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  • Les primaires socialistes, ou comment gâcher une bonne idée.

    9782221115602.jpgPour eux, aucun état d'âme, et aucun autre choix possible : Martine Aubry doit être la candidate du Parti Socialiste pour l'élection présidentielle de l'année prochaine ; ça peut être un choix respectable, ça ne veut pas dire qu'il faille pour autant en faire une obligation.

    Dans cette "Martinomania" seinomarine peu de place pour les autres candidats à la primaire, les soutiens étant il faut bien le constater plus rares, mais surtout plus difficiles à afficher face au diktat local. Du coup, difficile de se faire une idée.

    C'est donc dans une ambiance de camp retranché que les partisans de François Hollande et de Martine Aubry affichent leurs couleurs et distribuent leurs missiles, les autres candidats passant à la trappe et ne bénéficiant pas d'un soutien logistique égal de la part de la fédération.

    Le lancement officiel de la campagne de François Hollande en Seine Maritime, le 31 août 2011 se fait curieusement au Havre avec Stéphane le Foll (Directeur de cabinet de François Hollande) et François Rebsamen (Maire de Dijon et N°2 du PS) représentants officiels de François Hollande- et non à Rouen, les rouennais que sont Laurent Fabius, Didier Marie, Alain Le Vern et autres Guillaume Bachelay, ayant clairement annoncé leur soutien à Martine Aubry, et n'étant pas avares de petites phrases assassines.

    Martine Aubry, elle, viendra le 26 septembre à Canteleu, entourée de "la Famille" seinomarine idolâtre aux 1300 cris de Martine Présidente ".

    Plus discret, le déplacement de Manuel Valls le 17 septembre au Havre, quant aux autres, on ne sait pas.

    Si la position officielle est "Tous avec Martine", en voix off, certains élus se lâchent et confient qu'ils voteront pour F. Hollande ou pour un autre candidat, mais sans faire campagne publiquement." Comprendre : "ne dites pas à la direction départementale du PS que je soutiens Hollande ; ça pourrait me jouer de mauvais tours". Pour beaucoup, la mémoire d'un Yvon Robert courageux affirmant son soutien à Ségolène Royal en 2007, et la volée de bois vert qui s'en suivit, avec des collègues se détournant sur son passage tel celui d'un pestiféré.

    Si les primaires que lance le Parti Socialiste pouvaient donner l'impression d'une bouffée d'air frais dans la politique française, les méthodes utilisées par la Fédération socialiste de Seine-Maritime pour leur tenue font vite perdre tout espoir de modernisation d'un parti devenu ici sectaire et conservateur.

    Car enfin appelons ces procédés par leurs noms : intimidation et absence d'impartialité d'une direction locale du PS déjà pointée du doigt dans la grande tricherie ayant mené Martine Aubry à la tête du PS, et chargée pourtant de l'organisation des élections pour lesquelles les militants auraient pu attendre un peu plus de fair play. Non une fois encore, un intérêt partisan, aux dépends d'un intérêt collectif.

    A bon électeur, salut et bon séjour en Fabiusie !

  • Une motion pour soutenir les plus démunis.

    affiche-1-secours-pop-PEAD.jpgDans un arrêt du 13 avril 2011, la Cour de Justice de l'Union Européenne a annulé une partie du financement du PEAD, le plan européen d'aide aux démunis.

    A la suite de cet arrêt, la Commission Européenne a revu son budget a la baisse, qui passe ainsi de 500 millions d’euros par an à 113 millions d’euros pour l'annee 2012. En 2012, le Programme n'attribuerait plus que 16 millions d’euros a la France, contre 78 millions d’euros en 2011.

    La baisse drastique du financement du Programme Européen d'Aide alimentaire aux plus démunis (PEAD) est inacceptable et irresponsable, car elle menace directement l'action, pourtant essentielle, effectuée dans le cadre de ce Programme. Alors que 2010 a été l'année européenne de la lutte contre la pauvreté, nous voilà 6 mois plus tard en pleine régression.

    Alors que les banques alimentaires sont de plus en plus sollicitées et dépendent largement du PEAD, cette décision a contretemps met en péril leur travail indispensable pour venir en aide aux personnes dans le besoln et risque d 'entrainer la fermeture de plusleurs centres d'accueil, laissant un grand nombre de personnes dans une situation encore plus delicate.

    Faire des economies au detriment d'un des symboles de la solidarité européenne est non seulement une aberration politique, mais surtout un drame humain. Les Européens, dont plus de 13 millions dépendent de ce Programme pour se nourrir ne comprendront pas cette decision, d'autant moins que le PEAD ne représente que 0,4% du budget européen, soit un euro par européen.

    En France, ce sont 4 millions de personnes, dont 9000 à Rouen et sa région, qui sont suivies par les associations françaises d'aide alimentaire (la Croix Rouge française, la Fédération Française des Banques Alimentaires, les Restos du Coeur et le Secours populaire français dont nous tenons à saluer le remarquable engagement) et qui risquent d'être durablement touchées si le PEAD venait à disparaitre.

    Face à ce constat, nous avons décidé de déposer une motion au prochain Conseil Municipal pour appeler à la responsabilité les ministres européens et leur demander d'agir lors de leur prochaine réunion du 19 Octobre afin de continuer à financer ce programme indispensable, et demander au gouvernement français de tenir ses engagements et de porter la voix de des plus fragiles pour pérenniser le plan européen d’aide aux démunis.




  • Expression Libre.

    rm.jpgRouen Magazine est de nouveau disponible.

    Ce numéro 358 laisse l'expression libre aux différents groupes politiques du Conseil Municipal de Rouen.

    Le groupe Centre, Démocrates et Indépendants y publie une intervention :

    "L’Omnia a un an.

    120.000 entrées auront été enregistrées... soit 40% des prévisions dans le dossier déposé en 2010 à la Ville. Concurrence féroce, mais surtout le Melville que certains comptaient voir disparaître bouge encore.

    Alors que ce projet, lancé par la municipalité précédente, devait voir s’associer Noé Cinéma et le Melville, pour ne créer qu’un seul cinéma Art et Essai, on les aura vu s’affronter. La décision finale prise dans le bureau du Maire, on ne saura jamais si Noé Cinéma aura remporté cette délégation par la qualité de son projet, ou parce qu’il fallait faire perdre le Melville accusé de collaboration avec l’ancien Maire.

    On s’interrogera sur les capacités qu’aura l’Omnia à remplir ses obligations en ce qui concerne les travaux et les redevances dues à la Ville, et au-delà de la tentation à demander une aide financière à la collectivité. Pour notre part, nous y serons très vigilants.

    Groupe Centre, Démocrates et Indépendants : E. Calonne, N. Zuili, L. de Kergal, A. M’Bongo, A.-S.Deschamps
    Contact : 09 71 37 43 69

    rouenperspectives@mac.com • http://rouenperspectives.com"

    téléchargez le Rouen Magazine n° 358.

  • Conseil Municipal.

    mairie_salleconseil.jpgLe prochain conseil municipal se tiendra à l'Hôtel de Ville le vendredi 30 septembre prochain à 17H30.
    La séance est publique.

    Pour ceux qui le souhaitent, les délibérations dont nous aurons à débattre sont consultables ici.

  • Bibliothèques de Rouen : rien ne va plus !

    825012339.jpgNous nous en étions déjà fait l'écho, Rn'bi a du plomb dans l'aile et manque de clarté tant dans les objectifs que dans les moyens.

    Lors d'une motion nous avions déjà alerté le Conseil Municipal sur des suppressions de postes et les interrogations du personnel. "un sujet" auquel nous ne comprenions soit disant rien aux dires de l'adjoint en charge, Guy Pessiot, et " un personnel qui ne devait pas se plaindre puisque étant fonctionnaire il retrouverait nécessairement un emploi ."

    On apprend donc aujourd'hui que le personnel des sept bibliothèques de Rouen a voté un préavis de grève pour les journées des 28 septembre et 1er octobre. En cause, de nombreux motifs selon les syndicats Sud et CGT: coupes drastiques budgétaires, suppression soudaine de différents postes, manque de transparence concernant les projets ....

    A voir maintenant si le Maire de Rouen et son adjoint en charge continueront à nier le malaise.

  • Emprunts toxiques.

    329259.jpegEn quinze ans, 5 500 collectivités ont souscrit à des produits complexes, au bénéfice de grandes banques.

    Banque historique des collectivités locales, Dexia est la première à avoir poussé les élus à ne plus recourir aux bons vieux prêts à taux fixe, sans en être pour autant l’unique responsable, les Caisses d’épargne et le Crédit agricole étant aussi très présents sur ce marché.

    Le journal Libération publie aujourd'hui un fichier confidentiel de la banque Dexia crédit local (DCL), qui recense les 5 500 collectivités locales et établissements publics ayant souscrit les fameux «prêts toxiques» entre 1995 et 2009. Un listing, publié en intégralité sur leur site, et qui montre que tout le monde est concerné : collectivités de droite comme de gauche, grandes communautés urbaines comme petites villes… Il atteste qu’au plus fort de la bulle, DCL avait distribué pour 25 milliards d’euros à ses clients. Et, selon l’estimation faite par la banque, le surcoût (en d'autres termes, c'est la différence estimée du coût par rapport à son estimation au moment de la signature initiale) de ces emprunts était évalué à 3,9 milliards d’euros à la fin 2009. Ce qui veut dire que les collectivités devraient payer une pénalité de cet ordre.

    Une addition qui pourrait encore grimper avec des prêts qui courent jusqu’en 2025 ou 2030, les emprunts toxiques n’ayant pas fini de pourrir la vie des collectivités.

    Libération publie donc une carte interactive où chacun pourra voir l'exposition de sa collectivité.

    Rouen, ( 110.000 habitants), selon cette étude afficherait un total de surcoûts de 4 929 000 € pour un ratio surcoûts/montant total de 9.4 %.

    Des taux important certes, mais qui sont loin d'égaler ceux de communes proches et moins peuplées, gérées par des maires communistes, telles Saint Etienne du Rouvray (29.090 habitants, Montant total des surcoûts 5 329 000 € -Ratio surcoûts/montant total 15.19 %) ou Grand Couronne ( 9.436 habitants-Montant total des surcoûts 4 067 000 € - Ratio surcoûts/montant total 27.3 %), voire par le très fabiusien Marc-Antoine Jamet, maire de Val de Reuil (13.250 habitants-Montant total des surcoûts 7 706 000 €- Ratio surcoûts/montant total 32.15 %).

    Si on ne s'étonnera pas de ne pas y voir figurer la Région Haute-Normandie qui faute d'ambitions reste la région la moins endettée de France pour son président, plus étonnant est d'y voir figurer le Département de Seine-Maritime ( Montant total des surcoûts 13 872 000 € Ratio surcoûts/montant total 12.33 %) avec notamment un prêt destructuré SECUI-TAUX B, basé sur une structure complexe d'options sur taux d'intérêt, conclu en janvier 2009 auprès de Dexia, pour un montant de 93 558 000 € qui affiche tout de même à lui tout seul un surcoût de 12 902 000 € pour un ratio surcoût/montant de 13,79%.

    On rappellera les cris d'orfraies poussés par la majorité socialiste au Conseil Municipal de Rouen dès 2008, jurant ses grands dieux découvrir des finances calamiteuses, alors qu'elle siégeait, certes dans l'opposition, et ne pouvait ignorer des engagements passant nécessairement devant le conseil.

    Étrange donc en 2009 de voir se souscrire au département des emprunts de même nature, quand des adjoints zélés à la ville, également conseillers généraux pour 4 d'entre eux, ne pouvaient ignorer les risques encourus par les collectivités à s'adosser de tels produits.

    Un silence en tout cas qui tranche bizarrement avec le flot d'accusations lancées à l'encontre de leurs prédécesseurs, et qui ne peut s'absoudre d'une méconnaissance d'un sujet qu'ils assurent maîtriser au sein du Conseil Municipal.

  • L'OCDE juge sévèrement la compétitivité des ports de l'axe-Seine.

    tlchina2.jpgOlaf Merk, administrateur du programme de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) sur les villes portuaires a présenté ce lundi un rapport sur la compétitivité des villes portuaires de l’axe-Seine, en présence d’Antoine Rufenacht, Commissaire Général pour le développement de la vallée de la Seine.

    En étudiant Le Havre, Rouen et Caen, l’OCDE estime que la réforme portuaire française est insuffisante. Elle pointe notamment une absence de coopération, de recherche de synergies entre les trois ports, ainsi qu’un effritement constant de leurs parts de marché et fait quelques recommandations comme développer "l'esprit commercial" et "la concurrence" pour permettre "une recherche active des marchés et des arrière-pays". Elle plaide également pour l'approfondissement de "la coopération institutionnelle" entre les ports et les collectivités de l'axe Seine, y compris Paris, pour transformer cette région en "gateway" ("porte"), pour le commerce international, à l'image de la Flandre au travers du port d'Anvers et du delta du Yang tse Kiang en Chine.

    Un sujet qui ne peut nous laisser indifférents, le port de Rouen étant l'un des principaux employeurs de la Ville, et qui doit nous amener à réfléchir sur une meilleure coopération entre les trois ports que sont Paris, Rouen et le Havre pour les années à venir, si l'on souhaîte rester dans la compétition internationale.

    Aujourd'hui Le Havre – Rouen – Paris, 1er complexe portuaire français c'est :

    40.000 emplois directs et 120.000 emplois indirects
    2,5 millions de m² d’entrepôts logistiques
    25 millions de consommateurs dans un rayon de 200 km
    6 opérateurs de transport fluvial offrant une liaison régulière entre les 3 ports pour le trafic conteneurs
    7,5 millions de passagers
    1,2 milliards d’€uros d’investissements pluri-annuels
    128 millions de tonnes de trafics maritimes et fluviaux