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  • Trois mois.

    xx.jpgTrois mois.

    C'est ce qu'il aura fallu au Maire de Rouen pour réunir le Conseil Municipal depuis sa dernière assemblée, et prendre en son sein, des engagements et des décisions propres à organiser la vie de la cité.

    Si l'on excepte le simulacre de conseil, décidé en l'urgence juste avant le premier tour des législatives, et sensé donner au Maire-Ministre candidate à la législature des délégations qu'elle avait déjà, ce sont donc 90 jours qui se seront écoulés où le plan de carrière du Maire de Rouen aura primé sur la gestion des affaires municipales Rouennaises.

    90 jours aux dépens d'une bonne organisation des services municipaux, du respect des personnels, et de la continuité de l'action municipale.

    90 jours aux dépens des élus qui devront lors du prochain conseil examiner pas moins de 85 délibérations, quand d'ordinaire on n'en débat que d'une quarantaine, en ne les portant à leurs connaissance qu'une semaine au préalable. Si on y ajoute, comme cela est d'usage, l'hommage à Ernest Anne, de possibles motions, la mascarade que sera l'élection du prochain Maire en la personne d'Yvon Robert et la possible demande d'un vote à bulletins secrets, c'est au respect du débat démocratique auquel on porte atteinte.

    90 jours enfin aux dépens des Rouennais auxquels on promet que l'on reviendra après une escapade au 95 Avenue de France, mais qui durant toute cette période auront eu affaire à un abandon de poste manifeste de la part de celle qu'ils ont élue le 9 mars 2008, pour cause de boulimie électorale.

  • A la Créa, le changement ce n'était pas samedi !

    900588110.2.jpgChassez le naturel, il revient au galop.

    Le candidat à la Présidence de la République en avait fait un slogan de campagne. Elu, force est de constater que le Parti Socialiste et ses caciques sont toujours aussi omnipotents et attachés à leurs privilèges.

    A Paris, personne ne s'offusquera donc que Nicole Bricq ait été débarquée à peine nommée Ministre de l'écologie, pour avoir mis en suspend des autorisation de forage au large de la Guyane quand hier on criait au loup à voir "les puissances de l'argent" influer sur les décisions d'Etat.

    A Rouen, et à la Créa plus particulièrement, petits arrangements entre amis, au nom du non cumul des mandats. De façon officielle, bien sûr, on affiche de bonne grâce, la transcription de la volonté présidentielle, mais en coulisse, pas de raison d'aller plus loin que le minimum syndical et l'affichage médiatique.

    A ce sujet on pourra donc lire avec intérêt ce qu'en écrit notre collègue Marie Savoye, conseillère municipale EELV à Rouen et déléguée communautaire dans les colonnes de Grand-Rouen et qui ne fait que confirmer le fait du prince.

    Non, décidément, rien n'a changé en Fabiusie, pas plus que chez les Verts, qui comme à leur habitude, malgré quelques velléités de fronde ou d'indépendance, râleront, tempêteront, mais reviendront toujours sagement dans la bergerie du Parti Socialiste au nom du grand épouvantail de droite.

  • Demain à la Créa, c'est présidentielle.

    logo_123 crea_7159.jpgConvoqués hier, les conseillers communautaires se rendront demain matin au Conseil d’agglomération, à l’ordre du jour : l’élection du nouveau président de l’Agglomération, faisant suite à la démission de Laurent Fabius nommé au gouvernement, et des 43 vice-présidents. Sans grande surprise, Frédéric Sanchez devrait être élu à la tête de la CREA.

    Faut-il y voir s'y confirmer le peu de rôle que peut jouer la Ville de Rouen, l’élection du président de la CREA se fera avant même que Valérie Fourneyron ait démissionné de son poste de Maire, après le passage du Tour de France, et qu'un nouveau Maire ait été désigné par le conseil municipal  prévu le 6 juillet prochain. Ce timing confirme l’idée que quoi qu’il arrive, il est hors de question pour les socialistes que, contrairement à ce qu'il se passe dans une majorité d’agglomérations, le président de la CREA puisse être le maire de la ville centre.

    A l’instar de nos collègues appartenant au  groupe « Union Démocratique du Grand Rouen », et de Catherine Morin-Desailly, sénatrice de Seine-Maritime, nous aurions pourtant trouvé légitime d'attendre au moins l'élection du nouveau Maire de Rouen, et que celui-ci ait pu candidater comme représentant de la ville la plus peuplée de l'agglomération, concentrant sur son territoire, le quart de sa population.

    Non, une fois de plus les Rouennais continueront à être les dindons de la farce : leur Président d'Agglo sera toujours quevillais, leur député sera Mont-Saint-Aignanais quand à l'affiche on leur présente une candidate rouennaise. C'est dire l'importance qu'on leur accorde, une fois l'élection passée.

    Oubliée une meilleure dynamique des projets d’agglomération, la ville de Rouen portant de par ses charges de centralité la majeure partie des équipements, des grandes infrastructures et sièges d’entreprises. Oubliée la possibilité d'une meilleure efficacité dans bien des domaines où semble-t-il peu de liens existent entre les services de la ville et ceux de la CREA et que les spécificités et enjeux rouennais sont trop peu pris en compte.

    Frédéric Sanchez devrait donc être adoubé dès demain matin nouveau Président de l'Agglomération. Son principal atout ? Contrairement à d'autres, lui n'avait pas appelé à voter Ségolène Royal lors des primaires socialistes de 2006.

    Preuve s'il en faut que les éléphants ont de la mémoire, mais surtout que chez nous, ils trompent toujours aussi énormément.

  • Deuxième tour des élections législatives 2012.

    elections-legis-result-2-2012.jpgLe second tour des élections législatives s'est tenu le dimanche 17 juin. Suite au dépouillement, les résultats à Rouen sont les suivants.

    Les résultats des différents candidats à Rouen pour le second tour des élections législatives 2012 sont :

    (Les pourcentages présentés sont ceux des suffrages exprimés)

    1re circonscription
    1 - GRENOT Cyrille : 9487 voix - soit 40,85 %
    2 - FOURNEYRON Valérie : 13738 voix - soit 59,15 %

    Taux d'abstention : 46,17 %

    3e circonscription
    1 - PANE Luce : 3725 voix - soit 100 %

    Taux d'abstention : 62,15 %

  • Merci.

    Sans titre.jpgLes conditions étaient difficiles, avec l’abstentionnisme et dans un contexte de victoire de François HOLLANDE alors qu’en 2007 notre candidat était déjà mis en difficulté dans des conditions plus favorables. Notre score de 42,04 % est honorable face à une candidate qui cumule toutes les fonctions et qui a multiplié les opérations de communication liées à ses fonctions.

    Il s’agissait de plus d’une nouvelle circonscription dont il fallait appréhender la sociologie dans un contexte d’abstentionnisme peu propice à l’émergence de nouvelles candidatures.

      Néanmoins, nous étions des candidats nouveau dans le paysage politique de la première circonscription, et nos électeurs ont validé notre stratégie de rassemblement. Il faudra donc compter sur Jean-François BURES et moi pour mettre en œuvre la reconquête de l’agglomération avec les élus des oppositions municipales lors des prochains rendez-vous électoraux. D’autant plus que nous sommes passés à Mont-Saint-Aignan devant le véritable candidat qui siégera à l’Assemblée nationale pourtant maire de cette commune.

    Cyrille Grenot.

  • Quand les élections et le tour de France risquent d'invalider le compte administratif.

    images.jpegIl y a urgence, et urgence, et a priori, pas toutes dotées de la même priorité.

    Urgence le 8 juin dernier pour donner au Maire une délégation qu'elle a déjà.

    Urgence à ne pas démissionner de son mandat de Maire avant le 6 juillet prochain, quand le Président de la République demande le non cumul à ses ministres, afin peut-être d'accueillir le Tour de France à Rouen les 4 et 5 juillet prochain comme Maire-Ministre des Sports et s'offrir ici une photo pour un retour plus que probable en 2014.

    Urgence à se présenter devant l'électeur pour les élections législatives alors que l'on dit haut et fort qu'on n'y siègera pas.

    On oubliera pourtant à force de privilégier certaines de ces urgences au titre d'un profil de carrière et de sa propre communication, des aspects certes beaucoup plus ennuyeux mais pourtant obligatoires dès lors qu'on a la responsabilité d'un poste pour lequel on a postulé en 2008.

    Le compte administratif, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a un caractère obligatoire. S’il n’est pas voté avant le 30 juin, et transmis au représentant de l’Etat dans le département au plus tard le 15 juillet, ce dernier saisit la Chambre Régionale des Comptes (C.R.C.) du plus proche budget voté par la collectivité territoriale (article L 1612-12 du code général des collectivités territoriales visé ci-dessus).

    La saisine de la C.R.C. a pour effet de dessaisir l’assemblée de ses pouvoirs budgétaires dans les conditions fixées par l’article L 1612-14 du C.G.C.T.

    On entendra par budget toute décision budgétaire, c’est-à-dire budget primitif, mais aussi budget
    supplémentaire ou décision modificative. La C.R.C. n’est donc pas saisie du compte administratif proprement dit, mais de la sincérité d’une décision budgétaire qui n’intègre pas l’arrêté des comptes de l’exercice écoulé.

    Comme à l’article L 1612-2 du C.G.C.T., le législateur ne donne pas au représentant de l’Etat le pouvoir d’apprécier l’opportunité de la saisine, qui intervient dès que la date limite se trouve dépassée.

    Si le compte administratif n’est pas voté, il n’y a pas d’arrêté des comptes (article L 1612-12 du code général des collectivités territoriales). Le vote tardif du compte administratif n’est pas un motif de sa nullité (CE 28 juillet 1995, Mme Medes) mais, s’il intervient après le 15 juillet, la procédure de saisine de la C.R.C. doit être enclenchée par le représentant de l’Etat.

  • Quel député pour Rouen le 17 juin prochain ?

    Sans titre.jpgDepuis dimanche 20 heures, il ne reste plus que deux candidats au Palais Bourbon pour représenter la première circonscription de Seine-Maritime :

    Valérie Fourneyron, députée sortante, suppléée par Pierre Léautey, et Cyrille Grenot qui fait ici équipe avec Jean-François Bures.

    Chacun analysera suivant sa sensibilité les scores des candidats, le jugeant formidable ou pouvant mieux faire, se satisfaisant d'une candidature d'union face à la candidate socialiste, ou trouvant à y redire, jugeant que deux candidatures séparées, centriste et UMP, auraient permis de ratisser plus large, sans être certain pour autant au vu des nouvelles règles électorales, de placer un candidat au deuxième tour.

    Il n'empêche, alors que Valérie Fourneyron, Ministre en exercice et candidate malgré le non-cumul que souhaîte le Président de la République est donnée gagnante de ce troisième tour de l'élection présidentielle, elle se trouve mise en ballottage par un Cyrille Grenot et un Jean-François Bures bénéficiant d'une nettement moins bonne notoriété, quand d'autres candidats socialistes sont élus dès le premier tour, ou frôlent les 50%.

    Alors qu'on les donnait pulvérisés d'avance face au rouleau compresseur socialiste, Cyrille Grenot et Jean François Bures se paient même le luxe d'être devant l'attelage composé par Valérie Fourneyron et Pierre Léautey à Mont Saint Aignan, celui là même qui maire de la commune, est désigné à siéger à l'Assemblée Nationale, par démission anticipée de celle qui sollicite le mandat. Preuve s'il en faut que les Mont-Saint-Aignanais n'y trouvent pas leur compte, et qu'au delà de l'étiquette politique, le Maire choisi par eux en 2008 ne remplit pas le contrat pour lequel il a été élu.

    Le 17 juin prochain nous aurons donc à faire le choix d'un élu disponible, amené à voter des lois, mais aussi à faire entendre la voix d'un territoire pour et par lequel il a été élu, et non pas d'un candidat perpétuel, parfois plus axé sur un plan de carrière que sur le plein exercice d'un mandat qu'on lui aura confié.

    Un appel à ceux qui ont voté pour un autre candidat au premier tour, ou qui ne se sont pas déplacés dimanche dernier : l'heure est à un choix, celui de la proximité, de la disponibilité, et d'une certaine idée de la démocratie, qui veut qu'à l'échelle d'un territoire, toutes les voix puissent se faire entendre et être représentées.

    A force d'être hégémonique, le Parti Socialiste en Seine-Maritime en est devenu sclérosé, pratiquant la consanguinité dans la répartition et la gestion de ses élus et des mandats qu'il détient. S'il prétend défendre la voix du peuple, et agir pour la diversité, il n'en réserve pourtant l'exercice qu'au seul profit d'un petit nombre de membres choisis par lui sur le volet.

    A l'heure où le Président de la République annonce vouloir moraliser la vie politique et instituer le mandat unique, son incapacité à gérer les conséquences d'un malheureux tweet dans la campagne électorale de la première circonscription de Charente Maritime engage mal sur ses chances de réussite face à une nomenklatura qui tient à garder ses privilèges.

    Le changement c'est maintenant ? Alors raison de plus de voter Cyrille Grenot et Jean François Bures le 17 juin prochain.