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  • Camions non grata.

    rd-point-mariniers-IV-630x0.JPGAprès la destruction du portique installé au rond-point des Mariniers, dans le but d'interdir l'accès au centre ville aux camions de plus de 7,5 tonnes, la Ville de Rouen a mené aujourd'hui une opération "coup de poing" afin de verbaliser les contrevenants.


    Une opération sensée faire respecter l'arrêté préfectoral pris le 29 octobre 2012, après l'incendie du Pont Mathilde et qui interdit le passage de poids lourds qui ne peuvent justifier d'une livraison dans le centre, et qui jusqu'ici, on doit bien le reconnaître, subit des entorses régulières.

     

    On ne pourra que s'en féliciter, et souhaiter qu'à l'instar de ce qui est fait pour verbaliser les automobilistes prenant quelques légèretés avec le stationnement sur l'espace public, la ville mette autant d'ardeur à faire respecter un arrêté rendu nécessaire pour fluidifier le trafic et faire respirer la ville.

     

    Au delà de la communication à travers cette opération - en une demie heure, pas moins de six camions, qui voulaient rentrer dans la ville sans autorisation, ont été arrêtés et verbalisés, alors combien sur une journée ?- la ville se doit de se donner les moyens d'effectuer ces contrôles. Face à une amende forfaitaire peu dissuasive (90€) et des conducteurs "indélicats" n'hésitant pas à forcer les barrières de limitation de gabarit, la dissuasion se doit d'être quotidienne, la police municipale ne pouvant pas tout.

     

    La présence de l'Etat, au travers de la gendarmerie et de la police nationale, face à une situation qui dure, est devenu plus que nécessaire. Nous demandons donc au Maire de Rouen de se rapprocher de Monsieur le Préfet afin d'oeuvrer à une collaboration accrue pour péréniser les contrôles.

     

    image 76 Actu- Isabelle Villy

  • Le goûter avec abonnement.

    réforme-des-rythmes-scolaires.jpgLe projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République comporte un volet sur l’organisation des temps scolaires.

     

    Le décret 2013-77 du 24 janvier 2013, relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaire, en a fixé le cadre national en organisant la semaine en 24 heures d’enseignement, réparties en 4 jours et demi. La classe aura lieu le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi toute la journée et le mercredi matin, avec dérogation possible, pour le samedi matin, chaque demi-journée ne devant pas excéder 3 heures 30.

     

    A Rouen, l'envie d'être le premier de la classe a pris le pas sur toute décision raisonnable. Malgré un climat de fronde des enseignants et des parents pourtant bien réel, le Maire de Rouen et son adjointe aux affaires scolaires sont passés en force, délayant la pseudo-négociation dans un zeste de concertation où le scénario était déjà écrit à l'avance.


    Nous l'avions déjà dénoncé lors du vote du budget : absence de projet éducatif concret, si ce n'est à vouloir remplir les heures d'une façon ou d'une autre pour être en phase avec le Ministère, et surtout, une inconnue majeure en terme de coût sur les finances municipales. Le Maire de Rouen et son adjointe vont vite...trop vite, et au final, au nom du dogme, ce sont les enfants et les équipes éducatives de l'ecole publique (et oui, le Privé n'est pas concerné par le texte ministériel) qui risquent de payer le prix fort. Des parents d'élèves, inquiets de ne pas être entendus, ont mis en ligne une pétition, demandant un projet éducatif ambitieux, et un report à 2014 de l'application de la réforme dans les écoles rouennaises.

     

    Qu'importe aux élus en charge. A Rouen, la décision a été prise d'un choix de classe le mercredi matin, ce qui conduira à une organisation de la semaine scolaire selon le rythme suivant :

     

    - lundi, mardi, jeudi, vendredi :


    . 7 h 45 / 8 h 30 : accueil du matin,

    . 8 h 30 / 11 h 30 : classe,

    . 11 h 30 /13 h 30 : pause méridienne,

    . 13 h 30 / 15 h 45 : classe,

    . 15 h 45 / 16 h 15 : pause goûter,

    . 16 h 15 / 18 h : accueil du soir,

     

    - mercredi :


    . 7 h 45 / 8 h 30 : accueil du matin,

    . 8 h 30 / 11 h 30 : classe,

    . 11 h 30 / 13 h : pause méridienne,

    . 13 h / 18 h : accueil de loisirs.

     

    La classe se terminant à 15 h 45, le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi, la Ville a donc prévu de proposer une pause goûter sur place aux enfants. Une nouvelle prestation appelée « goûter avec abonnement ».

     

    Un simple goûter à 70 centimes d'euro en guise de réforme des rythmes scolaires pour la rentrée 2013.

     

    Mais quand on veut être le premier de la classe au pays des socialistes, c'est vrai qu'il faut savoir innover....



  • Des élus et des services.

    IMG_0449-630x0.JPGTrémie Boieldieu suite.


     


    Alors que les élus socialistes, communistes et verts ont tous fait bloc derrière le caporal chef Mouret (à l'exception notable de notre collègue Guillaume Grima qui fut le dernier adjoint à la voirie connu), 76 Actu dans son édition mail du 21 Mai dernier nous en dit plus sur les propos tenus par les services concernant l'état de la trémie.


     


    Et là, force est de constater que le discours n'est pas le même que celui tenu hier soir :


     


    "76actu vous en parlait lundi 20 mai : une importante fissure apparue voilà déjà plusieurs années sous la trémie du pont Boieldieu, à Rouen, inquiète le groupe Centre Démocrates et Indépendants et UMP, qui publiait, dimanche 19 mai, un billet sur le site Rouen perspectives évoquant les interrogations des élus à quelques jours de l’Armada.

    « Qu’arriverait-il si cet autre axe majeur était lui aussi touché, après le pont Mathilde ? Des travaux sont-ils prévus ? Y a-t-il un risque d’effondrement ? »
    Autant de questions auxquelles la Ville de Rouen a souhaité répondre en organisant, mardi 21 mai 2013, une conférence express, en présence d’Olivier Rusch, directeur général adjoint au pôle “ville durable” à la mairie de Rouen.

    Du retard dans les vérifications annuelles

    « Il est normal que toute personne qui découvre cette fissure s’inquiète », concède Olivier Rusch, insistant néanmoins sur le fait que cette faille existe depuis « au moins dix ans », et que deux autres fissures comme celles-ci sont apparues sur les quais de Rouen.
    « Ces failles s’aggravent à chaque hiver, explique l’expert, et, à chaque sortie d’hiver, elles font l’objet de vérifications. » Pourtant, cette année, en plein milieu du mois de mai, les vérifications annuelles n’ont pas encore été faites.

    « Nous sommes en retard, c’est vrai, mais la météo n’est pas en avance non plus et les vérifications seront faites d’ici huit à 15 jours, avant le début de l’Armada en tout cas », promet Olivier Rusch.
    La circulation aggrave-t-elle la situation ? Pour les élus de l’opposition, l’augmentation du trafic sur cet axe depuis la fermeture du pont Mathilde serait en effet source de pression sur la trémie et responsable de l’agrandissement de la fissure. « La circulation ne m’inquiète pas du tout , répond Olivier Rusch. Sur les quais hauts, aucun poids lourd ne circule du côté de la fissure, donc la pression est supportable ».
    Ce qui inquiète le directeur, en revanche, ce sont les blocs de pierre qui dépassent de quelques centimètres de la fissure, et qui « pourraient menacer de tomber. C’est pourquoi nous allons procéder aux vérifications très rapidement, et prendre les mesures nécessaires ».

    Un ouvrage en fin de vie ?

    Quelles mesures, justement ? Si les témoins, « mis en place avant 2007 » ont bougé, il faudra sans aucun doute envisager des travaux.

    « Cet ouvrage a une duré de vie de 70 ans. Or, il a bientôt 70 ans, explique Olivier Rusch. Dans tous les cas, il y aura donc certainement des purges à faire…»
    Quant à de gros travaux, l’expert ne préfère pas les envisager tout de suite : « Il y en aurait pour des millions d’euros et nous serions très certainement contraints d’effectuer ces travaux en plusieurs fois ». Quid d’un éventuel effondrement de la trémie, tel qu’évoqué par les élus de l’opposition qui considèrent que « le risque d’accident existe » ? Olivier Rusch estime que l’ouvrage est « pour l’instant stable. Mais si la trémie venait à s’effondrer, nous serions contraints de fermer l’axe, bien entendu ».

    « La faille est surveillée »

    Mais sachant que l’ouvrage a été construit en respectant les normes des années 1940-1950, prévues pour supporter une pression de 20 tonnes « par ensemble attelé » (autrement dit, le poids maximum d’un camion empruntant l’axe était limité à 20 tonnes), pression qui s’élève aujourd’hui à 44 tonnes (nouvelles normes), comme le précise Franck Inverzzi, chef de service de la coordination de l’expertise technique et des réseaux, n’est-il pas légitime de se poser des questions quant à la solidité de l’ouvrage ?

    « Un passage de poids lourd représente plusieurs millions de passages de voiture en termes d’agressivité sur les routes, précise Franck Inverzzi, et cette fissure est justement le résultat d’années de transit de poids lourd sur les quais hauts. Il est normal que cet ouvrage, qui n’a pas été conçu pour ça, montre des signes de fatigue. Cela dit, toutes les fissures ne sont pas des indicateurs d’éboulement  mais nous préférons rester prudents. »
    « J’ai eu la même réaction en voyant la fissure pour la première fois, insiste quant à lui Olivier Rusch, mais la faille est surveillée de près, et plutôt deux fois qu’une puisque les quais bas, routes communales, sont gérés par la Ville et les quais hauts, routes nationales, par l’État donc les deux instances s’assurent régulièrement de la stabilité de la structure.»

    Quoiqu’il en soit, les élus de l’opposition ont d’ores et déjà fait part de leur intention d’évoquer la question de cette fissure au prochain conseil municipal, qui se tiendra lundi 27 mai 2013, à 17h30."


     


    Des propos beaucoup plus responsables et prudents que ceux entendu hier dans la bouche de l'adjoint en charge des personnes âgées. Pour le coup, sans le vouloir, le directeur général adjoint au pôle “ville durable” sera devenu le cinquième cavalier de l'apocalypse de Monsieur Mouret. Voilà qui devrait lui attirer quelques foudres.....

  • Voirie : y a t'il un pilote dans l'avion ?

    tv.jpgAu travers de la trémie du pont Boieldieu, la motion déposée et défendue hier au soir par notre groupe, se voulait surtout une interrogation sur la place de la voirie dans la politique municipale.

     

    Et bien, au travers des réponses, et au delà du refus de la voter de la part des groupes socialiste, vert et communiste, nous n'avons pas été décus et surtout confirmés, comme la majorité des Rouennais, de l'absence de cohérence et de volonté politique de l'actuelle majorité municipale sur ce sujet.

     

    Florilèges :

     

    Face à nos interrogations, ce fut d'abord l'adjoint en charge des personnes âgées qui prit la parole au nom du groupe socialiste. Il faut dire que celui qui a l'emploi du temps chargé au point qu'il met six mois à pouvoir trouver une date pour inaugurer un défibrillateur à la maison des aînés, prenant en cela le risque d'avoir un accident par la non installation du matériel, en connaît un rayon en terme de sécurité. De sa suffisance il nous accusera à l'instar d'un Jean François Copé lors de la manif pour tous, de souffler sur les braises, et d'attiser la peur d'une apocalypse que nous souhaiterions aux Rouennais. Un mélange des genres qui montre l'état d"enfermement d'un adjoint sectaire à la pensée unique qui a comme seul fil conducteur depuis de nombreux mois le mépris de ceux qui ne penseraient pas comme lui.

     

    Une intervention qui masque surtout le fait que dans cette équipe municipale, depuis le départ de Guillaume Grima, il n'y a plus d'adjoint à la voirie. C'est dire ! Certes, certains adjoints argueront qu'il en existerait bien un, Didier Choiset, mais pour autant, à consulter l'organigramme des délégations, celui-ci, nous le maintenons, n'a en charge que les autorisations de voirie. On invitera donc chacun à aller consulter ici, la définition de l'intitulé de sa délégation et à se faire sa propre opinion.

     

    Pourtant, il serait fallacieux de dire que l'actuelle majorité nie l'état de notre voirie municipale : preuve en est pour 2013, la budgétisation de 1,5 million d'euro qui lui sera consacrée. Une somme tardive, et nettement insuffisante, puisque nous arrivons à la fin du mandat, mais surtout dont on sait qu'elle ne sera pas pilotée par manque d'adjoint. Elle ne servira donc qu'à mettre quelques emplâtres sur une jambe de bois quand on sait que c'est d'un vaste plan de rénovation dont nous avons besoin.

     

    Puis ce sera au tour du représentant des Verts d'intervenir, refusant la aussi de voter la motion, arguant du fait que celle-ci ne serait qu'au profit du tout voiture.... oubliant pour autant que la voirie, ça sert aussi aux piétons, aux vélos et surtout aux transports en commun.

     

    On aura donc parlé un peu voirie hier au soir à Rouen, mais pas suffisamment pour notre part. Nous continuerons sur ce sujet, qui quoi qu'en pense l'actuelle majorité, intéresse les Rouennais, et pour lequel ils attendent un engagement fort que pour notre part, nous comptons bien mener de front lors des prochaines échéances municipales.

  • Compte administratif 2012.

    2129534096.jpgRègle incontournable pour toute collectivité : le vote du Compte Administratif.


    Ce soir, le Maire de  Rouen nous présente donc celui de la ville pour l’année 2012.


    Véritable mémoire de l'action municipale, le compte administratif regroupe toutes les opérations de l’exercice prévues au budget primitif de l’année précédente et les décisions modificatives qui ont été autorisées préalablement par le Conseil Municipal. Il permet d’analyser le taux de réalisation des postes budgétaires de dépenses et l’encaissement des recettes prévues au budget de la Ville comparé aux prévisions.

     

    Véritable bilan de l’exercice écoulé, il fait ressortir en dépenses, comme en recettes, d’une part, le montant des opérations réellement effectuées et d’autre part, celles restant à réaliser, pour ce qui concerne la section d’investissement.


    Et d'emblée, un chiffre interpelle :

     

    L’endettement de la ville de Rouen de 17 % entre 2008 et 2012 (dont 7,2 % sur la seule année passée) soit près de 28 millions d’euros aboutissant à  plus de 190 millions d’euros, ce qui induit un délai de remboursement de 13,7 années si toute l’épargne disponible était consacrée au remboursement de celle-ci.

     

    C'est ce que nous avons voulu dénoncer dans notre intervention en réponse aux comptes présentés.
    Une fois passée Rouen Impressionnée et ses cocktails d'inaugurations impressionnants, les rouennais risquent fort eux aussi, de demander des comptes.


     

     

  • Najat Vallaud-Belkacem.

    AVT_Najat-VALLAUD-BELKACEM_9499.jpegNajat Vallaud Belkacem sera à Rouen ce samedi  25 mai 2013. A l'instar d'autres qui l'ont précédée, la Ministre des droits des Femmes prononcera le discours d’hommage à Jeanne d’arc.

     

    Pourtant, quand on devrait ici célébrer la tolérance, les propos tenus par certains, relayés par des réseaux sociaux, rappellent certaines heures sombres, parce que juifs, musulmans, homosexuels... n'auraient pas droit de cité. Que reproche t'on à Najat Vallaud-Belkacem ? D'être née hors de France ? D'être musulmane ? d'être une femme ? ... D'avoir pris position pour le mariage pour tous ?

     

    Qu'importe, mais la virulence et la xénophobie des propos tenus sont inacceptables.

     

    Najat Vallaud-Belkacem prononcera le discours d'hommage à Jeanne d'Arc, une femme devenue sainte, brulée en place publique dans un monde d'hommes, et que ceux qui vilipendent la Ministre aujourd'hui honorent à juste titre.

     

    Si l'on ne peut que regretter que pour cause de sécurité la municipalité rouennaise se replie à l'intérieur de l'abbatiale Saint Ouen pour ce discours, quand d'ordinaire il se veut public et ouvert, nous serons présents pour célébrer Jeanne, mais aussi pour écouter le discours de Najat Vallaud Belkacem dont on ne doute pas un instant qu'il sera brillant et empreint de tolérance.

  • Motion d'urgence.

    mairie_salleconseil.jpgVoici maintenant plus de six mois que Rouen et son agglomération subissent les conséquences de l'incendie du pont Mathilde : un camion citerne se renversant à une heure de grand trafic, et des caravanes stationnées en dessous du tablier auront eu raison d'une voie majeure, la rendant impraticable sur au moins une année, puisqu'au plus tôt, le pont ne sera ré ouvert que fin 2014, et depuis, embouteillages chroniques, paralysie de la ville centre, sont devenus notre lot quotidien. Seule bonne nouvelle, aucune victime dans l'incendie.

     

    La semaine dernière, c’est encore un camion qui perdait 800 litres de gasoil sur le Pont Guillaume. Heureusement là aussi, plus de peur de mal. Une succession d’accidents qui rend autant plus flagrant le manque d’un contournement pour notre agglomération.

     

    Pourtant, qu'arriverait-il si une nouvelle fois, un autre axe majeur devait lui aussi être touché ?

     

    Telle est la question que chacun est en droit de se poser, que ce soit en terme de prévention des accidents, de remise en état des ouvrages endommagés ou vieillissants, mais aussi en terme de réponse rapide des pouvoirs publics à une situation de crise.

     

    Des questions tellement légitimes que nous les poserons au Maire de Rouen lundi soir dans une motion d'urgence.