agents municipaux qui dans l'expectative, attendent toujours qu'on leur dise où va la ville.

    Un manque de perspectives et de repères, une longue attente en tout cas, qui ne sont pas faits pour donner confiance et faire accepter des changements qui apparaissent comme brutaux.

    Cette réorganisation à marche forcée s'attaque aujourd'hui au service des Espaces Verts. S' il n'est pas illogique qu'il soit aujourd'hui regroupé avec celui de la voirie et de la propreté au sein d'une grande direction des espaces publics et naturels, la greffe ne pourra toutefois prendre que si ses  missions propres ne sont pas sacrifiées. Or la nouvelle politique de la propreté voulue par la municipalité dont chacun peut encore mesurer les limites et les insuffisances en se promenant dans la ville, le laisse malheureusement craindre.

    Si le grand rendez-vous "Graines de jardin" imaginé par Laurent Fabius en mai dernier, avait été l'occasion pour les employés du Service des Espaces Verts de montrer leur savoir faire, il avait aussi permis d'alerter sur le coup de sécateur que comptait donner le Maire de Rouen dans l'organigramme. Deuxième coup de semonce, le 25 juin dernier, lors du Comité technique paritaire chargé d'entériner la chose, puisque ce ne sont pas moins de deux cents agents tous services confondus qui sont montés au créneau pour dénoncer cette nouvelle organisation, qui pourtant sera finalisée, malgré, fait notable d'un profond malaise, l'abstention des représentants des élus verts.

    Si nous avions souhaité dans notre programme donner plus d'importance aux espaces publics, et notamment aux espaces verts pour rendre la Ville moins minérale, associer systématiquement le Service par son bureau d'études, à tout aménagement végétal de voirie, dans le cadre d'un développement durable et respectueux de la biodiversité, nous nous interrogeons là encore sur la méthode et la finalité de cette réorganisation.

    S'il s'agit de faire travailler conjointement les services au bénéfice des rouennais pour que rues et jardins soient des lieux d'excellence en terme d'aménagement et de propreté, nous ne pouvons qu'y souscrire. Si toutefois il s'agissait de rationaliser et de limiter toute créativité pour supprimer la contrainte au seul nom de la propreté de l'espace public, il est clair que comme la majorité des rouennais nous ne saurions y trouver notre compte.

    Ailleurs, d'autres s'affranchissent de ces considérations rouenno-rouennaises, et créent une roseraie à 3 millions d'euros, subventionnée par des fonds européens. Une folie à deux pas de l'Hôtel de Ville de Grand Quevilly qui déplacent les présidents de du Département et de la Région,  l'occasion peut-être de revendiquer encore davantage le leadership de l'Agglomération en accueillant demain une manifestation que le Jardin des Plantes de Rouen aura porté sur les fonds baptismaux.

    Cherchez l'erreur.

  • Le grand déballage.

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    "Grand déballage" dans les rues de Rouen, du 23 au 25 juillet. Les commerces rouennais proposent des étals ouverts à tous, mais surtout des bonnes affaires. Au total l'événement dure trois jours et une nocturne. A l'occasion des Terrasses du Jeudi, c'est en effet en musique et jusque tard dans la soirée que l'on pourra flâner d'étals en devantures.

    A cette occasion, la Concentration des Comités Commerciaux de Rouen (3CR) organise une foire aux vins, place Jacques-Lelieur. 12 producteurs indépendants venus du Bordelais, de la Loire, du Beaujolais, de Bourgogne, d'Alsace et du Laguedoc-Roussillon feront déguster leur production.

    L'occasion pour ceux qui sont encore à Rouen d'allier bonne humeur et goût pour le shopping.

  • Point d'étape.

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    Seize mois après l'installation de l'équipe de Rouen Motivée aux commandes de la Ville, au moment où le Plan Pluriannuel d'Investisssement fixe de façon inéluctable Rouen pour les cinq années à venir, les élus du groupe Centre, Démocrates et Indépendants continuent à faire entendre leur voix, sans concession et en dehors de tout esprit partisan. L'occasion de faire un point d'étape, et d'interpeller les rouennais sur leur vision de la Ville, en le livrant à leur réflexion.

    Et pour nous, toujours à votre écoute, aujourd'hui plus que jamais, un engagement plein et entier à votre service.

    Bonnes vacances.

    Catherine Morin-Desailly, Edith Calonne, Laurence de Kergal, Anne-Sophie Deschamps, Alain Mbongo et Nicolas Zuili.

  • Une cantine bio. Logique...

    70681951.jpgAutre sujet d'importance présenté au menu des élus, la reprise en gestion directe des cantines rouennaises que l'on veut mettre au bio.

    Un sujet où bien sûr dès que l'on aborde le thème du mieux manger pour une meilleure santé de nos enfants, on ne peut qu'être d'accord, mais qui ne doit pas pour autant laisser place à la doctrine, mais répondre à un certain pragmatisme. Alors le Bio, oui, mais pas à n'importe quelle sauce, car passer, dès demain, tout l'approvisionnement des cantines de Rouen en bio, ce n'est pas si facile que cela.

    Et c'est bien là le problème, le bio français est en faillite total, et c'est moins de 2% des surfaces agricoles de notre région qui sont consacrées de façon artisanale à ce type de culture. La carotte et la pomme de terre viennent maintenant d'Italie, la framboise de Pologne... seul le brocolis pourrait être fourni en quantité suffisante. Alors quand on parle d'approvisionnement en cycle court, on le voit bien, si l'on doit faire parcourir 2000 kms en camion à nos chers légumes, le bénéfice environnemental de l'opération paraît pour le moins amoindri.

    Et enfin, la question qui fache : sous quelle forme et pour quel coût ? Entre gestion directe ou délégation de service public, le document remis aux élus nous laissent sur notre faim et ne nous permet pas en élus responsables de pouvoir trancher. N’ayant pas été conviés à des réunions qui se voulaient ouvertes à tous les acteurs citoyens, malgré une inscription connue des élus en charge, force est de constater qu’il nous est impossible avec ce qui nous est fourni de confirmer ou d’infirmer que le modèle de gestion directe trouve ici sa justification, si ce n’est au principe d’une idéologie, ou d’un effet secondaire d’élections européennes qui n’ont pas répondues aux attentes.
    Alors que la municipalité actuelle se veut le chantre d’une gestion rigoureuse et n'a de cesse de dénoncer celle supposée de la municipalité précédente, on voit bien ici que les choix retenus – bio et régie directe- et que l’on présente comme indissociables, s’apparentent en fait plus aux fruits de la doctrine et d’un gage d’apaisement au lendemain d’élections européennes entre deux groupes de la majorité municipale pour sauver, pour le moment, les apparences.

    Améliorer l'alimentation de nos enfants et aller vers plus de bio, nous ne pouvons que nous réjouir de ces objectifs. Toutefois, cette mesure, qui s'apparente clairement à un cadeau fait au Verts -on se souvient de la prudence et des déclarations mesurées de la majorité sur ce sujet- devra s'appliquer dans des cadres de gestion calculés et réfléchis.

    Une intervention défendue par Nicolas ZUILI et que vous pouvez retrouver ici.